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Dimanche 18 mars

Dimanche 18 mars 2007, 4ème dimanche de Carême, ton 7, mémoire de saint Jean Climaque

Tropaire de la Résurrection en ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix,/ ouvert au Larron le Paradis ;// changé en joie les pleurs des myrrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher.// Tu es ressuscité, ô Christ Dieu,/ donnant au monde ta grande miséricorde !//

Tropaire de saint Jean Climaque en ton 8 : Pour les moines tu t’es montré un véritable maître, saint Jean,+ toi qui dressas la succession de tes discours comme échelle divine/ faisant monter depuis la purification de l’ascèse vers la lumineuse contemplation ;// vénérable Père,/ prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du salut !

Kondakion de la Résurrection en ton 7 : Désormais la force de la mort+ est impuissante à retenir les mortels,/ car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort.// L’Enfer est enchaîné,/ les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi:/ venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//  Gloire …

Kondakion du saint en ton 4 : Au plus haut degré de la tempérance+ le Seigneur t’a placé comme un astre de vérité, illuminant de ta clarté les confins de l’univers, saint Jean,/ notre Père qui nous guide vers Dieu.// Et maintenant et toujours …

Kondakion de l’Annonciation en ton 8 (usage grec, jusqu’au 25 mars) : Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine,/ toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine !// Vers toi montent nos louanges,/ nos chants d’action de grâce.// De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts ;/ sauve-nous de tout danger ; hâte-toi de sauver les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Epouse inépousée !//

Prokiménon du dimanche en ton 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Et du saint en ton 7: Le Seigneur donne la force à son peuple, le Seigneur bénira son peuple dans la paix ! V/ : Les saints  se réjouiront dans la gloire ! Ils exulteront dans leur repos !

Epître : Hébreux 6, 13-20 et Ephésiens 5, 8-19 (si deux prokimena)
Frères, lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, comme Il n’avait personne de plus grand par qui jurer, Il jura par lui-même et dit : « Oui, Je te comblerai de bénédictions et je te donnerai une immense expansion. » Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, vit se réaliser la promesse. Les hommes, en effet, jurent par un plus grand ; et, entre eux, la garantie du serment met un terme à toute contestation. C’est en ce sens que Dieu, voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu’il ne peut y avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme y trouvant refuge, à saisir fortement l’espérance qui nous est proposée. Et nous la tenons comme l’ancre de notre âme, cette espérance sûre et solide, qui a pénétré au-delà du voile, là où pour nous, en Précurseur, est entré Jésus, devenu grand prêtre pour l’éternité « selon ordre de Melchisédech ». Frères…

Alléluia du dimanche en ton 7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et du saint en ton 7: Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, Dieu très haut ! – Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.

Evangile : Marc 9, 17-32 et Matthieu 4, 25 à 5, 12. (si deux alléluias…)
En ce temps-là, quelqu’un de la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils ; il est possédé d’un esprit muet. Où qu’il le saisisse, il le jette à terre ; mon fils écume, grince des dents et devient sec. J’ai demandé à tes disciples de l’expulser, mais ils n’ont pas eu la force. » Jésus leur répondit : « Ô génération incroyante et pervertie, jusqu’à quand serai-Je auprès de vous ? Jusqu’à quand aurai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi. » On le lui apporta et, dès qu’il vit Jésus, l’esprit agita l’enfant qui, tombant à terre, s’y roula en écumant. Jésus demanda au père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » « Depuis l’enfance, dit-il. Souvent il l’a jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais, si Tu as quelque pouvoir, aide-nous ! Seigneur, miséricorde ! » Jésus lui répondit : « ‘Si Tu as quelque pouvoir’, dis-tu : mais, tout est possible à celui qui croit. » Le père de l’enfant s’écria aussitôt avec larmes : « Je crois ! Aide-moi dans mon incroyance ! » Jésus, voyant s’attrouper la foule, menaça l’esprit impur en lui disant : « Esprit muet et sourd, Je te l’ordonne, sors de lui et n’y rentre plus ! » Après avoir crié et violemment secoué l’enfant, il en sortit ; celui-ci devint comme un cadavre, si bien que beaucoup disaient : « Il est mort. » Mais Jésus s’empara de sa main, le releva, et il se tenait debout. Lorsque Jésus fut rentré à la maison, ses disciples le prirent à part et lui demandèrent : « Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu l’expulser ? » Jésus leur dit : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. » Puis ils partirent en traversant la Galilée et Jésus ne voulait pas que ce miracle se sût. En effet, Il enseignait ses disciples et leur disait : « Le Fils de l’Homme sera livré aux mains des gens ; ils le mettront à mort et trois jours après avoir été mis à mort Il se relèvera.» En ce temps-là…

In vremea aceea, I-a ràspuns Lui unul din multime : Învàtàtorule, am adus la Tine pe fiul meu, care are duh mut. Si oriunde-l apucà, îl aruncà la pàmânt si face spume la gurà si scrâsneste din dinti si întepeneste. Si am zis ucenicilor Tài sà-l alunge, dar ei n-au putut. Iar El, ràspunzând lor, a zis : O, neam necredincios pânà când voi fi cu voi ? Pânà când và voi ràbda pe voi ? Aduceti-l la Mine. Si l-au adus la El. Si vàzându-L pe Iisus, duhul îndatà a zguduit pe copil, si, càzând la pàmânt, se zvârcolea spumegând. Si l-a întrebat pe tatàl lui : Câtà vreme este de când i-a venit aceasta ? Iar el a ràspuns : Din pruncie. Si de multe ori l-a aruncat si în foc si în apà ca sà-l piardà. Dar de poti ceva, ajutà-ne, fiindu-Ti milà de noi ! Iar Iisus i-a zis : De poti crede, toate sînt cu putintà celui ce crede. Si îndatà strigând tatàl copilului, a zis cu lacrimi : Cred, Doamne ! Ajutà necredintei mele ! Iar Iisus, vàzând cà multimea dà nàvalà, a certat duhul cel necurat zicându-i : Duh mut si surd, Eu îti poruncesc : Iesi din el si sà nu mai intri în el ! Si ràcnind si zguduindu-l cu putere, duhul a iesit ; iar copilul a ràmas ca mort, încât multi ziceau cà a murit. Dar Iisus, apucându-l de mânà, l-a ridicat, si el s-a sculat în picioare. Iar dupà ce a intrat în casà, uncenicii Lui L-au întrebat, de o parte : Pentru ce noi n-am putut sà-l izgonim ? El le-a zis : Acest neam de demoni cu nimic nu poate iesi, decât numai cu rugàciune si cu post. Si, iesind ei de acolo, stràbàteau Galileea, dar El nu voia sà stie cineva. Càci învàta pe ucenicii Sài si le spunea cà Fiul Omului se va da în mâinile oamenilor si-L vor ucide, iar dupà ce-L vor ucide, a treia zi va învia.

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création, ô Pleine de grâce !…

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et du saint : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! en ton occurrent, i.-e. ton 7.

Catéchèse : 1) manifestation de la divinité de Jésus ; 2) Il est le maître du combat spirituel (cf. Jean Climaque) ; 3) Il va librement vers sa mort et sa résurrection et prophétise pour lui-même ; 4) la Foi est un don de Dieu.

Dimanche 11 mars

Dimanche 11 mars 2007, 3ème de Carême, de la sainte Croix (t. 6)

Antiennes spéciales en ton occurrent, ou bien les typiques : divine liturgie selon saint Basile.

Antienne 1 : 1. Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,/ sauve-nous, Dieu sauveur !// (ton 6)
2. A ceux qui te craignent Tu as donné un étendard, pour échapper à l’atteinte de l’arc. Refrain
3. Tu es monté sur la hauteur, recevant les humains en tribut ! Refrain
4. Tu as donné un héritage à ceux qui craignent ton Nom ! Refrain

Antienne 2 : 1. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. Ref.: Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts,/ nous qui te chantons : Alléluia!// (t.6)   
2. Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent ses pieds. Refrain
3. Dieu était notre Roi dès avant les siècles, Il a accompli notre salut au milieu de la terre. Refrain
4. Je serai exalté parmi les nations, exalté sur la terre. Refrain
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3 : 1. Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant l’escabeau de ses pieds, car Il est saint ! Refrain : le tropaire de la Croix, en ton 1
2. Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Refrain
3. Sois son pasteur et relève-le pour l’éternité ! Refrain
Gloire… et maintenant… Refrain

Tropaire de la Résurrection en ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, + les gardes pétrifiés de crainte, / Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; // Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. + Tu vas à la rencontre de la Vierge,/ Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !//

Tropaire de la Croix en ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage !/ Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et, par ta Croix, sauve les nations qui t’appartiennent ! // Gloire…

Kondakion de la Croix en ton 7 : Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l’Eden ;/ car le bois de la Croix l’empêche de flamboyer.//L’aiguillon de la mort est émoussé,+ la victoire échappe à l’Hadès./Dieu sauveur, Tu es venu dire aux captifs de l’Enfer : « Entrez à nouveau dans le Paradis ! »//

Et maintenant… Kondakion en ton 8 (selon l’usage grec): Que retentissent nos accents de victoire…

Au lieu du Trisagion : Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître !…
Prokimenon de la Croix en ton 6: Seigneur, sauve ton peuple,/ et bénis ton héritage !// - Vers toi, Seigneur, je crie : mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : Hébreux 4, 14 - 5, 6.
Frères, puisqu’en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand-prêtre par excellence, Celui qui a pénétré au-delà des cieux, tenons ferme la confession de notre foi. En effet, le Grand-prêtre que nous avons n’est pas incapable, Lui, de partager nos infirmités ; mais en toutes choses Il a connu l’épreuve, comme nous ; et Il n’a pas péché. Avançons donc, avec pleine assurance, vers le trône de sa tendresse, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Tout grand-prêtre, en effet, est pris parmi les humains ; il est chargé d’intervenir en faveur des humains dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, revêtu de faiblesse et, pour cela même, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. Nul ne s’attribue cet honneur à soi-même, on le reçoit par un appel de Dieu, comme Aaron.
De même, le Christ ne s’est pas attribué la gloire de devenir grand-prêtre ; mais Il l’a reçue de celui qui lui a dit : « Tu es mon Fils ! Aujourd’hui, Je t’ai engendré », comme Il le déclare dans un autre psaume : « Tu es grand-prêtre à jamais, selon l’ordre de Melchisédech ! »

Alléluia  de la Croix en ton 2: Souviens-Toi de ce peuple que Tu as rassemblé, que Tu as acquis à l’origine ! - Dieu était notre Roi dès avant les siècles ; Il a accompli notre salut au milieu de la terre !

Evangile : Marc 8, 34 - 9, 1 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus appela la foule avec ses disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à soi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive, car celui qui veut sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi et du Bon Message de l’Evangile la sauvera. En effet, que sert à quelqu’un de gagner le monde entier et de se condamner à perdre sa vie ? En effet, que peut donner quelqu’un en échange de sa vie ? Et celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération infidèle et pécheresse, le Fils de l’Homme aura également honte de lui lorsque, avec ses saints anges, Il viendra dans la gloire de son Père. » Et Jésus leur dit : « Amen ! Je vous le dis, il en est parmi ceux qui sont ici avec moi qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venant avec puissance ! »

In vremea aceea, chemând la Sine multimea, împreunà cu ucenicii Sài, le-a zis : « Oricine voieste sà vinà dupà Mine sà se lepede de sine, sà-si ia crucea si sà-Mi urmeze Mie. Càci cine va voi sà-si scape sufletul îl va pierde, iar cine va pierde sufletul sàu pentru Mine si pentru Evanghelie, acela îl va scàpa. Càci ce-i foloseste omului sà câstige lumea întreagà, dacà-si pierde sufletul ? Sau ce ar putea sà dea omul, în schimb, pentru sufletul sàu ? Càci de cel ce se va rusina de Mine si de cuvântele Mele, în neamul acesta desfrinat si pàcàtos, si Fiul Omului se va rusina de el, când va veni întru slava Tatàlui Sàu cu sfintii îngeri. » Si le zicea lor : « Adevàrat gràiesc vouà cà sînt unii, din cei ce stau aici, care nu vor gusta moartea, pânà ce nu vor vedea împàràtia Lui Dumnezeu, venind cu putere ! »

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la créature, ô Pleine de grâce !…

Koinonikon de la Croix : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face ! Tu nous donnes la joie, et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia ! (en t.6).

Catéchèse : 1) la vénération de la sainte et vivifiante Croix le 14 septembre, le 3ème dimanche de Carême, aux matines du vendredi saint, le 1er août, tous les mercredis et vendredis de l’année, etc. ! 2) Renoncer à soi = jeûne spirituel où nous laissons le péché, les passions, la personnalité illusoire, nos prétendus droits, l’amour de nous-mêmes. 3) Prendre sa croix = rendre grâce à Dieu pour la vie qu’il nous donne ; le voir, par le saint Esprit, présent dans les épreuves inévitables de notre existence. La Croix (et la nôtre également) est une icône du Christ, le Dieu Homme.