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Dimanche 20 février 2005

Mere_de_dieu_1

Tropaire de la Résurrection, ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix+ pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Tropaire de l’église… Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de l’église… Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles                                    Amen !

Kondakion du Triode, ton 4 : Du Pharisien fuyons la jactance !+ du Publicain apprenons l’humilité,+ et gémissons sur nos péchés,/ en disant au Sauveur : « Pardonne-nous, Seigneur, qui seul es indulgent ! »

Prokiménon du ton 5 ( ps. 11, 8 et 2, trad. des Septante):

C’est toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras pour l’éternité !//

V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !

Epître : 2 Timothée 3, 10-15

Toi, Timothée, mon enfant dans la Foi, tu m’as suivi dans mon enseignement, dans ma conduite et mes projets, dans la foi, la patience, dans l’amour du prochain et la constance, dans les persécutions et les souffrances qui me furent infligées à Antioche, à Iconium et à Lystres. Quelles persécutions n’ai-je pas eu à subir ! Et de toutes le Seigneur m’a délivré. D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus seront persécutés ; tandis que les méchants et les imposteurs feront toujours plus de progrès dans le mal, égarant les autres et s’égarant eux-mêmes. Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et en quoi tu as mis ta foi, sachant de quelles personnes tu l’a appris : car depuis l’enfance tu connais les saintes Ecritures qui peuvent te procurer la sagesse en vue du salut par la foi dans le Christ Jésus.

Alléluia en ton 5 : (ps. 88, 2 et 3, trad. des Septante)

Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Luc 18, 10-14

En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante.

Deux hommes montèrent au temple pour prier, l’un était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres êtres humains, qui sont avides, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et j’acquitte la dîme de tout ce que je possède. » Quant au publicain, se tenant à l’écart, il ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois favorable à moi, pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui justifié, au contraire de celui-là, car qui s’élève sera abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé.

Pour la catéchèse…, le catéchisme…, la reprise personnelle…

1.Le thème central de l’ensemble des textes : l’acquisition des vertus (patience dans l’épreuve : trop.t.5, et épître ; humilité : kond.t.4 ; repentir : kond.t.4, évangile ; foi : trop.t.5, épître, versets de l’alléluia ; prière…). « Vertu » = puissance, énergie divines, prenant effet dans la vie du fidèle. La plus grande est l’amour des ennemis..

2.Le plan historique

- Timothée : lire sa vie dans le Synaxaire au 22.01. Originaire de Lystres en Lycaonie (Asie mineure), d’un père païen et d’une mère judéo-chrétienne Eunice qui, avec sa gand-mère Loïs lui a transmis la foi; jeune compagnon de saint Paul qui l’a baptisé, qu’il suit dans ses voyages, dont il partage la première captivité, dont deux lettres (épîtres) lui sont adressées et qui l’ordonna évêque d’Ephèse. Il mourut de mort violente. Ses reliques furent transférées d’Ephèse dans l’église des Saints-apôtres à Constantinople en 356, et y accomplirent de nombreux miracles.

- Pharisiens : secte juive des « séparés ». Comptaient les scribes et les docteurs de la Loi et un certain nombre de prêtres. Organisés en confréries qui tendaient à maintenir la fidélité à la Loi et la ferveur religieuse, contre l’influence païenne. Dans l’Evangile, le nom a souvent le sens péjoratif de formalisme religieux et d’hypocrisie. Mais ils ont de grandes qualités religieuses : saint Paul par exemple est un illustre représentant de ce groupe intégriste.

- Publicain : fonctionnaire de l’occupant romain, qui recouvrait l’impôt en percevant un pourcentage, ou employé de ce fonctionnaire ; donc des personnes mal considérées par les Juifs. (Rappel : Zachée, chef des publicains, l’« homme pécheur » chez qui est allé loger Jésus).

3.Le plan théologique

Jésus apparaît dans cet évangile comme l’Enseignant, le Maître. Il use de la parabole (= pédagogie du symbole et de l’anecdote, pour atteindre le cœur de l’être humain). Rappeler que Jésus n’est pas seulement un Maître humain, un Rabbi : Il est le Fils de Dieu et Dieu lui-même, la Sagesse et la Vérité divines en personne (« hypostasiées »), l’icône de la volonté du Père ; Il est rempli du saint Esprit, et enseigne avec puissance spirituelle, non avec des arguments de ce monde. Surtout, Il enseigne par sa présence divine rayonnante : nous retrouvons cette puissance dans son saint Evangile, dans son Nom de Jésus, dans son corps et son sang auxquels nous communions – nous participons ainsi à la sagesse, à la vérité et à la lumière divines. Le Maître divin enseigne ; surtout Il se donne en nourriture à ses disciples. Jésus est le Ressuscité (trop.t.5), Celui qui pardonne et fait miséricorde (kond.t.4, alléluia et évangile), qui sauve ceux qui mettent leur foi en lui (prok. et épître). « Jésus » veut dire  « Dieu sauve » (sauver = arracher à la mort du péché, et faire participer à l’épanouissement de la vie divine éternelle.)

4.Le plan spirituel

Le Pharisien et le Publicain symbolisent les deux formes de prière : montrer que nous alternons louange (« Gloire au Père… ») et supplication (« Kyrie eleison ! », « Miséricorde ! »). Dans la sainte liturgie, nous rendons grâce à Dieu d’être Qui Il est, pour tout ce qu’Il a fait pour nous de génération en génération, et pour tous ses bienfaits visibles ou non (la louange hypocrite du Pharisien est ici caricaturale). Nous le supplions pour qu’Il nous pardonne nos péchés et qu’Il sauve son monde. La prière d’un enfant (ou d’un grand enfant…) se résume à : « Merci pour tout ! Pardon pour tout ! », dit un père spirituel. Souligner l’importance de la sincérité et de la vérité dans les prières que nous adressons à Dieu. Où prier ? On le voit : dans le temple (pour nous l’église), dans son cœur (Jésus Christ dit : « en lui-même »), dans la nature… Rappeler le sens des attitudes et des gestes de la prière : debout, devant, se frapper la poitrine, se tenir au fond, se prosterner, rester à genoux (= se faire petit devant Dieu) : dans l’Esprit, notre corps prie avec notre cœur. Le fruit de la prière : être « justifié », être « élevé » signifient être rendu juste par le pardon de Dieu, avoir part au Royaume des cieux et à sa justice, passer d’un mode de vie psychique à la vie dans le saint Esprit, uni au seul Juste, Jésus-Christ le Fils de Dieu.

Question posée par un enfant : pourquoi confesser ses péchés à un prêtre ? Proposition de réponse : 1) il nous est dit de nous confesser les uns aux autres (épître de saint Jacques). 2) Mais le Seigneur a donné aux apôtres et à leurs successeurs les évêques et les prêtres le « pouvoir » spirituel de lier et de délier (absolution), et la charge pastorale de nous (ré)unir à son Eglise. 3) On peut se confier à un frère ; mais nous devrons redire notre péché à l’Evêque ou au Prêtre pour qu’il prie Dieu de nous pardonner, et qu’il nous donne ou non la bénédiction pour communier. 4) Toujours demander aux frères de prier Dieu de nous accorder un vrai repentir, celui du Publicain.

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