« septembre 2006 | Accueil | novembre 2006 »

Dimanche 5 novembre

Dimanche 5 novembre 2006, 22ème (21ème) après la Pentecôte, ton 4

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Les femmes disciples du Seigneur,+ ayant appris des anges la prédication lumineuse de la Résurrection, et le terme de l’ancestrale condamnation,/ louent Dieu, disant aux apôtres : « Renversée est la mort !// Le Christ est ressuscité,/ donnant au monde sa grande miséricorde ! »//

Tropaire (s) et kondakion (a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,/ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau.// Il a brisé les portes de l’enfer/ et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.//   Et maintenant et toujours…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ ne tarde pas à nous secourir,/ nous qui t’invoquons avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon du ton 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta Sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître : Galates 6, 11-18 (usage roumain)
Frères, vous le voyez : la conclusion de cette lettre, je l’écris pour vous en gros caractères, de ma propre main. Ceux qui vous imposent la circoncision, ce sont des gens qui veulent faire bonne figure devant les hommes, uniquement pour s’éviter les persécutions à cause de la Croix du Christ. D’ailleurs ces soi-disant circoncis n’observent même pas la Loi : ils veulent seulement que vous soyez circoncis, pour avoir en votre chair un motif de se glorifier. Quant à moi, que Dieu me garde de me glorifier, si ce n’est dans la Croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde ! Car, en Jésus Christ, ce qui importe, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais c’est d’être une créature nouvelle. Et à tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi qu’à l’Israël de Dieu ! Dorénavant, que personne ne me suscite d’ennuis : je porte dans mon corps les marques du Seigneur Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit : Amen !

Alléluia du ton 4 : Va, marche en vainqueur et règne ! Pour la vérité, la mansuétude et la justice ! - Tu as aimé la justice et haï l’iniquité.

Evangile : Luc 16, 19-31
En ce temps-là, le Seigneur dit la parabole suivante.
Un homme riche s’habillait de pourpre et de lin fin, et faisait chaque jour des festins somptueux. Et un pauvre nommé Lazare gisait près de son portail, tout couvert de plaies. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche, mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies. Or le pauvre mourut et fut emporté par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche mourut aussi et fut enseveli.
Dans le séjour des morts, en proie aux tourments, le riche leva les yeux et vit de loin Abraham, et dans le sein d’Abraham, Lazare. Alors il s’écria : « Père Abraham, miséricorde ! Envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car dans ces flammes je souffre cruellement ». Abraham lui répondit : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare ses maux ; maintenant donc il trouve ici consolation, et c’est ton tour de souffrir. D’ailleurs entre vous et nous s’est ouvert un abîme profond ; et ceux qui le voudraient ne peuvent passer d’ici vers vous, pas plus que ceux qui voudraient passer de là jusqu’à nous ». Le riche dit alors : « Père, je t’en prie, envoie Lazare dans la maison de mon père. J’ai cinq frères : qu’il leur fasse la leçon, pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de tourments ». Et Abraham de lui répondre : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu’ils les écoutent ! » Mais le riche reprit : « Non, Père Abraham, mais si quelqu’un de chez les morts va les trouver, ils se repentiront ». Mais Abraham lui dit : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne croiront pas davantage quelqu’un qui ressusciterait d’entre les morts ! »

Catéchèse : une homélie de Père Lev Gillet
« Cette parabole est d’un tout autre ton que les récits de guérison et de miséricorde si fréquents dans l’évangile de Luc. Elle est un sévère avertissement. La jouissance égoïste en ce monde aura pour sanction la souffrance dans l’autre monde ; par contre, le pauvre sera dans l’abondance. Le sens général de la parabole est si clair, si simple, qu’il n’a besoin d’aucune explication. Mais quelques points de détail méritent d’être considérés de plus près. « Un pauvre… gisait près de son portail… » Le monde de la misère et de la souffrance n’est pas un monde irréel, lointain. Dieu Lui-même dépose près de ma porte, à ma propre porte, cette misère ; Il ne me demandera pas si j’ai eu pitié, d’une manière abstraite, de toute cette misère lointaine que je ne puis soulager, mais Il me demandera ce que j’ai fait pour soulager « un pauvre », un mendiant concret, présent, bien réel, « du nom de Lazare », qu’Il avait spécialement choisi afin que j’exerce envers lui la miséricorde. Ce Lazare peut avoir besoin d’argent, de soins, d’aide morale : peu importe. Ce qui importe, c’est que mes yeux l’aperçoivent, lui qui gît devant ma maison (c’est-à-dire : lui que Dieu m’a donné spécialement l’occasion de rencontrer), et que je fasse quelque chose pour lui. Remarquons que le riche ne semble pas avoir été spécialement dur de cœur ou cruel : il a péché par négligence, il n’a pas fait attention à Lazare. Dieu ne me reprochera pas nécessairement d’avoir fermé mon cœur aux malheureux : Il me reprochera d’avoir été trop négligent et trop égoïste pour penser à le leur ouvrir. Le contraste entre la fin de ces deux vies est saisissant : (…) L’un a été « emporté par les anges » ; l’autre a été « enterré », - oh ! sans doute avec la pompe qui convient à un homme riche, mais avec tout ce que le mot « enterré » comporte de définitif et de contraire à une assomption entre des mains angéliques. « Emporté par les anges » - ou « enterré » : ces deux destins, dans un sens spirituel, ne sont pas seulement les destins des morts, mais, déjà en cette vie, un homme peut se laisser porter vers Dieu par les anges ou, il peut se laisser ensevelir, recouvrir par cette terre à laquelle il est attaché. L’opposition entre les deux destins est fortement soulignée : « Entre vous et nous a été fixé un grand abîme… qu’on ne traverse pas… ». S’agit-il ici d’une affirmation de l’irrévocabilité et de l’éternité des peines des « damnés » ? (…) nous observons que le riche, même dans l’Hadès (quelle que soit la nature de cet Hadès), ne semble pas repentant ; nous ne voyons pas ici que Dieu refuse de faire miséricorde à un homme qui maintenant regretterait son ancienne attitude envers Lazare et condamnerait son propre égoïsme ; d’un tel regret, il n’y a nulle trace. Ce que nous lisons, c’est seulement que le riche désire, d’une part être soulagé dans les tourments qu’il endure, et, d’autre part, éviter ce sort à sa propre famille. Remarquons enfin cette expression : « … de même ils ne seront pas persuadés ». Dieu veut que nous soyons « persuadés » de nous repentir : la repentance qu’Il désire n’est ni le fruit de l’acceptation d’une autorité extérieure, ni la stupeur que causerait un signe miraculeux tel que la résurrection d’un mort (et, d’ailleurs, quand Jésus ressuscita des morts un autre Lazare, les Pharisiens ne se repentirent point). Cette repentance doit être le fruit d’une persuasion intérieure, d’un long et inévitable travail de l’Esprit sur notre esprit : dans la vie spirituelle, tout doit être de l’Esprit. (Un moine de l’Eglise d’Orient, L’an de grâce du Seigneur, Le Cerf, Paris, 1988, p.49-50).

Dimanche 29 octobre

Dimanche 29 octobre 2006, 24ème (20ème) après la Pentecôte, sainte Anastasie le Romaine

Tropaire de la Résurrection en ton 3 :
Que les Célestes soient en liesse !+ Que les terrestres se réjouissent !+ Car le Seigneur a établi son Règne par son Bras,/ terrassant la mort par la mort, Lui le Premier-Né d’entre les morts.// Il nous libère du ventre de l’enfer,/ et offre au monde la grande miséricorde.//

Tropaire (s) et kondakion (a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 3 :
Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//
Et maintenant et toujours…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ ne tarde pas à nous secourir,/ nous qui t’invoquons avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 3 :
Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie.

Epître : Ephésiens 2, 14-22.
Frères, le Christ est notre paix, Lui qui a réuni en un seul peuple les Juifs et les Païens, et qui a fait tomber ce mur de haine qui les séparait. En sacrifiant sa propre chair, Il a mis fin à l’antique Loi, avec tous ses règlements et ses prohibitions. Des deux antagonistes de jadis, Il a formé en lui-même un peuple unique et une humanité nouvelle, réalisant la paix entre eux et les réconciliant avec Dieu. Les uns et les autres, Il les a unis en un seul corps, par cette croix sur laquelle Il a mis à mort l’inimitié. Il est donc venu pour annoncer à tous la bonne nouvelle, l’Evangile, de la paix, à vous qui étiez loin et à ceux qui étaient proches, de sorte que par lui nous avons, les uns et les autres, libre accès auprès du Père en un seul Esprit saint. Aussi n’êtes-vous plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes la maison de Dieu. Vous faites partie d’un édifice qui a pour fondations les apôtres et les prophètes, et dont la pierre d’angle est en personne Jésus Christ. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement, pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous entrez, les uns unis aux autres, comme pierres de cette construction qui deviendra, par l’Esprit saint, la demeure de Dieu.

Alléluia en ton 3 :
1. En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance : que je ne sois pas confondu pour l’éternité! En ta justice, sauve-moi et délivre-moi!
2. Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile : Luc 8, 41-56 (notre traduction).
En ce temps-là, voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre : il était chef de synagogue. Tombé aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir chez lui, parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules manquaient de l’étouffer.
Or une femme en hémorragie depuis douze ans et qui n’avait pu être soignée par personne, s’approcha par derrière et toucha la frange du manteau de Jésus : à l’instant son hémorragie cessa. Et Jésus demanda : « Qui m’a touché ? » Comme tous s’en défendaient, Pierre et ses compagnons lui dirent : « C’est Toi qui commande, mais les foules te pressent à t’écraser ! » Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché : J’ai senti une puissance sortir de moi. » Voyant qu’elle ne pourrait rester cachée, la femme vint toute tremblante et, se jetant aux pieds de Jésus, révéla devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché et comment elle avait été guérie à l’instant. Jésus lui dit : « Fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix ! »
Jésus parlait encore, quand de chez le chef de la synagogue quelqu’un vint dire à celui-ci : « Ta fille est morte, ne dérange plus le Maître ! » Mais Jésus, qui avait entendu, lui répondit : « N’aie pas peur; crois seulement, et elle sera sauvée ! » Arrivé à la maison, Jésus ne laissa personne entrer avec lui, sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de la petite fille. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais Jésus leur dit : « Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, mais elle dort ! » Et les gens riaient de lui, sachant bien qu’elle était morte. Mais Jésus lui prit souverainement la main et lui dit à haute voix : « Petite enfant, réveille-toi ! » Le souffle lui revint et, à l’instant même, elle ressuscita. Et Jésus ordonna de lui donner à manger. Ceux qui l’avaient engendrée étaient hors d’eux-mêmes, mais Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

Catéchèse : le mystère de l’Eglise dans tous les textes du jour
1. L’Eglise dans l’épître : réunion d’un seul Peuple, « Juifs et Païens », « peuple unique », « humanité nouvelle » (prok.: « toutes les nations »), grâce à la Croix (le sacrifice de lui-même) ; tout antagonisme entre Juifs et non Juifs est anachronique. Unité de l’Eglise : l’Evangile, l’accès au Père dans l’Esprit. Image de la « maison de Dieu », avec « édifice », « fondations », « construction », « pierre d’angle », « temple saint », les baptisés sont les « pierres » vivantes de cette « demeure de Dieu ». Acquérons le sens de l’Eglise, la conscience d’être chacun un élément indispensable. Commentez le répons de matines : « le Seigneur est Dieu… la pierre qu’avaient rejeté les bâtisseurs est devenue la tête d’angle, c’est d’auprès du Seigneur qu’elle est advenue et elle est admirable à nos yeux ». Cette image de l’Eglise vient du Christ lui-même (Matt 21, 42). Autres métaphores pour l’Eglise : le corps (Jn 2, 21 ; Eph 4, 12), la vigne (Jn 15, 1), l’épouse (Matt 28, 18-20 ; 2 Co. 11, 2), la cité (Hb.12, 22 : Jérusalem).
2. L’Eglise dans l’évangile : a) historicité et réalisme du texte; b) théologiquement : le Christ Pantocrator, au milieu du collège des apôtres (Pierre, Jacques et Jean), se penche sur son peuple avec compassion (« n’aie pas peur », « ne pleurez pas ») ; par sa main « souveraine », par sa puissance (dunamis) créatrice (« le souffle lui revint »), Il arrache l’humanité à la mort (icône du Samedi saint) : comparer avec la résurrection du jeune de Naïm, Luc 7, 11-16; c) mystique de l’éveil (Jaïre = l’Eveillé ; « réveille-toi »), la mort est définie comme sommeil (« elle dort », dormition) ; Lazare fut « réveillé » (Jn 12, 9). Question : pour quelle réalité de ma vie (sang = âme – cf.Ps 50, 16; fille = œuvres), le temps de l’accomplissement (le chiffre 12) est-il arrivé ? Que signifie pour moi l’« éveil » ? L’Eglise définie par la rencontre de la Foi (« crois seulement ») et de la Personne divine : y sont vaincues la souffrance et la mort (2 sens de « sauver »); lieu de naissance à la vie selon l’Esprit par qui l’être humain (« fille », « enfant ») découvre le Père céleste. Jésus est l’icône de cette paternité – sens 3 de « être sauvé » : de la mort de l’ignorance, passer (Pâque !) à la connaissance et à la Vie !

Dimanche 22 octobre

Dimanche 22 octobre 2006
23ème (19ème) de Pentecôte, saints Abercius d’Hiérapolis et Mellon de Rouen

Tropaire de la Résurrection en ton 2 :
Lorsque Tu descendis jusqu’en la mort,+ ô Vie immortelle,/ l’enfer fut tué par la splendeur de ta divinité .// Lorsque Tu relevas les morts des bas-fonds,+ toutes les vertus célestes te clamèrent :/ Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !//

Tropaire (s) et kondakion (a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 2 :
Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés+ et, en te voyant, la création partage ta joie, Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//   Et maintenant et toujours…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ ne tarde pas à nous secourir,/ nous qui t’invoquons avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 2 (Ps.117, 14 et 18, Septante) :
Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : (usage roumain) Ephésiens 2, 4-10
Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.

Alléluia en ton 2 (Ps.19, 1 et 10, Septante) :
Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : (usage roumain) Luc 8, 26-39
En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » - « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Catéchèse : la réalité du mal et la miséricorde du Seigneur

1. Dans l’épître, le mal est défini comme une « mort » consécutive aux « fautes ». Une erreur, une illusion, un malentendu, peuvent entraîner la mort. Relire le livre de la Genèse, ch. 3 : le péché adamique consiste à être trompé et à se tromper ; nous « dévions », nous « perdons la voie » de la vie.
2. Dans l’évangile, le mal est défini comme asservissement (possession) de la créature par le Malin. Celui-ci a établi sa domination sur Adam : nos passions morbides montrent qu’il est notre maître.
3. La mort, la souffrance, et toutes les formes de maux que subit l’être humain sont donc contre nature : elles ont pour origine l’erreur humaine et l’action perverse de l’ange révolté. Il n’y a pas de fatalité ; il n’y a pas non plus une simple causalité physique ou psychologique ; l’être humain est invité à ne pas abdiquer devant la mort, la souffrance et le mal, et à les dénoncer comme anormales.
4. Dans les deux textes, le Seigneur, « dans l’abondance de sa miséricorde », libère l’être humain du mal et de la mort. Il le restaure dans sa condition naturelle. La réponse à la mort, à la souffrance et au mal général est dans la personne divine de Jésus Christ, vrai Dieu et vrai Homme, Dieu devenu Homme pour nous sauver, pour rétablir la vie naturelle de sa créature et lui proposer à nouveau l’épanouissement en lui, Modèle selon lequel elle a été créée « dans le principe » (Gen.1, 26 et 2, 7.)
5. Dans la pratique, cela correspond aux réalités suivantes : a) la reconnaissance de Jésus comme « Fils du Dieu très-haut » ; b) la purification par l’exorcisme et le baptême ; c) le choix d’être disciple du Christ (« il priait Jésus d’être avec lui ») ; d) le témoignage et l’action de grâce (« raconte tout ce que Dieu a fait pour toi » ; voir aussi l’épître de ce jour). On ajoutera : vivre dans l’Eglise, participer aux sacrements, confesser ses « fautes » le plus vite possible, communier d’un cœur pur au Corps et au Sang de Dieu-Homme, car Il a mis la mort à mort en mettant sa vie dans la mort par sa mort ; Il a investi la souffrance de sa paix et de son amour absolu – de la consolation de l’Esprit Consolateur. En le reconnaissant comme Seigneur, l’être humain, « assis aux pieds de Jésus », jouit de ces biens !
6. « Avec Jésus », « assis à ses pieds », celui qui s’unit à son Nom par une invocation continuelle de tout son cœur, et à qui il devient naturel de faire par amour ce qui est agréable à son Seigneur.

Cooseil paroissial du 20 septembre 2006

Réunion du Conseil paroissial, mercredi 20 septembre 2006

Compte-rendu adressé au métropolite Joseph et aux conseillers paroissiaux ; affiché dans la Paroisse et publié sur le site internet http://www.orthodoxe.typepad.com.

Président de séance : Archiprêtre Marc-Antoine Costa
Secrétaire de séance : Laure Chaussin-Baize

Présents : Diacre Claude Delangle,  Constance Charbonnier, Yves Coutable, Jean François (secrétaire adjoint), Gérard Langevin (trésorier), Monique Saunier (vice-présidente), sous-diacre Bernard Villier.

Excusés :
Prêtre Yves Colin
Prêtre Jean de la Rosa
Prêtre Yves Dulac
Eugène Dumitrescu
Prêtre Laurent Morlet

Après invocation de l’Esprit saint la séance est ouverte à 21H00

1. APPROBATION DU COMPTE RENDU DU CP DU 29 JUIN 2006

Après relecture, le compte rendu du 29 juin 2006 est adopté à l’unanimité.

2. OFFICES ET CELEBRATIONS

Comme approuvé lors du conseil du 29 Juin 2006, la célébration du dimanche matin commence désormais à 10H30 et se termine à midi, sans précipitation toutefois, afin de respecter le rythme de notre communauté, constituée actuellement de nombreux enfants. Certaines célébrations, comme le baptême, demandent exceptionnellement plus de souplesse dans leur organisation. Des informations ponctuelles et une présentation à l’assemblée paroissiale de cette question liturgique sont souhaitées.

3. ASSEMBLEE GENERALE DE LA PAROISSE 

Les élections du nouveau conseil paroissial auront lieu lors de l’assemblée générale de la paroisse fixée au Dimanche 8 octobre 2006. 

Les candidats qui se présentent sont, par ordre alphabétique : Laure Chaussin-Baize, Mireille Cohen, Pierre Lalance, Gérard Langevin, Monique  Saunier.
Toute autre personne souhaitant se présenter peut en parler à un de nos prêtres.

Par ailleurs il est proposé que la tenue des conseils aient lieu tous les mois et demi et non mensuellement. De même il est proposé que ceux-ci aient lieu le dimanche, à l’issue de la liturgie, à la place du mercredi soir comme c’est le cas actuellement. Il n’y a pas eu unanimité à ce sujet : il peut éventuellement soumis à l’ensemble des nouveaux élus du futur conseil paroissial, à l’issue de l’assemblée générale.

4. NOS ENFANTS CHERIS …

Le 22 octobre 2006, une sortie à Compiègne sera organisée avec les enfants de notre paroisse et Père Yves Dulac, ainsi qu’avec Père Dan Sàvan, accompagné des enfants du groupe des Saints-Archanges (rue Jean de Beauvais, Paris). Les enfants de notre paroisse, munis d’un pique nique, partiraient le matin en car ou en voiture depuis Louveciennes. Des précisions détaillées sur l’organisation de cette sortie seront envoyées aux familles (par email et/ou courrier postal).

Pour information, le voyage qui a été organisé en Roumanie cette année aura également lieu en 2007. Les dates du séjour pour 2007 restent à déterminer.

5. ASSEMBLEE GENERALE DU DOYENNE

La prochaine assemblée du Doyenné Orthodoxe Roumain de France aura lieu le 18 Novembre 2006 et les délégués élus pour nous représenter y participeront.

6. FETE PATRONALE

La date du 13 mai 2007 pour célébrer notre fête patronale - 30 ans déjà ! - est confirmée. Monique Saunier s’occupe de réserver la salle de Croissy (si possible) pour y organiser des agapes communautaires, car nous n’avons rien trouvé de satisfaisant sur Louveciennes.

A l’occasion de cette fête, des travaux de rénovation, permettant la suppression du panneau de bois et le remplacement de la baie vitrée par trois vantaux à l’extérieur de notre église par des portes fenêtres vitrées, vont être demandés à notre propriétaire. Le financement de ces travaux sera ensuite étudié en fonction de la réponse que nous recevrons.

7. TRESORERIE

Les dons et offrandes, entre 2006 et 2005, ont baissé de 5 200 €.

Il reste actuellement dans le budget de quoi couvrir les frais de rénovation de l’iconostase (provisionné), mais il est proposé de réduire les dons aux associations diverses que nous subventionnons habituellement pour ne pas dépenser plus que nous n’avons.
Il est rappelé que les dons sont déductibles des impôts et que depuis le premier janvier 2006 ils génèrent une diminution d’impôt de 66 % du montant du don. Des justificatifs personnalisés seront remis à chacun, lors de la période de déclaration fiscale, par le trésorier. Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez vous adresser à Gérard Langevin.

Enfin il est proposé que le prix des cierges passe de 1€ à 50cts pour permettre à tous de faire une offrande en toute liberté. La décision n’a pas été prise.

8. DIVERS

Le 28 et 29 octobre 2006, Odile Delangle proposera, à la crypte de Saint Sulpice à Paris, un stage de chants orthodoxe selon les harmonisations de Maxime Kovalevsky. Pour plus d’informations se renseigner auprès d’elle.

ACAT : Monique Saunier participera, le 21 septembre 2006, à une journée sur la peine de mort.

Après le chant du tropaire de la Croix, le Conseil est clos à 22h30, la date du prochain conseil est fixée au Mercredi 15 novembre 2006, à partir de 20h30.

Le Président de séance                                                     La Secrétaire de séance

Prière d'un couple avant l'ordination diaconale ou presbytérale

Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Toi  le Serviteur parfait et le Grand-Pontife selon l’ordre de Melchisédech, Toi qui es l’unique Epoux de l’Eglise, ton Corps très saint et sanctifiant, abaisse ton regard plein de majesté et de miséricorde sur tes serviteurs N... et N..., membres tous deux, par le saint baptême et par la sainte chrismation, de ton sacerdoce royal et prophétique.

C’est Toi qui nous as appelés au service de ton saint Nom dans ton Eglise, pour le salut du monde entier. Renouvelle sans cesse en tes serviteurs, nous t’en prions, la grâce du saint baptême et du saint mariage, par les prières et les supplications de ta très sainte Mère, de tes saints ancêtres Joachim et Anne, de saint N... et de tous tes saints.

Ô Dieu, prépare pour ton serviteur le diacre N..., la grâce d’un ministère presbytéral rempli de ton abnégation, de ton humilité et de ta sagesse prophétique. Donne à ta servante N... ta patience, ta douceur et le rayonnement de ta vraie joie. Bénis- les tous deux pour qu’ils accomplissent d’un commun accord le service de ta vérité dans ta sainte Eglise. Porte Toi-même la croix que Tu leurs donnes, et réjouis-les par les fruits de ton très saint Esprit.

Car Toi seul es saint, ô notre Dieu, et nous te rendons gloire, Père et Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen !

Dimanche 15 octobre

Dimanche 15 octobre 2006, 21ème de Pentecôte, les Pères du VIIème concile œcuménique, t. 1

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Gloire…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. // Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, / elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi. //    Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon du ton 1 : Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, /  comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !
et des Pères en ton 8 : Réjouissez-vous dans le Seigneur,+ exultez, ô justes,/ glorifiez-vous en lui, vous tous qui avez le cœur droit ! // V/ : Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et dont les péchés ont été couverts !

Epître du jour et des saints Pères : Galates 2, 16-20 et Tite 3, 8-15
Frères, nous savons que l’être humain est reconnu juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ, non parce qu’il accomplit ce qu’ordonne la Loi donnée à Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette Loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la Loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres du bien. Car cela est bon et utile aux humains. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous : Amen !

Alléluia du ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles ; et des saints Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il a appelé la terre, de l’Orient à l’Occident. - Rassemblez devant lui ses saints, qui scellèrent son testament par des sacrifices.

Evangile du jour et des saints Pères : Luc 8, 5-15 et Jean 17, 1-13
En ce temps-là Jésus dit la parabole suivante.
« Un homme sortit pour semer du grain. Tandis qu’il répandait la semence dans son champ, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! » Les disciples de Jésus lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Jésus leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles afin qu’ils puissent regarder, mais sans voir ; qu’ils puissent entendre, mais sans comprendre.
Voici ce que signifie cette parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »
En ce temps-là (ayant parlé de sa victoire sur le monde), Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que Tu lui as donné, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que J’avais auprès de toi avant que le monde ne fût.
J’ai manifesté ton Nom aux humains que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, Tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, que les paroles que Je leur ai données sont celles que Tu m’as données. Ils les ont reçues, ils ont véritablement connu que Je suis sorti de toi, et ils ont cru que Tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi, et J’ai été glorifié en eux. Désormais Je ne suis plus dans le monde ; eux restent dans le monde, tandis que Moi Je vais à toi. Père saint, garde-les en ton Nom que Tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Lorsque J’étais avec eux, Je les gardais en ton Nom que Tu m’as donné ; Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, en sorte que l’Ecriture fût accomplie. Maintenant Je vais à toi et Je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude ! »

Chant de communion du dimanche : Louez… ! et des Pères en ton 1 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : Jésus prie ! Personne divine du Verbe, le Fils unique glorifie prééternellement le Père et est glorifié par lui, l’Esprit en est le témoin. Vrai Homme, Il est le pontife qui invoque Dieu pour soi et pour son peuple.

Dimanche 8 octobre

Dimanche 8 octobre 2006, 20ème après la Pentecôte, 3ème après la Croix, ton 8,

Tropaire de la Résurrection en ton 8 :
Tu es descendu des hauteurs,/ ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours,+ afin de nous délivrer de nos passions,/ ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire (s) et kondakia de l’église.

Gloire

Kondakion de la Résurrection en ton 8 :
Ressuscité du tombeau,/ Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;// Eve danse de joie en ta Résurrection+ et les confins de la terre/ célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !// 

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du ton 8 :
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !

Epître : Galates 1, 11-19 – usage roumain, notre traduction
Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.
Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.
Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.
Alléluia du ton 8 :
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile : Luc 7, 11-16 – notre traduction
En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

Catéchèse : « ému dans ses entrailles »,  Dieu prend l’initiative de sauver son monde
1. Le Seigneur choisit ses serviteurs, exemple de saint Paul (épître du jour) : son enseignement est « révélé par Jésus Christ » ; Dieu « l’a choisi dans les entrailles de sa mère », « l’a appelé par sa grâce » et « a eu la bienveillance de révéler son Fils en lui ». Etre chrétien – disciple de Jésus Christ – consiste à répondre à l’appel de Dieu. Chaque baptisé est un appelé, avant même le baptême, dès la conception (aussi l’avortement volontaire n’est-il pas béni !), objet d’une révélation personnelle. Il s’agit d’élection, de sollicitation de la liberté créée - cas par excellence de la Mère de Dieu. Mais, lisons la vie des saints, examinons notre propre vie, et nous verrons que c’est vrai. Nous ne serons pas sauvés avant les autres ou plutôt qu’eux : mais nous sommes au service du salut des autres en coopération avec le Seigneur qui nous a choisis pour servir dans son unique sacerdoce. Encore faut-il que, par le saint Esprit, notre conscience soit éveillée à cette réalité !
2. Le lien avec l’Eglise est nécessaire : l’appel est unique (le fils de la veuve de Naïn est unique), mais il se conjugue à l’infinie multitude des formes que prend l’appel divin dans l’Eglise de tous les temps. La communion ecclésiale confirme la vérité et l’authenticité de l’appel : le baptême est nécessaire comme sceau d’universalité apposé par le saint Esprit à une sollicitation absolument unique. C’est le sceau trinitaire : unicité de la personne – unité de l’essence. Ce que je vis est unique ; mais par l’Esprit je le vis, avec tous les saints, dans l’unité du Corps du Christ qui atteste la vérité de ce que je vis.
3. La substance de cet appel divin est la « miséricorde » ou la « compassion », exemple de l’évangile de ce jour : « Ne pleure pas ! » (appel à servir dans la joie de la Résurrection ; Naïn = « joie ») ; « Je te le dis : réveille-toi (ou : lève-toi !) ! » (appel à témoigner de la Résurrection par sa vie). Le Christ Seigneur, le Fils unique et Verbe de Dieu, appelle chaque personne unique par amour  pour elle et pour le monde entier, pour sauver par elle tous les humains. Le grec esplagcnisqh (v.14) est réaliste : c’est être touché, « ému dans ses entrailles » humaines, émotion corporelle, non sentimentale, qu’éprouve un père, une mère, un ami intime, « remués » par la souffrance ou la détresse d’un enfant ou d’un proche. C’est une sensibilité pleine de chaleur et d’intimité, pleine de tendresse.
Par l’Incarnation, Dieu s’est mis dans la situation de nous  révéler une sensibilité vraiment humaine - très sémitique… Luc 1, 78 parle des « entrailles de la miséricorde divine » avec le même terme – splagcna eleous ( cf. avec des mots différents, la même idée biblique chez les prophètes : Isaïe 49, 15 ; Genèse 43, 30 ; 1 R 3, 26). Selon les saints Pères, c’est par les entrailles d’un tel amour que le Père conçoit pré éternellement le Fils unique, qu’Il l’envoie dans le monde (Fils unique aussi des entrailles de la Vierge !), et qu’Il répond à la prière de ceux qui l’invoquent. C’est par cette sensibilité des entrailles, héritée du Christ par le saint baptême, que le cœur d’un chrétien « se serre » pour le prochain – divino humaine tendresse – et, dit saint Isaac le Syrien, « pour toutes les créatures ».
L’amour du prochain n’est pas un sentiment seulement humain : c’est une compassion divino humaine communiquée par le Christ à ses membres ; c’est le Christ Lui-même qui aime dans le disciple qui aime ; d’où notre prière : « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends-moi digne de ton amour compatissant pour ton serviteur N… ! », ou « inspire-moi ton amour pour ton serviteur… »

Annonces pour le mois d'octobre

Mercredi 4 octobre: 18h00, office pour les malades; 19h00, divine liturgie; 20h30, catéchèse mensuelle avec Père Laurent Morlet sur "qu'est-ce que la paroisse? Qu'attendons-nous d'elle? Qu'attend-elle de nous?"

Dimanche 8 octobre: 10h30 baptême et divine liturgie (il s'agit de Rafael, le petit garçon de nos amis roumains Cristian et Elena, né au mois d'août); agape (pique-nique) dans la salle de l'aumônerie de la Celle-saint-Cloud; à 14h00, comme prévu, assemblée générale de la Paroisse et de son association ( rappel ).

Dimanche 22 octobre, sortie des enfants et des adolescents à Saintines, près de Compiègne, près d'une source miraculeuse dédiée à saint Jean Baptiste, avec les prêtres Dan Sàvan, Yves Dulac et peut-être Laurent Morlet, ainsi que le diacre Claude Delangle. Inscrivez-vous nombreux auprès de Claude ou de Laure! Cette sortie concerne les enfants et les eadolescents - 2 groupes en fait.

Fête paroissiale

La fête paroissiale aura lieu le 13 mai 2007.

Dimanche 01 octobre

Dimanche 1er octobre 2006, 19ème de Pentecôte, ton 7,
Protection de la Mère de Dieu ; mémoire des saints Romain le Mélode et Remi de Reims

Typiques et Béatitudes (+ 4 trop. du ton 7, 4 de la 3ème ode de la Fête  et 4 de la 6ème ode du Saint)

Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, Tu as détruit la mort ;/ Tu as ouvert au larron le Paradis.// Tu as changé en joie le deuil des saintes femmes+ et Tu as donné l’ordre à tes apôtres de proclamer que Tu es ressuscité, ô Christ Dieu,/ pour donner au monde la grâce du salut.//

De la Protection en ton 4 : En ce jour nous célébrons ta lumineuse fête, ô Mère de Dieu,/ nous les fidèles protégés par ta venue// ; et, contemplant ta vénérable icône, avec tendresse nous disons : Couvre-nous de ta sainte protection+ et délivre-nous du mal,/ priant ton Fils, le Christ notre Dieu, d’accorder à nos âmes le salut !//

Du saint apôtre Ananie en ton 3 : Saint apôtre Ananie,+ intercède auprès du Dieu de miséricorde/ pour qu’à nos âmes Il accorde le pardon de nos péchés !//

De saint Romain en ton 8 : Comme la trompette inspirée des cantiques du ciel, tu as réjoui l’Eglise du Christ par tes divines mélodies,+ toi que l’inspiration et la lumière de l’Esprit ont fait connaître au monde/ comme le chantre de la Mère de Dieu ;// c’est pourquoi, vénérable Romain,/ nous t’honorons de tout cœur.//

De saint Remi en ton 4 : La justice de tes œuvres a fait de toi pour ton troupeau une règle de foi,+ un modèle de douceur,/ un maître de tempérance.// C’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation+ et par ta pauvreté la richesse./ Père et pontife Remi, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes !// Gloire…

Kondakion du saint apôtre Ananie en ton 2 : Toi qui viens à notre aide par tes ferventes intercessions+ et qui exauces nos demandes promptement,/ reçois nos prières, Ananie ;// et supplie que nous fasse miséricorde le Christ,/ qui seul est glorifié au milieu de tous les saints.// Et maintenant….

K. de la fête, t. 3 : La Vierge en ce jour se tient dans l’église invisiblement/ avec les chœurs des saints priant pour nous notre Dieu ;// et les anges et les pontifes se prosternent,+ les apôtres et les prophètes exultent de joie,/ car la divine Mère intercède pour nous auprès du Dieu antérieur aux siècles.//

Prokiménon du dimanche en ton 7: Le Seigneur donnera la force à son peuple ;/ le Seigneur bénira son peuple dans la paix.// V : Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur ! et de la fête en ton 3: Mon âme magnifie le Seigneur/ et mon esprit exulte en Dieu mon sauveur !// V : Car Il a regardé l’humilité de sa servante : voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse !

Epître : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9 (usage roumain) et de la fête : Hébreux 9, 1-7
Frères, s’il faut se glorifier, je me glorifierai plutôt de ma faiblesse. Dieu, le Père du Seigneur Jésus – que son Nom soit loué pour toujours ! – sait que je ne mens pas. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui était au service du roi Arétas plaça des gardes aux portes de la ville pour m’arrêter. Mais on me fit passer par une fenêtre du mur de la ville et l’on me descendit dans une corbeille, et c’est ainsi que je lui échappai. Il faut donc que je me glorifie, bien que cela ne soit pas utile. Mais je vais parler maintenant des visions et des révélations que le Seigneur m’a accordées. Je connais un chrétien qui, il y a quatorze ans, fut enlevé jusqu’au troisième ciel. Je ne sais pas si c’était dans le corps ou hors du corps, Dieu seul le sait. Oui, je sais que cet homme fut enlevé jusqu’au Paradis – encore une fois, je ne sais pas si c’était dans le corps ou sans le corps, Dieu seul le sait : et là, il entendit des paroles qu’il n’est pas possible de répéter et dont il n’est pas permis à un être humain de parler. Je me glorifierai de cette personne – mais je ne me glorifierai pas de moi-même, sauf pour exprimer tout ce qui montre ma faiblesse. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un fou, car je dirais la vérité. Mais j’évite de me glorifier, car je ne veux pas qu’on ait de moi une opinion meilleure que celle que donne ce qu’on me voit faire et m’entend dire.
Cependant, afin que je ne sois pas rempli d’orgueil pour avoir reçu des révélations extraordinaires, il m’a été donné dans la chair une écharde, messagère de Satan pour me gifler et m’empêcher de me surestimer. Trois fois j’ai demandé au Seigneur de l’éloigner de moi. Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, car la puissance s’accomplit dans la faiblesse. » Je préfère donc de tout mon cœur avoir à me glorifier de mes faiblesses, pour que la puissance du Christ étende sa protection sur moi. Frères…

Alléluia du dimanche en ton 7: Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et de la Fête en ton 8 : Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ! V : Devant ta face imploreront les plus puissants.

Evangile : Luc 6, 31-36 et Luc 10, 38-42 ; 11, 27-28
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples :
« Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le également pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs en font autant ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez qu’ils vous rendront, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs pour qu’ils leur rendent la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Soyez compatissants comme votre Père est compatissant. » En ce temps-là…

Chants de communion du dimanche et de la fête en ton 7 : Je prendrai le calice du salut/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//

Pour la catéchèse : le monde entier jouit d’une invisible protection, le voile de la Mère de Dieu
1. Lire dans le Synaxaire le récit de la vision qu’eut saint André le Fou de la protection invisible de la Mère de Dieu sur l’Eglise. Beaucoup de monastères et d’églises ont ce patronage. Lire le même jour la vie de saint Remi, de saint Romain le Mélode et de l’apôtre Ananie. La Vierge est la « Protectrice ».
2. Eveillons les enfants et éveillons-nous à la réalité de la présence invisible de Dieu (commenter l’épître et l’évangile du jour). Les saintes icônes et les mystères liturgiques sont des fenêtres ouvertes à la vision de la présence bienfaisante du Seigneur, des saints, des puissances incorporelles (anges, etc.).
3. Apprendre à s’adresser à la Mère de Dieu  (très sainte Mère de Dieu sauve-nous !), aux saints (saint Père Remi prie Dieu pour nous !), à l’ange gardien… Nos yeux peuvent les voir par le saint Esprit, et l’oreille entendre leur voix : « la paix soit avec vous ! » est une parole prononcée dans la sainte liturgie par le Christ Lui-même, comme cela fut révélé à Reims le 24.12.499 quand célébrait saint Remi.