« janvier 2007 | Accueil | mars 2007 »

Dimanche 4 mars

Dimanche 4 mars 2007,  ton 5, deuxième dimanche de Carême, mémoire de saint Grégoire Palamas

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Fidèles, chantons et adorons le Verbe/ coéternel au Père et à l’Esprit.// Il est né de la Vierge pour notre salut, + Il a daigné dans sa chair monter sur la Croix et supporter la mort, / afin de ressusciter les morts par sa glorieuse Résurrection.//

Tropaire(s) de l’église, puis de saint Grégoire Palamas en ton 8 : Luminaire de l’Orthodoxie et docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, + ornement des saints moines et rempart invincible des théologiens,+ saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique, et de la grâce le héraut,/ intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes !//  Gloire…, kondakion de l’église, Et maintenant…

Kondakion du Triode et de saint Grégoire Palamas en ton 8 : Comme l’instrument sacré de la sagesse,+ comme le brillant porte-voix de la science de Dieu,/ saint pontife Grégoire, nous te chantons !// Soumettant notre intelligence à celle du Créateur,+ conduis nos cœurs vers lui,/ pour que nous chantions : « Réjouis-toi, Prédicateur de la grâce ! »//  on peut ajouter le kondakion de l’Annonciation

Prokiménon du ton 5 (Ps. 11, 8 et 2, trad. des Septante): C’est toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras pour l’éternité !// V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !

Epître : Hébreux 1, 10-2, 3 et 7, 26-8, 2 (n. trad.)
« Dans le principe, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais Toi, Tu demeures. Tous, ils vieilliront comme un vêtement et, comme on fait d’un vêtement, Tu les enrouleras ; tel un manteau, ils seront changés ; mais Toi, Tu restes le même, et tes années ne passeront point. » Et auquel des anges Dieu a-t-Il jamais dit : « Siège à ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Les anges ne sont-ils pas tous des esprits officiants, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Car, si la parole annoncée par les anges a un effet, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous en négligeant pareil salut, qui, annoncé tout d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu ? Frères, tel est précisément le pontife qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux ; un pontife qui n’ait pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car cela, Il l’a fait une fois pour toutes lorsqu’en sacrifice Lui-même Il s’est offert. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des êtres humains sujets à la faiblesse ; mais le serment de Dieu, prononcé après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, parfaitement accompli pour l’éternité. De ce qui vient d’être dit, le point capital est celui-ci : nous avons un pontife de telle nature qu’Il est assis à la droite du trône de la majesté divine, dans les cieux ; et là, Il accomplit son ministère, non plus dans le tabernacle dressé par les humains, mais dans le sanctuaire véritable érigé par le Seigneur.

Alléluia en ton 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Marc 2, 1-12 (le Paralytique) et Jean 10, 9-16 (saint Grégoire Palamas)
En ce temps-là, Jésus rentra à Capharnaüm quelques jours après la guérison d’un lépreux. On apprit qu’Il était chez lui, et l’on s’y rassembla en si grand nombre qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ; et Jésus leur disait la Parole. On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes ; comme ceux-ci ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l’endroit où se trouvait Jésus, firent une ouverture et descendirent le grabat où gisait le paralytique. Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. » Or il y avait là, assis, quelques scribes, et ils pensaient en leur cœur : « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui a le pouvoir de remettre les péchés, si ce n’est Dieu ? » Connaissant aussitôt en Esprit ce qu’ils disaient en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi une telle pensée dans vos coeurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile, dire au paralytique « tes péchés te sont remis » ou dire « lève-toi et marche » ? Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés, Je te le dis, dit-Il au paralytique : Lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ! » Celui-ci se leva et, aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient stupéfaits, louaient Dieu et disaient : « Jamais nous n’avons vu quelque chose de semblable ! »
En ce temps-là, Jésus dit : « Moi, Je suis la Porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il ira et viendra et trouvera pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, Je suis le bon berger ; le bon berger offre sa vie pour les brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, à qui n’appartiennent pas les brebis, dès qu’il voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit, et le loup les attrape et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est mercenaire et n’a pas souci des brebis. Moi, Je suis Le Berger, le bon, et Je connais les miens et les miens me connaissent, comme le Père me connaît et que, Moi, Je connais le Père ; et J’offre ma vie pour les brebis. Mais J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là, il faut que Je les conduise : elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger. »

In vremea aceea, intrând iaràsi în Capernaum, dupà câteva zile, s-a auzit cà este în casà. Si îndatà s-au adunat multi, încât nu mai era loc, nici înaintea usii, si le gràia lor cuvântul. Si au venit la El, aducând un slàbànog, pe care-l purtau patru insi. Si neputând ei, din pricina multimii, sà se apropie de El, au desfàcut acoperisul casei unde era Iisus si, prin spàrturà, au làsat în jos patul în care zàcea slàbànogul. Si vàzând Iisus credinta lor, i-a zis slàbànogului : Fiule, ertate îti sînt pàcatele tale ! Si erau acolo unii dintre càrturari, care sedeau si cugetau în inimile lor : Pentru ce vorbeste Acesta astfel ? El huleste. Cine poate sà ierte pàcatele, fàrà numai Dumnezeu ? Si îndatà cunoscând Iisus cu duhul Lui, cà asa cugetau ei în sine, le-a zis lor : De ce cugetati acestea în inimile voastre ? Ce este mai usor a zice slàbànogului : Iertate îti sînt pàcatele, sau a zice : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ? Dar, ca sà stiti cà putere are Fiul Omului a ierta pàcatele pe pàmânt, a zis slàbànogului : Zic tie : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si mergi la casa ta. Si s-a sculat îndatà si, luându-si patul, a iesit înaintea tuturor, încât erau toti uimiti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : Asemenea lucruri n-am vàzut niciodatà !
In vremea aceea, a zis Domnul : Eu sînt usa : de va intra cineva prin Mine, se va mântui ; si va intra si va iesi si pàsune va afla. Furul nu vine decât ca sà fure si sà junghie si sà piardà. Eu am venit ca viatà sà aibà si din belsug sà aibà. Eu sînt pàstorul cel bun. Pàstorul cel bun îsi pune sufletul pentru oile sale. Iar cel plàtit si cel care nu este pàstor, si ale càrui oi ni sînt ale lui, vede lupul venând si lasà oile si fuge ; si lupul le ràpeste si le risipeste. Dar cel plàtit fuge, pentru cà este plàtit si nu are grijà  de oi. Eu sînt pàstorul cel bun si cunosc pe ale Mele si ale Mele Mà cunosc pe Mine. Precum Mà cunoaste Tatàl si Eu cunosc pe Tatàl. Si sufletul Îmi pun pentru oi. Am si alte oi, care nu sînt din staulul acesta. Si pe acelea trebuie sà le aduc, si vor auzi glasul Meu si va fi o turmà si un pàstor. »

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création… (cf. dimanche dernier)

Koinonikon : du dimanche (« Louez… ») et du saint (Ps.111) : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! En ton occurrent, i.-e. ton 5.

Catéchèse : 1) la grâce de pardonner est un pouvoir divin et elle atteste la divinité de Jésus. 2) Saint Grégoire Palamas a rappelé que la grâce n’est pas une créature : elle est « énergie incréée ». Elle se manifeste comme pardon, mais aussi comme lumière qui éclaire l’intelligence et le cœur de ceux qui mettent leur foi en Jésus Christ Seigneur. Elle est communiquée par le saint Esprit.

Dimanche 25 février

Dimanche 25 février 2007,  ton 4, Dimanche de l’Orthodoxie, fête des saintes icônes
Divine liturgie selon saint Basile le Grand

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Les femmes disciples du Seigneur,+ ayant appris des anges la prédication lumineuse de la Résurrection, et le terme de l’ancestrale condamnation,/ louent Dieu, disant aux apôtres : « Renversée est la mort !// Le Christ est ressuscité,/ donnant au monde sa grande miséricorde ! »//

Tropaire du Triode en ton 2 : Devant ton image très pure nous nous prosternons, ô Dieu de bonté,+ demandant le pardon de nos péchés, ô Christ Dieu,/ car Tu as daigné  monter librement sur la Croix dans ta chair afin de délivrer de la servitude de l’Ennemi ceux que Tu as créés .// C’est pourquoi nous te rendons grâces en nous écriant:/ « Tu as rempli toute chose de joie, ô notre Sauveur, venu sauver le monde ! »//

Troparul Triodului, glasul al 2-lea : Preacuratului Tàu chip ne închinàm, Bunule, cerând iertare gresealelor noastre, Hristoase Dumnezeule ! Cà de voie ai binevoit a Te sui cu trupul pe Cruce, ca sà scapi din robia vràjmasului pe cei pe care i-ai zidit. Pentru aceasta cu multumire strigàm Tie : Toate le-ai umplut de bucurie, Mântuitorul nostru, Cel ce ai venit sà mântuiesti lumea !         Gloire…

Kondakion du Triode en ton 8 : Le Verbe de Dieu, que l’univers ne peut contenir+ se laisse circonscrire en s’incarnant de toi, ô Mère de Dieu,/ et restaure l’antique image souillée par le péché en lui ajoutant sa divine beauté.// Confessant le salut en parole et en action,/ restaurons nous aussi notre ressemblance avec Dieu !//

Condacul, glasul a 8-lea : Cuvântul Tatàlui cel necuprins, din tine, Nàscàtoare de Dumnezeu, S-a cuprins, întrupându-se ; si chipul cel întinat la chipul dintâi întorcându-l, cu dumnezeiasca podoabà l-a amestecat. Deci, màrturisind mântuirea, îl închipuim cu fapta si cu cuvântul.        Et maintenant…

Kondakion de l’Annonciation en ton 8 (usage grec, jusqu’au 25 mars) : Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! Vers toi montent nos louanges, nos chants d’action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts ; sauve-nous de tout danger ; hâte-toi de sauver les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Epouse inépousée !

Prokimenon en ton 4 : Béni es-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ Ton Nom est loué et exalté dans tous les siècles !// V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Hébreux 11, 24-26, 32-40
Frères, c’est par la foi que Moïse, « devenu grand », refusa d’être fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Egypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense.
Que dire encore ? Le temps me manquerait si je voulais exposer en détail ce qui concerne Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les prophètes, eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent de la vaillance au combat, repoussèrent les invasions étrangères ; et des femmes ont recouvré, par la résurrection, leurs enfants.
Quant aux autres, ils se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent comme épreuve la dérision et les coups de fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de mouton ou des toisons de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les creux de la terre. Et, bien que leur foi leur ait valu un bon témoignage, tous ceux-là n’ont pas bénéficié de la promesse, car Dieu avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

Alléluia du ton 8 : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom. V/ : Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile : Jean 1, 43-51 (n.trad.)
En ce temps-là, le lendemain (du jour où Jésus avait nommé Simon Pierre), Il voulut se rendre en Galilée : Il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont ont écrit Moïse, dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, celui de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il être quoi que ce soit de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. » Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui dit en réponse: « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es en vérité le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui dit en réponse: « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : «Amen ! Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme!»

In vremea aceea, a doua zi Iisus voia sà plece în Galilea si a gàsit pe Filip. Si i-a zis : Urmeazà-Mi ! Iar Filip era din Betsaida, din cetatea lui Andrei si a lui Petru. Filip a gàsit pe Natanael si i-a zis : Am aflat pe Acela despre Care au scris Moise în Lege si proorocii, pe Iisus, fiul lui Iosif din Nazaret. Si i-a zis Natanael : Din Nazaret poate fi ceva bun ? Filip i-a zis : Vino si vezi ! Iisus a vezut pe Natanael venând càtre El si a zis despre el : Iatà, cu adevàrat, israelit în care nu este viclesug. Natanael I-a zis : De unde mà cunosti ? A ràspuns Iisus si i-a zis : Mai înainte de a te chema Filip, te-am  vàzut când erai sub smochin. Ràspunsu-I-a Natanael : Rabi, Tu esti Fiul lui Dumnezeu, Tu esti regele lui Israel ! Ràspuns-a Iisus si i-a zis : Pentru cà ti-am spus cà te-am vàzut sub smochin, crezi ? Mai mari decât acestea vei vedea. Si i-a zis : Adevàrat, adevàrat zic vouà, de acum veti vedea cerul deschizându-se si pe îngerii lui Dumnezeu suindu-se si coborându-se peste Fiul Omului !

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création, ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon : du dimanche (« Louez… ») et des justes : « Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange : Alléluia !» en ton occurrent, ton 4.

Dimanche 18 février

Dimanche 18 février 2007,  ton 3,
Dimanche du Pardon (dernier jour des laitages et des oeufs), mémoire de saint Léon le Grand, pape de Rome

Tropaire de la Résurrection, t.3 : Que les Célestes soient en liesse !+ Que les Terrestres se réjouissent !+ Car le Seigneur a établi son Règne par son Bras,/ terrassant la mort par la mort, Lui le Premier-Né d’entre les morts.// Il nous libère du ventre de l’enfer,/ et offre au monde la grande miséricorde.//

Troparul Învierii, glasul al 3-lea: Sà se veseleascà cele ceresti si sà bucure cele pàmântesti! Cà a fàcut biruintà cu bratul Sàu Domnul, càlcat-a cu moartea pe moarte. Cel Întâi-Nàscut din morti s-a fàcut, din pântecele iadului ne-a izbàvit pe noi si a dat lumii mare milà.

Tropaire(s) de l’église… Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit… Kondakion(a) de l’église… Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion du Triode, ton 6 (n. trad.) : Initiateur en sagesse et Guide en intelligence,+ Pédagogue des égarés,+ Protecteur des pauvres,/ fortifie et instruis mon cœur, ô Maître !/ Accorde-moi la parole, ô Parole du Père,/ car je ne puis retenir mes lèvres de te crier : « Ô Miséricordieux, fais-moi miséricorde, à moi qui me suis trompé! »//

Condacul Trodului, glasul al 6-lea : Al întelepciunii Îndreptàtorule si de stiintà Dàtàtorule, al celor neîntelepti Învàtàtorule si al sàracilor Sprijinitorul, întàreste si întelepteste inima mea, Stàpâne ! Dà-mi cuvânt, Cuvinte al Tatàlui, cà iatà buzele mele nu le opresc a striga càtre Tine : Îndurate, miluieste-mà pe mine, cel càzut !

Prokimenon du Triode en ton 8 :
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand!

Epître : Romains 13, 11-14 ; 14, 1-4 (n. trad.)
Frères, vous savez en quelle circonstance favorable nous sommes : voici l’heure de vous lever du sommeil ; en effet le salut est désormais plus près de nous que lorsque la foi nous fut donnée. La nuit s’avance, le jour est proche. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’enivrement, pas de mollesse ni de mœurs relâchées, pas de querelles ni de rivalités. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’accomplissez pas les projets de la chair pour en satisfaire les convoitises. Envers celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants, sans vouloir discuter des opinions. Tel a confiance qu’il peut manger de tout, tel autre, par faiblesse, se nourrit de légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, puisque Dieu l’a accueilli. Toi, qui es-tu, qui juge le serviteur d’autrui ? Qu’il demeure ferme ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. D’ailleurs il restera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.

Alléluia du Triode en ton 4 :
Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut !
- pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile : Matthieu 6, 14-21 (n. trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « Si vous pardonnez leurs fautes aux humains, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux humains, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes.
Quand vous jeûnez, ne devenez pas comme les hypocrites à l’air triste : ils dissimulent leur visage pour apparaître aux humains comme jeûnant. Amen, Je vous le dis, ils ont reçu leur salaire. Toi, quand tu jeûnes, frotte-toi la tête d’huile et lave-toi le visage, pour paraître jeûner non devant les humains, mais devant ton Père qui est dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. »

Cà de veti ierta oamenilor greselile lor, ierta-va si vouà Tatàl vostru Cel ceresc ; iar de nu veti ierta oamenilor greselile lor, nici Tatàl vostru nu và va ierta greselile voastre. Când postiti, nu fiti tristi ca fàtarnici ; cà ei îsi smolesc fetele, ca sà se arate oamenilor cà postesc. Adevàrat gràiesc vouà, si-au luat plata lor. Tu însà, când postesti, unge capul tàu si fata ta o spalà, ca sà nu te aràti oamenilor cà postesti, ci Tatàl tàu care este în ascuns, si Tatàl tàu care vede în ascuns îti va ràsplàti tie. Nu và adunati comori pe pàmânt, unde molia si rugina le stricà si unde furii le sapà si le furà. Ci adunati-và comori în cer, unde nici molia, nici rugina nu le stricà, unde furii nu le sapà si nu le furà. Càci unde este comoara ta, acolo va fi si inima ta.

Catéchèse / catehezà. Le jeûne, appel de l’Esprit / Postul, chemarea Sfântului Duh
1. Le jeûne corporel : démarche ecclésiale, abstinence partielle ou complète (alimentaire, sexuelle…) pour se nourrir de la parole du Père (prière, lectures, offices si nourrissants en Carême, Eucharistie…).
2. Le jeûne ascétique et jeûne spirituel : renoncer aux passions (à la possession et au ressentiment, dans l’évangile de ce jour, par exemple), jeûner des mouvement par lesquels l’âme s’auto satisfait. On peut y ajouter le jeûne des pensées, notre esprit (nous,  « mintea ») se nourrissant seulement du Nom de Jésus prononcé dans le cœur ! Le Nom divin est le concentré de la Parole…
3. La joie signe le jeûne accompli : un vrai renoncement libère de toute frustration (tristesse née de la privation de plaisir) ; le jeûne est joie divine, liberté à l’égard et du besoin et du désir ; le jeûne est liberté (exousia) pour accueillir le Seigneur-Joie, le Seigneur-Amour, le Seigneur-Unité (pensons au jeûne proposé cette année par les Orthodoxes à tous les chrétiens). Le jeûne n’est pas le vide : il est la plénitude de la présence du Christ par le saint Esprit dans le coeur croyant ; ou bien il est l’absolue plénitude de Dieu en Soi ! C’est pourquoi le jeûne est appelé par le Christ « trésor des cieux».
3bis. Postul este de douà feluri : post trupesc, când cineva posteste sà nu mànânce mult, sà nu bea mult si se înfrâneazà de anumite mâncàturi (...) Iar post duhovnicesc este mult mai înalt decât cel trupesc. Pentru cà nu ajutà nimic postul trupesc fàrà cel duhovnicesc. Si diavoli postesc si niciodatà nu mànâncà, nici nu beau, dar tot diavoli sunt (…) Si Solomon zice : Necurat est înaintea Domnului tot cel înalt cu inima si viclean, asa cum sunt diavolii. (…)Sà postim si cu limba, sà postim si cu ochii (…) Mintea trebuie si ea sà posteascà postul cel mai mare. Postul ei este sà nu primeascà gânduri spurcate, gânduri rele, gânduri de urà pe cineva si toate gândurile care duc la pàcat. Toate organele noastre sà posteascà de la cele rele, si atunci si postul nostru de a bea si a mânca este de mare folos. (arh. Cleopa, Îndrumàri duhovnicesti…, Cluj-Napoca, 2004, p. 206-207).

Dimanche 11 février

Dimanche 11 février 2007, ton 2,
Jugement dernier (Carnaval : dernier jour de viande)/Judecata de apoi ; duminica làsatului sec de carne

Tropaire de la Résurrection en ton 2 : Lorsque Tu descendis jusqu’en la mort,+ ô Vie immortelle,/ l’enfer fut tué par la splendeur de ta divinité .// Lorsque Tu relevas les morts des bas-fonds,+ toutes les vertus célestes te clamèrent:/ « Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! » //

Tropaire(s) de l’église… Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit… Kondakion(a) de l’église… Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion du Triode, ton 1 : Lorsque Tu viendras, dans la gloire, sur la terre, ô notre Dieu,+ la création entière tremblera, un fleuve de feu coulera devant ton tribunal,/ les livres seront ouverts et les secrets manifestés.// En ce jour délivre-moi du feu qui ne s’éteint/ et rends-moi digne de me tenir à ta droite, Juge juste et équitable.//

Prokiménon du Triode en ton 3 :
Il est grand, notre Seigneur, grande est sa puissance ! Il n’y a pas de mesure à son intelligence.
- Louez le Seigneur, car il est doux de chanter un psaume ; que la louange soit agréable à notre Dieu !

Epître : 1 Corinthiens 8, 8-13 ; 9, 1-2
Frères, ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’aurons rien de moins, et si nous en mangeons, nous n’aurons rien de plus. Mais prenez bien garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles une occasion de chute. Car si quelqu’un te voit, toi qui as la connaissance, attablé dans un temple d’idoles, ce spectacle ne poussera-t-il pas celui dont la conscience est faible à en manger des mets offerts aux idoles ? Et ainsi, à cause de ta connaissance, ce faible périt, ce frère pour qui le Christ est mort. En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, plutôt que de scandaliser mon frère. Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat.

Alléluia du Triode en ton 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
- Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile : Matthieu 25, 31-46 (n. trad.)
En ce temps-là Jésus dit : « Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, et avec lui tous les anges, alors Il siégera sur le trône de sa gloire. Et seront rassemblées devant lui toutes les nations, et Il mettra à part les uns des autres, comme le pasteur met à part les agneaux et les chevreaux ; et Il placera les agneaux à sa droite et les chevreaux à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car J’ai eu faim et vous m’avez nourri ; J’ai eu soif et vous m’avez désaltéré ; J’étais étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; J’étais malade et vous m’avez rendu visite ; J’étais en prison et vous êtes venus me voir.’ Alors les justes lui répondront et lui diront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ou avoir soif et t’avons-nous désaltéré ? Quand t’avons-nous vu étranger et recueilli, ou nu et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous venus te voir ?’ Le roi leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors Il dira à ceux qui sont à gauche : ‘Allez loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car J’ai eu faim et vous ne m’avez pas nourri ; J’ai eu soif et vous ne m’avez pas désaltéré ; J’étais étranger et vous ne m’avez pas recueilli ; nu et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.’ Et eux aussi répondront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif, être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t’avons-nous pas assisté ?’ Alors Il leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, eux vers le châtiment éternel, mais les justes vers la vie éternelle. »

În vremea aceastà a zis Domnul : « Când va veni Fiul Omului întru slava Sa, si toti sfintii îngeri cu El, atunci va sedea pe tronul slavei Sale. Si se vor aduna înaintea Lui toate neamurile si-i va despàrti pe unii de altii, precum desparte pàstorul oile de capre. Si va pune oile de-a dreapta Sa, iar caprele de-a stânga. Atunci va zice Împàratul celor de-a dreapta Lui : Veniti, binecuvântatii Tatàlui Meu, mosteniti împàràtia cea pregàtità vouà de la întemeierea lumii. Càci flàmând am fost si Mi-ati dat sà mànânc ;  însetat am fost si Mi-ati dat sà beau ; stràin am fost si M-ati primit. Gol am fost si M-ati îmbràcat ; bolnav am fost si M-ati cercetat ; în temnità am fost si ati venit la Mine. Atunci dreptii Îi vor ràspunde, zicând : Doamne, când Te-am vàzut flàmând si Te-am hrànit ? Sau însetat si Ti-am dat sà bei ? Sau când Te-am vàzut stràin si Te-am primit, sau gol si Te-am îmbràcat ? Sau când Te-am vàzut bolnav sau în temnità si am venit la Tine ? Iar Împàratul, ràspunzând, va zice càtre ei : Adevàrat zic vouà, întrucât ati fàcut unuia dintr-acesti frati ai Mei, prea mici, Mie Mi-ati fàcut. Atunci va zice si celor de-a stânga : Duceti-và de la Mine, blestematilor, în focul cel vesnic, care este gàtit diavolului si îngerilor lui. Càci flàmând am fost si nu Mi-ati dat sà mànânc ; însetat am fost si nu Mi-ati dat sà beau ; stràin am fost si nu M-ati primit ; gol si nu M-ati îmbràcat ; bolnav si în temnità si nu M-ati cercetat. Atunci vor ràspunde si ei, zicând : Doamne, când Te-am vàzut flàmând, sau însetat, sau stràin, sau gol, sau bolnav, sau în temnità si nu Ti-am slujit ? El însà va ràspunde, zicând : Întrucât nu ati fàcut unuia dintre acesti prea mici, nici Mie nu Mi-ati fàcut. Si vor merge acestia la osândà vesnicà, iar dreptii la viatà vesnicà. »

Catéchèse / catehezà : réalité du Jugement dernier / Judecata de apoi si luare aminte de noi însine
« Nous prononcerons nous-mêmes notre propre jugement selon que, volontairement, nous aurons adhéré à Dieu ou que nous l’aurons rejeté. C’est notre amour ou notre manque d’amour qui nous situera parmi les « bénis » ou parmi ceux qui sont écartés (ou peut-être ajournés). (…) Nous devons entendre d’une manière très réaliste ce que le Sauveur dit de sa présence dans ceux qui souffrent, car c’est en eux seulement que nous pouvons venir en aide au Seigneur Jésus » (P. Lev Gillet, L’an de grâce du Seigneur, Paris, 1988, p.145)
« În ziua Judecàtii se va descoperi fiecàruia fapta asa cum a fost. Marele Vasile aseamànà viata… a tot crestinul cu lucrarea unui mai mari pictori. Un pictor iscusit care picteazà o icoanà în ascuns… Pictorul lucreazà la liniste, îsi adunà acolo materialul, culori si sà nu vadà nimeni lucrarea lui ; sà nu-i facà nimeni o criticà. La urma urmei se va vedea. Si lucreazà omul ascuns, iar când a terminat icoana si a tras draperia de pe ea, atunci se vede. Este de cinste icoana lui sau de batjocura ? Asa-i icoana vietii noastre làuntrice. » (arh. Cleopa, Îndrumàri duhovnicesti…, Cluj-Napoca, 2004, p. 137).

Dimanche de l'orthodoxie

FRATERNITE ORTHODOXE DE LA REGION PARISIENNE

Dimanche de l’Orthodoxie 25 février 2007

Avec la bénédiction de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France

et de Son Eminence le métropolite Emmanuel

CATHEDRALE SAINT-ETIENNE

7, rue Geores-Bizet 75016 Paris. Métro Alma-Marceau

10 h 30 : divine liturgie

INSTITUT DE THEOLOGIE SAINT SERGE

93, rue de Crimée 75019 Paris. Métro Laumière

13 h 30 : repas en commun v

15 h 00 : rencontre

Orthodoxie et modernité

L’Eglise au quotidien dans le monde, aujourd’hui

Père Marc-Antoine Costa de Beauregard

18 h 00 : vêpres

v Afin de couvrir les frais d’organisation de la rencontre, une participation au repas est demandée : 8 euros par adulte, 3 euros par enfant.

FRATERNITE ORTHODOXE DE LA REGION PARISIENNE

Renseignements : 01 46 81 80 44

Rencontres

-mercredi 7 mars 20h30, à l'issue de la divine liturgie des Présanctifiés, nous recevons Père Roger Couder, curé de l'église Saint-Martin de Louveciennes; il présentera une méditation sur

l'évangile du Fils Prodigue

Venez nombreux accueillir et écouter notre ami et voisin!

-jeudi 22 mars 20h30, nous recevrons nos amis chrétiens des paroisses catholiques romaines et protestantes des Hauts-de-Seine pour une étude commune de

l'évangile du Jugement dernier (Matthieu 25, 31-46)

Pendant le Carême synchronisé qui nous est donné cette année, nous nous rendrons ainsi visite les uns aux autres!

 
Bon et saint Carême à tous! PMA

Jeûne et abstinence de l'Eglise

"Jeûne et abstinence de l'Eglise: pourquoi? comment?"
L’apprentissage du jeûne et l’acquisition du sens de l’Eglise – a. p. Marc-Antoine Costa

I. Pourquoi jeûner ?

- appartenance au Christ et à l’Eglise (baptême, onction chrismale, eucharistie). Le Christ jeûne (Mat 4, 2) dans sa Pâque (nouvel Israël). L’Eglise – son Corps – jeûne (expérience d’unité et de communion dans la Foi). Fondement ecclésial : l’incarnation du Verbe (union hypostatique) ; le Dieu-Homme jeûne en nous ses membres. Loin de nous l’individualisme !
- faire l’expérience de la divinité Père, Fils et saint Esprit (Dieu est sans besoin, Dieu jeûne, nous co-jeûnons) ;
- répondre à l’appel de l’Esprit, de l’Eglise, du Christ  (« suis-moi ») ; l’Esprit dans l’Eglise proclame le jeûne : aller au désert pour affronter les esprits déchus (démons)
- faire participer le corps (tout l’être humain), et l’inconscient (purifier l’imagination et la racine des pensées) à la prière et à l’engagement spirituel
- donner la force à la prière par la détermination, le jeûne est un témoignage
- se purifier de la peur de la mort (frôler la mort)
- souffrir librement pour démontrer sa détermination et participer à la Croix du Christ
- retrouver le style de vie paradisiaque (Gen 2, 16)
- accomplir l’obéissance adamique (le jeûne est le premier commandement : le dernier commandement est « prenez et mangez »)
- se nourrir de Dieu (le Fils prodigue) (« ma nourriture c’est de faire la volonté de mon Père »)
- renoncer à l’amour de soi (amour du plaisir, complaisance pour soi), à l’idolâtrie du moi
- acquérir la non-convoitise (libérer la création, les animaux, dimension écologique, ne pas consommer…)
- acquérir le repentir (prendre le deuil de ses péchés, de sa mort spirituelle, pleurer un mort)
- préparation à la Pâque, à la communion eucharistique (Ex 34, 28 ; Lv 23, 14 ; Luc 4, 2), se tourner vers Dieu pour qu’Il comble notre faim.

II. Comment jeûner ?

- jeûne (total, un ou plusieurs jours) et abstinence (renoncement à certains aliments)
- d’un coucher du soleil à un autre
- viande (meurtre et cannibalisme), laitages, œufs (nourritures du Royaume), huile, vin (allégresse et fête), poisson (mémoire de la Résurrection)
- direction spirituelle : jeûne et obéissance (bénédiction, dimension ecclésiale, communautaire)
- jeûne et prière (prier suffisamment), la prière EST jeûne (Mt 7, 21 ; Lc 2, 37) ; le jeûne est l’ « espace spécifique de la prière » (Père Emilianos dit cela du jeûne et de la veille).
- jeûne familial (respect des autres), initiation des enfants
- le jeûne pascal est le type des autres jeûnes (chaque semaine est la semaine sainte, et une nouvelle genèse)
- jeûne culturel (TV, images, lectures, spectacles)
- le vrai jeûne : Is 58, 1-12 ; la relation entre le jeûne et l’aumône
- jeûne des pensées, des paroles (silence)
- proclamation du jeûne (Eglise)
- jeûner de sommeil (Ps 131, 4) : la veille
- jeûne + confession des péchés ; + onction des malades ; + communion eucharistique
- jeûne et prosternations (« métanies »)

Catéchèse du 7.02.07 : QUELQUES TEXTES POUR NOUS GUIDER…

Archimandrite Emilianos (Simonos-Petra, Sainte-Montagne)
« Le jeûne est une tradition de notre Eglise. Si nous ne jeûnons pas nous ne sommes pas chrétiens. Par quel moyen le prophète Elie est-il monté aux Cieux ? Quand Moïse a-t-il vu Dieu ? Comment l’apôtre Paul a-t-il reçu l’appel divin ? Et Barnabé ? Tous jeûnaient. A quel moment Pierre vit-il la nappe descendre de la Jérusalem céleste ? Lorsqu’il jeûnait. Donc, nous aussi, observons ce qui nous est transmis par la tradition de notre Eglise » (catéchèses et discours 2, p. 366).
« Nous pouvons demander également par le jeûne. Vous vous souvenez qu’il est dit dans l’Ecriture à propos des démons : « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et par le jeûne ». Il existe une interprétation de ce passage : ce genre de démon ne peut sortir de l’âme d’un homme, s’éloigner de lui et cesser d’agir en lui, que si cet homme est en état de prière et qu’il jeûne.
Mais il y a également une autre interprétation, fondamentale et plus profonde, où est analysé le sens de sortir : Je suis arrivé à mon terme, j’ai atteint mon but. L’homme, puisqu’il est sorti de Dieu, ne peut revenir à son point de départ, c’est-à-dire à Dieu, que par la prière et le jeûne. Dieu se révèle à ceux qui prient, qui supplient et qui jeûnent.
Le jeûne est un signe visible qui nous protège de tout mal. Le moindre affaiblissement de la conscience dans le domaine du jeûne crée un redoutable relâchement spirituel et corporel dans l’organisme. Dieu ne peut parler au cœur de celui qui ne jeûne pas.
Le jeûne chasse le démon. Le jeûne attire les anges. Le jeûne est l’embellissement de l’homme, de son visage, de son âme, de tout son organisme. Dieu se plaît dans un tel homme, Il fait en lui sa demeure.
Toutefois le jeûne exige de grandes précautions, car il doit nous mener à nous tenir constamment en situation d’attente instante. Nous ne faisons rien d’autre qu’attendre Dieu, avec patience, avec une affliction consciente, avec un estomac vide, un intellect vide également, un cœur vide également, pour que Dieu les comble. Nous ne faisons rien, nous attendons ardemment le Seigneur.
(…) Quand nous prions, quand nous supplions, lorsque nous jeûnons et que nous persévérons, nous pouvons demander à Dieu sa grâce, qui nous à lui, nous obtient l’entrée dans le Saint des Saints par la foi. (2, p.223-224)
« Participer à la sanctification du Christ veut dire être mis à part exclusivement pour lui. C’est une union avec Dieu, une parfaite communication avec lui, de sorte que l’échange des propriétés, des caractéristiques des deux natures soit possible. Ce que la nature divine a accompli dans la nature humaine du Christ, doit se produire maintenant en moi (…) Participer à la sanctification de Dieu signifie : je me laisse lier à lui. Alors celui qui demeure sur la vigne, demeure dans le christ. L’être unique qui est créé par cette union, cette chair unique, cet esprit unique, c’est cela la véritable sanctification. » (4, p.90)

Père Matthieu le Pauvre (Saint-Macaire, Egypte)
« Le jeûne est un acte divin, que nous recevons du Christ comme un acte de vie qui complète le baptême et le don plénier de l’Esprit. Depuis l’origine, l’Eglise s’efforce de faire passer dans son propre corps les actes de la vie du Christ, afin qu’ils deviennent des actes vivifiants pour tous ses membres. Si l’Eglise imite le Christ dans sa discipline de vie, c’est parce Dieu lui a donné la grâce et l’autorité de recevoir le Christ lui-même pour qu’Il devienne sa propre vie. L’Eglise unie au Christ est une image vivante et et efficace de la vie du Christ.
La vie de l’Esprit grandit en nous si nous sommes conduits par lui dans le désert du jeûne, comme un agneau est conduit au sacrifice, pour y subir la destruction – au moins partielle – de notre moi. Le renouveau en nous de la vie de l’Esprit est lié à la façon dont nous parvenons à nous conformer à l’image de cet amour sacrifié. Un tel jeûne est la première épreuve à franchir, si nous voulons suivre la route de la Croix jusqu’au bout (p.137)
Pendant le Carême, nous nous préparons à la dernière Cène. Comment ceux qui ne se sacrifient pas eux-mêmes pourraient-ils recevoir valablement celui qui a sacrifié sa vie ? » (La communion d’amour, p.144)

Eglise, foi orthodoxe et responsabilité politique (catéchèse)

Pourquoi et comment, en chrétien, exercer sa responsabilité de citoyen ?
Eglise, foi orthodoxe et responsabilité politique

(notes écrites dans la perspective des élections européennes)

L’Eglise, lieu, non seulement de prière et de célébration, mais lieu de pensée, de réflexion et de culture.

Préparer ecclésialement les événements et les éventuels engagements chrétiens (Constitution européenne).

Il s’agit de trouver une attitude ecclésiale, non individuelle, communautaire, unanime : prophétisme, royauté et sacerdoce des baptisés…

Royauté et souveraineté de Dieu, le Fils de Dieu et Fils de l’Homme, royauté de Jésus entrant à Jérusalem
Obéissance au Christ, aux chefs par conscience
Deux périls : l’identification avec une cause (confusion) ; l’abdication de toute responsabilité (abstention durable)
Soumission aux autorités : Rom 13, 1-7 ; Tite 3, 1 ; 1 Pi  2, 13-17 et 18-20
Soumission aux anciens : 1 Pi 5, 5-7

Christianisme non pas mythique mais historique

Le Christ distingue Dieu et César, l’Eglise et le Monde (payer l’impôt : Mt 22, 17 ; Ro 13, 6 et 7
Le pouvoir vient de Dieu (Jn 19, 11)
Mais le Christ envoie dans le Monde ses disciples
Le Christ est vainqueur du monde par sa Croix (cf. Rameaux) et sa Résurrection, Ascension, Don de l’Esprit

Le chrétien discerne les signes des temps : Sir 42, 19 ; Ag 2, 15-19 ; Mat 16, 4 ; 24, 6-8, etc)

Le chrétien jeûne et prie pour le monde (le salut du monde)

Le chrétien est, comme le Christ lui-même (cf. Saint-Basile), « citoyen de ce monde », sans cesser d’être membre de l’Eglise (comme le Christ est resté Dieu !)

Citoyenneté chez saint Paul : « nous sommes citoyens romains » (Ac 16, 37), « je suis citoyen de Tarse » (Ac 21, 39) ; d’autre part : « nous sommes citoyens des cieux » (Phi 3, 20 : cf. Ps 118, 19 « sur la terre je ne suis qu’un hôte »

Europe :
Europe papale, modèle historique, autres modèles
Plusieurs europes : impériale, papale, antichrétienne, byzantine

Pères fondateurs : martyrs, saints, au 18ème Benjamin Constant, Mme de Staël, Napoléon Ier « européen » impérial opposé à l’Europe austro-hongroise (Saint-Empire romain germanique…)

Conception orthodoxe et juive : mission des peuples, anges des nations
Eglise et nations : Eglise tirée des nations ; l’Eglise est la nation sainte (1 Pi 2, 9 ; cf. Ez « une seule nation » 37, 22). D’autre part : rassemblement des nations sous le Christ (Ps 85, 9 ; Jér  16, 19 ; Mat 25, 32 : « toutes les nations seront rassemblées devant le Fils de l’Homme », Apoc 21, 24 : « la nations marcheront à ta lumière », cantique de Siméon) et doctrine des anges des nations : Dn 10, 13-21 ; Dieu exerce sa souveraineté sur les peuples par le ministère des anges (saint Michel) cf. Daniélou Origène Paris 1948 p.222-235 ; cf. également saint Basile Contre Eunome ; cf. article « nations » in V.T.B. Paris 1995

Modèle trinitaire pour les différentes formes de société, donc l’Europe des nations

Pourquoi et comment communier (catéchèse)

Cette double question correspond à deux paroles entendues dans la sainte liturgie :

1. « … communie aux précieux et saints Corps et Sang de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ en rémission de ses péchés et pour la vie éternelle »

2. « Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez ! »

POURQUOI ?   parce que communier est indispensable !

+ « Pour la vie éternelle »

- participer à la vie de Dieu Père, Fils et saint Esprit
- participer à la divinité et à l’humanité de Jésus Christ
- participer à la grâce du saint Esprit qui remplit les saints Dons
- participer à l’Eglise – Corps et Sang de Jésus Christ qui est toujours à sa tête, image parfaite du Père, et rempli du saint Esprit – cette participation est une adhésion à la foi de l’Eglise, exprimée dans la sainte liturgie ; union à tous les baptisés, les vivants et les défunts
- être uni également à la Mère de Dieu et à tous les saints – communion des saints

+ « en rémission de ses péchés »

- dans le Corps et le Sang du Dieu Homme s’accomplit ce qui est commencé dans le saint baptême : la rémission des péchés
- s’accomplit ce qui est commencé dans la sainte chrismation : la sanctification de la personne et son ecclésialisation
- d’où la relation absolution (renouvellement du baptême) et communion
- cela veut dire que la sainte communion équivaut à tous les autres sacrements (= actions divino-humaines du Christ par et dans l’Eglise) ; en tous cas, elle les scelle tous
- le Corps et le Sang de Jésus Christ nous lave de nos péchés, car Il a justement sacrifié sa vie par amour  pour nous, pour le pardon de nos péchés

Voir saint Jean de K.
V.Ch. 35, 49-50, 87-88, 90, 98, 120, 128, 155 ?

COMMENT ? avec larmes !

- quelle fréquence ? la communion fréquente
- en quel lieu ? la communion dans une église orthodoxe
- en quel temps ? le dimanche, les grandes fêtes : quand l’assemblée se réunit
- dans quelles dispositions ? dignité-indignité (conscience), réconciliation amour fraternel
- avec qui ? le Seigneur et son Eglise, les frères, les baptisés unis dans la même foi et le même mode de vie, témoins de la même Tradition de Jésus Christ (apôtres et pères)
- « crainte » ? « foi » ? « amour » ?

Voir saint Jean de K.

L'expérience du Saint- Esprit (catéchèse )

Nous avons tous à un degré ou à un autre l’expérience du Saint-Esprit, mais nous n’en avons pas forcément conscience : d’où l’intérêt d’en parler entre nous !

Nous avons tous reçu en plénitude le Saint-Esprit par le baptême et la sainte chrismation (1 Jn 4, 13 ; 1 Pi 1, 2 etc.). Quand nous communions au saint Corps et au précieux Sang du Christ, nous communions au Saint-Esprit parce que le Christ, sans se confondre pourtant avec lui, est rempli du Saint-Esprit. L’expérience du S.-E. = expérience du Christ vivant.

Notre foi est dans le Père, dans le Fils et dans le Saint-Esprit. L’Eglise, depuis l’origine, n’a cessé de proclamer la foi dans l’Esprit vrai Dieu. Et surtout, elle n’a cessé, depuis la Pentecôte, de faire l’expérience du Saint-Esprit. Quelle est donc cette expérience, plus forte que toute démonstration doctrinale ? Et pouvons-nous en parler avec simplicité de cœur ?

1. Le monde connaît-il le Saint-Esprit ?

L’Esprit-Saint inspire tout ce qui est beau (art), tout ce qui est vrai (science) et tout ce qui est bon (dignité humaine). Mais le monde n’a pas le Saint-Esprit en plénitude : si c’était le cas, il reconnaîtrait Jésus comme Dieu et comme Messie, et il serait l’Eglise ! Tout ce qui est bon vient du Père et retourne à lui : rendre grâce à Dieu qui donne un peu de son Esprit même à ceux qui ne croient pas ou dont la foi est incomplète ou erronée… La question de l’« œcuménisme »… du pluralisme spirituel dans notre société…

1. Quelle expérience l’Eglise a-t-elle du Saint-Esprit ?

Expérience veut dire connaissance réelle, répétable et identifiable. Dieu n’est pas une idée : Il est réel. Pouvons-nous le connaître par expérience ? Le voir, le toucher, le sentir, l’entendre, etc. ?

A. avant tout, par la foi.

- Croire en Jésus Seigneur. Personne ne peut croire en Jésus Dieu et Homme sans le S.-E. La vie dans l’Eglise est une initiation, non la compréhension humaine d’une doctrine, encore moins l’adhésion à une philosophie, à une idéologie, à une morale. Nous ne pouvons avoir du Père et du Fils, et du Saint-Esprit lui-même, d’autre connaissance que celle à laquelle nous initie le Saint-Esprit.

- La foi dans la Résurrection, dans l’Incarnation virginale (triple virginité de la Mère de Dieu), bref : le Credo

B. ensuite,  par les sacrements ou mystères :

- les fidèles reçoivent la plénitude de la présence personnelle du S.-E. au baptême et à la chrismation ; et dans chaque sacrement, ils participent à nouveau aux dons de l’Esprit : mariage, ordination, onction, absolution, monachisme, etc. Les sacrements sont célébrés pour cela, pour la réception de la grâce du S.-E. : en particulier, l’absolution donne la grâce du pardon et de la guérison ; elle permet, par la purification spirituelle qu’on y reçoit, de communier au Saint-Esprit présent dans le Corps et le Sang du Christ ; c’est pourquoi ce sacrement est nécessaire

C. par l’aumône et toute action en faveur du frère :
- ces œuvres cohérentes avec les commandements du Seigneur ne nous mettent pas seulement « en règle » avec la loi divine ; elles nous permettent d’acquérir le Saint-Esprit sous la forme de l’amour – amour du prochain

D. par l’expérience de dons particuliers du Saint-Esprit : Il est connu par ses dons :

- par la transfiguration des sens et des sentiments : émotion due à la beauté et à la vérité de la Parole de Dieu quand nous l’entendons proclamer, à la beauté de la célébration liturgique et des saintes icônes ; c’est plus qu’une émotion esthétique, c’est lié à la perception de la vérité
- par le repentir : « le cœur brisé » ; le repentir ou conversion est lui-même une grâce, et il ouvre à la grâce de reconnaître la miséricorde de Dieu
- par le sentiment de l’absence ou du silence de Dieu ;
- par la tristesse ou la nostalgie spirituelles (saint Silouane…)
- par le sentiment du péché et de l’impureté spirituelle (culpabilité)
- par la glorification du Seigneur et de sa Résurrection, et de sa miséricorde
- par l’inspiration : exemples dans la sainte Ecriture (l’apôtre Philippe, etc.)
- par la gratification
- sagesse (Ex 28, 3), diversité des dons (1 Co 12 ; 13 ; Eph 4, 30 ; Phi 4, 4 ; Ga 5, 22)

E. par l’expérience de la prière intérieure, prière « du cœur », prière « du Nom de Jésus » : lutte pour l’acquisition de l’Esprit et de ses dons

Conclusion : saint Séraphin parlait d’« acquisition » du S.-E. : « vendre » nos passions et nos péchés et recevoir en échange la vie nouvelle.
En réalité, tous les dons et la plénitude de la présence du Saint-Esprit étant le fait de tout chrétien, il s’agit d’« activer » ces dons, d’entrer en possession de l’héritage, de manifester la présence du S.-E., de devenir conscients de cette présence. L’ascèse chrétienne n’est pas autre que cet exercice quotidien à vivre conscients que l’E.-S. habite en nous. Question : les dons du S.-E. et même sa présence peuvent-ils nous être retirés ? peut-on perdre le S.-E. ? Oui (cf. Ps 50 : ne me retire pas… ; rends-moi… ; renouvelle en moi…) : chercher ce que nous avons fait ou pensé pour être privés de l’E.-S., démarche de repentir ; donne-moi de voir mes fautes = révèle-moi en quoi j’ai « attristé l’Esprit », ce que j’ai fait, ou ce que je fais habituellement, pour être privé de lui ; car la norme de la vie en Christ c’est la vie dans l’Esprit ; l’Esprit fait vivre en nous le Christ humanité-nouvelle.