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Prière à la Mère de Dieu pour les enfants

Marie, Mère de Dieu, toi qui as mis au monde Jésus le Fils de Dieu, et qui l’as élevé avec amour; toi qui as supporté sa Croix et qui t’es réjouie de sa Résurrection et de son Ascension : nous te prions!

Très sainte Mère de Dieu, sauve les serviteurs de Dieu, les enfants N…, et tous les enfants du monde entier.

Les enfants chrétiens, fortifie-les dans la foi et l’amour pour ton Fils et ton Dieu, Jésus Christ.

Les enfants qui ne connaissent pas Dieu, demande au Christ de leur envoyer l’Esprit saint pour qu’ils découvrent Dieu.

Les enfants tourmentés, abandonnés et humiliés, couvre-les du manteau invisible de ta tendresse.

Prie ton Fils et notre Dieu le Christ Jésus de pardonner à tous ceux qui font du mal aux enfants et de changer leur cœur par le saint Esprit.

Et donne-nous, ô Vierge Marie, de te magnifier en tout temps et en tout lieu comme la Mère véritable de notre Dieu : Amen!

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Canon de supplication (canon paraclitique) à la Mère de Dieu

Ode 1 – en ton 1

« Ta droite victorieuse, magnifique en sa force, s’est couverte de gloire ; car, ô Seigneur immortel, grâce à ta puissance, elle a broyé les ennemis en ouvrant pour Israël une voie nouvelle au profond de la mer ! »

Refrain : Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous !

Incompréhensible est le mystère de ta personne déifiée, ô Mère de Dieu : les ténèbres qui voilent notre intelligence et notre cœur, purifie-les par la lumière du saint Esprit afin que nous te chantions : Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi !

Digne de la plus haute admiration est la gloire de ta triple virginité, ô Vierge : les puissances angéliques la chantent et la célèbrent dans les cieux ! Donne-nous, à nous pécheurs, la grâce de ton Fils et ton Dieu qui magnifie sa Mère très pure !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Ta conception fut miraculeuse, ô Marie ! Joachim et Anne ont exulté et ont glorifié la miséricorde du Seigneur à leur égard. Accorde-nous le souffle de la gratitude et de la louange pour les enfants que le Seigneur accorde à notre indigne prière, car en toi se réjouit toute créature !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Abraham offrit son fils unique par obéissance au Seigneur : voyant son abnégation, le Père céleste accepta l’offrande de son cœur brisé, et lui permit d’immoler son agneau au lieu d’Isaac. Nous aussi, ô Mère de miséricorde, par l’Esprit qui habite en toi, purifie-nous de toute possession à l’égard de nos enfants.

Ode 3

« Toi qui seul connais la faiblesse de la nature humaine, lui étant devenu semblable, dans ta compassion, revêts-moi de la force d’en-haut, pour que je chante devant toi : Saint est le temple spirituel de ta gloire immaculée, Seigneur amis des humains ! »

Ô bien nommée Buisson ardent, ton amour pour ton Fils et ton Dieu est plus brûlant que celui des séraphins ; et ta compassion pour les humains les réchauffe et les fortifie. Viens en aide aux parents éprouvés par les souffrances de leurs enfants et sauve-les du désespoir !

Tu fis des chérubins ton trône, ô Vierge reine ! De leurs innombrables yeux ils contemplent la lumière incréée de la Divinité et toi, ô Marie, tu es Celle qui voit Dieu. Nous aussi, malgré nos péchés, grâce à ta prière et selon notre foi, il nous sera donné de voir l’amour du Seigneur pour nos petits enfants !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Toi qui montres la Voie, ne te lasse pas de désigner à notre espérance et à notre louange ton Fils et ton Dieu. C’est Lui, notre Sauveur, qui appela près de lui les petits enfants pour les bénir avec amour et nous les donner en exemple de pureté.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Reine des anges, Gabriel s’adressa à toi de la part du Seigneur : qu’à nous aussi pécheurs revienne le charisme de te célébrer pour l’union de la divinité et de l’humanité qui s’opère en toi, nous qui confessons la vraie foi.

+

Sauve de tout danger tes serviteurs, car c’est en toi qu’après Dieu, ô Mère, nous trouvons un abri, unique Rempart, inébranlable Protection !

Dans ta bienveillance, penche-toi sur les souffrances de mon corps, Mère de Dieu toute digne de nos chants ; viens de mon âme guérir la douleur !

Cathisme, ton 2

Fervente avocate, inexpugnable Rempart, Source de miséricorde et Refuge de l’univers, vers toi nous crions sans répit : Mère de Dieu et Souveraine, empresse-toi, délivre-nous de toute adversité, car seule tu te hâtes d’accorder ton secours !

Ode 4

« Montagne ombragée par la grâce de Dieu, le prophète Habacuc t’a reconnue de son regard de voyant. De toi, a-t-il prédit, sortira le Saint d’Israël pour notre salut et notre restauration. »

Orante est ton nom ! En tout temps et en tout lieu, tu es celle qui élève vers le Seigneur tes mains très pures pour le supplier et le louer au nom des croyants et de tous les humains, les pécheurs et les justes. En cette heure bénie, intercède, en ton sacerdoce maternel, pour tous les enfants qui souffrent en ce monde !

Mère de toute protection, ta maternité est un voile qui couvre l’humanité d’une chaleureuse et divine compassion : protège, garde, convertis et sauve tes serviteurs, les parents qui mettent leur confiance en toi et en ton Seigneur !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Vierge de tendresse, ouvre-nous la porte de la tendresse divine, ô Marie et donne-nous d’aimer les petits enfants de l’amour dont les aime le Christ, car notre cœur est égoïste et sec.

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Les jeux de nos enfants sont l’image de la sagesse incréée ! Ton Fils et ton Dieu joua comme enfant avec sa Mère très pure en sa sainte et véritable humanité. Donne à nous, les pères et les mères selon Dieu, la sagesse qui éduque et qui éveille à la miséricorde divine !

Ode 5

« Par l’éclat de ton avènement, Tu as illuminé les confins de l’univers en les éclairant, ô Christ, par la splendeur de ta croix : fais briller aussi la lumière de la divine connaissance dans les cœurs qui te chantent selon la vraie foi ! »

Tu allaites ton créateur devenu en toi être humain véritable. De ton sein très pur et virginal, fais couler aussi le lait de la divine consolation sur les pères et les mères brisés par la souffrance de leurs enfants.

Tes caresses, ô Mère du Christ Dieu, ont réjoui ton enfant par l’humanité de ton amour. Rends-nous dignes d’avoir part à une telle tendresse afin de consoler et de réjouir tout enfant éprouvé en son âme ou en son corps.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

A l’annonce et devant les signes futurs de la Passion de ton enfant chéri, tu tremblas de frayeur, ô Mère très sainte ! Tu connais l’angoisse et la détresse des parents devant l’épreuve de leur enfant : aide-les par ta compréhension maternelle et sauve-les du découragement !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Tes entrailles se sont serrées quand tu sus quelle souffrance souffrait ton divin enfant : sois proche, nous t’en prions, de nos souffrances, quand notre cœur se fend de douleur !

Ode 6

« Le fond de l’abîme nous entourait, et nous n’avions personne pour nous délivrer ; nous étions comptés comme brebis d’abattoir. Sauve ton peuple, ô notre Dieu, car Tu es la force des faibles et leur relèvement ! »

Dans une grotte, à Bethléem, tu mis au monde et tu abritas le Dieu que tu avais conçu. Dans la grotte de notre cœur, ô Marie, fais habiter aussi ton Seigneur très doux et très humble !

Il est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu ! De façon incompréhensible pour les anges et pour les humains, tu conçus humainement le Dieu de l’univers. Inconnaissable est la virginité que tu gardas dans la conception et dans l’enfantement : en te magnifiant, nous glorifions Celui qui en toi engendra son Fils unique et Verbe !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Ô Vierge au triple sceau, tu connais la virginité et l’innocence des tout-petits. Intercède pour eux dans leur souffrance et réjouis-toi pour leur joie, car ils n’ont rien pu faire de mal !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

En nourrisson, tu fus portée sur les bras de sainte Anne ta mère, et Joachim, ton père béni, rendait au Seigneur l’action de grâce due à ta conception miraculeuse. Ils virent en Esprit les souffrances que tu porterais et ne cessèrent pour autant leur louange !

+

Sauve de tout danger tes serviteurs, car c’est en toi qu’après Dieu, ô Mère, nous trouvons un abri, unique Rempart, inébranlable Protection !

Dans ta bienveillance, penche-toi sur les souffrances de mon corps, Mère de Dieu toute digne de nos chants ; viens de mon âme guérir la douleur !

Kondakion en ton 6

Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //

Ode 7

« Nous les fidèles, nous reconnaissons en toi, ô Mère de Dieu, la fournaise spirituelle. Et de même qu’Il a sauvé les trois Jeunes Gens, le Très-Haut a renouvelé en ton sein le monde entier, le Seigneur Dieu de nos Pères, digne de louange et de gloire ! »

Source de vie, tu mis au monde celui qui est la Vérité, la Voie et la Vie. Tu conçus et enfantas le vrai médecin de nos âmes et de nos corps : prie-le, ô Mère, pour tous ceux qui servent et soignent par sa grâce les enfants souffrants !

Comme en un jardin clos, le Seigneur trouva en toi sa demeure et son repos. Veuille, ô Paradis spirituel, accorder à tous les parents qui te supplient, la grâce de s’abandonner dans la foi à ton Fils et ton Dieu !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Tu es la Joie des affligés ! Ecoute, ô Mère, les cris et les plaintes des enfants tourmentés ! Tu connais leur innocence et leur jeunesse : épargne-leur la maladie de l’âme et du corps et sauve-les de toute douleur ; sois la joie de leurs parents et de toute notre fraternité affligés !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

En toi se réjouit toute créature, car tu es celle qui nous fais connaître Jésus, ton Seigneur et ton Dieu, notre Seigneur et notre Dieu. Montre-le-nous présent dans l’affliction des tout-petits !

Ode 8

« Dans la fournaise, comme en un creuset, brillèrent les enfants d’Israël par l’éclat de leur piété plus pure que l’or fin ; et ils se mirent à chanter : Bénissez le Seigneur, toutes ses œuvres ! Louez-le ! Exaltez-le dans tous les siècles ! »

Inacceptable est le tourment des enfants. Toi-même, ô Vierge, le supplice de ton Fils te déchirait les entrailles : Comment souffres-Tu, disais-tu, Toi qui est la vie et l’allégresse de l’univers ? Sur l’agonie des parents et des enfants, verse, ô Compatissante, le baume de ta tendresse !

Sans raison est la douleur des tout-petits, car ils n’ont rien pu faire de mal ! Nos péchés sont innombrables et nous accablent : prie, ô Vierge, pour notre conversion et notre pardon !

Bénissons le Seigneur, Père et le Fils et le saint Esprit !

Entendant l’appeler la voix de son Dieu, Samuel enfant répondait : Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! A nos enfants aussi, ô Mère de la Sagesse, donne l’écoute de la Divinité et le souffle prophétique !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Toute-Sainte est ton nom, ô Vierge, car l’Esprit, Saint, Seigneur et Vivificateur, sanctifia et déifia ton sein très pur par la conception du Verbe et Fils unique de Dieu. Sanctifie-nous par ta protection, nous qui, par amour pour nos enfants, nous réfugions près de toi !

Ode 9

« Pour image de ton enfantement, nous avons le buisson ardent qui brûlait sans être consumé ; en nos âmes, nous te prions d’éteindre la fournaise des tentations, pour qu’alors, ô Mère de Dieu, sans cesse nous te magnifiions ! »

A l’âge de trois ans tu fréquentais le temple de ton Seigneur. Adolescente, si jeune encore, tu reçus dans ta virginité la semence divine du Fils de Dieu et Fils de l’Homme. Tu connus par le vieillard Siméon qu’un glaive traverserait ton cœur de vierge mère et, avec audace et avec foi, tu disais au Seigneur : Qu’il m’advienne selon ta parole !

Le Seigneur Jésus Christ ton divin et humain fils montra aux enfants son amour paternel. Ta maternité nous révèle l’amour du Père céleste. Inspire-nous, ô Mère, la paternité et la maternité, non seulement selon la chair, mais selon l’Esprit saint, pour porter, consoler et guider nos enfants sur le chemin de sainteté !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Coryphée de tous les saints, Chef de file et Tête de tous ceux qui intercèdent devant le Trône du Très-Haut, Prototype de toute sainteté humaine, Modèle des martyrs et des justes de tous les temps, avec saint Nicolas, l’ami des enfants, intercède pour les tout-petits que menacent la maladie et la mort !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Mère de Dieu Digne de toutes les louanges, Montagne non taillée de main d’homme, Portée dans les bras de sainte Anne, Mère de la Supplication et du Refuge, Grande Humilité, Consolatrice de nos peines, dont le voile et la ceinture protègent la sainte Eglise de Dieu, Joie inattendue, Calice du salut, Guide et Pédagogue de nos âmes, toi qui bénis de trois mains, Fleur immarcescible, écoute les prières de supplication et de louange des pères et des mères éprouvés en leurs enfants !

Dimanche 17 décembre

Dimanche 17 décembre 2006, 28ème (27ème) après la Pentecôte, 5ème de l’Avent, ton 2
Mémoire des saints ancêtres du Seigneur, du saint prophète Daniel et des trois enfants dans la fournaise.

Tropaire de la Résurrection en ton 2 : Lorsque Tu descendis jusqu’en la mort,+ ô Vie immortelle,/ l’enfer fut tué par la splendeur de ta divinité .// Lorsque Tu relevas les morts des bas-fonds,+ toutes les vertus célestes te clamèrent :/ Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !//

Tropaire des saints ancêtres en ton 2 : Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, + par eux Tu épousas d’avance / l’Eglise des nations. // Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté + à cause de l’illustre fruit de leur lignée, / qui sans semence t’enfanta. // Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, / fais que nos âmes reçoivent le salut. //

Gloire…

Kondakion des saints ancêtres en ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, + vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, + mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, / dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. // Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, + vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, + en ta miséricorde et ton amour, / car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »//

Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//

Prokimenon du ton 4 : Béni soit-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères ! A ton Nom louange et gloire éternellement ! V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Colossiens 1, 12-18
Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a, Lui, arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour.
En celui-ci nous avons, par son sang, la délivrance, le pardon de nos péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, pour devenir Lui-même prééminent en tout.
Alléluia du ton 8 (Ps. 98, 6 - Septante) :
Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom !
- Ils en invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile : Luc 14, 16-24 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 2.

Catéchèse : le sens et le contenu de l’Histoire, thème directeur du carême de Noël ou Avent
1. L’Histoire a un sens linéaire, accomplissement du dessein divin: création, perte du Paradis, attente et annonce prophétique du Sauveur promis, manifestation et glorification du Verbe créateur en Personne par son devenir-chair et son devenir-homme, descente du saint Esprit en personne, fondation divino humaine de l’Eglise, attente du retour glorieux du Verbe, seconde et glorieuse venue (« avent ») du Fils de Dieu, son règne « sans fin » (Symbole), résurrection universelle et Jugement ultime pour une éternité en Dieu ou une privation infinie de Dieu.
2. La lignée humaine (épître de ce jour) du Verbe incarné s’inscrit dans ce devenir historique de l’humanité et lui donne sa structure. L’accomplissement de l’Histoire est présenté dans le banquet eschatologique (évangile du jour) : le Seigneur invite « beaucoup de gens » ; le salut se fonde sur un appel universel et sur la volonté du Père de « remplir sa maison », c’est-à-dire de mettre un comble à sa générosité et à sa miséricorde. C’est l’invitation divine qui est le critère du salut, non les vertus des invités. Sont exclus de la fête ceux qui s’en excluent en préférant une autre forme de bonheur. Les « élus » ne sont pas choisis arbitrairement par le Seigneur ; ce sont ceux qui ont obéi à son invitation divine, « ceux qui veulent », dit saint Maxime le Confesseur. L’accomplissement du devenir historique du monde dépend du consentement de chaque personne humaine, quel que soit son état (« pauvres », « estropiés », « aveugles », « boiteux »). « Insister pour faire entrer les gens » : Dieu force-t-Il la personne ? Il veut plutôt la persuader par le témoignage des saints, des martyrs, ses serviteurs (« esclaves » car ils ne s’appartiennent pas). Il convainc par l’amour, par la vérité, par l’attirance du saint Esprit, par la compassion manifestée sur la Croix, par la douceur touchante de sa voix de Pasteur.
3. La personne divine du Verbe (épître du jour): Celui qui se manifeste à Bethléem est le Verbe créateur. Jésus est Seigneur, Adonaï, c’est-à-dire Dieu, de même nature que le Père qui le conçoit. Ne laissons pas l’Enfant de la crèche être réduit à une humanité naïve : sans son identité divine, Il ne pourrait être le Sauveur. Commenter le texte de st Paul et le comparer avec l’anaphore de st Basile de Césarée : « Prémices de ceux qui se sont endormis (…) pour être Lui-même en tout prééminent sur tout ! » ; faire le lien avec le Symbole. Commenter la belle expression « Fils de son amour » : le Verbe est conçu prééternellement en fruit de l’amour du Père ; Dieu, étant amour, est fécond de lui-même ; Il s’engendre, parce que l’amour, quoique absolu, ne se suffit pas à soi-même ; il faut qu’existe un autre que soi pour pouvoir aimer ; l’amour implique l’altérité des personnes. Et cette altérité, écrit P. Stàniloae, est confirmée par un autre Autre, l’Esprit, troisième Personne, témoin et sceau de l’amour !

Semaine de l'unité des chrétiens

                                                                 INVITATION

Monseigneur, Révérend Père, Monsieur le Pasteur, Madame, Monsieur,

Avec joie, à l’ouverture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous vous invitons dans notre église, 21, rue de Montbuisson à Louveciennes

                                              Mercredi 17 janvier 2007 à 19 heures

Pour l’office d’action de grâce et le Vin d’honneur qui suivra.

Nous vous remercions de faire cette annonce dans vos paroisses et parmi vos proches.

                                                                 Le Recteur et le Conseil paroissial

                                         …….……………Réponse positive (pour l’intendance !) s.v.p.…………………….

Nom, prénom, adresse :

Viendra, accompagné(e) de (nombre de personnes)

Coupon à retourner  à Eglise Orthodoxe, 21, rue de Montbuisson 78430 Louveciennes  avant le 10 janvier !

dimanche 10 décembre

Dimanche 10 décembre 2006, 27ème (26ème) après la Pentecôte, ton 1

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Tropaire (s) et kondakia de l’église.  Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon du ton 1 : Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, /  comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !

Epître : Ephésiens 6, 10-17
Frères, trouvez votre puissance dans le Seigneur et dans la souveraineté de sa force ! Revêtez la panoplie de Dieu, pour pouvoir tenir devant les méthodes du Diable ; car nous n’avons pas à lutter contre le sang et la chair, mais contre les principautés, les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits de malignité répandus dans les lieux célestes. Endossez donc la panoplie de Dieu, afin que, au jour de malignité, vous puissiez résister, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme, ayant pour ceinture la vérité, pour cuirasse la justice, pour chaussures le zèle à propager l’Evangile de la paix ; par-dessus tout, saisissez le bouclier de la foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire le parler de Dieu.

Alléluia du ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : Luc 13, 10-17 (notre traduction)
En ce temps-là, Jésus enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat. Or il y avait là une femme qui avait depuis dix-huit ans un esprit d’infirmité : elle était toute penchée vers le bas et ne pouvait pas se tourner complètement vers le haut. Jésus, la voyant, l’interpella et lui dit : « Femme, sois déliée de ton infirmité ! » Puis Il lui imposa les mains, et à l’instant même elle se redressa et rendit gloire à Dieu. Mais le chef de la synagogue, indigné parce que Jésus avait fait soigné un jour de sabbat, répondit à cela en disant à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire soigner ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. - Hypocrite, lui dit Jésus ; est-ce que chacun d’entre vous ne délie pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat pour le mener à l’abreuvoir ? Et cette fille d’Abraham que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? » Comme Jésus disait cela, tous ses adversaires étaient remplis de confusion, et la foule entière se réjouit de toutes les merveilles accomplies par lui.

Catéchèse : sens et contenu du carême de Noël – suite !
1. Le combat spirituel décrit dans l’épître : pour se préparer à l’illumination de son esprit et de son cœur, le chrétien mène une lutte à l’égard des « pensées » ou suggestions qui sont d’ordre angélique (« principautés », « puissances », « princes de ce monde de ténèbres », « esprits de malignité répandus dans les lieux célestes »). Le mal est d’origine spirituelle, non psychologique ou physique (« sang et chair »). Le jeûne et l’abstinence servent donc seulement de point d’appui, de support à un combat très subtil : « Délivre-nous du Malin ! », nous a appris à prier le Christ (et non : délivre-nous de la chair !). Le combat consiste ainsi à nous garder, ou à nous purifier, des pensées : là commence le péché – pensées de convoitise, de jugement, de vanité, etc. Le Diable étant un ange déchu, sa « méthode » est donc incorporelle : son attatque commence par la pensée, continue par l’imagination et aboutit à l’acte. Le chrétien lutte avec la méthode correspondante (« panoplie de Dieu ») : la « vérité » (confesser la vérité révélée, mais aussi dire la vérité sur soi, confesser ses péchés), la « justice » (s’exercer à être « juste », dans tous les sens, y compris la « justesse », le discernement), « le zèle à propager l’Evangile de la paix » (témoigner de notre foi, parler du Christ et de ce qu’Il a fait pour nous), « la foi » (confiance absolue en Dieu et en sa miséricorde : ne pas douter !), le « parler de Dieu » : non seulement parler au sujet de Dieu, mais parler comme Il parle, adopter son langage, sa langue – que ses pensées deviennent nos pensées (par l’écoute assidue de la Parole, la participation aux offices de l’Eglise et la prière personnelle fréquente : lui parler.). Nous jouirons ainsi de son Esprit : pas seulement la mentalité divine (ce qui est déjà remarquable chez les saints !), mais la divine inspiration prophétique, le Souffle qui est Dieu, « le Saint, le Seigneur, le Vivifiant » (Symbole). Le but de l’Avent comme des autres carêmes de l’Eglise est donc de vivre selon l’Esprit du Père : c’est dans cet Esprit exclusivement que nous pouvons reconnaître en Jésus Christ son Fils unique engendré.
2. L’œuvre du Fils : le symbole de la Femme courbée. Au 1er degré, le Christ a réellement guéri cette femme, comme Il guérit de nos jours (exemples tout proches de nous, à notre époque, dans nos familles) ; au 2ème degré, le Femme courbée est l’allégorie de la Synagogue, courbée sous le fardeau de la Loi (cf. l’ensemble du texte), et « déliée » par le Christ, Messie divin. 3ème degré : en ce temps de l’Avent (Avent = « adventus », venue), Jésus nous fait « nous redresser ». Le chrétien relève la tête : il attend l’accomplissement de l’Histoire par la manifestation glorieuse du Verbe (« Il vient à  nouveau en gloire », Symbole). Le Messie est le Libérateur, Il « délie », Il arrache l’humanité penchée vers la terrre (préoccupations terrestres et matérielles), c’est-à-dire vers la mort, prisonnière surtout de l’ignorance. Il l’affranchit par la révélation parfaite du Père, révélation exclusivement due au Fils. Il délie l’humanité de la magie du sexe et des forces asservissantes de la nature, pour lui rendre sa responsabilité cosmique. Nous prions debout, face au Christ qui vient en juge miséricordieux.
4èmement, la Femme courbée est encore la condition féminine, libérée de toutes ses humiliations historiques par l’incarnation virginale : en se faisant Homme, le Verbe promeut la femme à la dignité royale de celle qui regarde en haut (le nom de Marie = « celle qui voit Dieu ») vers le Père, directement, sans passer par l’homme, sens profond de sa maternité virginale. Dans l’Annonciation (25.3), Il l’a purifiée ; dans la Nativité (25.12), Il l’a magnifiée. La Mère de Dieu est l’annonciatrice d’une féminité libre du souci de séduire, de l’obsession biologique ou légale de la fécondité, et de toute autre seigneurie que celle du Père ; elle désigne également la juste place de l’homme, chef de la femme selon le Christ : « nous la magnifions ! ».

Prière à la Mère de Dieu pour les enfants


Marie, Mère de Dieu, toi qui as mis au monde Jésus le Fils de Dieu, et qui l’as élevé avec amour; toi qui as supporté sa Croix et qui t’es réjouie de sa Résurrection et de son Ascension : nous te prions!

Très sainte Mère de Dieu, sauve les serviteurs de Dieu, les enfants N…, et tous les enfants du monde entier.

Les enfants chrétiens, fortifie-les dans la foi et l’amour pour ton Fils et ton Dieu, Jésus Christ.

Les enfants qui ne connaissent pas Dieu, demande au Christ de leur envoyer l’Esprit saint pour qu’ils découvrent Dieu.

Les enfants tourmentés, abandonnés et humiliés, couvre-les du manteau invisible de ta tendresse.

Prie ton Fils et notre Dieu le Christ Jésus de pardonner à tous ceux qui font du mal aux enfants et de changer leur cœur par le saint Esprit.

Et donne-nous, ô Vierge Marie, de te magnifier en tout temps et en tout lieu comme la Mère véritable de notre Dieu : Amen!


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Dimanche 3 décembre

Dimanche 3 décembre 2006, 16ème (25ème) après la Pentecôte, ton 8

Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Tu es descendu des hauteurs,/ ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours,+ afin de nous délivrer de nos passions,/ ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire (s) et kondakia de l’église.  Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau,/ Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;// Eve danse de joie en ta Résurrection+ et les confins de la terre/ célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//  Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !

Epître : 2 Corinthiens 6, 1-10.
« Frères, nous qui travaillons avec Dieu, nous vous demandons de ne pas laisser se perdre la grâce que vous avez reçue de lui. Dieu déclare en effet dans l’Ecriture : « Au moment où se manifestait ma faveur, Je t’ai écouté ; au jour du salut, Je suis venu à ton secours. » Eh bien ! Voici maintenant le moment d’accepter la faveur de Dieu ; voici le jour où l’on peut être sauvé. Nous désirons que l’on ne puisse pas critiquer notre fonction, c’est pourquoi nous cherchons à ne scandaliser personne en quoi que ce soit. Au contraire, nous manifestons en tout que nous sommes serviteurs de Dieu : nous supportons avec beaucoup de patience les souffrances, les détresses et les angoisses. On nous a battus et mis en prison, on a suscité des troubles contre nous ; nous avons exécuté des travaux pénibles, nous avons été privés de nourriture. Nous manifestons que nous sommes serviteurs de Dieu par notre pureté, notre patience et notre bonté ; par le saint Esprit, par notre amour sincère, par notre prédication de la vérité et par la puissance de Dieu. Nous utilisons comme arme ce qui est juste, aussi bien pour attaquer que pour nous défendre. On nous honore et on nous couvre de honte ; on dit du mal et on dit du bien de nous. On nous regarde comme des menteurs alors que nous déclarons la vérité, comme des inconnus alors que nous sommes connus de tous, comme des mourants alors que nous sommes bien vivants, ainsi que vous pouvez le constater. On nous punit, sans pourtant nous mettre à mort ; on nous attriste et pourtant nous sommes toujours joyeux ; nous paraissons pauvres, mais nous enrichissons beaucoup de gens ; nous paraissons ne rien avoir alors que, en réalité, nous possédons tout ».

Alléluia du ton 8 :
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile : Matthieu 25, 14-30 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus dit cette parabole.
« Quelqu’un, partant en voyage, appela ses esclaves personnels et leur confia ses biens. Il confia à l’un cinq talents, à l’autre deux, au troisième un : à chacun selon sa propre capacité. Puis il quitta le pays. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla travailler avec cet argent et gagna cinq autres talents. De même celui qui en avait deux en gagna deux autres. Mais celui qui en avait reçu un alla creuser la terre et y cacher l’argent de son maître.
Longtemps après, arrive le maître de ces esclaves et il se met à régler ses comptes avec eux. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha et présenta les cinq autres talents en disant : « Maître, tu m’as confié cinq talents. Voici cinq autres talents que j’ai gagnés. » Son maître lui dit : Bien ! Bon et fidèle esclave. Tu as été fidèle en peu, je te confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton maître ! » Le serviteur qui avait reçu les deux talents s’approcha ensuite et dit : « Maître, tu m’as confié deux talents. Voici deux autres talents que j’ai gagnés. » Son maître lui dit : « Bien ! Bon et fidèle esclave. Tu as été fidèle en peu ; je te confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton maître ! » Enfin, celui qui avait reçu un talent s’approcha et dit : « Maître, je savais que tu es quelqu’un de dur ; tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as pas répandu de graines. J’ai eu peur et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Voici, tu as ton bien. » Son maître lui répondit et dit : « Mauvais et paresseux esclave! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, que je récolte où je n’ai pas répandu de graines ? Il te fallait donc placer mon argent à la banque et moi, de retour, j’aurais recouvré mon bien avec l’intérêt. Prenez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui a dix talents. Car à toute personne qui a, l’on donnera et elle sera dans l’abondance ; mais à qui n’a rien, on enlèvera même ce qu’il croit avoir. Quant à cet esclave inutile, jetez-le dehors, dans la ténèbre extérieure. Là sont les larmes et les grincements de dents. »

Catéchèse : encore l’argent ! Il s’agit toujours de la gestion des biens que Dieu nous a confiés.
Les « talents » sont les dons naturels et surtout les dons de l’Esprit, dons charismatiques. C’est la grâce non créée reçue par Adam au Paradis : création « à l’image de Dieu » (Gen 1, 26-27) ; don du « souffle (pneuma) de vie » (Gen 2, 7). C’est, pour le baptisé, la grâce incréée reçue dans le saint baptême, dans l’onction chrismale et dans la communion eucharistique. Et encore : les dons incréés que l’Esprit saint ne cesse de déverser sur tous ceux qui croient en Jésus Seigneur et Dieu. Dans l’épître, saint Paul exhorte « à ne pas laisser se perdre la grâce reçue de Dieu ». La parabole évangélique illustre ce thème. Toute la vie « en Christ », vie dans l’Eglise et en tant que membre de l’Eglise, consiste à gérer la grâce : application des commandements, prière de supplication et de louange, célébration, témoignage devant les croyants et les incroyants de ce que Dieu fait pour nous, vie en disciple de Jésus Christ là où Il nous place, activent et feront fructifier nos talents charismatiques ! L’amour, par exemple, se gère…
Le détestable péché : peur (et non crainte) de Dieu, mesquinerie, oisiveté, ingratitude, illusion de posséder quelque chose (un manuscrit donne « ce qu’il croit avoir », o dokei ecein), et surtout : inintelligence ! (cf. la parabole du gérant malhonnête, Luc 16, 8-9). La gestion des biens divins dépend de nous : nous en rendons compte à notre Maître (« qu’as-tu fait de ton baptême ? »). L’être humain a été par Dieu institué responsable – roi – des biens créés (penser au cosmos) et des biens incréés.
Le retour glorieux et le jugement : Noël, mémoire de la naissance humaine de Dieu (manifestation au monde du Dieu-Homme), expérience mystique de l’habitation en nous du Verbe Lumière (prise de conscience par le saint Esprit de cette habitation, et ainsi « naissance de l’Esprit », car nous ne sommes pas nés), anticipation de la seconde Venue (cf. le Symbole : « Il revient en gloire… ». L’Histoire universelle est comprise entre le 1er et le 2ème avènements). Vivons (cf. les premiers chrétiens) dans cette attente à la fois mystique et historique du resplendissement final du Verbe par l’Esprit du Père!

Pour un enfant souffrant, avec Saint Nicolas

Le plus simple est toujours le chapelet à la main ou simplement dans le coeur avec, en l'occurrence, "saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour son enfant N...", ou "saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour son serviteur N... et pour nous (moi) pécheur(s)", ou encore "saint Père et Pontife Nicolas, rends grâce à Dieu pour son enfant N...!"
Il est fructueux de dire longuement (50 fois et +!) en alternance l'une ou l'autre forme; tant mieux si on peut être devant l'icône; tant mieux surtout si l'on peut prier non seulement des lèvres mais encore de tout son coeur, de toute son intelligence et de toutes ses forces!
A l'issue de ces prières répétées, on peut dire cette prière: "Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi le vrai médecin de nos âmes et de nos corps, écoute dans ta bonté les prières que ton serviteur saint Nicolas t'adresse en ce jour pour l'enfant N... que Tu as confié à tes serviteurs N..., ses parents. Dans ton indicible compassion et ta miséricorde, accorde à ton enfant le soulagement des souffrances de l'âme et du corps et donne-lui de jouir du don de la santé que Tu lui accordes. A nous qui te prions avec ta Mère très pure et tous tes saints, accorde la jouissance de l'amour véritable qui vient de toi, la fortification de notre foi en toi et la grâce de te célébrer tous les jours de notre vie. Car Tu es le Dieu de miséricorde, plein de tendresse et d'amour pour les humains, ô Christ notre Dieu, et nous te rendons gloire avec ton Père et ton Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles: Amen!"