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Dimanche 1er janvier 2006

Dimanche 1er janvier 2006,
circoncision de notre Seigneur Jésus Christ, et mémoire de saint Basile le Grand – ton 3

Antienne 1, en ton 3 :
Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Chantez-lui des psaumes et des cantiques ; racontez toutes ses merveilles ! R.
Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient. R. Gloire… et maintenant… R

Antienne 2, en ton 3 :
Que les cieux se réjouissent ! Que la terre tressaille de joie !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, circoncis en ta chair. Nous te chantons : Alléluia !
Chantez à notre Dieu, psalmodiez pour son Nom, frayez un chemin à celui qui monte au-dessus du couchant. R.
De Sion resplendit l’éclat de sa beauté : Dieu viendra se manifester ; notre Dieu ne va pas garder le silence. R.
Notre Dieu est au ciel et sur la terre ; tout ce qui lui plaît, Il l’accomplit. R.
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3, en ton 1 :
Ta miséricorde, Seigneur, à jamais je la chante !
Refrain : Sans changement, Tu assumas l’humaine condition, étant Dieu pas nature, Seigneur compatissant ! Pour accomplir le précepte de la Loi, Tu as voulu subir la circoncision de la chair, afin de dissiper les ténèbres et d’arracher le voile où s’enveloppent nos passions. Gloire à ton immense bonté ! Gloire à ta miséricorde, ô Verbe de Dieu ! Gloire à l’ineffable tendresse qui t’a fait descendre jusqu’à nous !
D’âge en âge ma bouche annonce ta fidélité. R.
Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité. R. Gloire… et maintenant… R.

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les Célestes soient en liesse !+ Que les terrestres se réjouissent !+ Car le Seigneur a établi son Règne par son Bras,/ terrassant la mort par la mort, Lui le Premier-Né d’entre les morts.// Il nous libère du ventre de l’enfer,/ et offre au monde la grande miséricorde.//

Tropaire de la Circoncision : Sans changement, Tu assumas l’humaine condition…

Tropaire de saint Basile en ton 1 : Par toute la terre ton message s’est répandu et ta parole fut reçue dans tout l’univers. Par elle tu as enseigné les divines vérités, expliqué la nature des êtres et redressé la conduite des humains. Père saint, pontife au nom royal, prie le Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes ! Gloire au Père…

Kondakion de saint Basile en ton 4 : Pour l’Eglise tu t’es montré comme inébranlable fondement, faisant part à tout mortel de l’insondable Seigneurie, et la marquant du sceau de tes enseignements, vénérable Basile, révélateur du ciel !  Et maintenant…

Kondakion de la Circoncision en ton 3 : Le Seigneur de l’univers daigne subir la circoncision, et retranche, dans sa bonté, les fautes qui couvraient l’humanité : en ce jour Il donne au monde le salut. Au plus haut des cieux se réjouit le pontife du Créateur, l’Initiateur des divins mystères, saint Basile le Grand, qui porte la lumière du Christ notre Dieu.

Prokimenon du dimanche avant l’Epiphanie, en ton 6 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! V : Vers toi, Seigneur, je crie ! Mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

et de saint Basile en ton 1 : Ma bouche va faire entendre la sagesse, et mon cœur médite de prudents avis. V : Ecoutez ceci, toutes les nations : prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers !

Epître : Colossiens 2, 8-12 et Hébreux 13, 17-21
Frères, prenez garde que personne ne vous séduise par les vains arguments d’une philosophie qui suit la tradition des humains, selon les principes de ce monde, et non selon le Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité, et en lui vous avez part à cette plénitude, puisqu’ étant la tête Il est au-dessus de toute puissance et de toute principauté. En lui, vous avez été circoncis, non d’une circoncision humaine, mais de la circoncision du Christ, dépouillement de notre être charnel et soumis au péché. Ensevelis avec lui par le baptême, vous en êtes sortis ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la puissance de Dieu qui l’a fait surgir d’entre les morts. Frères, obéissez à vos chefs spirituels et soyez-leur soumis. En effet, ils veillent constamment sur vos âmes, puisqu’ils devront en rendre compte à Dieu. Si vous leur obéissez, ils accompliront leur tâche avec joie ; sinon, ils l’accompliront avec tristesse, ce qui ne vous serait d’aucun profit. Continuez à prier pour nous. Nous sommes certains que nous avons une bonne conscience, car nous désirons bien nous conduire en toute occasion. Je vous demande très particulièrement de prier pour que Dieu me permette de retourner plus vite auprès de vous. Le Dieu de paix a ramené d’entre les morts notre Seigneur Jésus Christ, le grand pasteur des brebis, dont le sacrifice sanglant garantit l’alliance éternelle. Qu’Il vous rende capables de pratiquer tout ce qui est bien pour accomplir sa volonté ; qu’Il réalise en nous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, à qui soit la gloire dans les siècles des siècles : Amen !

Alléluia en ton 8 :  Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse ! Qu’Il fasse luire sur nous sa face, et qu’Il ait pitié de nous !  - Pasteur d’Israël, sois attentif, toi qui mènes Joseph comme une brebis !

Evangile : Luc 2, 20-21 et 40-52 (notre traduction)
En ce temps-là, les bergers s’en retournèrent, glorifiant et célébrant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. Quand arriva le huitième jour, celui de le circoncire, Il fut appelé de son Nom : Jésus, dont l’ange l’avait appelé avant sa conception. L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de Pâques. Quand Il eut douze ans, comme ils y étaient montés suivant la coutume de la fête, et qu’à la fin du séjour ils s’en retournaient, Jésus enfant resta à Jérusalem, et ses parents ne le surent pas. Pensant qu’Il était dans le groupe de voyageurs, ils firent une journée de route, puis le cherchèrent parmi leurs parents et leurs connaissances. Ils ne le trouvèrent pas et retournèrent à Jérusalem en le cherchant. Voilà qu’au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger. Tous ceux qui l’écoutaient s’extasiaient de son intelligence et de ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-Tu agi ainsi avec nous ? Vois, ton père et moi, nous te cherchons avec angoisse. » Il leur dit : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que J’ai à être chez mon Père ? » Mais eux ne comprirent pas la parole qu’Il leur disait. Puis Il descendit avec eux pour aller à Nazareth ; Il leur était soumis ; et sa mère conservait toutes les paroles dans son cœur. Et Jésus progressait en sagesse et en âge, agréable à Dieu et aux humains.

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la créature, ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine. Temple sanctifié, Paradis raisonnable, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la créature : gloire à toi !

Koinonikon du dimanche : Louez le Seigneur… et du saint en ton 3 : En mémoire éternelle sera le juste ; il ne craindra pas l’annonce du malheur : Alléluia !
Au lieu de « nous avons vu la vraie lumière », le tropaire de la Circoncision.

Catéchèse : divinité (sagesse divine de celui qui se réclame du Père céleste) et humanité (circoncision, enfance, croissance, soumission aux parents) véritables de Jésus, personne (hypostase) divine du Verbe. Expliquer l’avertissement de saint Paul : suivre (nos « chefs spirituels ») la tradition de Jésus Christ, non la sagesse du monde. Se dépouiller des pensées inutiles pour accéder à cette connaissance (cf. la théologie des saints Pères).

Noël pour les enfants

Une fête pour les enfants aura lieu lundi 26 décembre au siège de la métropole à Limours en présence de Monseigneur Joseph. La liturgie à 10 h 30 sera suivie d'une agape.

              Venez nombreux !!

Lettre pastorale pour la solennité de la nativité du seigneur

Le Christ – notre Frère

« … car dans la cité de David vous est aujourd’hui né
un Sauveur, qui est le Christ Seigneur » (Luc 2, 11)

Révérend Père,
Bien aimés fidèles,

Rendons gloire à Dieu car voici, après 40 jours de jeûne, cette année encore nous atteignons de nouveau la joie de la solennité de la Nativité du Seigneur. Le jeûne préalable a été, et est, pour les chrétiens une préparation bénie: il nous ouvre les yeux, non seulement sur le monde dans lequel nous vivons actuellement et dans lequel le Christ vient s’incarner, mais également sur le fait que ce monde passe. Nous ne devons pas avoir peur que le monde passe, car c’est pour cela que le Christ s’incarne, vient à notre rencontre, et se fait Enfant aujourd’hui pour nous sauver de la mort. „N’ayez pas peur!- dit l’ange aux bergers – car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, qui fera la grande joie de tout le peuple; car dans la cité de David vous est né en ce jour un Sauveur, qui est le Christ Seigneur” (Luc 2, 10-11). Pendant toute la durée du jeûne de Noël nous apprenons à connaître le Sauveur surtout comme „Celui qui vient, qui veut être avec nous”. Le prophète Isaïe nous révèle le nom de celui qui va naître de la Vierge, à savoir Emmanuel, qui veut dire „Dieu est avec nous” (Isaïe 7, 14). Le Nom exprime même la réalité de l’Incarnation du Verbe, la Parole, de Dieu, qui devient l’un d’entre les humains, qui „... a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire” (Jn.1, 14). Nous ne sommes ni seuls ni abandonnés à notre impuissance humaine à dépasser les limites de ce monde et de cette vie. „Dieu est avec nous”! Nous avons vécu cette vérité de façon plus intense pendant le jeûne de Noël, temps de préparation que l’Eglise nous propose pendant toute la durée des 40 jours. Aujourd’hui nous accueillons le Christ Enfant parmi nous et à l’intérieur de notre coeur grâce à la Foi que Dieu Lui-même a semée en nous par son Esprit saint. C’est l’Esprit qui fortifie en nous „l’être humain intérieur, pour que le Christ puisse habiter dans nos coeurs par la Foi”, que nous soyons enracinés et fondés dans l’amour du Christ, qui est au-dessus de la connaissance, et que nous soyons comblés de „toute la plénitude de Dieu” (Ep.3, 16-19).

Bien aimés fidèles,

Au cours de l’année qui se termine dans quelques jours, le monde entier est passé par de nombreuses et graves épreuves. Des centaines de milliers d’êtres humains sont morts, d’autres centaines de milliers sont restés sans maison, sans un lieu où travailler, ou malades pour le reste de leurs jours. Beaucoup d’entre vous avez été miséricordieux à l’égard de nos semblables souffrants et éprouvés, ceux de la lointaine Asie, ceux d’Amérique, ceux de l’Europe prise par la sécheresse ou les inondations. Vous avez été miséricordieux pour ceux de Roumanie, qui ont souffert et qui souffrent encore par milliers des dégats des eaux. Combien de souffrance sur la face de la terre pendant seulement une année! Mais nous avons tous vu et senti quelle miséricorde et quelle bienveillance existent du côté des humains dans le monde entier!

Et si nous, faibles et pécheurs, nous savons être miséricordieux et proches de ceux qui souffrent en leur corps et en leur âme, combien plus Dieu – notre Père céleste – est avec nous, nous qui sommes à son image et à sa ressemblance, nous qu’Il a adoptés par la venue sur terre de son Fils! Le saint évangéliste Jean nous dit: „Et à tous ceux qui l’ont reçu (le Christ), qui croient en son Nom, Il a donné le pouvoir de devenir fils de Dieu...” (Jn.1, 12). „Voyez quel genre d’amour nous a donné le Père, pour que nous nous appelions fils de Dieu...” (1 Jn.3, 1). N’oublions pas combien Dieu aime le monde! La solennité de la Nativité du Christ est le témoignage vivant de l’amour divin. „Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en lui, au lieu de se perdre, trouvent la vie éternelle” (Jn.3, 16). Le Christ, non seulement nous aime, mais nous appelle à l’amour entre nous les humains, à la miséricorde et à la fraternité. Depuis son Incarnation, ceci n’est plus une sorte d’appel extérieur, venu d’un dieu qui serait loin de nous, dans un univers inconnu et pour nous inaccessible. C’est un appel de l’intérieur de notre nature que le Fils de Dieu prend de la Vierge Marie et par laquelle Il vit notre humanité, afin que nous puissions vivre sa divinité par grâce. Le Christ devient notre Frère. „Car Celui qui sanctifie et ceux qui se sanctifient ont tous le même et unique Père; aussi ne rougit-Il pas de les appeler frères” (Héb.2, 11).

Voilà le grand mystère auquel nous appelle le Christ en ce jour: devenir ses frères, comme Il s’est fait notre Frère. Il nous appelle à vivre la fraternité avec ceux qui sont à côté de nous, avec ceux qui sont dans le besoin et dans le dénuement spirituel ou matériel, humiliés et méprisés, avec notre prochain auquel le Christ s’identifie. „...En vérité Je vous le dis, ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait” (Mt.25, 40).

Bien aimés fidèles,

J’aurais voulu confier à votre âme encore une réalité liée la vie de l’Esprit saint. Nous recevons beaucoup de nourriture et beaucoup de grâce des saintes Ecritures. Toute notre vie chrétienne est fondée sur le saint Evangile que le Christ Seigneur nous a laissé comme saint héritage par l’intermédiaire des saints disciples et apôtres. C’est pourquoi je vous engage à lire la Parole de Dieu dans vos maisons, avec piété et prière: elle sera une nourriture et un guide dans la vie pleine de troubles et d’épreuves que vous avez, et vous comprendrez ainsi que vous n’êtes pas seuls. Veillez également à l’âme de vos enfants: qu’ils soient eux aussi nourris des aliments divins, de la Parole de Dieu, et fortifiés pour la vie qui les attend plus tard.

Aujourd’hui que, avec les anges, nous chantons „Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre, bienveillance parmi les humains”, je rends grâce moi aussi à Dieu, et je vous remercie pour la bienveillance avec laquelle vous avez aidé nos frères de Roumanie qui souffrent des suites des inondations, par la collecte que nous avons faite dans nos paroisses. Quelques familles de la province de Galati vont habiter des maisons neuves, contruites de fond en comble par vos soins et grâce à votre contribution: elles profiteront maintenant de Noël parce que nous, d’ici et de loin, nous n’avons pas oublié leurs souffrances.

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes et un an nouveau béni, joie spirituelle et accomplissement de vos voeux. Que la volonté de Dieu vous accompagne sur tous les chemins de la vie!

                                                                       + le métropolite Joseph

Nativité du Seigneur – année 2005.

vvv

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Dimanche 25 décembre

Dimanche 25 décembre 2005, naissance humaine de Jésus Christ le Fils unique de Dieu

La Fête remplace tout ce qui est propre au dimanche. Début habituel, litanie de paix, et ce qui suit.

Antienne 1 en ton occurrent, ton 2 : Seigneur, je te rends grâce de tout mon cœur, dans le cercle des justes et dans l’assemblée ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Grandes sont les œuvres du Seigneur : elles sont dignes d’étude et d’amour ! R
Faste et splendeur, son ouvrage ! Sa justice demeure pour toujours ! R
Il déclare pour toujours son alliance, saint et redoutable est son Nom ! R
Gloire… et maintenant… R

Antienne 2 en ton occurrent, ton 2 : Bienheureux qui craint le Seigneur, qui se plaît à ses préceptes !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Opulence et bien-être en sa maison, sa justice demeure à jamais. R
Il se lève en la ténèbre, Lumière des cœurs droits ! R
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 4 :Oracle du Seigneur mon Maître : Siège à ma droite, de tes ennemis Je ferai l’escabeau de tes pieds. Refrain : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi !
De Sion le Seigneur étendra ton sceptre de puissance : domine au cœur de l’ennemi ! Refrain.
A toi la royauté au jour de ta naissance, dans la splendeur, la sainteté ! Refrain.
Gloire… et maintenant… Refrain.

Isodikon (chant d’entrée) : Avant l’aurore, Je t’ai fait naître de mon sein. Le Seigneur l’a juré et Il ne se dédiera pas : Tu es pontife à jamais selon l’ordre de Melchisédech ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !

Tropaire en ton 4 : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi ! ( trois fois)

Gloire… et maintenant…

Kondakion en ton 3 : La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible! Les anges et les pasteurs le louent, et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous, Enfant nouvelet, Dieu pré éternel !

Au lieu du trisagion : Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ : Alléluia !

Prokimenon en ton 8 (Ps. 65, 4 et 1) :
Toute la terre se prosternera devant toi : elle te chantera des psaumes ! Elle chantera des psaumes pour ton Nom, Très-Haut ! V : Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Chantez un psaume pour son Nom ! Célébrez la louange de sa gloire !

Epître : Galates 4, 4-7
Frères, lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sous la Loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la Loi et pour que nous recevions la filiation divine. Vous êtes donc des fils : Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils ; Il crie : Abba ! Père ! Aussi es-tu, non plus esclave, mais fils ; et, si tu es fils, tu es également héritier par l’œuvre de Dieu.

Alléluia en ton 1 (Ps. 18, 2 et 3) :
Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ! V : Le jour au jour proclame la Parole, et la nuit à la nuit en transmet la connaissance.

Evangile : Matthieu 2, 1-12
En ce temps-là, Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage ». A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Christ, le Messie, devait naître. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c’est ce qui est écrit par le prophète : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petits des chefs lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple ». Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’étoile apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille lui rendre hommage ». Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’étoile, qu’ils avaient vu à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’elle vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

Mégalynaire en ton 1 : Magnifie, ô mon âme, celle qui est plus glorieuse et plus vénérable que toutes les puissances des cieux ! Je vois un mystère étonnant qui dépasse l’entendement : une grotte est devenue le ciel et la Vierge remplace le trône des chérubins ; la crèche est la demeure où repose le Christ, notre Dieu infini que nous chantons et magnifions !

Koinonikon (Ps.110) en ton occurrent : Il a envoyé la rédemption à son peuple ; Il a établi pour l’éternité son testament : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.

Catéchèse : niveaux de lecture.

Sens littéral : historicité de la naissance de Jésus (date, lieu, personnages historiques).

Sens théologique : Jésus, « le roi des Juifs » ou « des Judéens » ; roi des nations (les mages) ; sa triple dignité (l’or : la royauté ; l’encens : le sacerdoce ; la myrrhe prophétise la résurrection universelle).

Sens mystique : Bethléem, ville de David, est la « maison du pain », figure de l’Eglise ; le Christ est dans la crèche comme l’Agneau sur la patène (cf. rite de la proscomidie ou prothèse). La grotte est aussi le sein virginal et le cœur humain où habite Jésus en son Nom. Les personnages figurent les puissances de l’âme converties vers le cœur auquel s’unit l’intelligence. La lumière est celle de l’Esprit qui irradie les énergies divines.

                                             Semaine avant Noël


Tous les jours:

  • matines de 7 h 00 à 8 h 30 (vendredi, heures royales) ;
  • vêpres à 19 h 00, à partir de samedi 17, avec le nom divin correspondant (Sagesse, Adonay, Rejeton de Jessé, Clef de David, Orient, Roi des nations, Emmanuel, Jésus).

Tous les jours:

  • 18 h 00: permanence des prêtres pour la confession ( suivie des vêpres )

Mercredi:

  • 19 h 00: service de l’Onction ( suivi des vêpres )

Nuit de Noël :

  • samedi 24 de 20 h 00 à 22 h 30: vêpres (8 belles lectures) + matines ;
  • de 22 h 30  à 0 h 00 : divine liturgie du jour (selon saint Basile).

Dimanche 25 : aucun office.

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                                                    Semaine après Noël

Tous les jours: matines à 7 h 00.

Mercredi 28: divine liturgie à 19 h 00.

Samedi 31:

  • 19 h 00-20 h 30, vigiles avec bénédiction de l’an nouveau ;
  • 20 h 30-22 h 00 : divine liturgie du jour.
  • Agape pour ceux qui n’auraient rien prévu (chacun apportant quelque chose) chez le diacre Claude et Odile Delangle

Dimanche 1er janvier 2006 : aucun office.

                                               ---------------------------------------------------------

                                                     Première semaine de janvier

On reprend le cours habituel de la célébration. La fête de la Théophanie (Epiphanie) sera jeudi 5 janvier au soir à 19 h 00 (vêpres et divine liturgie selon st Basile).

Samedi 7 janvier:

  • vêpres,
  • office de la prière du cœur (1er samedi du mois)

Dimanche 8 janvier:

  • la divine liturgie,
  • bénédiction de la Seine,
  • agape (pique nique) salle de l’aumônerie à la Celle-saint-Cloud,
  • de 14 h 30 à 16 h 30, catéchèse ayant pour thème:

             "Comment vivons-nous la foi chrétienne dans le monde aujourd’hui ? "

Conférence de l'archevêque Joseph

L'archevêque JOSEPH  (Métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale) donne une conférence

                                     vendredi 16 décembre à 20 h 00

en la paroisse Saint-Séraphim-de-Sarov (91, rue Lecourbe 75015 Paris, M° Volontaires ou Sèvres-Lecourbe)

sur le thème:
                                         " EGLISE  ET  MISSION "

Dimanche 18 décembre 2005

Dimanche 18 décembre 2005, dimanche de la généalogie

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs,+ et ton corps très pur gardé par les soldats,/ Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde.// C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Tropaire des Pères dans la Foi, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la Foi !+ Les trois jeunes gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ;/ et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau.// Par leurs prières/ sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu !//   Gloire…

Kondakion des Pères dans la Foi, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux,+ vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme,/ mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié.// Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant,+ vous avez invoqué le vrai Dieu:/ « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »//  Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//

Prokimenon du ton 4 (Daniel 3, 26) : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Hébreux 11, 9-10, 32-40:

Frères, c'est par la foi qu'Abraham vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur.

Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, tirèrent force de leurs faiblesses, furent vaillants au combat, mirent en fuite des armées étrangères. Par la foi, certains ont ressuscité pour des femmes qui recouvrèrent leur enfant mort; d'autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection; d'autres subirent les moqueries et les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée. Ou bien ils durent aller çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les trous de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue un état meilleur pour nous, afin qu'ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

Alléluia des Pères en ton 4 (Ps 43, 2 et 8) : O Dieu, nous avons entendu de nos oreilles et nos pères nous ont raconté l’oeuvre que Tu fis de leur temps, aux jours d’autrefois. – (Ps 33, 18) : Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés, et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations.

Evangile: Matthieu 1,1-25 (notre traduction):

Livre de l’origine de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham. Abraham engendra Isaac; Isaac engendra Jacob; Jacob engendra Juda et ses frères; Juda engendra de Thamar Pharès et Zara; Pharès engendra Esrom; Esrom engendra Aram; Aram engendra Aminadab; Aminadab engendra Naasson; Naasson engendra Salmon; Salmon engendra Boaz de Rahab; Boaz engendra Obed de Ruth; Obed engendra Isaï; Isaï engendra le roi David. David engendra Salomon de la femme d'Urie; Salomon engendra Roboam; Roboam engendra Abia; Abia engendra Asa; Asa engendra Josaphat; Josaphat engendra Joram; Joram engendra Ozias; Ozias engendra Joatham; Joatham engendra Achaz; Achaz engendra Ézéchias; Ézéchias engendra Manassé; Manassé engendra Amon; Amon engendra Josias; Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone. Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel; Salathiel engendra Zorobabel; Zorobabel engendra Abiud; Abiud engendra Éliakim; Éliakim engendra Azor; Azor engendra Sadok; Sadok engendra Achim; Achim engendra Éliud; Éliud engendra Éléazar; Éléazar engendra Matthan; Matthan engendra Jacob; Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, qui est appelé Christ.
Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu'à David, quatorze générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
De Jésus Christ, voici l’origine. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant qu'ils n’aient habité ensemble, elle se trouva enceinte du saint Esprit. Joseph, son époux, qui était un juste et qui ne voulait pas la diffamer, voulut la renvoyer secrètement. Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: « Joseph, fils de David, n’aie pas peur d’accueillir Marie, ton épouse, car ce qui est engendré en elle est du saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu l’appelleras du Nom de Jésus; car c'est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: « Voici que la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera du Nom d'Emmanuel, ce qui s’interprète : Dieu avec nous. » Eveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il accueillit son épouse. Et il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils ; et il appela celui-ci du Nom de Jésus.

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton occurrent.

Catéchèse : le mystère paradisiaque et prophétique de la virginité – transcendance de la personne

1. L’origine humaine (litt. « genèse ») du Christ et son adoption par Joseph : « engendra », à l’actif, passe au passif pour l’engendrement de Jésus par Marie. Il est clair qu’Il est engendré par elle et non par Joseph.
2. Virginité perpétuelle (3 étoiles sur l’icône) de Marie : elle n’a pas d’autres enfants que Jésus, son Fils unique comme Il est le Fils unique du Père ; Il est humainement conçu par Marie et par l’Esprit (cf. Jean 1, 13). Par l’Incarnation, Jésus restaure le mode paradisiaque de la multiplication (cf. st Grégoire de Nysse et st Maxime), antérieur au mode animal de procréation. Il renouvelle l’éros originel, qui s’accomplit en Dieu.
3. Le mystère de la virginité de Marie Génitrice de Dieu fonde l’autonomie de la femme et son statut de personne (annule Gen.3, 16). La virginité (féminine et masculine), du Christ, de Marie, des saints, est le signe de la transcendance de la personne sur la nature. Elle est consacrée dans la vie monastique. Nombreux ceux qui furent persécutés pour avoir voulu garder la virginité, état prophétique, qui relativise l’esprit du monde marqué par la convoitise. Aidons nos enfants à aimer la virginité (TV, pub., lectures, conversations, fréquentations) : elle est un plus ! Parlons-leur de liberté et de souveraineté, c’est à cela qu’ils ont été appelés par le baptême. 

Dimanche 11 décembre 2005

Dimanche 11 décembre 2005, mémoire des saints Ancêtres du Seigneur

Tropaire de la Résurrection en ton 8 :
Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !

Tropaire des saints ancêtres en ton 2 :
Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, par eux Tu épousas d’avance l’Eglise des nations. Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté à cause de l’illustre fruit de leur lignée, qui sans semence t’enfanta. Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, fais que nos âmes reçoivent le salut.

Gloire…

Kondakion des saints ancêtres en ton 6 :
Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »

Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 3 :
La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//

Prokimenon du ton 4 :
Béni soit-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères ! A ton Nom louange et gloire éternellement ! V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Colossiens 1, 12-18
Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la délivrance, le pardon de nos péchés.
Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, puisqu’ Il devait avoir en tout la primauté.
Alléluia du ton 8 (Ps. 98, 6 - Septante) :
Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom !
- Ils en invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile : Luc 14, 16-24
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 8.

Catéchèse : le temps de l’Avent suggère le sens de l’Histoire universelle et personnelle
1. Les ancêtres du Christ (cf. les généalogies de Jésus en Matt.1, 1-4 et Luc 3, 23-38), représentent toute l’humanité et son chemin historique à la redécouverte de la Personne de Dieu. L’Histoire n’est pas absurde. Elle a un sens et un contenu : du premier Adam au Christ (le « second Adam ») ; c’est, après la chute, l’expérience de la souffrance et de la mort, une lente évolution, montant de génération en génération, jusqu’à Marie la Vierge en qui s’incarne Dieu le Verbe, et de qui Il naît humainement : Noël ! La première partie de l’Histoire est orientée vers l’accomplissement de la promesse (Gen.3, 15) du Seigneur à Eve : le Malin sera vaincu par sa Descendance, Jésus, Fils de Dieu et Fils de l’Homme, le Vainqueur de la souffrance et de la mort, qui reviendra en gloire pour régner à jamais.
2. L’avenir historique de l’humanité dans l’évangile de ce jour : la fin de l’Histoire universelle est comparée à une fête dont les pécheurs se priveraient par ingratitude. Cette parabole est un avertissement : la fête risque d’être gâchée par l’indifférence d’enfants gâtés – aucun ne goûtera le banquet ! Elle signifie également que l’Histoire humaine a pour but la réjouissance. L’apôtre Paul en ce jour enseigne : « avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints », à la joie des saints dans l’Esprit. Et le chant de communion : « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! » Le terme de ce temps de l’Avent, c’est bien la joie – ecclésiale, familiale, sociale, la fête de Noël ! Le terme de notre vie, de toute vie, de l’Histoire humaine, est la fête de la rencontre personnelle avec le Seigneur, en son hospitalité divine, pour nous rassasier !
3. L’Eglise est la culture de la joie et de la gratification. Si le Seigneur oblige les plus démunis d’entre nous à venir au banquet, Il ne les forcera pas à se réjouir ! La joie est dans la réponse libre à l’invitation de l’Esprit – « église » veut dire invitation et convocation. Refus de la fête, dégoût ou  manque de goût et d’appétit, caprice, mépris des mets divins, préférence d’autres biens à ceux que nous propose notre Maître, incapacité de se réjouir en Dieu, ingratitude en somme et ignorance du bonheur que nous aurions à répondre à l’appel : ce sont les symptômes de la maladie de l’Homme déchu. Le Médecin de l’âme et du corps diagnostique en ce jour ces subtils retards à la vie dans l’Esprit : tristesse, découragement, bonheur et plaisir sans Dieu, sans la présence bienheureuse de l’Invitant divin. Faire la fête sans lui, la Source de tout bien et de toute grâce, est la grande illusion dont nous avertit le Sauveur aujourd’hui. Par le jeûne, le repentir, la prière et l’aumône, l’Esprit saint veut nous faire savourer la douceur de la Parole de Dieu – « goûtez et voyez combien le Seigneur est bon ! » : c’est Lui qui nous donne la conscience et la reconnaissance des dons du Père !

Visite au musée de la préhistoire de Saint Germain-en-Laye

A l'occasion de la fête de Saint Nicolas, les enfants de la paroisse vont visiter le musée de la préhistoire le dimanche 4 décembre 2005.

Pour nous munir de réponses à l'avance aux questions des enfants, et pour faire de cette visite une expérience enrichissante, Père Marc-Antoine nous invite à réfléchir d'un point de vue chrétien sur la présence des objets exposés et le regard que nous pouvons porter sur l'Histoire et sur la Science.

( Accès au texte: H. Lectures )

Préparation d'une visite au musée de la préhistoire

(du Père Marc-Antoine Costa de Beauregard )

Quelques éléments catéchétiques à l’intention des accompagnateurs
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Généralités
Nos enfants enregistrent à l’école certaines données. Il est utile de leur fournir l’interprétation chrétienne de ces informations. Le rôle de la catéchèse est de construire des ponts entre la foi et ce que les enfants apprennent par les médias ou par l’école.

Les informations transmises par le système éducatif proviennent de disciplines scientifiques. La vérité y est établie par l’observation, par l’expérience répétée et par la confirmation des théories. Toutefois, au 21ème siècle, la connaissance scientifique n’est plus, en général, fondée sur l’idéologie scientiste ou positiviste des précédents siècles, philosophie selon laquelle – en caricaturant – ce qui n’est pas démontré par la raison humaine n’existe pas ; ce qui n’est pas prouvé aujourd’hui le sera demain, et sera seulement reconnu pour vrai une fois cette démonstration effectuée. La raison humaine serait la norme du savoir.

L’élargissement du système de pensée à notre époque permet d’admettre qu’il y a des registres de la réalité qui échappent à la méthode scientifique de connaissance, qui dépassent la raison humaine seule. L’univers et l’être humain ne sont pas rigoureusement adéquats à la raison humaine : ils sont plus grands qu’elle ! Le véritable esprit scientifique est généralement un esprit honnête, exact, conscient des limites à l’intérieur desquelles s’exerce sa compétence, et modeste.

La foi chrétienne rend hommage à tout le travail qu’opère la pensée humaine pour établir une vérité scientifique et, à partir de là, des méthodes et des techniques. Mais elle repose sur la révélation que le Seigneur veut bien, dans sa miséricorde, faire de lui-même, de son monde et de sa créature, l’être humain. L’activité de la raison humaine, et sa coïncidence avec le réel de l’univers, sont l’expression de la profonde rationalité de la création, imprégnée de la raison divine ou Verbe – le Logos, le Fils du Père. Le monde n’est pas absurde, il est l’épiphanie de l’intelligence divine, et les savants sont de ceux qui reconnaissent cette rationalité profonde de tout. Il n’y a donc pas, pour un chrétien, d’incompatibilité à priori de la foi et de la science.

Cependant, la foi chrétienne, nourrie par la révélation divine au sein de la Tradition biblique et ecclésiale, considère les théories et les découvertes scientifiques d’un point de vue critique (non : « de critique » !) : elle sait en effet que l’intelligence humaine, même illuminée par le saint Esprit, et bien qu’elle soit le sceau de l’intelligence divine qui est son image, comporte des limites naturelles. Elle sait également que la connaissance de la vérité n’est pas seulement la détermination d’un objet par un sujet pensant : la connaissance possible à l’être humain relève de l’admission de celui-ci dans les profondeurs de la sagesse divine, et de l’illumination de son intelligence par le saint Esprit. Ceci suppose une condition rigoureuse : que la personne connaissante mette sa foi en Dieu, et qu’existe une vraie relation interpersonnelle entre le croyant et son Seigneur. La connaissance profonde de l’univers et de l’Homme lui-même ne relève pas seulement de la méthode scientifique ; elle dépend de la révélation, et pas de n’importe laquelle : encore une fois, la révélation que Dieu fait de lui-même, de l’univers et de l’être humain dans l’Eglise.

La méthode étant ainsi située, nous ne voulons pas mettre nos enfants en difficulté par rapport au programme scolaire ; et nous entretenons une attitude de gratitude à l’égard de tout ce que les chercheurs découvrent avec l’honnêteté intellectuelle qui les caractérise, comme nous remercions le Seigneur d’inspirer l’intelligence et la main des médecins qui nous soignent. Nos enfants, comme nous-mêmes d’ailleurs, ont seulement le besoin de se situer en tant que croyants par rapport aux informations qui leur sont apportées ; ils ont également – et nous aussi – à se situer par rapport à des interprétations qui peuvent être de caractère non plus scientifique mais idéologique. La science est une chose ; la philosophie qui est derrière est quelquefois autre chose. Ainsi la communauté ecclésiale a quelque chose à dire dans le domaine de la vie et de la mort ; elle a à proposer une réponse à la théorie de l’évolution par exemple et, selon la révélation (et selon le bon sens !), elle proposera une autre vision que celle d’un être humain qui ne serait qu’un animal évolué. L’Eglise a une cosmologie, elle a une anthropologie, elle est le lieu théologique unique d’où rayonne la lumière de la sagesse de Dieu, pour bénir et magnifier tout ce que l’être humain trouve et fait de bon, de vrai et de beau.

Quelques idées pour les accompagnateurs au musée de la préhistoire
1. les êtres humains dont la science (paléontologie, préhistoire…) trouve les restes (ossements, objets domestiques, outils, armes, vestiges d’habitat…) sont les êtres humains les plus anciens dont on ait actuellement ce genre de traces. De nouvelles découvertes peuvent venir modifier notre savoir.
2. ces êtres humains ne sont pas les premiers humains. Adam et Eve, selon la Tradition biblique et ecclésiale, ont vécu au Paradis longtemps auparavant. C’était alors une humanité beaucoup plus belle, quoique non parfaite encore, et non transfigurée.
3. l’être humain achevé et transfiguré est reconnaissable dans la personne divine de Jésus Christ. Celui-ci est l’Homme parfait, au terme de l’évolution humaine.
4. les êtres préhistoriques dont nous observons les restes doivent pouvoir être situés après la perte du Paradis. L’humanité déchue connut alors la souffrance, la mort et la violence. Elle trouva ou se fabriqua des outils et des armes. Dans la Bible, cet état de la race humaine est évoqué dans les personnes de Caïn et d’Abel. Mais Adam et Eve s’étaient déjà fabriqué des outils quand, après le péché, ils voulurent se cacher de Dieu (apparition de la culture).
5. l’évolution et l’épanouissement de l’être humain se font dans l’Histoire grâce à l’action continuelle de Dieu, action miséricordieuse et créatrice. L’être humain n’est pas un animal (primate) amélioré. Dieu, après toutes les créatures et tous les animaux, a créé un être spécial, le seul à être « à son image », doué de rationalité et participant à l’Esprit. Dieu conduit cet être exceptionnel, à travers l’expérience du péché, de la déshumanisation passagère (les « premiers hommes » ne sont pas très beaux…, ils semblent des hommes déchus, vivant dans la terreur, comme des animaux) et de la mort, à la ressemblance ave lui-même, Dieu, son Seigneur et son image. Le parcours historique de l’Homme est donc le suivant : vie immortelle en communion avec Dieu au Paradis ; chute, perte du Paradis, expérience de la souffrance et de la mort ; évolution continue à travers la révélation de la personne de Dieu par les prophètes et les sages de tous les temps ; incarnation (hominisation) de Dieu au milieu de l’Histoire dans le sein de Marie la Vierge ; sanctification par le saint Esprit des humains qui croient en Jésus ; résurrection universelle à la fin des temps, réunion des justes de tous les temps au Père céleste par le Christ dans le saint Esprit.
6. la vision biblique et ecclésiale associe des éléments dits mythiques à des éléments dits historiques : en fait le Mythe ou parole sacrée et mystérieuse (souvent symbolique) révèle le sens et le contenu profond de l’Histoire, on n’ opposera donc pas ces deux registres; les éléments dits historiques sont souvent de caractère chronologique et événementiel, et ils ont leur place dans l’interprétation spirituelle (pneumatologique) de l’Histoire. Le Christ, notamment dans l’Evangile selon saint Matthieu, a exprimé une théologie de l’Histoire. La lecture de l’Apocalypse et de certains textes de saint Paul continue cet enseignement. Les dimanches qui précèdent Noël (dimanche des Ancêtres et dimanche de la Généalogie) expriment également cette lecture divine de l’Histoire universelle.

Ces premières réflexions pourraient être l’objet d’un approfondissement : notamment, la notion d’évolution (apparition, mutation et disparition des espèces) est susceptible d’une interprétation théologique. La relation Mythe-Histoire mérite d’être approfondie.

                                                                    Prêtre Marc-Antoine C. de B.