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Pèlerinage Annuel


VENERATION DES RELIQUES DE SAINT CLOUD

Office d’intercession

Samedi 3 septembre 2005 à 17 heures

Eglise Saint-Cloud,
14, place Charles-de-Gaulle
92210 Saint-Cloud

Vous êtes chaleureusement invités à participer à cette prière. Pensez à apporter des noms de vivants (notamment les malades et tous ceux qui souffrent) et de défunts.

Nous vous prions de répandre l’invitation autour de vous, afin que nous soyons nombreux réunis au Nom du Christ autour de saint Cloud, un saint très ancien de notre pays.

 

Lundi 15 Août - 2005

Mere_de_dieu_10Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-14
Vicariat de France-Suisse-Espagne-Portugal
DOYENNE ORTHODOXE ROUMAIN de FRANCE
1, bd du Général-Leclerc 91470 Limours. T: 01 64 91 59 24. mitropolia@wanadoo.fr
doyen: 01 39 69 73 81, 06 60 20 41 64,
pma.costa@9online.fr



_______________Dimanches et fêtes_______________


Lundi 15 août : Dormition de notre très sainte Souveraine, la Mère de Dieu

On chante les antiennes propres à la Fête

Antienne 1 :
A
cclamez le Seigneur, toute la terre ! Servez le Seigneur dans l’allégresse ! Allez à lui avec des chants de joie !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce et bénissez son Nom ! R.
Ainsi que nous l’avions entendu dire, nous avons vu la Cité de notre Dieu ! R.
Son tabernacle, c’est La Paix, en Sion, le lieu de son séjour. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. R.
Qui parle de toi te glorifie, Cité de Dieu ! R.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu : le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 1 :
Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je veux chanter, je veux jouer pour toi !
Refrain, le tropaire de la Fête : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? R.
Je prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur ! R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.

Isodikon : V
enez, adorons et prosternons-nous le Christ ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Fête (3 fois)

G
loire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Kondakion de la Fête en ton 2 : L
a Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimenon en ton 3 :
M
on âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !

Epître : du saint apôtre Paul aux Philippiens 2, 5-11
Frères, ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ Jésus : Lui, étant Dieu par nature, n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu, mais Il s’en est Lui-même dépouillé, Il a pris ma nature d’esclave et Il est devenu semblable aux humains. Puis, revêtu de l’humanité, Il s’humilia Lui-même, et obéit jusqu’à la mort, celle de la Croix. Aussi Dieu l’a-t-Il exalté et lui a-t-Il conféré le Nom qui dépasse tout nom, afin qu’au Nom de Jésus fléchisse tout genou, dans le ciel, sur la terre et aux enfers, et que toute langue se mette à proclamer de Jésus Christ qu’Il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père !

Alléluia en ton 8 ( Ps 131, 8 et 11):
L
ève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : " J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. "

Evangile : Luc 10, 38-42 et 11, 27-28
En ce temps-là, comme ils faisaient route, Jésus entra dans un village et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie qui s’assit aux pieds du Seigneur, et écoutait sa parole. Marthe s’affairait à tout le service ; elle vint et dit : " Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse m’occuper seule du service ? Dis-lui donc de m’aider ! " Le Seigneur lui répondit : " Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et t’agites pour beaucoup de choses, mais il en faut peu : d’une seule, même, suffit. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée ". Alors qu’Il disait cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et dit à Jésus : " Heureuse, celle qui t’a porté et nourri ! " Mais Il dit : " Heureux, assurément, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Mégalynaire en ton 4 :
L
orsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
Ton 1 : La nature est ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Koinonikon en ton occurrent :
J
e prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !

Catéchèse :
La place de la Mère de Dieu (Théotokos = " qui enfante Dieu ") dans l’Eglise et le monde.
1.Sa vénération appartient, de façon incontournable, à l’unité de foi et de communion des chrétiens. Le Christ a la place centrale, à la droite du Père. Sa Mère a la place d’honneur, généralement à sa droite (icône et patène). Au-dessus de toute créature, même angélique, elle protège continuellement l’Eglise et le monde, tous les humains. Elle a gardé la virginité avant, pendant et après l’enfantement, (cf. les trois étoiles sur son icône). Elle est vêtue de la pourpre royale, comme descendante du roi David.
2.Elle intercède continuellement depuis la Paradis où elle se trouve avec les saints, les justes et les pécheurs convertis, comme le bon Larron. Nous la prions de nous " sauver ", non par elle-même, mais par son union intime au Sauveur, son Fils et son Dieu : " Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! "

Samedi 6 Août - 2005

Mere_de_dieu_10Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-13
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_______________Dimanches et fêtes_______________

Samedi 6 août : glorieuse Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ

On chante les antiennes propres à la Fête

Antienne 1 :
G
rand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Tu maintiens les montagnes par ta force ; Tu te ceins de puissance. Refrain.
Tu te revêts de splendeur et de majesté ; Tu te drapes de lumière comme d’un manteau. Refrain.
Que les montagnes crient de joie à la Face du Seigneur, car Il vient juger la terre ! Refrain.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, transfiguré sur le Thabor, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. Refrain.
Qui parle de toi te glorifie, ô Cité de Dieu ! Refrain.
Sion est notre mère, chacun peut le dire, car en elle tout homme est né. Refrain.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 7 :
Ta miséricorde, Seigneur, à jamais je la chante, d’âge en âge ma bouche annonce ta fidélité ;
Refrain, le tropaire : Ô Christ Dieu, Tu t’es transfiguré sur la montagne ! Tu as montré à tes disciples ta gloire autant qu’ils pouvaient la supporter. Que ta lumière éternelle resplendisse aussi pour nous, pécheurs, par les prières de ta Mère, ô Donateur de lumière, gloire à toi !
Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité dans l’assemblée des saints. R.
Heureux le peuple qui connaît les cris de jois : à la clarté de ton visage, Seigneur, ils marcheront en jubilant. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.

Isodikon (chant d’entrée) : En toi, Seigneur, est la source de la vie, dans ta lumière nous verrons la lumière. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, transfiguré sur le Thabor, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Fête (3 fois)

G
loire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Kondakion de la Fête en ton 7 : S
ur la montagne Tu t’es transfiguré, et te disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu, pour autant qu’ils le pouvaient, afin qu’en te voyant sur la Croix, ils comprennent que ta Passion était voulue, et proclament à la face du monde que Tu es en vérité le reflet de la splendeur et de la gloire du Père.

Prokimenon en ton 4 (Ps 103, 24 et 1) : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse ! V/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur, mon Dieu, Tu es magnifique !

Epître : 2ème du saint apôtre Pierre, 1, 10-19
Frères, appliquez-vous à affermir votre vocation et votre élection : en faisant cela, vous ne pouvez pas trébucher. Et ainsi vous sera largement ouverte l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. C’est pourquoi je ne cesserai de vous rappeler cela, bien que vous le sachiez et que vous soyez affermis dans la présente vérité. Aussi longtemps que je serai dans l’enveloppe de ce corps, j’estime juste de vous tenir en éveil par mes rappels. Je sais que j’aurai bientôt à quitter cette enveloppe, ainsi que me l’a fait comprendre notre Seigneur Jésus Christ. Mais je veux faire en sorte qu’après mon départ vous puissiez vous en souvenir en toute occasion. Car ce n’est pas d’après quelque ingénieuse fiction que nous vous avons fait connaître l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ et sa puissance, mais pour en avoir vu la majesté de nos propres yeux. En effet, Il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque du sein de la divine splendeur se fit entendre une voix qui disait : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute ma bienveillance ! " Cette voix, nous l’avons entendue venir du Ciel, lorsque nous étions sur la montagne sainte avec lui. Dès lors, la parole des prophètes a d’autant plus de crédit auprès de nous, et vous ferez bien de lui prêter attention : elle est comme une lampe qui brille en un lieu obscur, jusqu’à ce que vienne à poindre le jour et que l’Astre du matin se lève dans vos cœurs.

Alléluia en ton 8 (Ps 88, 12 et 16) :
A toi sont les cieux, et à toi la terre : c’est Toi qui as fondé l’univers et sa plénitude. V/ Bienheureux le peuple qui connaît la jubilation : Seigneur, ils marcheront à la lumière de ta Face !

Evangile : Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, six jours après (avoir annoncé à ses disciples sa mort et sa résurrection), Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère et les emmena à l’écart sur une montagne élevée, et Il fut transfiguré devant eux. Son visage resplendissait comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que leur apparurent Moïse et Elie s’entretenant avec Jésus. Pierre lui dit : " Seigneur, nous sommes bien ici ! Si Tu le veux, je vais faire ici trois cabanes, une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. " Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les recouvrit et voilà qu’une voix venant de la nuée dit : " Celui-ci est mon Fils, le Bien-aimé, Celui qui a ma bienveillance. Ecoutez-le ! " En entendant cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent dans un grand effroi. Jésus s’approcha, les toucha et dit : " Relevez-vous et n’ayez pas peur ! " Ils levèrent les yeux, et ne virent plus que Jésus seul. En redescendant de la montagne, Jésus leur dit : " Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts. "

Mégalynaire en ton 4 :
M
agnifie, ô mon âme, magnifie le Christ notre Dieu glorieusement transfiguré sur la montagne du Thabor. Immortel s’est révélé Celui que tu as mis au monde, et Dieu Lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, Il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions !

Koinonikon en ton occurrent (Ps 88) :
A la lumière de ta Face, Seigneur, nous marcherons, en ton Nom jubilant tout le jour : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.

Catéchèse :
La divinité de Jésus transparaît de son humanité par les énergies ou grâce incréée.

Dimanche 31 Juillet - 2005

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_______________Dimanches et fêtes_______________


Dimanche 31 juillet 2005 : avant-fête de la procession de la Croix et mémoire de saint Germain d’Auxerre

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : V
erbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Tropaire de la Croix en ton 1 :
Seigneur, sauve ton peuple/ et bénis ton héritage !// Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires,/ et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent !//

Tropaire de saint Germain d’Auxerre en ton 4 : Saint évêque Germain, notre protecteur,+ honneur et consolation de l’Eglise des Gaules,/ tu as quitté la gloire et les richesses pour suivre avec humilité le Christ notre Dieu./ Tu as combattu les hérésies et fait triompher la vraie foi./ Ô Pères des Auxerrois, Refuge des malheureux, prie le Christ de nous affermir, dans sa miséricorde !//

Kondakion de saint Germain d’Auxerre en ton 3 : Grand ascète et bon pasteur selon le Christ, élu et défenseur du peuple de Dieu,+ émule de saint Martin, collègue de saint Hilaire et de saint Loup,+ protecteur de sainte Geneviève,/ l’Eglise fait mémoire de tes miracles.// Pour nous aussi, manifeste la puissance de ta prière et de ta foi,/ afin que, délivrés du péché et de la mort, nous glorifions avec toi le Tri-unique Seigneur!//

Kondakion de la Croix en ton 2 : C
omme lampe divine éclairant jusqu’aux confins de l’univers,+ doit sortir en procession la Croix du Christ,/ par laquelle la vie nous fut donnée.// Fidèles, à sa rencontre avançons-nous+ et par sa grâce nous serons protégés ;/ car Celui qui sur elle fut cloué accorde à tous les hommes la grâce du salut.//

Gloire… Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur,+ Tu as brisé les portes, ô Souverain,/ pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//

Et maintenant… Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// " Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ".//


Prokiménon du ton 5 (Ps 11, 8 et 2):
C
’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître : Romains 12, 6-14
Frères, selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si l’on a reçu un ministère, il faut l’accomplir en servant ; si c’est le don d’enseigner, que l’on s’applique à l’enseignement ; si c’est le don d’exhorter, que l’on se voue à l’exhortation. Que celui qui distribue le fasse avec simplicité ; que celui qui préside y mette tout son soin ; que celui qui vient en aide aux malheureux se montre souriant. Aimez les autres sans hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants. Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur. Aux jours d’espérance, soyez dans la joie ; au temps de l’épreuve, tenez bon ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’accueillir les hôtes, les étrangers. Bénissez ceux qui vous persécutent : souhaitez-leur du bien, et non du mal.

Alléluia en ton 5 (Ps 88, 2 et 3):
T
es miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité !
- Car Tu as dit : " La miséricorde est un édifice éternel ". Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Matthieu 9, 1-8.
En ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : " Aie confiance, mon enfant, tes péchés te sont remis ! " Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : " Cet homme blasphème ! " Mais Jésus, connaissant leurs sentiments, déclara : " Pourquoi ces mauvais sentiments dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et marche ! " Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les foules furent saisies d’admiration et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux humains un tel pouvoir.

Catéchèse : le " pouvoir " du Seigneur dans l’Eglise délie, libère, et dynamise toute œuvre de bien.
1. L
a Croix est vénérée le 14 septembre, le troisième dimanche du grand Carême, ainsi qu’aux matines du Vendredi saint. Elle ouvre le 1er août le jeûne de la Mère de Dieu et, moins les dimanches, la quarantaine aboutissant à l’Exaltation de la Croix. Soulignons le lien entre Croix et Transfiguration (6 août) et la place de la Mère de Dieu au pied de la Croix. La Mère de Dieu n’a pas connu les douleurs de l’enfantement, mais " un glaive a transpercé son âme " : son cœur a été broyé de compassion pour son Dieu et son fils trahi par les siens et exécuté comme un malfaiteur. Dans sa Dormition (15 août), elle intercède pour nous, connaissant notre condition de l’intérieur : le " pouvoir " de la Croix ouvre à l’être humain qui croit en Dieu l’accès à la connaissance de la vérité par l’illumination du saint Esprit.
2. Ce " pouvoir " du Christ (ou " liberté ") de la Croix est donné également à ceux qui, comme saint Germain d’Auxerre (cf. vie dans le Synaxaire), ont crucifié les passions et les convoitises mondaines : puissance de faire des miracle, d’aimer les ennemis et, miracle le plus grand, de confesser la vraie Foi.
3. L’abstinence de tout produit animal, d’huile et de vin (le 6 août : poisson, huile et vin) jusqu’au 15 août nous permet de connaître une telle liberté (" pouvoir ", en grec, est " exousia "), capacité de faire la volonté de Dieu, liberté des enfants du Père. La Mère de Dieu et les saints de Dieu sont libres. Nous suivons le Christ et ses disciples pour être tels dans la grâce et la puissance de l’Esprit !

Dimanche 10 Juillet - 2005

Mere_de_dieu_10Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-10
Vicariat de France-Suisse-Espagne-Portugal
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_______________Dimanches et fêtes_______________


Dimanche 10 juillet 2005 : Mémoire des 45 saints martyrs de Nicopolis en Arménie

Tropaire de la Résurrection, ton 2 :
L
orsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropaires de l’église

Kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection, ton 2 :
Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
P
rotectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// " Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ".//

Prokimenon en ton 2 :
L
e Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : Romains 5, 1-10
Frères, justifiés que nous sommes par la Foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, Qui nous a donné d’avoir accès par la Foi au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre fierté, c’est l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : nous mettons aussi notre fierté dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, la patience une fidélité à toute épreuve, qui à son tour produit l’espérance. Or l’espérance ne déçoit pas, puisque, par l’Esprit saint qu’Il nous a donné, Dieu a répandu son amour dans nos cœurs. En effet, alors que nous étions encore sans cette force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. A peine voudrait-on mourir pour un juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie !

Alléluia en ton 2 :
Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Matthieu 6, 22-33
En ce temps-là, le Seigneur dit : " La lampe du corps c’est l’œil ; si ton œil est pur, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera obscur. Si la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres !
Nul ne peut servir deux maîtres car, ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et négligera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la richesse.
C’est pourquoi Je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour le corps de ce que vous revêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne récoltent, ni n’entassent dans des greniers et, pourtant, votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas plus qu’eux ? Qui de vous, dans son inquiétude, peut rallonger sa taille d’une seule coudée ?
Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Regardez les lys des champs, comme ils poussent ; ils ne peinent ni ne filent. Je vous dis que jamais, dans toute sa splendeur, Salomon ne fut vêtu comme un seul d’entre eux. Si donc Dieu vêt ainsi la plante des champs qui se dresse aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-Il pas plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous faites donc pas de soucis en disant : Que mangerons-nous, que boirons-nous, que mettrons-nous ? C’est sur tout cela que s’interrogent les païens. Votre Père céleste sait bien tout ce dont vous avez besoin. Cherchez tout d’abord son royaume et sa justice, et tout cela vous sera accordé. "

Catéchèse : le thème principal est la Foi - en la Résurrection (trop. et kondak. en t.2) et en l’action miséricordieuse du Seigneur ( prokim., épître, versets de l’alléluia, évangile). Articulations du thème :
1) Dieu agit en faveur de son peuple avec ses saints, en premier lieu la Mère de Dieu (kond.t.6) ;
2) La miséricorde divine se manifeste comme pédagogie spirituelle : Dieu " éduque " (prokim.), Il " châtie " (le mot veut dire " purifier " et non punir), Il permet les épreuves : l’" affliction " conduit à l’espérance, forme mystique de la connaissance de Dieu, analogue à la foi.
3) Par la Foi nous connaissons l’amour de Dieu : par expérience nous le sentons se répandre dans notre cœur ; d’autre part, l’Esprit saint nous donne de croire de toutes nos forces que Dieu nous aime. Nous en avons une " preuve " : Il est mort pour chacun de nous sur la Croix. Jésus est mort pour moi ! Jésus est mort pour ceux-là même que je n’aime pas, que je méprise ou qui ne m’aiment pas. Le salut de l’être humain commence quand il acquiert la foi-confiance qu’il est aimé de Dieu ; Dieu nous aime d’abord (cf. 1 Jean 4, 10 et 19). Et nous pouvons répondre à l’amour par l’amour. Le péché est l’ingratitude devant un si grand amour, qui nous a donné la vie deux fois, en nous appelant du non être à l’être (création), et de la mort à la vie (résurrection).
4) L’amour du Dieu-Amour pour chacun de nous est d’autant plus merveilleux qu’il est totalement gratuit : Il nous appelés du néant (Il nous a aimés quand nous n’existions pas !) ; Il a donné gracieusement sa vie pour les pécheurs que nous sommes, sans aucun titre à être aimés. La gratuité de l’amour appelle la gratitude, l’action de grâce, la reconnaissance infinie qu’exprime la sainte liturgie.
5) La Foi engendre la sainte insouciance (évangile), elle fait d’abord le chrétien préférer sans effort l’amour de Dieu à tout – à l’argent, au confort, à la considération, aux affections humaines. Ensuite, elle fait régner le Seigneur dans l’âme, son Royaume béni advient dans nos cœurs, sans contrainte, sans violence, sans effort, dans la beauté, la bonté et l’amour exclusif pour le bien qui est la communion éternelle avec le Père, dans le Fils et par le saint Esprit. L’âme et le corps sanctifiés par un tel amour ont la beauté des lys des champs…

Dimanche 3 Juillet - 2005

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_______________Dimanches et fêtes_______________

Dimanche 3 juillet 2005 : Mémoire de tous les saints de la terre roumaine.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : M
algré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : " Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! "//

Tropaire de tous les saints de Roumanie en ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles,+ la terre de Roumanie t’offre, Seigneur,/ tous les saints qui sur elle ont resplendi.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde tes fidèles de son Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//

Tropaires de l’église… et kondakia de l’église…

Gloire…

Kondakion de tous les saints de Roumanie en ton 3 : En ce jour, le chœur des saints qui sur la terre de Roumanie furent agréables à Dieu/ se tient parmi nous invisiblement, et prie pour nous.// Avec eux, les anges glorifient le Seigneur ;+ et pour cette fête exultent les autres saints de l’Eglise du Christ,/ intercédant tous ensemble auprès du Dieu antérieur aux siècles.//

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent.//

Prokimenon en ton 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur, comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

Epître : Romains 2, 10-16
Frères, gloire, honneur et paix pour toute personne qui fait le bien, pour le Juif d’abord, ensuite pour le Grec. Car les considérations de personnes n’existent par auprès de Dieu. En effet, quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé. Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. Car si les païens, qui n’ont pas la Loi de Moïse, en accomplissent par nature les prescriptions, cela veut dire que, sans la posséder, ils l’incarnent pour eux-mêmes, eux qui montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, comme il résulte du témoignage de leur conscience, ainsi que des jugements de blâme ou d’éloge qui s’affrontent en eux tour à tour. C’est ce qui apparaîtra au jour où, selon l’Evangile que je vous annonce, Dieu jugera tous les secrets des êtres humains, par le Christ Jésus.

Alléluia en ton 1 : D
ieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : Matthieu 4, 18-23
En ce temps-là, comme Il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : " Venez à ma suite et Je vous ferai pêcheurs d’hommes ". Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets, et suivirent Jésus. Comme Il continuait à avancer, Jésus vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, dans leur barque avec Zébédée leur père, en train d’arranger leurs filets. Il les appela ; laissant aussitôt leur barque et leur père, ils suivirent Jésus.
Puis, Jésus parcourait toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, Il proclamait l’Evangile, la bonne Nouvelle du Royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Catéchèse : Le mystère de l’Eglise, particulièrement important après la Pentecôte. Le Fils de Dieu, le Verbe, a fondé l’Eglise en devant Homme et en envoyant sur ceux qui croient en lui comme Dieu et comme Messie l’Esprit issu du Père. L’Eglise est la chair et le sang du Dieu-Homme : les baptisés s’en nourrissent pour être assimilés à Dieu – " sanctifiés ", " déifiés ", devenus des dieux par cette indispensable communion.
1) L’Eglise est fondée sur la Résurrection de Jésus Christ (tropaire et kondakion en ton 1), sur sa miséricorde (prokimenon et alléluia), sur son appel (évangile du jour ; " église " = " appel "), sur la réponse des personnes humaines, appelée " obéissance " (épître et évangile : faire la volonté de Dieu selon sa conscience ; répondre à l’appel précis du Seigneur), sur la communion des saints, en premier lieu la Mère de Dieu (kondakion en ton 6).
2) L’Eglise inclut toutes les nations de la terre et chaque personne qui, dans chaque nation en particulier, répond à l’appel divin. L’Eglise dite " locale " est faite de ceux qui, sur un territoire donné, à l’intérieur d’une culture et d’une législation données, marqués par une histoire particulière, font, par la grâce du saint Esprit, la volonté du Père révélée par Jésus Christ. Aussi fait-on mémoire des saints de chaque peuple (aujourd’hui ceux de Roumanie, de Russie, de la sainte Montagne). La sainteté est une réalité concrète qui transfigure le patrimoine d’un peuple précis, qui devient ainsi le Peuple de Dieu : l’Eglise locale de chaque pays ne s’additionne pas à celles des autres localités ; elle doit être en plénitude (= catholicité) par le saint Esprit l’unique Eglise du Christ, et cette totalité de la vie divino-humaine du Verbe est accessible dans les catégories concrètes de chaque peuple, selon le mystère de la Pentecôte. L’Eglise, incarnation de Dieu, déification et transfiguration de l’Homme, se rencontre là où elle est, dans la culture et la langue, les catégories de sensibilité et de pensée, de chaque peuple : le critère de la vérité et de la vie divines est la plénitude. C’est pourquoi on dénonce tout relativisme et toute sécularisation : nationalisme, chauvinisme, égoïsme et idolâtrie ethniques. L’Eglise doit être " catholique " là où elle se trouve (à Rome, à Corinthe, à Ephèse, à Bucarest, à Paris, etc.) ou bien elle n’est pas, ou bien elle n’est ni l’Eglise " unique ", ni l’Eglise " sainte ", ni l’Eglise " apostolique " que nous confessons…
3) L’Eglise est missionnaire (= " apostolique ") : nous ne sommes pas chrétiens pour nous-mêmes ; nous sommes baptisés (= ordonné(e)s au sacerdoce royal) pour le monde. L’Eglise est " apostolique " si elle amène les personnes au Christ, à la connaissance parfaite de la Vérité et à la Vie éternelle en Dieu par le saint Esprit. En Jésus, et en personne d’autre, l’être humain a, par le saint Esprit, accès à la connaissance du Père et surtout à l’affiliation au Père, connaissance par greffe ou connexion déifiante. En Christ seul, par le saint Esprit, l’être humain peut connaître Dieu en devenant Dieu…

Dimanche 26 Juin - 2005

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Dimanche 26 juin 2005 : Mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux.

Tropaire de la Résurrection en ton 8 :
D
u ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de tous les saints en ton 1 : C
hantons l’innombrable multitude de tous les saints :+ les apôtres, les prophètes, les pontifes et les martyrs ;/ le chœur des vénérables, les justes de tous les temps, l’assemblée des saintes femmes, les anonymes avec ceux que nous connaissons.// Et, célébrant leur mémoire, disons-leur : " Gloire à celui qui vous a couronnés !+ Gloire à celui qui fit des merveilles pour vous !/ Gloire à celui qui sur l’Eglise vous a fait luire d’un tel éclat !//

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : R
essuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;/ Eve danse de joie en ta Résurrection, et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//

G
loire…

Kondakion de tous les saints en ton 4 : Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur,/ l’univers te présente, Seigneur, les saints martyrs porteurs-de-Dieu.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde ton Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//

E
t maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : P
rotectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent.//

Prokimenon de tous les saints en ton 4 (Ps.67, 36 et 37) : Le Seigneur est admirable parmi les saints, le Dieu d’Israël ! V : Dans vos assemblées, néissez le Seigneur Dieu, de la source d’Israël !

Epître : Hébreux 11, 33-40 ; 12, 1-2
Frères, c’est par la Foi que tous les saints conquirent ds royaumes, exercèrent la justice, obtinerent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, moontrèrent leur vaillance au combat, mirent en fuite des armées d’étrangers. Par la Foi, certains ont ressuscité pour des femmes leur enfant port ; d’autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres encore ont subi la dérision ,les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison. On les a lapidés, sciés, torturés, livrés par le glaive à la maort. Ou bien, ils durent aller çà et là, sous des toisons de chèvre ou des peaux de mouton, dénués, opprimés, maltraités. Exu que le monde n’était pas digne d’accueillir, ils ont erré dans les déserts et sur les monts, habitant les cavernes, les trous de la terre. Néanmoins, tous ceux-là, tous ces martyrs de la Foi, n’ont pas bénéficié de ce que Dieu avait promis, puisqu’Il avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection. Voilà donc pourquoi nous aussi,entourés que nous sommes d’une si grande foule de témoins, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave ; alors, nous pourrons courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

Alléluia en ton 4 (Ps.33, 18 et 20): Les justes crient, le Seigneur les écoute, et de toutes leurs angoisses Il les délivre. V : Nombreuses sont les tribulations des justes, mais le Seigneur les délivre de tout mal.

Evangile : Matthieu 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30.
En ce temps-là, le Seigneur dit : " Toute personne qui me reconnaîtra devant les gens, Je la reconnaîtrai devant mon Père qui est dans les cieux. Toute personne qui me reniera devant les gens, Je la renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Qui aime son père ou sa mère plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. " Pierre répondit alors et dit au Seigneur : " Voici que nous avons tout laissé et que nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? " Jésus lui répondit : " En vérité, Je vous le dis, vous qui m’avez suivi, lors de la régénération de tout, lorsque le Fils de l’Homme trônera dans sa gloire, vous siégerez également sur douze trônes et jugerez les douze tribus d’Israël, et toute personne qui aura quitté maisons, frères ou sœurs, père ou mère, enfants ou champs à cause de mon Nom, recevra le centuple et héritera la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers premiers. "

Mégalynaire habituel : I
l est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu, bineheureuse et très pure et Mère de notre Dieu ! Toi plus vénérable que les chérubins, et plus glorieuse, incomparablement, que les séraphins, toi, véritablement la Mère de Dieu, nous t’exaltons !

Koinonikon du dimanche (" Louez le Seigneur…) et des saints (Ps.32) " Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse :
Dimanche de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux - sanctification de toute créature (cf. Vocabulaire de Théologie Biblique, Le Cerf, Paris, 1970).
1) Dieu seul est saint par nature ; Dieu seul est dieu ! " Saint ", au sens de " sacré " (gr. ieros, héb. K.D.Sh.), = " mis à part ", " autre ", " pur ", " absolument Soi " ; au sens propre (gr. agios, héb. K.G.Sh. et autres voyelles), = " débordant d’énergie divine ", de " gloire ", de puissance créatrice, d’" amour " (non sentimental mais " énergétique ", gr. caris). " Sanctifier " le Nom de Dieu = reconnaître et honorer sa sainteté. Le Seigneur demande des croyants cette glorification (dans l’év.de ce jour, Jésus exige d’être " reconnu ", i.e. " sanctifié ").
2) Les personnes divines se sanctifient l’une l’autre : le Père reconnaît le Fils (Nativité, Théophanie, Transfiguration), le Fils reconnaît le Père " Père ! Sanctifie ton Nom ! ") et l’Esprit (" l’autre Consolateur ")… Les anges sanctifient le Seigneur (" Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur ! "). Dans la divine liturgie, l’assemblée sanctifie le Seigneur, honore et glorifie sa sainteté et sa majesté (cf. " trisaghion ") et s’associe à la sanctification archangélique du Nom ineffable de Dieu !
3) Le Seigneur sanctifie ceux qui mettent leur confiance en lui et qui confessent la vraie foi : aussi l’Eglise est-elle " sainte ". La Communion des saints (la Mère de Dieu en tête) inclut tous ceux qui en tout temps et en tout lieu ont professé la vraie foi et se sont " sanctifiés " en lui consacrant leur vie (cf. les martyrs). C’est l’Esprit saint qui opère cette sanctification : assimilation au Christ, affiliation au Père, appelée " déification " ou " divinisation ". Aussi la mémoire de tous les saints a-t-elle lieu le premier dimanche après Pentecôte (date autrefois dans les Eglises latines également).

Dimanche 5 Juin - 2005


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Dimanche 5 juin 2005 : dimanche de l’Aveugle-né – ton 5

Après les bénédictions initiale et finale, le tropaire de Pâques, chanté 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple.
Usage grec : antiennes, isodikon, mégalynaire et koinonikon de Pâques (comme les précédents dimanches).

Tropaire de la Résurrection, ton 5
 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix+ pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.// Gloire…

Kondakion de l’Aveugle-né, en ton 4 : Comme en l’Aveugle-né, les yeux de mon âme sont clos+ et, Seigneur, dans la repentance je viens à toi et je m’écrie:/ " Pour ceux qui sont dans les ténèbres Tu es la suprême clarté ! "// Et maintenant…

Kondakion de Pâques en ton 8 : L
orsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Prokiménon du ton 5 ( ps. 11, 8 et 2, trad. des Septante): C’est toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras pour l’éternité !// V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !

Epître :
Actes des apôtres, 16, 16-34
En ces jours-là, les apôtres se rendaient à la prière, lorsque vint à leur rencontre une jeune servante, douée d’un esprit divinateur et qui, par ses oracles, procurait à ses maîtres un grand profit. S’étant mise à la suite de Paul et de Silas, elle ne cessait de crier : " Ces gens-là sont des serviteurs du Dieu très haut, qui nous annoncent une voie de salut ! " Et elle fit cela pendant plusieurs jours. A la fin, Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : " Au Nom de Jésus Christ, je t’ordonne de la quitter ! " Et l’esprit sortit d’elle au même instant. Alors ses maîtres, voyant disparaître leur espérance de profit, s’en prirent à Paul et à Silas, les menèrent sur la place publique devant les magistrats et les présentèrent aux commandants : " Ces gens-là, dirent-ils, sèment le trouble dans notre cité ; ce sont des Judéens, et ils proposent des mœurs qu’il ne nous est pas permis d’accepter ni de suivre, à nous les Romains ! " Alors la foule s’ameuta contre eux ; les commandants leur firent arracher leurs vêtements et ordonnèrent de les fustiger. Quand ils eurent reçu de nombreux coups, ils les firent jeter en prison et recommandèrent au geôlier des les garder avec soin. Celui-ci, vu l’ordre reçu, les jeta dans le cachot le plus sûr, et leur mit des entraves aux pieds. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et louaient Dieu, et les autres prisonniers les écoutaient. Soudain se produisit un grand tremblement de terre, dont la violence ébranla les fondements de la prison, au point que toutes les portes s’ouvrirent et que les liens de tous les prisonniers se trouvèrent détachés. Tiré de son sommeil et voyant ouvertes les portes de la prison, le geôlier sortit son glaive et il allait se tuer, pensant que les prisonniers s’étaient évadés. Mais Paul, à grands cris, l’interpella et lui dit : " Ne te fais aucun mal, car nous sommes tous ici ! " Ayant demandé de la lumière, le geôlier accourut et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les fit sortir et leur demanda : " Mes seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? " Ils lui dirent : " Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et les tiens ! " Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison. A l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les prit avec lui ; il lava leurs plaies, puis aussitôt se fit baptiser, lui et les siens. Après quoi, il les fit monter dans sa maison pour y dresser une table et se réjouir avec tous les siens d’avoir cru en Dieu.

Alléluia en ton 5 :
(ps. 88, 2 et 3, trad. des Septante) : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : " La miséricorde est un édifice éternel. " Dans les cieux est préparée ta vérité !

Evangile : Jean 9, 1-38
En ce temps-là, au passage, Jésus vit, assis, un homme aveugle de naissance. Ses disciples l’interrogèrent en disant : " Maître, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? " Jésus répondit : " Ni lui, ni ses parents, n’ont péché, mais c’est afin qu’en lui se manifestent les œuvres de Dieu. Il nous faut, tant qu’il fait jour, accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé ; vient la nuit où nul ne peut travailler. Pendant que Je suis dans le monde, Je suis la lumière du monde. " Ayant dit cela, Jésus cracha à terre et fit de la boue avec sa salive, puis il lui appliqua la boue sur les yeux et lui dit : " Va te laver à la piscine de Siloé (ce qui signifie " envoyé "). " L’homme partit donc et se lava, et revint voyant. Alors les voisins et ceux qui l’avaient vu auparavant (c’était un mendiant) dirent : " N’est-ce pas lui qui était assis et mendiait ? " Certains disaient : " C’est lui. " D’autres disaient : " Non, mais il lui ressemble. " Mais, lui, dit : " C’est moi. " Ils lui dirent donc : " Comment tes yeux se sont-ils ouverts ? " Celui-ci répondit : " L’homme appelé Jésus a fait de la boue, m’en a enduit les yeux et Il m’a dit : Va te laver à la piscine de Siloé. J’y suis donc allé, je me suis lavé et suis devenu voyant. " Ils lui dirent : " Où est-il ? " Il dit : " Je ne sais pas. " On conduisit aux pharisiens celui qui avait été aveugle. Or le jour où Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux, était un sabbat. Les pharisiens lui demandèrent alors à leur tour comment il avait eu la vue. Il leur dit : " Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. " Certains pharisiens dirent alors : " Cet homme ne vient pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. " Mais d’autres dirent : " Comment un pécheur peut-il faire de tels signes ? " Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : " Que dis-tu de lui, de ce qu’il t’a ouvert les yeux ? " Il dit : " C’est un prophète. " Les Judéens ne crurent cependant pas qu’aveugle il eût trouvé la vue avant d’avoir fait appeler les parents de celui qui voyait. Et ils leur demandèrent : " Est-ce là votre fils, dont vous dites, vous, qu’il est né aveugle. Comment alors voit-il maintenant ? " Ses parents répondirent : " Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle. Comment voit-il maintenant, nous ne le savons pas, ou, qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas. Demandez-lui, il a l’âge de parler de lui-même. " Ses parents disaient cela par crainte des Judéens, parce que ceux-ci avaient décidé entre eux que, si quelqu’un reconnaissait Jésus comme Christ, il serait exclu de l’assemblée. C’est donc pourquoi ils dirent : " Il a l’âge, interrogez-le. " Les pharisiens appelèrent donc une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent : " Rends gloire à Dieu ! Nous, nous savons que cet homme est un pécheur. " Lui, répondit alors : " Si c’est un pécheur, je ne sais pas ; je sais une chose c’est que j’étais aveugle et que, maintenant, je vois. " Ils lui dirent à nouveau : " Que t’a-t-il fait ? Comme t’a-t-il ouvert les yeux ? " Il répondit : " Je vous l’ai déjà dit : n’avez-vous pas écouté, que vous vouliez l’entendre une nouvelle fois ? Ne voudriez-vous pas, vous aussi, devenir ses disciples ? " Alors, ils l’injurièrent et dirent : " C’est toi qui es disciple de celui-là ; nous, c’est de Moïse que nous sommes disciples. Nous, nous savons que Dieu a parlé à Moïse et que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais, celui-là, nous ne savons pas d’où il est. " L’homme leur répondit : " C’est pour cela, en effet, que je suis étonné, parce que vous ne savez pas d’où il est, et il m’a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs, mais si quelqu’un est pieux et fait sa volonté, il l’écoute. Jamais, jusqu’à présent on n’a entendu dire qu’on eût ouvert les yeux d’un aveugle de naissance. Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. " Ils lui répondirent : " De naissance, tu n’es, toi, que péché, et tu nous enseignerais ? " Et ils le mirent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé et, le rencontrant, Il lui dit : " Toi, crois-tu en le Fils de l’Homme ? " Il répondit : " Et qui est-Il, Seigneur, que je croie en lui ? " Jésus lui dit : " Tu l’as vu, et celui qui parle avec toi, c’est lui. " Il dit alors : " Je crois, Seigneur " ; et il se prosterna devant Jésus.

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Dimanche 29 Mai - 2005


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_______________Dimanches et fêtes_______________

Dimanche 29 mai 2005 : dimanche de la Samaritaine

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple.
Usage grec, antiennes de Pâques (comme les précédents dimanches)

Isodikon de Pâques : D
ans vos assemblées, bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Mi-pentecôte en ton 8 : Au milieu de la fête,+ désaltère mon âme assoiffée,/ car à tous les hommes, Sauveur, Tu déclaras : " Qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui a soif ! "// Source de Vie, ô Christ notre Dieu,/ gloire à toi !//

Tropaires de l’église. Gloire…

Kondakion de la Samaritaine en ton 8 : Venue près du puits,+ la Samaritaine te contempla, Source de sagesse, avec les yeux de la foi ;// en abondance elle y puisa le Royaume d’en haut, et sa mémoire est glorifiée pour l’éternité.// Et maintenant…

Kondakion de Pâques en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Prokimenon du ton 4 (Ps 103, 24 et 1, Septante): Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître : Actes des apôtres, 11, 19-30
En ces jours-là, les apôtres qui avaient été dispersés par a persécution survenue à l’occasion de Stéphane poussèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et Antioche, mais sans prêcher la Parole à d’autres qu’aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène qui, venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et grand fut le nombre de ceux qui embrassèrent la foi et se convertirent au Seigneur. La nouvelle en vint aux oreilles de l’Eglise de Jérusalem, et l’on députa Barnabé à Antioche. Lorsqu’il arriva et qu’il vit à l’œuvre la grâce de Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ; car c’était un homme de bien, plein de foi et rempli de l’Esprit saint. Ainsi une foule considérable s’adjoignit au Seigneur. Alors Barnabé partit pour Tarse à la recherche de Saul : l’ayant trouvé, il le fit venir à Antioche. Pendant une année entière il leur fut donné de prendre part aux assemblées de l’Eglise et d’instruire une foule considérable, et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent l’appellation de chrétiens. En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à prédire qu’il y aurait une grande famine dans le monde entier ; c’est celle qui se produisit lorsque Claude fut empereur. Alors les disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ; et ils le firent en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.
Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Jean 4, 5-42
En ce temps-là, Jésus vint dans une localité de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y avait là la source de Jacob, et Jésus, fatigué par la route, était assis à côté de la source ; c’était vers la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau ; Jésus lui dit : " Donne-moi à boire. " Ses disciples, en effet, étaient partis à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui di alors : " Comment, Toi qui es Judéen, me demandes-Tu à boire, à moi qui une femme samaritaine ? " (en effet, les Judéens ne fréquentent pas les Samaritains). Jésus lui répondit : " Si tu savais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne- moi à boire, c’est toi qui l’en aurait prié et Il t’aurait donné de l’eau vivante. " La femme dit à Jésus : " Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? Serais-Tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits et y a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? " Jésus reprit et lui dit : " Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que Moi Je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; mais l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. " La femme dit à Jésus : " Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. " Jésus lui dit : " Va appeler ton mari et reviens ici. " La femme répondit et lui dit : " Je n’ai pas de mari. " Jésus lui dit : " Tu as justement répondu : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu dis vrai. " La femme lui dit : " Seigneur, je vois que Tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer. " Jésus lui dit : " Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Judéens. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité, car ce sont des gens qui l’adorent ainsi que recherche le Père. Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. " La femme dit à Jésus : " Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ ; lorsque Lui viendra, Il nous annoncera toutes choses. " Jésus lui dit : " Je le suis, Moi qui te parle. "
Là-dessus, ses disciples arrivèrent et ils s’étonnèrent de ce que Jésus parlât à une femme ; aucun cependant ne dit : " Que recherches-Tu ou de quoi parles-Tu avec elle ? " La femme laissa alors sa cruche et alla à la ville dire aux gens : " Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’avais fait. Ne serait-ce pas lui, le Christ ? " Les gens sortirent de la ville et vinrent vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples le priaient en disant : " Rabbi, mange ! " Mais Jésus leur dit : " Moi, J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. " Les disciples se dirent alors entre eux : " Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? " Jésus leur dit : " Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous : Encore quatre mois et la moisson va arriver ? Voici que Je vous dis : Levez les yeux et regardez ; les champs de blé sont proches de la moisson. Maintenant, celui qui moissonne va recevoir un salaire et amasser du fruit pour la Vie éternelle, afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. Moi, Je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous n’avez pas peiné ; d’autres ont peiné et c’est à vous que profite leur peine. " De nombreux Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la parole de la femme qui avait témoigné : " Il m’a dit tout ce que j’avais fait. " Aussi, lorsqu’ils vinrent vers lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux, et Jésus demeura là deux jours. Et ils crurent, plus nombreux encore, à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : " Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; nous avons nous-mêmes entendu, et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, le Christ. "

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…

Koinonikon de Pâques (" Recevez le Corps du Christ… ") et du dimanche (" Louez le Seigneur…)

Catéchèse : 1) La " foi " (faire confiance, thème de tous les textes de ce jour, le montrer) ; 2) L’Esprit (signe de l’eau, comme dimanche dernier) ; 3) La divinité de Jésus (son omniscience, sa référence au Père), sa présence dans son peuple et dans le monde, se révèle comme le Christ (humanité) ; 4) Prendre une carte et voir les lieux nommés (géographie et historicité dans les Actes et l’Evangile) ; 5) Le charisme féminin (des Myrophores à la Samaritaine, Photinie, Claire, l’Illuminée : connaissance intuitive du Seigneur) ; 6) L’ouverture aux non-Judéens (Actes et Evangile), annonce l’ouverture aux païens ; 7) L’héritage de la tradition biblique (le champ et le puits de Jacob).

Informations générales

PAROISSE SAINT-GERMAIN-et-SAINT-CLOUD
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
Doyenné de France

"Le Tilleul"
21, rue de Montbuisson
78430 Louveciennes

OFFICES :
Matines : tous les jours à 7h00. Le dimanche à 10h00
Divine liturgue : le dimanche à 10h30 et le mercredi à 19h00

Prêtres 
tél : 01 39 69 73 81 (p. Costa)
c.-el : pma.costa@9online.fr
tél : 01 39 69 39 62 01 30 78 09 57 (p. de la Rosa)
tél : 01 39 63 27 26 (p. Bertrand-Hardy)
tél : 01 39 19 70 93 (p. Colin)
tél : 01 30 43 04 83 (p. Dulac)

tél : 01 39 72 55 99 (d. Delangle)

Site Internet : http://www.orthodoxe.typepad.com

ACCES A L’EGLISE :
Par autoroute : A 13, sortie Saint-Germain-en-laye ; à Louveciennes, aller jusqu'à la gare.
Par le train : gare Saint-Lazare, direction Saint-Nom-la-Bretèche, station Louveciennes.
Par autobus, ligne 1 au RER de Saint-Germain-en-laye.

CATECHESE pour les adultes : se renseigner à l’église.

CATECHISME :
Pour les enfants de 7 à 12 ans (diacre Claude Delangle : 01 39 72 55 99, Parascève Colin : 01 39 19 70 93) à Louveciennes, le dimanche après l’Evangile.
Des sorties sont organisées régulièrement pour les enfants (Laure Chaussin-Baize 01 39 57 74 70)

PRIERE DU CŒUR : se renseigner au 01 39 56 41 79

CHŒUR : Odile Delangle 01 39 72 55 99

CONSEIL PAROISSIAL :
Réunion tous les mois (vice-présidente Monique Saunier 01 39 56 41 79)