Dimanche 4 mars
Dimanche 4 mars 2007, ton 5, deuxième dimanche de Carême, mémoire de saint Grégoire Palamas
Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Fidèles, chantons et adorons le Verbe/ coéternel au Père et à l’Esprit.// Il est né de la Vierge pour notre salut, + Il a daigné dans sa chair monter sur la Croix et supporter la mort, / afin de ressusciter les morts par sa glorieuse Résurrection.//
Tropaire(s) de l’église, puis de saint Grégoire Palamas en ton 8 : Luminaire de l’Orthodoxie et docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, + ornement des saints moines et rempart invincible des théologiens,+ saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique, et de la grâce le héraut,/ intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes !// Gloire…, kondakion de l’église, Et maintenant…
Kondakion du Triode et de saint Grégoire Palamas en ton 8 : Comme l’instrument sacré de la sagesse,+ comme le brillant porte-voix de la science de Dieu,/ saint pontife Grégoire, nous te chantons !// Soumettant notre intelligence à celle du Créateur,+ conduis nos cœurs vers lui,/ pour que nous chantions : « Réjouis-toi, Prédicateur de la grâce ! »// on peut ajouter le kondakion de l’Annonciation
Prokiménon du ton 5 (Ps. 11, 8 et 2, trad. des Septante): C’est toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras pour l’éternité !// V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !
Epître : Hébreux 1, 10-2, 3 et 7, 26-8, 2 (n. trad.)
« Dans le principe, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais Toi, Tu demeures. Tous, ils vieilliront comme un vêtement et, comme on fait d’un vêtement, Tu les enrouleras ; tel un manteau, ils seront changés ; mais Toi, Tu restes le même, et tes années ne passeront point. » Et auquel des anges Dieu a-t-Il jamais dit : « Siège à ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Les anges ne sont-ils pas tous des esprits officiants, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Car, si la parole annoncée par les anges a un effet, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous en négligeant pareil salut, qui, annoncé tout d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu ? Frères, tel est précisément le pontife qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux ; un pontife qui n’ait pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car cela, Il l’a fait une fois pour toutes lorsqu’en sacrifice Lui-même Il s’est offert. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des êtres humains sujets à la faiblesse ; mais le serment de Dieu, prononcé après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, parfaitement accompli pour l’éternité. De ce qui vient d’être dit, le point capital est celui-ci : nous avons un pontife de telle nature qu’Il est assis à la droite du trône de la majesté divine, dans les cieux ; et là, Il accomplit son ministère, non plus dans le tabernacle dressé par les humains, mais dans le sanctuaire véritable érigé par le Seigneur.
Alléluia en ton 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.
Evangile : Marc 2, 1-12 (le Paralytique) et Jean 10, 9-16 (saint Grégoire Palamas)
En ce temps-là, Jésus rentra à Capharnaüm quelques jours après la guérison d’un lépreux. On apprit qu’Il était chez lui, et l’on s’y rassembla en si grand nombre qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ; et Jésus leur disait la Parole. On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes ; comme ceux-ci ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l’endroit où se trouvait Jésus, firent une ouverture et descendirent le grabat où gisait le paralytique. Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. » Or il y avait là, assis, quelques scribes, et ils pensaient en leur cœur : « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui a le pouvoir de remettre les péchés, si ce n’est Dieu ? » Connaissant aussitôt en Esprit ce qu’ils disaient en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi une telle pensée dans vos coeurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile, dire au paralytique « tes péchés te sont remis » ou dire « lève-toi et marche » ? Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés, Je te le dis, dit-Il au paralytique : Lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ! » Celui-ci se leva et, aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient stupéfaits, louaient Dieu et disaient : « Jamais nous n’avons vu quelque chose de semblable ! »
En ce temps-là, Jésus dit : « Moi, Je suis la Porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il ira et viendra et trouvera pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, Je suis le bon berger ; le bon berger offre sa vie pour les brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, à qui n’appartiennent pas les brebis, dès qu’il voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit, et le loup les attrape et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est mercenaire et n’a pas souci des brebis. Moi, Je suis Le Berger, le bon, et Je connais les miens et les miens me connaissent, comme le Père me connaît et que, Moi, Je connais le Père ; et J’offre ma vie pour les brebis. Mais J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là, il faut que Je les conduise : elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger. »
In vremea aceea, intrând iaràsi în Capernaum, dupà câteva zile, s-a auzit cà este în casà. Si îndatà s-au adunat multi, încât nu mai era loc, nici înaintea usii, si le gràia lor cuvântul. Si au venit la El, aducând un slàbànog, pe care-l purtau patru insi. Si neputând ei, din pricina multimii, sà se apropie de El, au desfàcut acoperisul casei unde era Iisus si, prin spàrturà, au làsat în jos patul în care zàcea slàbànogul. Si vàzând Iisus credinta lor, i-a zis slàbànogului : Fiule, ertate îti sînt pàcatele tale ! Si erau acolo unii dintre càrturari, care sedeau si cugetau în inimile lor : Pentru ce vorbeste Acesta astfel ? El huleste. Cine poate sà ierte pàcatele, fàrà numai Dumnezeu ? Si îndatà cunoscând Iisus cu duhul Lui, cà asa cugetau ei în sine, le-a zis lor : De ce cugetati acestea în inimile voastre ? Ce este mai usor a zice slàbànogului : Iertate îti sînt pàcatele, sau a zice : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ? Dar, ca sà stiti cà putere are Fiul Omului a ierta pàcatele pe pàmânt, a zis slàbànogului : Zic tie : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si mergi la casa ta. Si s-a sculat îndatà si, luându-si patul, a iesit înaintea tuturor, încât erau toti uimiti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : Asemenea lucruri n-am vàzut niciodatà !
In vremea aceea, a zis Domnul : Eu sînt usa : de va intra cineva prin Mine, se va mântui ; si va intra si va iesi si pàsune va afla. Furul nu vine decât ca sà fure si sà junghie si sà piardà. Eu am venit ca viatà sà aibà si din belsug sà aibà. Eu sînt pàstorul cel bun. Pàstorul cel bun îsi pune sufletul pentru oile sale. Iar cel plàtit si cel care nu este pàstor, si ale càrui oi ni sînt ale lui, vede lupul venând si lasà oile si fuge ; si lupul le ràpeste si le risipeste. Dar cel plàtit fuge, pentru cà este plàtit si nu are grijà de oi. Eu sînt pàstorul cel bun si cunosc pe ale Mele si ale Mele Mà cunosc pe Mine. Precum Mà cunoaste Tatàl si Eu cunosc pe Tatàl. Si sufletul Îmi pun pentru oi. Am si alte oi, care nu sînt din staulul acesta. Si pe acelea trebuie sà le aduc, si vor auzi glasul Meu si va fi o turmà si un pàstor. »
Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création… (cf. dimanche dernier)
Koinonikon : du dimanche (« Louez… ») et du saint (Ps.111) : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! En ton occurrent, i.-e. ton 5.
Catéchèse : 1) la grâce de pardonner est un pouvoir divin et elle atteste la divinité de Jésus. 2) Saint Grégoire Palamas a rappelé que la grâce n’est pas une créature : elle est « énergie incréée ». Elle se manifeste comme pardon, mais aussi comme lumière qui éclaire l’intelligence et le cœur de ceux qui mettent leur foi en Jésus Christ Seigneur. Elle est communiquée par le saint Esprit.
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