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Dimanche 30 juillet

Dimanche 30 juillet 2006 : 7ème dimanche après la Pentecôte.

Tropaire de la Résurrection en ton 6 :
Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, / furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ;+ Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire(s) et kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 6:
De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur,+ notre Vie, notre Résurrection/ et le Dieu de l’univers !//

Et maintenant

Kondakion de la Transfiguration en ton 7 (usage grec, n. trad.):
Sur la montagne Tu t’es transfiguré, + et selon leur mesure / tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ Dieu ; // afin qu’en te voyant crucifié, + ils voient que ta Passion était consentie, / et proclament au monde que Tu es en vérité le resplendissement du Père.//

Prokiménon du dimanche en ton 6 (Ps 27, 9 et 1, trad. des Septante):
Seigneur, Sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !//
Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : Romains 15, 1-7 (n. trad.)
Frères, nous avons l’obligation, nous les forts, de porter les infirmités des faibles et de ne pas nous faire plaisir à nous-mêmes. Que chacun de nous fasse plaisir au prochain, en vue du bien, pour l’édification. Car le Christ ne s’est pas fait plaisir à lui-même ; mais, il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont retombés sur moi. » Or tout ce qui fut écrit dans le passé a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation tirées des Ecritures, nous possédions l’objet de l’espérance.
Que le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir les uns à l’égard des autres les mêmes dispositions, selon le Christ Jésus, afin que d’un même cœur et d’une seule bouche vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi, soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ fut accueillant pour vous, à la gloire de Dieu.

Alléluia du dimanche en ton 6 (Ps 90, 1 et 2, trad. des Septante)
Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel.
- Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile : Matthieu 9, 27-35 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus était en chemin ; deux aveugles se mirent à le suivre en criant : « Fais-nous miséricorde, Fils de David ! » Jésus arrivé à la maison, les aveugles vinrent à sa rencontre ; Il leur dit : « Avez-vous foi que Je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors Il leur toucha les yeux en disant : « Qu’il vous advienne selon votre foi ! » Et leurs yeux s’ouvrirent. Alors Jésus les avertit : « Veillez à ce que personne ne le sache! » Mais à peine sortis, ils en répandirent la nouvelle dans toute cette terre.
Tandis que Jésus et ses disciples sortaient (du village), on lui présenta un muet possédé: une fois le démon expulsé, le muet se mit à parler ; et les foules étaient émerveillées et disaient : « Jamais il n’y a eu pareille manifestation en Israël ! » Mais les Pharisiens disaient : « C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons ! »
Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’évangile du Royaume et soignant dans le peuple toute maladie et de toute infirmité.

Catéchèse : la vie dans l’Eglise après la Pentecôte – l’unité est à la base, dans la foi vécue
- unité de l’Eglise dans la vie nouvelle selon le Christ et selon l’Esprit (épître) : l’antithèse « forts »/ « faibles » traduit « puissant »/ « impuissant » ; les baptisés ont des « obligations », mais ils ont surtout le « pouvoir » charismatique de faire le bien, la volonté de Dieu (pouvoir reçu au baptême et dans la chrismation) ; la prière consiste à activer ce pouvoir et à le faire fructifier (non à forcer magiquement la volonté divine). L’antithèse « se faire plaisir » (slogan du monde)/« faire plaisir » (refrain de l’Eglise), recouvre l’antithèse amour de soi/amour du prochain. La vie en Christ est la préférence absolue d’autrui à soi : le Christ donne le type de cet amour sacrificiel (supporter les outrages destinés à autrui) ; l’Esprit en donne le pouvoir (capacité, liberté, possibilité, grâce, de prendre sur soi la faiblesse des frères). Le Christ Lui-même (évangile) manifeste un « pouvoir » divin (guérir, illuminer la conscience, révéler le Père). La vie communautaire chrétienne est encore marquée par la réciprocité : chacun faisant plaisir à autrui, tous sont heureux, but de la création du monde, de l’incarnation de Dieu et de l’institution de l’Eglise – que tous communient à la joie divine !
- l’Eglise, lieu où l’on découvre par expérience la « miséricorde » divine, don gratuit (aucun mérite) de la part du Père. Ni la vie, ni la santé ne nous sont dues. Tout est don. Le chrétien ne revendique pas ; il implore (« fais-nous miséricorde ! ») et glorifie la miséricorde (« gloire à ton infinie miséricorde, Seigneur, gloire à toi ! »). Il voit dans la souffrance et la mort des suites de l’erreur humaine. Il ne se révolte pas ; il demande pardon ; il glorifie l’incompréhensible sagesse du Père, qui appelle du non-être à l’être, du mal au bien, de la mort à la vie, de la vie biologique à la vie éternelle.
- les signes physiques de la réalité de l’Esprit (cf. di. dernier) : prenons le saint Evangile à la lettre ; prenons-le ensuite au 2ème degré. Dans le kondakion de la Transfiguration (avant-fête), il y a deux « voir » : le premier est sensible, le deuxième est « pneumatique », selon l’Esprit-Pneuma : la connaissance de Dieu n’est pas une compréhension ; elle est une vision par illumination de la conscience. Les aveugles souffrent d’une faiblesse physique ; mais ils signifient la faiblesse selon l’Esprit, l’ignorance de Dieu par impuissance (encore le thème du pouvoir) à connaître. Le Christ, « resplendissement du Père », ouvre les yeux spirituels par la puissance de l’Esprit. Le contenu de l’Eglise est donc : l’unité de foi ; l’amour fraternel « selon le Christ » ; la découverte qu’on est gracieusement aimé de Dieu ; l’intuition de l’incompréhensible divinité. C’est pourquoi les baptisés sont appelés « illuminés ». Et ils peuvent illuminer à leur tour, « resplendir » de l’amour du Père ! Les saints, à commencer par la Mère de Dieu, pensons également à saint Séraphim, deviennent lumière dans la lumière. Les saintes icônes témoignent de cette lumière immatérielle qui irradiait du Christ transfiguré sur le mont Thabor.

Dimanche 23 juillet

Dimanche 23 juillet 2006 : 6ème dimanche après la Pentecôte.

Mémoire du saint prophète Ezéchiel et de saint Apollinaire de Ravenne

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Tropaires de l’église

Tropaire du saint prophète Ezéchiel en ton 3 : Par inspiration de l’Esprit divin, d’avance tu annonças, Prophète de Dieu, al réalisation des mystères à venir : l’ineffable abnégation du Sauveur et la résurrection de ceux qui depuis les siècles étaient morts. Illustre Ezéchiel, prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du Salut !

Kondakion du saint prophète Ezéchiel en ton 4 : Illuminé par la divine clarté, Ezéchiel, tu reçus le don de prophétie pour d’avance représenter en images ce qui allait advenir : comme Porte infranchissable tu as vu la Vierge dont le Verbe est issu en Pasteur accordant au monde la Rédemption.

Kondakia de l’église.  Gloire… 

Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//  Et maintenant… 

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du ton 5 (Ps 11, 8 et 2):
C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître : Romains 12, 6-14
Frères, selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents les uns des autres. Si c’est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si l’on a reçu un ministère, il faut l’accomplir en servant ; si c’est le don d’enseigner, que l’on s’applique à l’enseignement ; si c’est le don d’exhorter, que l’on se voue à l’exhortation. Que celui qui distribue le fasse avec simplicité ; que celui qui préside y mette tout son soin ; que celui qui vient en aide aux malheureux se montre souriant. Aimez les autres sans hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun regardant les autres comme plus méritants. Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur. Aux jours d’espérance, soyez dans la joie ; au temps de l’épreuve, tenez bon ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’accueillir les hôtes, les étrangers. Bénissez ceux qui vous persécutent : souhaitez-leur du bien, et non du mal.

Alléluia en ton 5 (Ps 88, 2 et 3):
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité !
- Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Matthieu 9, 1-8.
En ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés te sont remis ! » Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : « Cet homme blasphème ! » Mais Jésus, connaissant leurs sentiments, déclara : « Pourquoi ces mauvais sentiments dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et marche ! » Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les foules furent saisies d’admiration et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux humains un tel pouvoir.

Catéchèse : la souveraineté paradoxale de Jésus, le Dieu Homme, dans l’Eglise et dans le monde
1. Le pardon des péchés, signe de la divinité de Jésus : c’est Lui qui exerce ce pouvoir dans son Eglise, dans le sacrement du saint baptême et dans celui de l’absolution, et chaque fois que nous pardonnons.
2. Sa perspicacité : comme Dieu, Il sait tout de nous. Reconnaître son péché dans la confession, c’est reconnaître son omniscience, le glorifier comme Seigneur de notre vie – de nos pensées secrètes, de nos actes secrets. Au dernier Jour, devant le redoutable tribunal de l’amour de Dieu, toutes nos pensées et tous nos actes seront dévoilés : en reconnaissant nos péchés maintenant, nous sollicitons la miséricorde divine avant l’heure, pendant qu’il nous est encore laissé le temps du repentir.
3. Le Christ Dieu a le pouvoir de guérir et l’âme et le corps, et l’exerce dans son Eglise par le sacrement de l’onction que nous pouvons demander souvent à nos prêtres. En tout temps, prions Dieu qui toujours veut faire miséricorde, pour les malades et les souffrants. Voici quelques prières de l’Eglise pour eux, en rapport avec le saint Evangile. (Matt., chapitres 5, 8  et 9, par exemple).
- « Comme Tu fis lever la belle-mère de Pierre de jadis et sauvas le paralytique porté sur son grabat, de même encore maintenant visite, Seigneur compatissant, ton serviteur (ta servante) N…, souffrant dans son âme et dans son corps. Toi seul, Tu as porté les souffrances du genre humain et nous savons que Toi seul, Tu es patient et miséricordieux. Tu es le médecin des âmes et des corps, ô Christ notre Dieu, Toi qui permets les maladies et rétablis la santé, et qui accordes le pardon à ceux qui se repentent de leurs péchés, Toi qui seul possèdes la miséricorde infinie ».
- «Toi qui ne veux pas la mort des pécheurs, mais qu’ils se convertissent et qu’ils vivent, épargne et prends en pitié ton serviteur (ta servante) N…, Dieu de miséricorde ! Chasse les douleurs, éloigne toute souffrance et maladie, étends ta puissante main et, comme jadis la fille de Jaïre, fais qu’il (elle) se lève de son lit de douleur et recouvre la santé, nous t’en prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde ! » Auparavant, lisons toujours avec foi et crainte de Dieu un passage du saint Evangile.
Pour nourrir la prière : le livre de Job, les psaumes 22 (Le Seigneur est mon berger), 26 (Le Seigneur est ma lumière), 67 (Que Dieu se lève et ses enemis se dispersent) et 142 (Seigneur, écoute ma prière).

Pélérinage annuel des orthodoxes

VENERATION  DES  RELIQUES

DE  SAINT  CLOUD

Office d’intercession

Samedi 2 septembre 2006

à 17 heures 15

église Saint-Cloud, 14, place Charles-de-Gaulle

92210 Saint-Cloud

Vous êtes chaleureusement invités à participer à cette prière. Pensez à apporter des noms de vivants (notamment les malades et tous ceux qui souffrent) et de défunts.

Nous vous prions de répandre l’invitation autour de vous,

afin que nous soyons nombreux réunis au Nom du Christ autour de saint Cloud,

un saint très ancien de notre pays.

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Dimanche 16 juillet

Dimanche 16 juillet 2006 : Mémoire des saints Pères du 4ème concile œcuménique (Chalcédoine)

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu,+ qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux,/ et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi.// Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.// Gloire au Père…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi.// Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation,/ elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi.//    Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon du ton 4 (Ps 103, 24 et 1, Septante):
Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié ! et des Pères en ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité !

Epître : Romains 10, 1-10 et Tite 3, 8-15
Frères, le vœu de mon cœur et la prière que j’adresse à Dieu pour les enfants d’Israël, c’est qu’ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais c’est un zèle mal éclairé. Ignorant que la justification vient de Dieu, ils ont cherché à l’établir par leurs propres moyens, sans vouloir se soumettre à la justice selon Dieu. Car la fin de la Loi, c’est le Christ, pour la justification de tout croyant. A propos de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit en effet que « par elle vivra l’être humain qui l’accomplit », tandis que la justice née de la Foi s’exprime ainsi : « Ne dis pas dans ton cœur : Qui montera au ciel ? » c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ ; ou bien : « Qui descendra dans l’abîme ? » à savoir pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc ? « La parole est tout  près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur », et cette parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Si donc tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond du cœur devient juste, et celui dont les lèvres confessent la Foi parvient au salut.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres de bien. Car cela est bon et utile aux hommes. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Arténas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la Foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous ! Amen !

Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité. Et des saints Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il convoque la terre, du levant au couchant. - Rassemblez devant lui tous les saints qui scellèrent par des sacrifices son alliance.

Evangile : Matthieu 8, 28 à 9, 1 et Jean 17, 1-13
En ce temps-là, comme Jésus arrivait au pays des Gadaréniens, deux démoniaques sortant d’un cimetière vinrent à sa rencontre : ils étaient si sauvages que personne n’osait passer par ce chemin. Et voici qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-Tu, Jésus, Fils de Dieu ? Es-Tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or il y avait à quelque distance de là un grand troupeau de porcs en train de paître. Les démons implorèrent Jésus en disant : « Si Tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. » Jésus leur dit : « Allez-y ! » Ils sortirent donc et s’en allèrent dans le troupeau de porcs, et voici que du haut de l’escarpement tout le troupeau se précipita dans le lac, où il périt sous les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en furent en ville raconter toute cette affaire, ainsi que la guérison des possédés. Alors toute la ville se porta au-devant de Jésus et, dès qu’ils le virent, ils le prièrent de quitter leur pays. Et Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité.
En ce temps-là, Jésus, après avoir dit à ses disciples « Courage, J’ai vaincu le monde ! », leva les yeux au ciel, et dit : « Père, l’Heure est arrivée ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, et que, selon le pouvoir que Tu lui as accordé sur toute chair, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as confiés. Ceci est la vie éternelle : qu’ils te connaissent, Toi le seul véritable Dieu et celui que Tu as envoyé en ce monde, Jésus-Christ. Moi, Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Toi, Père, auprès de toi, de la gloire qu’avant que le monde ne fût, J’ai auprès de toi. J’ai manifesté ton Nom aux hommes que, du monde, Tu m’as donnés ; ils étaient à toi et Tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, car Je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçues, et ils ont connu en vérité que Je suis issu de toi et ils ont cru que c’est Toi qui m’as envoyé. Moi, Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et Je suis glorifié en eux.
Et Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; et Moi Je viens à toi. Père saint, garde-les en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Moi Je les gardais en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, et Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que s’accomplît l’Ecriture. Mais, maintenant, Je vais vers toi et Je dis cela dans le monde pour qu’ils aient en plénitude la joie qui est la mienne ! »

Chant de communion du dimanche : Louez …! et des Pères en ton 4 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : l’Eglise confesse la vraie foi (épître) dans son Seigneur le Christ orant (évangile) : Il  exorcise (évangile) le monde pour lui donner dans le saint Esprit sa joie (évangile) par la connaissance de lui-même et de son Père.

Dimanche 9 juillet

Dimanche 9 juillet 2006, 4ème après la Pentecôte

Tropaire (hymne) de la Résurrection en ton 3 :
Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropaires et kondakia de l’église

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion (hymne) de la Résurrection en ton 3 :
Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//

Et maintenant…

Kondakion (hymne) de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon (graduel) du dimanche en ton 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie !

Epître : Romains 6, 18-23
Frères, une fois affranchis du péché, vous êtes entrés au service du bien. Et (j’emploie pour vous une comparaison humaine, adaptée à la faiblesse de la chair) de même qu’on a jadis livré ses membres au service de l’impureté et de la licence pour faire le mal, il faut maintenant les mettre au service du bien pour être sanctifiés. Lorsque vous étiez esclaves du péché, vous n’étiez pas au service du bien. Quel fruit, cependant, recueilliez-vous alors d’actions dont aujourd’hui vous rougissez ? Car leur aboutissement, c’est la mort. Mais à présent qu’affranchis du péché vous êtes entrés au service de Dieu, vous recueillez un fruit qui vous mène à la sainteté et, pour finir, à l’éternelle vie. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.

Alléluia du dimanche en ton 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut !

Evangile : Matthieu 8, 5-13 (n. trad.)
En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion vint à sa rencontre, l’appela à l’aide et lui dit : « Seigneur, mon domestique est couché à la maison ; il est paralysé et souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Moi, Je vais aller le soigner. » Mais le centurion répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit. Mais parle seulement d’une parole et mon domestique sera guéri. Je suis moi-même un être humain soumis à un pouvoir, et j’ai des soldats sous moi. Je dis à celui-ci : « Va ! » et il va ; à l’autre : « Viens ! » et il vient ; et à mon esclave : « Fais ceci ! » et il le fait. » Quand Jésus l’entendit, Il fut dans l’admiration et Il dit à ceux qui le suivaient : « Amen ! Je vous le dis : chez personne en Israël Je n’ai trouvé une telle foi. Je vous le dis : beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux. Mais les fils du Royaume seront jetés dans l’obscurité extérieure : il y aura là des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et à cette heure-là, le domestique fut guéri.

Koinonikon (chant de communion) habituel du dimanche : « Louez… ! »

Catéchèse : le temps après la Pentecôte est consacré au mystère de l’Eglise institué par le Christ
1. Les effets du saint baptême (Epître) : saint Paul oppose la vie avant le baptême - « esclaves du péché », « actions…rougissez », « aboutissement… la mort », « le salaire du péché c’est la mort » – et la vie après le baptême - « affranchis du péché », « entrés au service du bien », « entrés au service de Dieu », « pour être sanctifiés », « fruit qui mène à la sainteté… à la vie éternelle », « le don gratuit de Dieu… la vie éternelle dans le Christ… Seigneur ». C’est une catéchèse adressée à ceux qui ont été baptisés à Pâque, ainsi qu’à tous les baptisés qui espèrent le renouvellement en eux de la grâce du saint baptême par le repentir et l’absolution. Quand nous nous confessons, aidons-nous de cette question : où en suis-je de mon baptême ? Mes pensées, mes paroles et mes actes sont-ils d’un baptisé ? Et « reconnaissons » (c’est le sens de « confesser ») ce qui contredit notre baptême et notre nom de chrétien, afin de retrouver dans l’absolution l’accès au Corps et au Sang du Christ qui nous sanctifient!
2. La seigneurie de Jésus (Evangile) : « Seigneur », au sens faible « Monsieur », nom donné à un supérieur par le centurion (soldat d’une troupe de 100 hommes dans l’armée romaine d’occupation) ; au sens fort : « Dieu » (Adonaï, le Dieu des armées angéliques, Seigneur Sabbaoth). Le soldat compare Jésus à un chef militaire qui commande et est obéi : il croit (= a confiance) qu’Il commande à la souffrance et à la maladie. Il lui reconnaît donc une seigneurie divine. Montrer comment, à partir d’une une épreuve de la vie, on peut « aller à la rencontre » de Jésus et « l’appeler à l’aide » : c’est la prière de demande, qui suppose une relation personnelle avec le Christ Seigneur, et la confiance (=foi) en lui.
3. La foi des païens (Evangile) et l’élargissement d’Israël : le centurion est un non Juif, un soldat romain. L’épisode montre que le Fils de Dieu s’est incarné pour tous les humains (Eglise « apostolique »), et que la foi en lui comme Seigneur fait l’unité de la communauté humaine. Lien avec l’hymne de Siméon à vêpres : « Et maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur, selon ta parole s’en aller en paix, parce que mes yeux ont vu le salut qui vient de toi, Lumière qui doit se révéler à toutes les nations et Gloire de ton peuple Israël ! ». Le centurion représente ces « nations » qui constituent le « nouvel Israël », l’Eglise, scellée par l’unité de foi (non seulement « une », mais « unique »), communauté absolument universelle et totale (sens du mot « catholique »). Que l’Esprit nous donne de vivre par l’Esprit une telle catholicité, plus grande et plus universelle que nos particularismes (ethniques, culturels, sociaux, psychologiques). En ce début du temps de Pentecôte – temps de l’Eglise – soyons conscients qu’il y a beaucoup à faire pour être à la hauteur, ou à la profondeur, de cette réalité divino humaine. Prions : « Seigneur Jésus Christ, par ton Esprit très saint et très bon, donne-nous le sens de ton Eglise ! » Et : « Gloire à toi pour ta sainte Eglise, Seigneur, gloire à toi ! »

Conseil paroissial du 17 mai 2006

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
Doyenné de France
Paroisse  Saint - Germain - et - saint - Cloud
21, rue de Montbuisson 78430 Louveciennes.

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Réunion du Conseil paroissial, mercredi 17 mai 2006

Compte-rendu adressé au métropolite Joseph et aux conseillers paroissiaux ; affiché dans la Paroisse et publié sur le site internet http://www.orthodoxe.typepad.com.

Président de séance : archiprêtre Marc-Antoine Costa
Secrétaire de séance : Laure Chaussin-Baize

Présents : diacre Claude Delangle,  Constance Charbonnier, Yves Coutable, Jean François (secrétaire adjoint), Gérard Langevin (trésorier), Monique Saunier (vice-présidente), sous-diacre Bernard Villier.

Excusés :
Archiprêtre Grégoire Bertrand-Hardy
Prêtre Jean de la Rosa
Prêtre Yves Dulac
Eugène Dumitrescu
Prêtre Yves Colin
Prêtre Laurent Morlet

Après invocation de l’Esprit saint la séance est ouverte à 21H00

1. APPROBATION DU COMPTE RENDU DU CP DU 12 AVRIL 2006

Après relecture, le compte rendu du 12 avril 2006 est adopté à l’unanimité.

2. VIE LITURGIQUE ET INFORMATIONS

La célébration de la divine liturgie du dimanche commence à 10H30. L’absolution, si nécessaire avant la communion, peut avoir lieu la veille ou un autre jour que le dimanche, si possible, surtout si un seul prêtre est présent pour célébrer et pour confesser. Si elle a lieu le dimanche matin (par économie), elle ne doit pas retarder le début de la célébration. A la rigueur, s’il y a plusieurs prêtres, l’un d’eux commencera la Prière pendant que l’autre (toujours par économie) écoute la confession et donne l’absolution (pas au-delà toutefois de la petite Entrée).
En ce qui concerne la consécration au service du sanctuaire, le Conseil attend des évêques des précisions sur les empêchements canoniques ainsi que sur la valeur du mariage unique dans la tradition de l’Eglise.

3. OFFICES ET CELEBRATIONS

Samedi 20 mai, à 18h00 l’office des défunts sera célébré pour la naissance au ciel de Ioan, notre vieil ami roumain.
Le 27 mai 2006, l’assemblée générale statutaire de l’association cultuelle de la Métropole sera organisée à partir de 9h00 à Limours.
Dimanche 28 mai, retour d’Angéla Charbonnier et présentation d’Honorine à l’Eglise.
Samedi 10 Juin, veille de la Pentecôte, l’office traditionnel à cette date pour tous les défunts sera célébré à 18 h.
Dimanche 11 Juin, Matthieu Deloison sera baptisé et son papa Stéphane chrismé.

4. BILAN DE PÂQUES

L’office de matines a débuté plus tard cette année pour commencer avec le coucher du soleil : nous avons eu ainsi une heure de retard par rapport au programme annoncé, et nous prions la Communauté de nous en excuser. Le rythme, jugé trop lent par certains, était dû à la façon nouvelle d’associer les encensements et l’annonce de la Résurrection au chant du chœur : ceci est à travailler pour l’année prochaine. Ce rythme plus lent a toutefois permis d’avoir une écoute différente. Par ailleurs, plusieurs ont vécu le moment du Baiser pascal comme un temps fort, empreint de tendresse et de douceur. Le diacre Claude est félicité pour sa belle lecture de l’Exultet et pour sa première célébration diaconale de la Fête! Les chantres sont chaleureusement remerciés pour leur travail au service de la célébration liturgique. Il faut remercier également ceux qui ont aidé dans le sanctuaire.

Toutes les personnes ayant contribué à fleurir et à préparer le Tombeau, l’ extérieur de l’église et la salle d’agape sont chaleureusement remerciées.

En ce qui concerne l’Agape, il est indiqué que la participation à celle-ci (notamment la participation matérielle en argent ou en plats) a lieu en toute liberté ; nous essayons par ailleurs de préparer les mets traditionnels de Pâques. Chacun est le bienvenu, même s’il pense n’avoir rien à apporter, son offrande ne regarde que le Seigneur et lui-même. Tous sont conviés à la fête, l’Agape, surtout celle de Pâques, est la continuité de la célébration liturgique (cf. Actes des apôtres).

5. TRAVAUX

Le Conseil a approuvé les dessins présentés par Radegonde Galéa pour les futures icônes du Christ et de la Mère de Dieu. Le style retenu est celui qui s’approche de la tradition romane, cohérent avec celui de notre paroisse.

Il est proposé et accepté de rénover notre façade par la pose de nouvelles fenêtres de trois ventaux. Nous devons solliciter de notre propriétaire, la société THETA, qu’il en fasse la demande pour nous auprès du Conseil syndical des Tilleuls/Domaine de Montbuisson. Une lettre, comprenant cette délibération du Conseil paroissial (conseil d’administration de l’Association Cultuelle Orthodoxe) sera adressée à notre propriétaire pour présenter ce projet.

Il a également approuvé le projet d’une bannière portant l’image de nos saints patrons : elle sera portée lors des processions

6. NOS ENFANTS CHERIS

Un long moment est passé pour parler du comportement de nos enfants dans l’église et du rôle des parents, parrains, marraines et de l’ensemble des membres de la communauté, notamment pendant l’office de la sainte liturgie.

Les enfants sont le trésor de notre église, cependant certains perturbent la vie de la paroisse par leur chahut et leur manque de respect de Dieu et des personnes, et semblent perdre leur temps. L’église n’est pas le lieu pour dessiner, courir, chahuter ou se déplacer sans cesse. Ces perturbations sont mauvaises pour notre église et peuvent la détruire, parce que la vie liturgique est la base de la vie de l’Eglise. Ces chahuts, et même les bavardages de certains adultes, ne peuvent être admis dans l’église. Il faudra arrêter la célébration dans ce cas, car la présence de l’esprit Saint ne peut être vécue pleinement dans ces moments d’agitation.

Il faut trouver une pédagogie qui soit adaptée au rythme des petits enfants, et encourager les plus grands à respecter le lieu saint qu’est l’église, à vénérer les icônes et à apprendre à vivre en communauté dans la Paroisse.
Les parents sont invités à sortir avec les enfants quand c’est nécessaire, à arriver plus tard ou à partir plus tôt (après l’Evangile, après la Communion), afin de respecter les forces de ceux-ci. Il est rappelé que les enfants sont présents sous la responsabilité de leurs parents, et ceci à tout moment. Les parrains, marraines, et tout membre de la Communauté, peuvent naturellement prendre le relais. Cependant, lorsqu’un parent vient avec son enfant, il vient pour celui-ci avant de venir pour lui-même, et il doit intervenir si son enfant perturbe la célébration et s’il n’écoute pas ou ne participe pas à la célébration. La célébration est celle de toute l’assemblée, enfants et adultes.
Les adultes sont invités à s’abstenir de discuter entre eux et de parler bruyamment aux enfants pendant l’office.

Il est souligné que la célébration du dimanche matin prend des proportions excessives (fin au moins à 12 h 30 au lieu de 12 h). Quand les enfants sont présents nous devons veiller à agir sur le rythme de la célébration et du chant, ou sur le temps de la prédication. Si nous souhaitons d’eux une meilleure participation ; il faut également que nous tenions compte d’eux. On ne peut leur demander d’être attentifs pendant deux heures.

Rappel des sorties et activités prévues pour les enfants les 3 et 4 Juin
Week-end du 3 et 4 juin avec les enfants de 5 à 12 ans à Bussy – départ de Louveciennes à 14h00 depuis le parking.
Dimanche 4 juin, rendez-vous pour les enfants de 13 ans et plus chez Monique Saunier et rencontre avec les prêtres Yves Dulac et Dan Sàvan (paroisse des Saints-archanges).


7. PREPARATION DE LA FETE PAROISSIALE

L’Evêque pourrait être accueilli par nos enfants, revêtus de leurs plus beaux habits, un bouquet de fleurs à la main. Les enfants pourront lui lire les poèmes qu’ils auront préparés et apporter leur instrument de musique pour jouer un petit morceau de leur composition à l’issue de l’Agape.

La salle de Croissy sera libre à partir de 12H30 le dimanche et une équipe, coordonnée par Louis Charbonnier, s’occupera d’aller la préparer.

Constance Charbonnier et Monique Saunier se chargeront de la coordination de l’Agape.

Il faudra également penser à décorer la salle extérieure.

A l’issue de l’Agape, et après la petite fête préparée par les enfants, nous demanderons à l’Evêque de répondre aux questions et d’échanger avec les paroissiens (questions / réponses). Pendant ce temps, les enfants devront impérativement être sous la responsabilité d’un ou plusieurs adultes.

8. DIVERS

Nous augmentons l’offrande donnée pour les salles qui nous sont prêtées : elle passe de 20 à 40€.
Un spot avec variateur sera placé au plafond pour éclairer les partitions du chœur.
Des veilleuses ont été offertes par nous à la paroisse de Père Julian et Séverine, en Pologne.
Des jeunes Roumains, invités à Louveciennes par l’association du jumelage pour des activités sportives, peuvent être hébergés par des familles de la Commune ou des environs. Les volontaires sont bienvenus, voir affichette.
Nous (P.M.-A. et ceux que cela intéresse) participons à une lecture complète de l’évangile selon saint Marc avec la paroisse catholique romaine de Bougival et les Réformés des environs, voir affichette.
Depuis le 1er mai, la nouvelle adresse de Stéphane Walter est 18 rue du Maréchal-Joffre 10270 Lusigny ; tél. :03 25 41 20 12 et 06 14 27 54 38 ; courriel : stephanerose.wg@wanadoo.fr
La fête de la paroisse des Saints-Apôtres que dessert P. Yves Colin à Reims est fixée au dimanche 2 juillet et sera présidée par l’évêque Marc.

Le prochain conseil paroissial est fixé au Jeudi 29 Juin 2006 à 19h30 à l’église. Nous aimerions qu’il soit suivi d’un petit repas avec les conjoints. L’ordre du jour sera la préparation du calendrier paroissial et de l’assemblée de la Paroisse et de son association cultuelle.

Après un chant à la Mère de Dieu, le Conseil est clos à 23h30.

Le Président de séance                                                     La Secrétaire de séance

Dimanche 2 juillet

Dimanche 2 juillet 2006 : 3° après la Pentecôte. Mémoire du prince confesseur de la vraie foi,

le saint et grand Etienne, Défenseur de la chrétienté

Tropaire de la Résurrection, ton 2 :

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropaire de saint Etienne le Grand en ton 1 :

Défenseur sans peur de la vraie foi et de la patrie Protecteur ancestral,+ grand Fondateur de saints lieux, prince Stéphane,/ prie le Christ Dieu de ne pas nous abandonner dans le besoin et les peines.//

Tropaires de l’église

Kondakia de l’église

Kondakion de saint Etienne le Grand en ton 8 :

Aimant Dieu en vérité, Prince confesseur de la vraie foi Stéphane,+ tu as élevé des églises et des monastères saints ;/ tu as aidé les pauvres et tu as redressé les errants.// Pour tes actions, Dieu t’a donné la sagesse+ et le pouvoir de vaincre les ennemis du Pays et de la foi chrétienne ;/ aussi, pour tes hauts faits, nous t’honorons comme un pieux vainqueur !//

Gloire…

Kondakion de la Résurrection, ton 2 :

Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :

Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : Romains 5, 1-10

Frères, justifiés que nous sommes par la Foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, Qui nous a donné d’avoir accès par la Foi au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre fierté, c’est l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : nous mettons aussi notre fierté dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, la patience une fidélité à toute épreuve, qui à son tour produit l’espérance. Or l’espérance ne déçoit pas, puisque, par l’Esprit saint qu’Il nous a donné, Dieu a répandu son amour dans nos cœurs. En effet, alors que nous étions encore sans cette force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. A peine voudrait-on mourir pour un juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie !

Alléluia en ton 2 :

Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Matthieu 6, 22-33 (n.trad.)

En ce temps-là, le Seigneur dit : « La lampe du corps c’est l’œil ; si ton œil est sans malice, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera obscur. Si la lumière qui est en toi est obscure, quelle obscurité !

Nul ne peut être l’esclave de deux seigneurs : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il restera attaché à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être l’esclave de Dieu et de la richesse.

C’est pourquoi Je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps de ce que vous revêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne récoltent, ni n’entassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas plus importants qu’eux ? Qui de vous, dans son inquiétude, peut allonger sa taille d’une seule coudée ?

Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Regardez les lys des champs, comme ils poussent ; ils ne peinent ni ne filent. Je vous dis que jamais, dans toute sa splendeur, Salomon ne fut vêtu comme un seul d’entre eux. Si donc Dieu vêt ainsi la plante des champs qui se dresse aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-Il pas plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous faites donc pas de soucis en disant : Que mangerons-nous, que boirons-nous, que mettrons-nous ? De tout cela s’inquiètent les nations. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez tout d’abord son royaume et sa justice, et tout cela vous sera accordé. »

Catéchèse : Dieu absolu, Prince de la vie et de toute royauté du monde, Seigneur compatissant

1. La primauté de Dieu, c’est d’abord sa transcendance (Il ne peut être comparé ou mesuré à rien de ce que nous connaissons), sa sainteté (absolument autre). En tout premier lieu (au début de la journée et de toute action) glorifions le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit. Primauté dans l’altérité absolue et indicible…

2. C’est la primauté de son initiative : librement, le Père existe (de façon pour nous incompréhensible), se conçoit dans le Verbe et s’inspire dans l’Esprit, appelle la créature du non-être à l’être, se manifeste par ses « raisons » (logoi) dans la créature, inspire les prophètes et les justes, devient Homme, se livre à la souffrance et à la mort, dépasse la Croix par sa résurrection, se glorifie en Esprit à la droite du Père, envoie sur les croyants ce même Esprit « issu du Père ». Gloire à ton ineffable amour, Seigneur, gloire à toi ! Nous te glorifions pour toi-même ! Convertis-nous de la passion de nous-mêmes à la passion de toi !

3. La sainte insouciance naît de la foi totale en la paternité vigilante et miséricordieuse du Seigneur.

Jeudi 29 juin

                                              

Jeudi 29 juin 2006, Mémoire des saints, glorieux et illustres apôtres, les coryphées Pierre et Paul

Tropaire des apôtres en ton 4 : Princes des apôtres divins et docteurs de l’univers,+ intercédez auprès du Maitre universel pour qu’au monde Il fasse don de la paix/ et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//

Tropaires des saints de l’église puis kondakia des saints de l’église

Gloire… et maintenant…

Kondakion des Apôtres en ton 2 : Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu,+ les coryphées de tes apôtres, Seigneur,/ auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, dans la jouissance de tes biens ;// car Tu as accueilli leurs souffrances et leur mort+ mieux que toute offrande des prémices de la terre,/ Toi qui seul peux lire dans le coeur des humains.//

Prokimenon (graduel) en ton 8 : Par toute la terre a retenti leur message,/ leur parole jusqu’aux limites du monde.// V : Les cieux racontent la gloie de Dieu ; l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

Epître : 2 Corinthiens 11,21-33 ; 12, 1-9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné, j’ai reçu bien plus de coups, plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et si souvent je me suis exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains. Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité. Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia en ton 1 : Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur ! V : Dieu est glorifié dans l’assemblée des saints !

Evangile : Matthieu 16, 13-19
En ce temps-là, arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est aux cieux ! Et moi, Je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux. »

Koinonikon (chant de communion) en ton occurrent:
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu’aux limites du monde, Alléluia !

Catéchèse : la vraie foi, le pouvoir de délier, et le martyre pour le Christ, fondent l’Eglise de Dieu
La Foi dépend de la révélation du saint Esprit (Paul et Pierre) ; la théologie est inspirée : la « chair et le sang » sont les capacités créées (culture, qualifications selon le monde). Pierre n’avait pas d’instruction ; Paul était un rabbin très instruit; pour l’un et pour l’autre, c’est l’Esprit qui initie à la connaissance de la vérité. Pierre, comme Paul, ont été, non évêques mais apôtres (le 1er évêque de Rome est saint Lin) : mais ils représentent le type de tout évêque et de tout fidèle qui confesse la vraie foi, reconnaissant Jésus comme Fils de Dieu et témoignant de la présence de l’Esprit saint dans sa propre conscience.
L’Eglise repose également sur le pouvoir souverain de lier et délier : tout évêque (et tout prêtre par mission épiscopale) mais aussi, peut-on dire, tout baptisé, dispose du pouvoir charismatique de délier : de pardonner les offenses. La « succession apostolique » est la transmission ininterrompue de cette grâce des apôtres aux évêques, par la chirotonie (imposition des mains, ordination) et par le baptême, et d’évêque en évêque jusqu’à notre 21° siècle.
Cette « succession » est également la transmission de la Foi. Le saint baptême et tous les sacrements  nécessitent rigoureusement la Foi en Jésus Christ Fils de Dieu ainsi que le lien ou le déliement apostolique.
La grâce du saint martyre – témoigner du Christ quoi qu’il arrive, (ex. des souffrances endurées par saint Paul pour la Foi, dans l’épître de ce jour) – est transmise également par l’Eglise à travers les siècles.
La primauté dans l’Eglise a plusieurs formes : le Christ, l’Esprit, le Père, la Mère de Dieu, Pierre, Paul, Jean, André, Marie-Madeleine, Parole, Icône – l’évêque, le prêtre, le chef de famille, l’épouse – réfléchissons !

Dimanche 25 juin

Dimanche 25 juin 2006 : 2° après la Pentecôte. Mémoire de tous les saints de la terre roumaine.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

Tropaire de tous les saints de Roumanie en ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles,+ la terre de Roumanie t’offre, Seigneur,/ tous les saints qui sur elle ont resplendi.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde tes fidèles de son Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//

Tropaires de l’église… et kondakia de l’église…  Gloire…

Kondakion de tous les saints de Roumanie en ton 3 : En ce jour, le chœur des saints qui sur la terre de Roumanie furent agréables à Dieu/ se tient parmi nous invisiblement, et prie pour nous.// Avec eux, les anges glorifient le Seigneur ;+ et pour cette fête exultent les autres saints de l’Eglise du Christ,/ intercédant tous ensemble auprès du Dieu antérieur aux siècles.//

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent.//

Prokimenon en ton 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur,/ comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

Epître : Romains 2, 10-16
Frères, gloire, honneur et paix pour toute personne qui fait le bien, pour le Juif d’abord, ensuite pour le Grec. Car les considérations de personnes n’existent par auprès de Dieu. En effet, quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé. Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. Car si les païens, qui n’ont pas la Loi de Moïse, en accomplissent par nature les prescriptions, cela veut dire que, sans la posséder, ils l’incarnent pour eux-mêmes, eux qui montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, comme il résulte du témoignage de leur conscience, ainsi que des jugements de blâme ou d’éloge qui s’affrontent en eux tour à tour. C’est ce qui apparaîtra au jour où, selon l’Evangile que je vous annonce, Dieu jugera tous les secrets des êtres humains, par le Christ Jésus.

Alléluia en ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : Matthieu 4, 18-23
En ce temps-là, comme Il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite et Je vous ferai pêcheurs d’humains ». Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets, et suivirent Jésus. Comme Il continuait à avancer, Jésus vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, dans leur barque avec Zébédée leur père, en train d’arranger leurs filets. Il les appela ; laissant aussitôt leur barque et leur père, ils suivirent Jésus.
Puis, Jésus parcourait toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, Il proclamait l’Evangile, la bonne Nouvelle du Royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

Catéchèse : le 2° dimanche après la Pentecôte, chaque Eglise autocéphale fête ses saints locaux
Sainteté potentielle de tout être humain (les païens, les incroyants) : le sceau de l’image de Dieu et la possibilité de réaliser la ressemblance avec lui sont universels, et demeurent inscrits dès la création dans la nature humaine, en dépit de l’hérédité du péché (souffrance, mort, passions mauvaises). Saint Paul dit ici qu’il n’y a qu’une loi, intérieure au cœur de l’être humain et extérieurement révélée. La révélation de la volonté divine à travers la tradition biblique et ecclésiale est conforme à la nature. Il est donc naturel d’être chrétien. Le baptême est le renouvellement de cette grâce naturelle (exorcisme, purification), la reconfiguration au Christ image selon laquelle nous avons été créés, et le don parfait de l’Esprit pour réaliser la sainteté (divinisation, déification). Les énergies non créées reçues dans l’Esprit activent les bonnes et saines énergies créées, tendant au bien, au beau, et au vrai, qui se trouvent en tout être humain. La « vie en Christ » est la perfection de la vie naturelle, perdue par le péché et retrouvée par la vraie foi.
La sainteté roumaine : chaque peuple honore les justes, les martyrs qui ont témogné de la vraie foi et se sont sanctifiés au cours de son Histoire. L’identité de plusieurs peuples (Russie, Géorgie, Arménie, France, et Roumanie, p. ex.) est une identité chrétienne : la conscience nationale s’est formée avec l’expansion de la foi chrétienne dans le peuple. La sainteté roumaine date des tout premiers siècles de l’Histoire de l’Eglise, à partir de la mission du saint apôtre André le Premier-appelé. A chaque époque, il y eut des saints et des martyrs roumains,  notamment sous l’occupation ottomane et sous la dictature bolchévique. Le saint peuple roumain a gardé la vraie foi. En juin 1992, l’Eglise roumaine a canonisé Germain de Dacie (ami de saint Jean Cassien, 4-5° siècles), Gélase de Rîmet (14°), Léonce de Ràdàuti (14-15°), Daniel l’Hésychaste, Etienne le Grand (+1504), Jean de Prislop (15-16°), Théodora de Sihla (17°), les martyrs Constantin Brâncovan et ses quatre fils (+1714), Antim Ivireanul (+1716), Joseph du Maramuresh (17-18°), Jean de Galès (18°), Moïse de Sibiel (17°), Antoine de Iezerul-Vîlcea (18°) et Jean Jacques de Neamt (20°).
Le mystère de l’appel est le début de la sainteté : les saints qui apparaissent sur les saintes icônes sont ceux qui ont répondu à l’appel quotidien du Seigneur : « Venez à ma suite ! » - « Me voici ! Je viens ! Oui ! » Noter la répétition de « aussitôt », qui montre la spontanéité de l’obéissance au Christ. Une des caractéristiques de la sainteté est l’absence d’hésitation dans la réponse ; c’est la liberté naturelle.
La terre est sanctifiée par le passage ou l’ensevelissement des saints : la Galilée, la mer de Galilée, le Jourdain, les grandes villes (Jéricho, Jérusalem, mais aussi Iassy, Lyon, Thessalonique) constituent une géographie sainte, lieu d’une non moins sainte Histoire. Dans le principe, le Seigneur a créé le temps et l’espace ; puis Il les a sanctifiés par son Incarnation et la fondation baptismale de son Eglise « sainte ».
L’identité de Jésus : vrai Dieu, vrai Homme ; Dieu parmi nous, un être humain parmi nous, pas comme les autres. Il voyage, enseigne, proclame l’Evangile, guérit, illumine et sauve ; Il est venu « sauver le monde » (tropaire du dimanche de l’Orthodoxie). Par l’Incarnation, sa personne divine s’unit la nature humaine totale et prend pour icône un individu humain parfait, Jésus de Nazareth, un être humain réel.   

Dimanche 18 juin

Dimanche 26 juin 2005 : Mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux.

Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Du ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de tous les saints en ton 1 : Chantons l’innombrable multitude de tous les saints :+ les apôtres, les prophètes, les pontifes et les martyrs ;/ le chœur des vénérables, les justes de tous les temps, l’assemblée des saintes femmes, les anonymes avec ceux que nous connaissons.// Et, célébrant leur mémoire, disons-leur : « Gloire à celui qui vous a couronnés !+ Gloire à celui qui fit des merveilles pour vous !/ Gloire à celui qui sur l’Eglise vous a fait luire d’un tel éclat !//

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;/ Eve danse de joie en ta Résurrection, et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//    Gloire…

Kondakion de tous les saints en ton 4 : Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur,/ l’univers te présente, Seigneur, les saints martyrs porteurs-de-Dieu.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde ton Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//   Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent.//

Prokimenon de tous les saints en ton 4 : Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël ! V : Dans vos assemblées, Bénissez Dieu dans les assemblées, bénissez le Seigneur, en puisant aux sources d’Israël !

Epître : Hébreux 11, 33-40 ; 12, 1-2 (n. trad.)
Frères, c’est par la Foi que tous les saints conquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent leur vaillance au combat, mirent en fuite des armées d’étrangers. Par la Foi, certains ont ressuscité pour des femmes leur enfant port ; d’autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres encore ont subi la dérision, les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison. On les a lapidés, sciés, torturés, livrés par le glaive à la mort. Ou bien, ils durent aller çà et là, sous des toisons de chèvre ou des peaux de mouton, dénués, opprimés, maltraités. Eux que le monde n’était pas digne d’accueillir, ils ont erré dans les déserts et sur les monts, habitant les cavernes, les trous de la terre. Néanmoins, tous ceux-là, tous ces martyrs de la Foi, n’ont pas bénéficié de ce que Dieu avait promis, puisqu’Il avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection. Voilà donc pourquoi nous aussi, entourés que nous sommes d’une si grande foule de témoins, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave ; alors, nous pourrons courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

Alléluia en ton 4 : Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés, et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations. V : Nombreuses sont les tribulations des justes, mais de toutes le Seigneur les délivre.

Evangile : Matthieu 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30. (n. trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « Toute personne qui me reconnaîtra devant les gens, Je la reconnaîtrai devant mon Père qui est dans les cieux. Toute personne qui me reniera devant les gens, Je la renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Qui aime son père ou sa mère plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » Pierre répondit alors et dit au Seigneur : « Voici que nous avons tout laissé et que nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? » Jésus lui répondit : « En vérité, Je vous le dis, vous qui m’avez suivi, lors de la régénération de tout, lorsque le Fils de l’Homme trônera dans sa gloire, vous siégerez également sur douze trônes et jugerez les douze tribus d’Israël, et toute personne qui aura quitté maisons, frères ou sœurs, père ou mère, enfants ou champs à cause de mon Nom, recevra le centuple et héritera la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers premiers. » 

Mégalynaire habituel : Il est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu, bienheureuse et très pure et Mère de notre Dieu ! Toi plus vénérable que les chérubins, et plus glorieuse, incomparablement, que les séraphins, toi, véritablement la Mère de Dieu, nous t’exaltons !

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et des saints (Ps.32) « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : la sainteté humaine, participation à la sainteté de Dieu par l’Esprit qui est Seigneur
1. Dieu seul est saint (cf Lv 19, 2 ; 1 Sa 2, 2). Le Verbe, Jésus, est saint (Mc 1, 24), avec le Père et l’Esprit.
2. Le Christ Dieu, type de la sainteté humaine : en s’incarnant, Il a sanctifié l’humanité. Il montre, en sa personne divine, l’humain accompli. Il est le Saint, à la fois comme Dieu et comme Homme.
3. La Mère de Dieu, la Toute-Sainte, est sanctifiée par la conception en elle du Seigneur Saint, et par sa réponse libre dans le saint Esprit. Egalement type accompli de la créature déifiée, elle est le chef de file de tous les saints qui ont cru en son Fils comme Seigneur et ont joui de la grâce du saint Esprit.
4. La sainteté, but de la création de l’être humain : les énergies divines, communiquées par l’Esprit, déifient la personne qui croit en Jésus Christ comme Fils de Dieu. La sainteté humaine est, non une simple perfection morale, mais assimilation à Dieu par la grâce non créée, accomplissement du projet divin (Gn 1, 26-27) : de l’image à la ressemblance. Les saints sont « tout ressemblants à Dieu » et resplendissent de sa gloire.
5. Les voies de la divinisation : glorifier le Christ pour jouir des dons du saint Esprit déjà répandus ; se repentir (haïr le péché) ; pratiquer les commandements (la volonté divine), surtout l’amour des ennemis, sceau de la déification. La réponse libre et enthousiaste au don et à l’appel de Dieu conduit à la sainteté.
6. Le temps de Pentecôte est celui de la sanctification des baptisés : la fête de tous les saints suit le dimanche de Pentecôte comme son fruit normal. C’était sa place en Occident jusqu’au 9° siècle.
7. Le jeûne des saints apôtres (rien d’animal et, sauf sa. et di., ni huile ni vin) va de la fête de tous les saints au 29 juin, pour approfondir notre conscience du mystère de l’Eglise, assemblée des saints. Le cycle de Pentecôte (jusqu’au grand Carême) est le temps de l’Eglise, unique, sainte, catholique (= plénière) et apostolique (héritière de la tradition apostolique et missionnaire). La mission des baptisés fait fructifier dans l’univers entier (société, culture, nature) la grâce du saint Esprit : « Dès lors que l’Esprit est répandu sur toute chair, le monde est rempli de toutes sortes de dons » (Synaxaire du lundi de Pentecôte).