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Dimanche 23 octobre 2005

Dimanche 23 octobre 2005, 23ème de Pentecôte, mémoire de saint Jacques, évêque de Jérusalem

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs,+ et ton corps très pur gardé par les soldats,/ Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde.// C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Tropaires de l’église

Tropaire de saint Jacques en ton 4 : En disciple du Seigneur, tu as reçu l’Evangile du Christ ;+ tu as acquis le prestige des martyrs et, comme frère de Dieu, tu lui parles librement ;/ comme pontife, tu es capable d’intercéder:// prie donc le Christ notre Dieu/ d’accorder à nos âmes le salut !//

Kondakion de saint Jacques en ton 4 : Le Fils unique du Père, le Verbe notre Dieu, en ces derniers temps descendu jusqu’à nous,+ saint Jacques, a fait de toi le premier pasteur et docteur de Jérusalem,/ le fidèle dispensateur des mystères spirituels, saint apôtre, c’est pourquoi tous ensemble nous voulons te vénérer.//

Kondakia de l’église. Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi ;// la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit,+ Adam jubile, Seigneur,/ et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétien…

Prokimenon du ton 1 (Ps 32, 22 et 1, Septante) :

Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous,/  comme nous avons mis en toi notre espérance !//

V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !

Epître : (usage grec et roumain) Ephésiens 2, 4-10 (saint Jacques : Galates 1, 11-19)

Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a fait revivre avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.

Alléluia du ton 1 (Ps 17, 48 et 51, Septante) :

Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples !

- Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : (usage grec et roumain) Luc 8, 26-39 (saint Jacques : Matthieu 13, 53-58)

En ce temps-là, comme Jésus abordait au pays des Gadaréniens, il vint à sa rencontre un homme de la ville, possédé de démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, il n’habitait pas non plus dans une maison, mais dans les tombeaux. Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! »

Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme. Car à maintes reprises l’esprit impur s’était emparé de lui ; alors, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts. Jésus lui demanda : « Quel est ton Nom ? » Il répondit : « Mon nom est Légion », car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme. Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de cet homme, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et portèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes. Et les gens vinrent voir ce qui s’était passé. Arrivés auprès de Jésus, ils trouvèrent l’homme dont étaient sortis les démons, assis aux pieds de Jésus, vêtu et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.

Ceux qui en avaient été les témoins leur rapportèrent comment le possédé avait été guéri. Alors toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de partir de chez eux, car ils étaient en proie à une grande frayeur. Jésus monta en barque et s’en retourna.

L’homme dont les démons étaient sortis priait Jésus de le garder avec lui, mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Catéchèse : l’action de grâces – « nous connaissons Dieu, non par son essence, mais par sa magnificence et sa providence envers les êtres » (saint Maxime le Confesseur), par ses énergies, ses nombreuses manifestations.

1. L’action de grâce, prière fondamentale des baptisés : elle exprime la connaissance que nous avons du Seigneur par sa Révélation et par ses actes ; et nous remercions le Seigneur d’être qui Il est : un tel Dieu ! Dans l’épreuve, nous trouvons la grâce de remercier le Créateur, persuadés qu’à cette épreuve est jointe une grâce équivalente, que le Seigneur Lui-même est présent et habite la croix qu’Il nous tend. A plus forte raison le remercions-nous pour tous ses bienfaits visibles et invisibles (l’épître de ce jour le dit ; dans l’évangile, Jésus Christ enseigne l’ancien possédé à faire connaître tout ce qu’Il a fait pour lui.) L’action de grâce conduit ainsi à l’évangélisation : annoncer la grandeur de la miséricorde divine autour de soi, comme le fit la Mère de Dieu. Faisons cela et apprenons à nos enfants à voir l’action miséricordieuse du Seigneur dans leur vie : « Dieu a fait cela pour moi…». Dans le repentir, renonçons à l’ingratitude et à l’ignorance de Dieu, acquérons la gratitude !

2. Comment rendre grâces ? En témoignant simplement autour de nous de l’amour de Dieu pour nous ; par la prière communautaire (acathiste, psaume 117, office d’action de grâces, surtout la divine liturgie « eucharistique ») ; dans la prière solitaire, en prononçant continuellement une prière courte (« alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu ! » ou « Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi ! », et toute prière que nous conseillera notre père spirituel…) ; par des offrandes (argent, pain, vin, huile, fleurs, temps donné, offrande d’une icône à l’église, service d’autrui, dévouement aux pauvres, aux malade, etc.), par un pèlerinage.., surtout en consacrant toute notre vie à l’amour ineffable du Seigneur. L’oblation de nous-mêmes est la meilleure action de grâces !

3. Distinguer st Jacques, fils d’Alphée (9.10), apôtre et frère de st Matthieu ; Jacques, « frère du Seigneur », fils du premier mariage de st Joseph – rappel : Marie est la Toujours-vierge ; Jésus est son fils unique comme Il est le Fils unique de Dieu - (23.10 et le dimanche après Noël) ; et Jacques, fils de Zébédée et frère de st Jean (30.4). Le Jacques de ce jour est le premier évêque de Jérusalem et l’auteur d’une Lettre où il dit que la vraie religion est la manifestation de la miséricorde de Dieu autour de nous.

Dimanche 16 octobre 2005

Dimanche 16 octobre 2005, 21ème de Pentecôte, mémoire des saints Pères du VIIème concile œcuménique, apparition de l’archange Michel au mont Tombe

Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Tu es descendu des hauteurs,/ ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours,+ afin de nous délivrer de nos passions,/ ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu,+ qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux,/ et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi.// Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau,/ Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;// Eve danse de joie en ta Résurrection+ et les confins de la terre/ célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//  Gloire…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi.// Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation,/ elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi.//    Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokiména du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand ! et des Pères en ton 8 : Réjouissez-vous dans le Seigneur,+ exultez, ô justes,/ glorifiez-vous en lui, vous tous qui avez le cœur droit ! // V/ : Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et dont les péchés ont été couverts !

Epître du jour et des saints Pères : Galates 2, 16-20 et Tite 3, 8-15
Frères, nous savons que l’être humain est reconnu juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ, non parce qu’il accomplit ce qu’ordonne la Loi donnée à Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette Loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la Loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres du bien. Car cela est bon et utile aux humains. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous : Amen !

Alléluia du ton 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes ! et des saints Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il a appelé la terre, de l’Orient à l’Occident. - Rassemblez devant lui ses saints, qui scellèrent son testament par des sacrifices.

Evangile du jour et des saints Pères : Luc 8, 5-15 et Jean 17, 1-13
En ce temps-là Jésus dit la parabole suivante.
« Un homme sortit pour semer du grain. Tandis qu’il répandait la semence dans son champ, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! » Les disciples de Jésus lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Jésus leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles afin qu’ils puissent regarder, mais sans voir ; qu’ils puissent entendre, mais sans comprendre.
Voici ce que signifie cette parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »
En ce temps-là (ayant parlé de sa victoire sur le monde), Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que Tu lui as donné, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que J’avais auprès de toi avant que le monde ne fût.
J’ai manifesté ton Nom aux humains que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, Tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, que les paroles que Je leur ai données sont celles que Tu m’as données. Ils les ont reçues, ils ont véritablement connu que Je suis sorti de toi, et ils ont cru que Tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi, et J’ai été glorifié en eux. Désormais Je ne suis plus dans le monde ; eux restent dans le monde, tandis que Moi Je vais à toi. Père saint, garde-les en ton Nom que Tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Lorsque J’étais avec eux, Je les gardais en ton Nom que Tu m’as donné ; Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, en sorte que l’Ecriture fût accomplie. Maintenant Je vais à toi et Je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude !

Chant de communion du dimanche : Louez le Seigneur des cieux ! Louez-le dans les lieux très hauts ! Alléluia ! et des Pères en ton 8 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : l’unité, l’unicité et l’universalité de la Foi exprimées par les Conciles œcuméniques
1. Plusieurs fois par an l’Eglise fait mémoire des Pères des Conciles œcuméniques, parce que l’unanimité dans la Foi est la manifestation du saint Esprit présent dans l’Eglise, Corps du Christ. Ce « consensus des Pères » est une conquête sur les fragiles opinions humaines, et l’accès à l’unité du Père, du Fils et du saint Esprit : l’unité divine est une unité consensuelle.
2. La paternité dans l’Eglise est un charisme qui vient du Père par le Fils dans l’Esprit. Nous commençons et terminons les offices par cette prière : « Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus Christ notre Dieu aie pitié de nous et sauve-nous ! Amen ! » La connaissance parfaite de la Vérité, c’est-à-dire du Fils, Image parfaite du Père, dépend d’un engendrement. Les saints Pères sont appelés ainsi parce qu’ils appellent sur nous l’Esprit du Père céleste qui fait de nous des fils et des filles dans le Fils. Les saints Pères, en transmettant comme une semence la vraie foi et la grâce du saint Esprit, ont exercé le ministère de la paternité dans l’Eglise. Aussi continuons-nous à prier sans cesse nos Pères en Dieu !

Dimanche 9 octobre 2005

Dimanche 9 octobre 2005, 20ème de Pentecôte, 3ème après la Croix, mémoire du saint apôtre Jacques, fils d’Alphée, et des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthère de Paris

Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, Tu as détruit la mort ;/ Tu as ouvert au larron le Paradis.// Tu as changé en joie le deuil des saintes femmes+ et Tu as donné l’ordre à tes apôtres de proclamer que Tu es ressuscité, ô Christ Dieu,/ pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire (s) de l’église

Tropaire de saint Jacques en ton 4 :
En ton âme ayant reçu par le souffle des langues de feu+ comme apôtre divin, illustre Jacques, la grâce de l’Esprit,/ sur le monde tu brillas comme l’astre du matin ;// tu dissipas avec les idoles la nuit des multiples divinités ;/ pour nos âmes désormais prie sans cesse le Seigneur !//

Kondakion de saint Jacques en ton 2 :
Comme un astre brillant sur l’entière création+ acclamons dans nos hymnes l’apôtre divin, saint Jacques,/ le témoin oculaire du Christ ;// et célébrons sa fête en ce jour,/ car il intercède sans cesse pour nous tous.//

Kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 7 : Désormais la force de la mort+ est impuissante à retenir les mortels,/ car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort.// L’Enfer est enchaîné,/ les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi:/ venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du dimanche en ton 7 ( Ps 28, 11 et 1, trad. des Septante):
Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
- Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Epître : Galates 1, 11-19 – usage roumain, notre traduction (saint Jacques : 1 Corinthiens 4, 9-16)
Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.
Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.
Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.

Alléluia du dimanche en ton 7 (Ps 91, 2 et 3, Septante) : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile : Luc 7, 11-16 – notre traduction (saint Jacques :  Luc 10, 16-21)
En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

Catéchèse : La seigneurie de Jésus notre Dieu accessible par ses énergies dans son Eglise
1. Dieu Parole parle (3 fois le verbe « parler », « dire » dans l’év.) ; Il est le Verbe du Père ; Logos créateur avec le Père et l’Esprit, Il manifeste sa puissance divine par ses paroles (logoi) : Il réveille un cadavre et lui donne la parole à son tour ; il guérit sa mère de ses larmes. La foi chrétienne est la foi dans la Parole ou Verbe de Dieu : non le texte écrit, mais la personne (hypostase) divine du Verbe incarné dont l’Ecriture est l’icône scripturaire. Les chrétiens ne sont pas des gens du livre ; ils sont les gens de Dieu le Verbe vénéré dans son Icône, son Evangile, son Eglise (son Corps et son Sang, et tous les sacrements ou « mystères »).
Il parle au cœur de l’être humain : le Père révèle le Fils, le Fils révèle la volonté du Père (le Père a « révélé son Fils en moi », « évangile révélé par Jésus-Christ », dit saint Paul), comment ? Par le saint Esprit ! Le chrétien est celui à qui la Parole en personne parle par l’Esprit. La révélation par le saint Esprit fonde la connaissance de Dieu, théologie mystique. Ne renonçons pas à cette expérience, pour nous et les autres !
2. Dieu le Verbe présent dans son peuple : apôtres, disciples, foule - image de l’Eglise. Penser aux fresques des églises orthodoxes, le Christ en gloire entouré de la multitude des saints. Il est présent au milieu d’Israël comme Dieu souverain (pantocrator) et comme Messie. Il est compatissant pour son peuple (« Il prend en considération » ses souffrances). Insister auprès des enfants sur la compassion divine.
3. Le Verbe agit comme puissance de résurrection : « réveille-toi ! ». Comparer avec le réveil de Lazare. Il y a deux mots en grec : « anastasis », résurrection du Christ lui-même, et ici « egersis », réveil (cf. « egersis tou Lazarou »). Insister sur le réalisme, la vérité historique et évènementielle du texte. L’Evangile n’est pas une légende. Il est l’événement divin qui transfigure l’Histoire. Le Christ est la Résurrection en personne et en marche ! Là est le contenu des sacrements de l’Eglise : la grâce ou énergie vivifiante et déifiante du Verbe.
4. Les saints du jour : Jacques fils d’Alphée ne se confond pas avec le « frère du Seigneur ». Frère de l’évangéliste Matthieu, il faisait tant de miracles qu’on le nommait le « germe divin ». Il mourut en croix comme son Seigneur le Christ Dieu et Homme. Denis, Rustique et Eleuthère furent  martyrs à Lutèce vers 250. Ces saints anciens sont la racine orthodoxe de l’Eglise chrétienne dans notre pays.

Dimanche 2 Octobre 2005

Dimanche 2 octobre 2005, 19ème de Pentecôte, 2ème après la Croix

Tropaire de la Résurrection en ton 6 :
Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats,/ furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ;+ Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire(s) et kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 6:
De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur,/ notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !//

Et maintenant

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du dimanche en ton 6 ( Ps 27, 9 et 1, trad. des Septante):
Seigneur, Sauve ton peuple,/ et bénis ton héritage !//
Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9 (usage roumain)
Frères, s’il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ce qui fait ma fragilité. Dieu, le Père du Seigneur Jésus – que son Nom soit loué pour toujours ! – sait que je ne mens pas. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui était au service du roi Arétas plaça des gardes aux portes de la ville pour m’arrêter. Mais on me fit passer par une fenêtre du mur de la ville et l’on me descendit dans une corbeille, et c’est ainsi que je lui échappai.
Il faut donc que je me vante, bien que cela ne soit pas utile. Mais je vais parler maintenant des visions et des révélations que le Seigneur m’a accordées. Je connais un chrétien qui, il y a quatorze ans, fut enlevé jusqu’au ‘troisième ciel. Je ne sais pas si c’était dans le corps ou hors du corps, Dieu seul le sait. Oui, je sais que cet homme fut enlevé jusqu’au Paradis – encore une fois, je ne sais pas si c’était dans le corps ou sans le corps, Dieu seul le sait : et là, il entendit des paroles qu’il n’est pas possible de répéter et dont il n’est pas permis à un être humain de parler. Je me vanterai de cette personne – mais je ne me vanterai pas de moi-même, sauf pour exprimer tout ce qui montre ma faiblesse. Si je voulais me vanter, je ne serais pas un fou, car je dirais la vérité. Mais j’évite de me vanter, car je ne souhaite pas que quelqu’un ait de moi une opinion supérieure à celle qu’il a d’après ce qu’il me voit faire et m’entend dire.
Cependant, afin que je ne sois pas rempli d’orgueil pour avoir reçu des révélations extraordinaires, il m’a été donné dans la chair une écharde, messagère de Satan pour me gifler et m’empêcher de me surestimer. Trois fois j’ai demandé au Seigneur de l’éloigner de moi. Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, car la puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Je préfère donc de tout mon cœur avoir à me vanter de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ étende sa protection sur moi.

Alléluia du dimanche en ton 6 (Ps 90, 1 et 2, trad. des Septante)
Celui qui demeure sous le secours du très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel.
- Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile : Luc 6, 31-36
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples :
« Ce que vous voulez que les gens fassent, faites-le également pour eux. Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien seulement à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Même les pécheurs en font autant ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez qu’ils vous rendront, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs pour qu’ils leur rendent la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez sans rien espérer recevoir en retour. Vous obtiendrez une grande récompense et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il est secourable pour les ingrats et les méchants. Soyez compatissants comme votre Père est compatissant. »

Catéchèse : nous pouvons connaître Dieu par expérience : l’Inconnaissable se révèle à nous
1. La puissance de Dieu : le tropaire et le kondakion de la Résurrection affirment la victoire du Christ Dieu sur la mort (commenter les qualificatifs : « Ressuscité d’entre les morts », « Seigneur Source-de-vie », « Sauveur »). Rappeler la glorification du Seigneur (Père, Fils et Esprit) comme Souverain, comme Créateur (cf. le Credo, la Genèse, l’anaphore de la divine liturgie). Le Seigneur est Celui qui appelle du néant à l’être. Il accomplit et fait faire des miracles (« aimer ses ennemis » ! pardonner…)
2. La protection de Dieu : reprendre les versets du prokiménon (« sauve ! », « bénis ! », « ne garde pas le silence ! », la prière est souvent un appel à l’aide fondé sur la foi en la protection divine) ; de l’alléluia (« secours du très Haut », « protection du Dieu du ciel », « soutien », « refuge », « espérance ») ; de l’Evangile : Dieu est un « Père secourable » pour tous sans distinction et « compatissant ». L’enfant, l’adulte, peut faire l’expérience de cette aide au quotidien, l’amitié divine.
3. Nous connaissons le Seigneur dans sa manifestation. Forts, en bonne santé, riches, etc., nous ne le connaîtrons pas : nous nous suffisons à nous-mêmes. Cela n’a pas d’intérêt, car le but de la vie créée est de connaître le Créateur et de s’épanouir dans cette union à sa Personne miséricordieuse. Donc, la faiblesse (maladie, vieillesse, solitude, et finalement, mort) n’est pas une punition, elle est une bénédiction, l’opportunité de rencontrer le Seigneur comme Sauveur, Illuminateur de notre intelligence, Inspirateur de notre amour, Vie de notre vie, etc. Notre faiblesse (vide, néant.) peut trouver un contenu : la grâce (charis) ou énergie de Dieu. Paul (épître) parle de son expérience. Le Christ Dieu (évangile) propose une expérience. Faisons donc l’expérience ! Le Royaume de Dieu se définit, non par le devoir mais par le pouvoir : en ce qu’il y a de plus faible et de plus désespéré, Il trouve l’occasion de se déployer avec toute sa puissance, de « régner » et de « se glorifier en nous ».
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