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Dimanche 10 avril 2005

Mere_de_dieu_10 Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
Vicariat de France-Suisse-Espagne-Portugal
DOYENNE ORTHODOXE ROUMAIN de FRANCE
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_______________Dimanches et fêtes_______________

Dimanche 10 avril 2005, 4ème dimanche de Carême, ton 4,
mémoire de saint Jean Climaque

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire de saint Jean Climaque en ton 8 : Pour les moines tu t’es montré un véritable maître, saint Jean, toi qui dressas la succession de tes discours comme échelle divine faisant monter depuis la purification de l’ascèse vers la lumineuse contemplation ; vénérable Père, prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du salut !

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.//

Gloire au Père, et au Fils, et au saint Esprit !

Kondakion du saint en ton 4 : Au plus haut degré de la tempérance le Seigneur t’a placé comme un astre de vérité, illuminant de ta clarté les confins de l’univers, saint jean, notre Père qui nous guide vers Dieu.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

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Catéchèse du 6.4.5

Catéchèse à Louveciennes, mercredi 6 avril 2005

Le péché : pourquoi et comment s’en libérer ?
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Introduction : la période du Carême est de toute l’année la période où l’on s’attaque le plus au « péché ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Et pourquoi cela ?

1. Définition du péché : peut-on définir le « péché » ?

- déviation (désobéissance : non-écoute ; non accomplissement) : le péché est le non-accomplissement du bien, un manque à accomplir, à obéir à la volonté divine : le péché initial est désobéissance, mais comme non-obéissance, ignorance ou mépris du précepte divin ; il se définit, selon le terme grec amarthma , comme erreur, déviation par rapport au but, illusion, tromperie, le fait de prendre le mal pour le bien.
Ce péché « initial » est celui commis au Paradis, l’être humain étant trompé par Satan ; le péché de conséquence vient en deuxième lieu - transgression (péché comme faute) : - sens usuel de « faute », « crime » ( lat. : peccatum) : acte conscient par lequel on contrevient aux lois religieuses et divines. Transgression, erreur ; désobéissance comme transgression, - le péché transgresse la volonté divine (loi paradisiaque, loi mosaïque, lévitique, loi de l’Evangile, Matthieu 5 à 7) : régression vers le non-être

- le péché (initial ou consécutif) affecte la relation Dieu/Homme, et n’existe que dans ce contexte, les péchés commis contre le prochain ne sont tels que parce qu’ils contreviennent à un précepte divin concernant ce prochain - captivité (passions) : l’Homme est d’abord trompé (le Malin le séduit vers une apparence de bien, prend la couleur du divin, se déguise en messager divin, lui qui est précisément un ange, pour attirer l’Homme vers lui, le détourner de Dieu à son profit : c’est pourquoi il l’attire par des paroles divines, falsifiées) ; puis, pris au piège du plaisir, prisonnier de l’indécision, captif de la passion, l’Homme transgresse le commandement.

L’origine du péché est l’attrait d’un bien illusoire ; la suite du péché est la transgression du commandement ; l’état de péché est la complaisance dans une erreur dont on jouit, où l’on trouve son bien. L’enfer est d’abord « pavé de bonnes intentions », habité par ceux dont « la bonne foi a été surprise » ; il est ensuite révolte contre la volonté divine ; il est enfin le lieu de ceux qui se complaisent dans une autonomie sans Dieu, péché d’habitude, sorte de seconde nature.

Les saints Pères dressent la liste des passions fondamentales (péché de captivité) : elles se ramènent à l’amour de soi (amour du plaisir) - hérédité des conséquences du péché des pères ; répétition et imitation du péché adamique ; ne constitue pas une obligation de pécher ! (exemple d’Abraham, d’Elie, de Melchisédech, qui eurent la connaissance de Dieu avant l’Incarnation ; du saint Prophète et Précurseur du Christ le Baptiste Jean, qui reconnut l’Agneau de Dieu, de la Mère de Dieu, qui se garda dans la virginité et qui, purifiée de toute conséquence héréditaire du péché, sut « obéir »)

2. Pourquoi s’en libérer ? L’être humain peut vivre autrement : impeccabilité, impassibilité, immortalité, divinité… Le péché a comme conséquence la souffrance (douleur +) et la mort : réalités contre nature. L’être humain est appelé à vivre selon sa nature (comme il a été appelé du néant à l’être), d’où le baptême En cas d’insensibilité (ex. du Pharisien) : pb. du Jugement et du salut (crainte…) L’Eglise donne l’exemple évangélique du Fils prodigue qui se lasse des faux biens ; pire est la situation du Pharisien, qui se complaît dans son orgueil. C’est pourquoi, dans le livre du Triode, il vient en premier. Le problème du péché est que l’Homme n’en souffre pas toujours. Peut-être que son entourage en souffre, mais lui ne voit pas les souffrances qu’il inflige aux autres : tout va bien pour le Pharisien, victime de l’illusion du bien. Heureux le Fils prodigue, qui a la nostalgie de la Maison paternelle, qui souffre de faim et de soif. Mais celui qui est heureux dans son mal, pourquoi en sortir ?

L’Eglise donne pour ceux-là l’enseignement concernant le Jugement ultime, pour toucher le Pharisien par la crainte… L’Eglise rappelle le bonheur que connut l’Homme au Paradis. Si on ne sait pas qu’on peut vivre autrement, pourquoi changer ? le vrai problème du salut est peut-être là : l’indifférence au salut…

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