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Dimanche 17 septembre

Dimanche 17 septembre 2006, 14ème de Pentecôte, ton 5,
Après-fête de la Croix ; mémoire de sainte Sophie et de ses filles

Typiques et béatitudes; ou bien on peut reprendre les antiennes de la Fête.

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent !

Tropaire(s) de l’église

Tropaire de sainte Sophie et ses filles en ton 5 : Telle un olivier qui porte du fruit, vénérable martyre Sophie, tu as poussé dans les parvis du Seigneur et, par de nobles combats, tu as offert au Christ ton fruit le plus doux, les trois filles issues de ton sein, Foi, Espérance et Charité ; avec elles intercède en faveur de nous tous !       Gloire…

Kondakion des saintes Sophie et ses filles en ton 1 : Les plus purs rameaux de l’illustre Sophie, Foi, Espérance et Charité, ont dénoncé, comme folie, la sagesse des païens et, remportant la victoire au combat, ont obtenu des mains du Christ, Seigneur de l’univers, l’incorruptible couronne des cieux.
Et maintenant…

Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !

Prokiménon du dimanche en ton 5: C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes. Et de la fête en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !

Epître du dimanche : Galates 2, 16-20
Frères, nous savons qu’une personne est reconnue juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ et non parce qu’elle accomplit ce qu’ordonne la loi de Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi.

Alléluia du dimanche en ton 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité. Et de la Fête en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.

Evangile du dimanche : Marc 8, 34-9, 1
En ce temps-là Jésus appela la foule et ses disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut venir avec moi, qu’il cesse de penser à lui-même, qu’il porte sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour la Bonne Nouvelle (l’Evangile) la sauvera. A quoi sert-il à quelqu’un de gagner le monde entier, s’il perd sa vie ? Y a-t-il quelque chose qu’on puisse donner pour racheter sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des gens d’aujourd’hui, qui sont infidèles à Dieu et font le mal, alors le Fils de l’Homme aussi aura honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »
Jésus leur dit encore : « Amen, en vérité, Je vous le déclare, quelques uns de ceux qui sont ici ne mourront pas avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance. »

Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme,/ la très précieuse Croix du Seigneur!// Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis,+ toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ,/ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre.// Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ,/ nous te magnifions!//

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et de la fête, t. 3: Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face !/ Tu nous donnes la joie, et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia ! //

Catéchèse : les richesses de ce dimanche
- temps après la Pentecôte : jouissance du saint Esprit (« Quelques uns ne mourront pas avant d’avoir vu le Royaume ») : le chrétien peut faire l’expérience de l’Esprit, non seulement dans un au-delà, mais ici-bas et maintenant s’il accepte la Croix – non passivement, mais activement : en y vénérant la volonté du Père. Le Christ n’a pas subi la Croix ; Il l’a choisie, après avoir interrogé le Père.
- la Résurrection (chaque dimanche), rappeler inlassablement le caractère pascal de la vie chrétienne et de toute l’organisation de la vie liturgique et ascétique, de la morale, de notre philosophie de la vie. Ainsi le baiser qu’échangent les chrétiens découle du baiser donné dans la nuit de Pâque.
- l’octave de la Croix : les grandes fêtes (p. ex. les 12 fêtes majeures, Pâques, Pentecôte, Noël, etc.) ont 8 jours d’après fête, sanctification du temps et mémorisation par le cœur du mystère célébré. Chaque jour, on reprend, autour de  son icône, le tropaire et les principales prières de la Fête.
- les martyrs sont honorés presque chaque jour dans la prière de l’Eglise parce qu’ils ont accepté de « témoigner » de la foi jusqu'au sang. Le Christ Lui-même, Dieu-Homme en donne l’exemple par toute sa vie et spécialement par sa Croix : Il est le martyre divino humain de la révélation divine ! Leur sang a consacré le temps et l’espace (la terre du monde) et toute l’Histoire. Lisons (le Synaxaire) tous les jours la vie des saints et des martyrs, nous aurons l’intelligence du contenu de l’existence humaine.

Jeudi 14 septembre

Jeudi 14 septembre 2006, Exaltation de la sainte et vivifiante Croix.
Dormition de saint Jean Chrysostome. Jour d’abstinence rigoureuse.

Antienne 1 : Seigneur mon Dieu, écoute-moi : pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous!
Pourquoi t’éloignes-Tu sans me sauver, sans écouter mes gémissements ? Refrain
Et pourtant Tu habites le sanctuaire, ô Gloire d’Israël ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Antienne 2 : Pourquoi, Seigneur, nous rejeter jusqu’à la fin, t’irriter contre les brebis de ton bercail ?
Refrain en t. occ. : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Souviens-Toi de ton peuple que Tu acquis dès l’origine, que Tu rachetas comme la tribu de ton héritage. Refrain
Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut. Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples ! Il siège sur les chérubins, que chancelle la terre !
Refrain : Tropaire de la fête, ton 1
En Sion le Seigneur est grand, exalté par-dessus tous les peuples. Refrain
Que les peuples célèbrent ton Nom de majesté, car il est saint et redoutable ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon (chant d’entrée) : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent ! Gloire et maintenant…

Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !

Au lieu du trisagion : Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maitre, et ta sainte résurrection, nous la chantons !

Prokiménon en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !

Epître : 1 Co 1, 18-24
Frères, la prédication de la mort du Christ sur la Croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est la puissance de Dieu. Voici ce que l’Ecriture déclare : Je détruirai la sagesse des sages ; Je rejetterai le savoir des gens intelligents (Ez 29, 14). Alors, que peut encore dire le sage ? ou l’homme instruit ? ou le discuteur de ce monde ? Dieu a démontré que la sagesse de ce monde est folie !
En effet, le monde a été incapable, au moyen de la sagesse humaine, de reconnaître Dieu là où se manifestait la sagesse divine. C’est pourquoi, Dieu a décidé de sauver ceux qui croient en utilisant ce message apparemment fou que nous prêchons. Les Juifs demandent des miracles comme preuve et les Grecs cherchent la sagesse. Quant à nous, nous annonçons le Christ cloué sur la Croix : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs. Mais, pour ceux que Dieu a appelés, aussi bien Juifs que non-Juifs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.

Alléluia en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.

Evangile : Jean 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35
En ce temps-là, lorsque les chefs des prêtres et les gardes virent Jésus, ils crièrent : « Cloue-le sur une croix ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le et clouez-le vous-mêmes sur une croix, car, moi, je ne trouve pas de raison de le condamner. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir, car il a déclaré qu’il était le Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu venu ? »
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu ne veux pas me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai aussi le pouvoir de te faire clouer sur une croix ? »
Jésus lui répondit : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi à part celui que Dieu t’a accordé d’en haut. C’est pourquoi, l’homme qui m’a livré à toi est plus coupable que toi. »
Quand Pilate entendit ces mots, il fit amener Jésus dehors ; il s’assit sur le siège du juge à l’endroit appelé « Place pavée » (qu’on nomme Gabbatha en hébreu). C’était le jour qui précédait la fête de Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! Mais ils se mirent à crier : A mort ! A mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Faut-il que je cloue votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le cloue sur une croix.
Ils se saisirent donc de Jésus. Jésus sortit de la ville, en portant lui-même sa croix, pour aller à un endroit appelé le Lieu du Crâne (qu’on nomme Golgotha en hébreu). Là, les soldats clouèrent Jésus sur la croix. En même temps, ils mirent aussi deux autres hommes sur des croix, de chaque côté de Jésus qui se trouvait au milieu. Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléopas, et Marie de la ville de Magdala. Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’Il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, femme ! » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère ! » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, Il dit pour accomplir le texte de l’Ecriture : « J’ai soif ! » Quand Il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé ! » Puis Il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était un vendredi et les chefs juifs ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, car ce sabbat-là était une journée importante. Ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps. Alors les soldats vinrent et brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qu’on avait mis en croix en même temps que Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort ; c’est pourquoi ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et du sang et de l’eau en sortirent aussitôt. L’homme qui rapporte ces faits les a vus, et ce qu’il rapporte est vrai. Il sait, lui, qu’il dit la vérité, afin que vous aussi vous croyiez.

Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.

Koinonikon (chant de communion) : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face, tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !
A la place de : Nous avons la lumière véritable, on chante, selon l’usage grec, le tropaire de la fête.

Dimanche 10 septembre

Dimanche 10 septembre 2006, 13ème de Pentecôte, ton 4,
après la Nativité de la Mère de Dieu, et avant la Croix

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu en ton 4 : Ta nativité, ô Vierge, Mère de Dieu,/ annonce la joie à l’univers entier.// De toi resplendit le Soleil de justice,/ le Christ notre Dieu.// Effaçant la malédiction, Il apporte la bénédiction ;/ et confondant la mort, nous donne la vie éternelle !//

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église.  Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.// Et maintenant…

Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu en ton 4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité,+ Adam et Eve de la mort et du tombeau,/ ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée !// Et ton peuple en ce jour célèbre ta nativité,+ libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché,/ et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre Vie !//

Prokimenon avant la Croix en ton 6 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! V/ : Vers toi, Seigneur, je crie : mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi ! Et du dimanche en ton 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître(s) : avant la Croix, Galates 6, 11-18 ; et du dimanche, 1 Corinthiens 16, 13-24 (n.trad.)
« Frères, voyez ces grosses lettres : je vous écris de ma propre main ! Des gens désireux de se faire remarquer dans l’ordre de la chair, voilà les gens qui vous imposent la circoncision. Leur seul but est de ne pas être persécutés à cause de la Croix du Christ ; car, ceux-là même qui se font circoncire n’observent pas la Loi ; ils veulent, néanmoins que vous soyez circoncis, pour avoir, en votre chair un titre de gloire. Pour moi, non, jamais d’autre titre de gloire que la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ; par elle, le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde. Car, ce qui importe, ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. Sur ceux qui se conduisent selon cette règle, paix et miséricorde ainsi que sur l’Israël de Dieu. Dès lors, que personne ne me cause de tourments ; car moi, je porte en mon corps les marques de Jésus. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit, frères. Amen !
Frères, veillez, soyez fermes dans la foi, avec virilité, avec force. Agissez en tout avec amour.
Une recommandation, frères : vous savez que Stéphanas et sa famille sont les prémices de l’Achaïe ; ils se sont mis au service des saints. Obéissez donc à de telles personnes et à qui partage leurs travaux et leur peine. Je me réjouis de la présence de Stephanas, Fortunatus et Achaïcus ; ils ont suppléé à votre absence, et ils ont tranquilisé mon esprit et le vôtre. Appréciez la valeur de telles personnes.
Les Eglises d’Asie vous embrassent. Aquilas et Prisca, avec l’Eglise qui se réunit chez eux, vous embrassent très fort dans le Seigneur. Tous les frères vous embrassent. Embrassez-vous les uns les autres d’un saint baiser. Le mot embrasser est de ma propre main, à moi, Paul.
Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur, qu’il soit anathème ! Marana tha – le Seigneur vient !
Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec vous ! Mon amour soit avec vous tous en Jésus-Christ !»

Alléluia avant la Croix en ton 6 : J’ai exalté mon élu d’entre mon peuple ; J’ai trouvé David, mon serviteur, Je lui ai donné l’onction de mon huile sainte ! - Car ma main le prendra sous sa garde, et mon bras le fortifiera ! Et du dimanche en ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile(s) : avant la Croix, Jean 3, 13-17 ; et du dimanche, Matthieu 21, 33-42 (n.trad.)
En ce temps-là Jésus dit : « Nul n’est monté au ciel sauf Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’Homme. Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit, ait en lui la vie éternelle. Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils, son Unique, pour que toute personne qui croit en lui, au lieu de périr, ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ecoutez une autre parabole. Il y avait un propriétaire qui planta une vigne, l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour. Ensuite, il la loua à des vignerons et partit en voyage. Quand le temps des fruits approcha, il envoya ses serviteurs vers les vignerons pour recevoir les fruits qui lui revenaient. Mais les vignerons saisirent ses serviteurs, battirent l’un, assassinèrent l’autre et lapidèrent un troisième. Il envoya encore d’autres serviteurs, plus nombreux que les premiers, mais ils les traitèrent de même. Finalement, il leur envoya son fils en disant : « Ils auront du respect pour mon fils ». Mais quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux : « C’est l’héritier. Venez ! Tuons-le et emparons-nous de l’héritage ! » Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » Ils lui répondirent : « Il fera périr misérablement ces misérables et il louera la vigne à d’autres vignerons, qui lui remettront les fruits en temps voulu. » Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que déclare l’Ecriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la tête d’angle. C’est d’auprès du Seigneur que celle-ci est advenue, et elle est admirable à nos yeux !"

Catéchèse : l’Eglise est de fondation divine. 2 comparaisons : Isaïe 5, 2 et Ps 117, 22-23 (Septante)
1. La vigne plantée avec amour par le Père : le Christ Dieu dit « Je suis la Vigne » (Jn 15, 1) ; le Dieu-Homme s’identifie à son Eglise fondée, non créée, par son incarnation de l’Esprit issu du Père.
2. Le bâtiment : la pierre est celle de la porte d’entrée (« celle-ci » se rapporte gram. au v.20 du Ps 117 : « … la porte du Seigneur, par elle les justes entreront ») ; elle est « advenue » (cf. Jn 1, 14) « d’auprès du Seigneur », le Verbe en s’incarnant a été envoyé par le Père, Il a été crucifié et glorifié – « admirable à nos yeux ». « L’Eglise est incréée » (P. Porphyrios), présence de Dieu dans l’Histoire.
3. Rappeler toujours l’institution divine de l’Eglise : loin de justifier nos péchés, cela nous conduit au repentir. Etre chrétien, c’est être cohérent avec le mystère du Christ-Eglise, œuvrer à la plénitude de l’icône ecclésiale : « Si tu veux aider l’Eglise, corrige d’abord ta propre personne, et alors un petit morceau de l’Eglise sera aussitôt corrigé » (Père Païssios, Lettres, Souroti-Thessalonique, 2005, p.37).
4. L’Eglise est encore la fraternité de ceux qui sont baptisés dans le Christ et qui « s’embrassent les uns les autres » en échangeant le « saint baiser » pascal. L’Eglise, Corps et Sang du Christ ressuscité !