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Dimanche 20 mai

Dimanche 20 mai 2007 : les Pères du 1er concile oecuménique de Nicée ; temps de l’Ascension

Typiques et Béatitudes (avec strophes de l’Octoèque et de la Fête)

Tropaire de la Résurrection en ton 6 : Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats,/ furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ;+ Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de l’Ascension en ton 4 : Tu es monté au ciel en gloire, ô Christ notre Dieu !/ Tu as rempli de joie tes disciples par la promesse du saint Esprit !// Ta bénédiction l’a rendu manifeste:/ c’est Toi, le Fils de Dieu, et le Libérateur du monde !//

Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu,+ qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux,/ et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi.// Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//  Gloire au Père…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des apôtres et l’enseignement des Pères saints+ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi:/ portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la Foi.//  Et maintenant…

Kondakion de l’Ascension en ton 6 : Ayant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, + après avoir uni les cieux et la terre, et les hommes avec Dieu,+ dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Tu montas vers le ciel/ sans pour autant nous délaisser ;// mais restant toujours parmi nous et disant à ceux qui conservent ton amour:/ « Je suis toujours avec vous, et personne à jamais ne peut rien contre vous. //

Prokimenon en ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ! Toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Actes 20, 16-18, 28-36
Frères, en ces jours-là, Paul avait décidé de passer au large d’Ephèse, afin de ne pas devoir s’attarder en Asie ; car il se hâtait, pour être, si possible, le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Ayant donc envoyé un message de Milet à Ephèse, il convoqua les anciens de cette Eglise. Et quand ils furent auprès de lui, il leur dit : « Veillez sur vous-mêmes et sur tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit saint vous établis comme évêques, afin de paître l’Eglise du Seigneur notre Dieu, qu’Il s’est acquise au prix de son sang. Car je sais bien qu’après mon départ il s’introduira parmi vous des loups redoutables, qui ne ménageront pas le troupeau, et que du milieu de vous se lèveront des hommes à la doctrine pernicieuse, qui chercheront à entraîner des disciples à leur suite. Soyez donc vigilants, vous souvenant que pendant trois ans je n’ai cessé, nuit et jour, d’exhorter avec larmes chacun d’entre vous. Et maintenant, frères, je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir d’édifier et de vous procurer l’héritage parmi tous les sanctifiés. Argent, or ou vêtement, je n’ai rien attendu de personne. Vous le savez bien vous-mêmes : ce sont mes propres mains qui ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. Je vous ai montré constamment que c’est la façon dont il faut travailler pour secourir les faibles, en nous rappelant les paroles du Seigneur Jésus, qui a dit Lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ! » Et, après avoir ainsi parlé, Paul se mit à genoux, et avec eux tous, il pria.

Alléluia en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur a parlé : Il convoque la terre, du levant au couchant. V : Rassemblez devant lui tous ses saints, qui scellèrent par des sacrifices son alliance !

Evangile : Jean 17, 1-13 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus, après avoir dit à ses disciples « Courage, J’ai vaincu le monde ! », leva les yeux au ciel, et dit : « Père, l’Heure est arrivée ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, et que, selon le pouvoir que Tu lui as accordé sur toute chair, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as confiés. Ceci est la vie éternelle : qu’ils te connaissent, Toi le seul véritable Dieu et celui que Tu as envoyé en ce monde, Jésus-Christ. Moi, Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Toi, Père, auprès de toi, de la gloire qu’avant que le monde ne fût, J’ai auprès de toi. J’ai manifesté ton Nom aux hommes que, du monde, Tu m’as donnés ; ils étaient à toi et Tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, car Je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçues, et ils ont connu en vérité que Je suis issu de toi et ils ont cru que c’est Toi qui m’as envoyé. Moi, Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et Je suis glorifié en eux.
Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; et Moi Je viens à toi. Père saint, garde-les en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Moi Je les gardais en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, et Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que s’accomplît l’Ecriture. Mais, maintenant, Je vais vers toi et Je dis cela dans le monde pour qu’ils aient en plénitude la joie qui est la mienne ! »

În vremea aceea, ridicând ochii Săi la cer, Iisus a zis: Părinte, a venit ceasul! Preaslăveşte pe Fiul Tău, ca şi Fiul să Te preaslăvească. Precum I-ai dat stăpânire peste tot trupul, ca să dea viaţă veşnică tuturor acelora pe care  Tu i-ai dat Lui. Şi aceasta este viaţa veşnică: Să Te cunoască pe Tine, singurul Dumnezeu adevărat, şi pe Iisus Hristos pe Care L-ai trimis. Eu Te-am preaslăvit pe Tine pe pământ; lucrul pe care Mi l-ai dat să-l fac, l-am săvârşit. Şi acum, preaslăveşte-Mă Tu, Părinte, la Tine Însuţi, cu slava pe care am avut-o la Tine, mai înainte de a fi lumea. Arătat-am numele Tău oamenilor pe care Mi i-ai dat Mie din lume. Ai Tăi erau şi Mie Mi i-ai dat şi cuvântul Tău l-au păzit. Acum au cunoscut că toate câte Mi-ai dat sunt de la Tine; pentru că cuvintele pe care Mi le-ai dat le-am dat lor, iar ei le-au primit şi au cunoscut cu adevărat că de la Tine am ieşit, şi au crezut că Tu M-ai trimis. Eu pentru aceştia Mă rog; nu pentru lume Mă rog, ci pentru cei pe care Mi i-ai dat, că ai Tăi sunt.  Şi toate ale Mele sunt ale Tale, şi ale Tale sunt ale Mele şi M-am preaslăvit întru ei. Şi Eu nu mai sunt în lume, iar ei în lume sunt şi Eu vin la Tine. Părinte Sfinte, păzeşte-i în numele Tău, în care Mi i-ai dat, ca să fie una precum suntem şi Noi. Când eram cu ei în lume, Eu îi păzeam în numele Tău, pe cei ce Mi i-ai dat; şi i-am păzit şi n-a pierit nici unul dintre ei, decât fiul pierzării, ca să se împlinească Scriptura. Iar acum, vin la Tine şi acestea le grăiesc în lume, ca să fie deplină bucuria Mea în ei.

Mégalynaire en ton 5 : Magnifie, ô mon âme, magnifie celui qui monta corporellement, dans sa divine gloire, de la terre jusqu’ au ciel, le Christ notre Source de vie !
Dépassant notre esprit et notre entendement, tu as mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel : Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, nous les fidèles, nous te magnifions !

Koinonikon du dimanche : Louez le Seigneur… et des saints Pères : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, le tropaire de l’Ascension

Catéchèse : la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte initient au mystère de l’Eglise. Celle-ci est d’institution divine, la personne de Jésus étant divine. Si l’on voit en elle le péché, c’est celui des personnes humaines : il n’altère pas la nature immaculée de l’Eglise, car le Christ, sans péché, porte le péché du monde. Elle relève de la foi (« je crois en une seule, sainte, catholique et apostolique Eglise »). A sa tête, le Christ, jusqu’à la fin des temps, intercède pour ses membres. C’est Lui qui préside la sainte liturgie : les baptisés concélébrent !

Jeudi 17 mai

Jeudi 17 mai 2007 : divine Ascension de notre Seigneur Jésus Christ

Antienne 1, en ton occurrent : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Car le Seigneur est très haut, redoutable, grand Roi sur toute la terre. Refrain.
Il nous soumet les nations ; Il met les peuples sous nos pieds. Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2, en ton occurrent : Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne. Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire ! Nous te chantons : Alléluia ! R. Le mont Sion, côté de l’Aquilon, Cité du grand Roi ! R. Dieu, du milieu de ses remparts, s’est révélé son protecteur. Refrain. Gloire … et maintenant… Fils unique …

Antienne 3, en ton 4 : Ecoutez ceci, tous les peuples ! Prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers !
Refrain : « Tu es monté au Ciel en gloire, ô Christ notre Dieu… »
Gens de la terre, fils des hommes, riches et pauvres, tous ensemble ! Refrain.
Ma bouche dira la sagesse, et le murmure de mon cœur, l’intelligence. Refrain.
Je prêterai l’oreille aux sentences inspirées, je vais développer mon thème sur la harpe. Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Isodikon : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette ! - Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté aux cieux dans la gloire ! Nous te chantons : Alléluia !

Tropaire de l’Ascension en ton 4 : Tu es monté au Ciel en gloire, ô Christ notre Dieu ! Tu as rempli de joie tes disciples par la promesse du saint Esprit ! Ta bénédiction l’a rendu manifeste : c’est toi le Fils de Dieu, et le Libérateur du monde ! Gloire au Père… et maintenant…

Kondakion de l’Ascension en ton 6 : Ayant accompli en notre faveur ton œuvre de salut, après avoir uni les cieux et la terre, et les hommes avec Dieu, dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Tu montas vers le Ciel sans pour autant nous délaisser. Mais, restant toujours parmi nous, Tu dis à ceux qui conservent ton amour : Je suis toujours avec vous et personne à jamais ne peut rien contre vous.

Prokimenon (graduel), ton 6 : Sois exalté au-dessus des cieux, ô Dieu, et que sur toute la terre resplendisse ta gloire ! V : Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je chanterai et psalmodierai en ma gloire !

Epître : Actes des apôtres, 1, 1-12
Mon premier livre, Théophile, je l’ai consacré à tout ce que Jésus s’est mis à faire et à enseigner jusqu’au jour où, dans l’Esprit saint, ayant donné ses instructions aux apôtres qu’Il avait choisis, Il fut enlevé au Ciel. C’est à eux qu’après sa passion Il s’est montré vivant : Il leur en donna mainte preuve pendant quarante jours, leur apparaissant et leur parlant du Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre celui que le Père avait promis. « Vous me l’avez entendu dire, dit-Il : Jean a baptisé avec de l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit saint que vous serez baptisés, sous peu de jours. » Etant donc réunis, les apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que Tu vas rétablir le Royaume d’Israël ? » Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a fixés, en son pouvoir souverain. Mais vous allez recevoir une force, par la descente sur vous de l’Esprit saint, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, jusqu’au bout de la terre. » Quand Il eut dit cela, les apôtres le virent s’élever, puis une nuée vint le soustraire à leurs regards. Et, comme ils fixaient le ciel pendant qu’Il s’en allait, voici que leur apparurent deux personnes vêtues de blanc, qui leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus, qui vous a quittés pour s’élever au Ciel, reviendra de la même façon que vous l’avez vu y monter ! » Alors, depuis le mont des Oliviers, qu’un chemin de sabbat sépare de la Cité, ils s’en retournèrent à Jérusalem.

Alléluia, en ton 2 : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette. – Toutes les nations, battez des mains, acclamez Dieu avec des cris de joie !

Evangile : Luc 24, 36-53 (n. trad.)
En ce temps-là, ils parlaient encore, quand Jésus Lui-même se tint au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous ! » Epouvantés et terrifiés, ils croyaient voir un esprit ; et Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés ? Pourquoi ces pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien Moi ! Touchez-moi et voyez : un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que J’en ai ». Il dit cela, et leur montra ses mains et ses pieds. Comme, par joie et par étonnement, ils n’y croyaient toujours pas, Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé et un rayon de miel. Jésus le prit et le mangea devant eux. Puis Il leur dit : « Ce sont les paroles que Je vous ai dites quand J’étais encore avec vous : tout ce qui est écrit dans la loi de Moïse, chez les prophètes et dans les psaumes doit s’accomplir à mon sujet. » Alors Il leur ouvrit l’esprit pour pénétrer les Ecritures, et Il leur dit : « Ainsi est-il écrit : le Christ souffre, puis, le troisième jour, Il ressuscite ; et l’on proclame en son Nom la conversion pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous êtes les témoins de cela. Et voici que Moi, J’enverrai la Promesse de mon Père sur vous. Mais vous, demeurez dans la Ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la Puissance d’en haut. » Puis Jésus les conduisit au dehors, près de Béthanie, et, levant les mains, Il les bénit. Tout en les bénissant, il advint qu’Il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, ils l’adorèrent et retournèrent à Jérusalem, dans une grande joie. Ils étaient continuellement dans le Temple, à louer et à bénir Dieu.

În vremea aceea, pe când vorbeau ei acestea, El a stat în mijlocul lor si le-a zis: Pace vouà! Iar ei, înspàimându-se si înfricosându-se, credeau cà vàd duh. Si Iisus le-a zis: De ce sunteti tulburati si pentru ce se ridicà astfel de gânduri în inima voastrà? Vedti mâinile Mele si picioarele Mele, cà Eu Însumi sunt; pipàiti-Mà si vedeti, cà duhul nu are carne si oase, precum Mà vedeti pe Mine cà am. Si zicând acestea, le-a aràtat mâinile si picioarele Sale. Iar ei încà necrezând de bucurie si minunându-se, El le-a zis: Aveti aici ceva de mâncare? Iar ei i-au dat o bucatà de peste fript si dintr-un fagure de miere. Si luând, a mâncat înaintea lor. Si le-a zis: Acestea sunt cuvântele pe care le-am gràit càtre voi, fiind încà împreunà cu voi, cà trebuie sà se împlineascà toate cele scrise despre Mine în Legea lui Moise, în prooroci si în psalmi. Atunci le-a deschis mintea lor ca sà priceapà Scripturile. Si le-a spus cà asa este scris si asa trebuie sà pàtimeascà Hristos si sà învieze din morti a treia zi. Si sà se propovàduiascà în numele Sàu pocàinta spre iertarea pàcatelor la toate neamurile, începând de la Ierusalim. Voi sunteti martorii acestora. Si iatà, Eu trimit peste voi fàgàduinta Tatàlui Meu; voi însà sedeti în cetate, pânà ce và veti îmbràcati cu putere de sus. Si i-a dus afarà pânà spre Betania si, ridicându-Si mâinile, i-a binecuvântat. Si pe când îi binecuvânta, S-a despàrtit de ei si S-a înàltat la cer. Iar ei, închinându-se Lui, s-au întors în Ierusalim cu bucurie mare. Si erau în toatà vremea în templu, làundând si binecuvântând pe Dumnezeu. Amin!

Mégalynaire en ton 5 : Magnifie, ô mon âme, magnifie celui qui monta corporellement, dans sa divine gloire, de la terre jusqu’au Ciel, le Christ notre source de vie ! Dépassant notre esprit et notre entendement, tu mis au monde et dans le temps le Seigneur intemporel : Mère de Dieu, d’une même voix et d’un seul cœur, nous les fidèles, nous te magnifions !

Koinonikon : Dieu est monté au milieu des acclamations, le Seigneur, au son de la trompette : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, ainsi qu’après Que nos lèvres s’emplissent, le tropaire de la Fête.

Catéchèse : le Christ ne s’est  pas absenté ; Il a été glorifié ; Il habite la « nuée » de l’Esprit ; Il demeure invisiblement à la tête de son Eglise ; Il préside les sacrements et agit en eux par l’Esprit; « Il  revient avec gloire » (Symbole) ; Il est présent dans son Nom qu’invoquent les croyants, dans son icône, dans l’image de la Croix et dans l’assemblée des baptisés.

Synergie de la théologie et de la science ( catéchèse )

Introduction

Synergie de la Théologie et de la Science

« Tout don et tout bien, comme toute gratification et tout accomplissement, sont d’en haut et descendent du Père des lumières, en qui il n’est ni hésitation ni ombre due au changement » (Jacques 1, 17). Tout ce qui est vrai, bon et beau a sa source dans le Père céleste, et tout don trouve en lui sa perfection. Le savant est celui qui a reçu de Dieu la grâce de chercher la vérité, comme l’artiste est celui à qui a été fait le don d’aimer la beauté, et comme le juste est inspiré pour le bien. Le Père céleste bénit tout artisan de vérité et de bien et Il se reconnaît en lui. L’Eglise voit dans la démarche scientifique l’œuvre du saint Esprit dans son monde et la reconnaît dans sa cohérence avec le Verbe incarné et sa sagesse.

Pour cette raison, la théologie se réjouit des recherches, des découvertes et des réalisations du travail scientifique, qui veut toujours établir une vérité, pour le bien des humains et pour celui de la création entière. Dès le Paradis, le Seigneur a confié à Adam la responsabilité royale à l’égard de la création et Il lui a inspiré de nommer les créatures, et de les lui présenter (Genèse 2, 19-20) : ceci fonde la démarche de connaissance des êtres visibles et invisibles ; c’est également le fondement divin de la responsabilité du savant devant le Souverain de l’univers, le Père, l’Esprit et le Logos de tous les êtres visibles et invisibles. Le théologien a pour mission de dévoiler, d’approfondir et de rappeler sans cesse ce que le Seigneur révèle de lui-même, de l’être humain et de la création toute entière ; sa place auprès du savant consiste à témoigner devant Dieu et devant les humains de tout ce que celui-ci trouve et fait de vrai et de bien. Le théologien témoigne en faveur du savant, et de toute personne qui peine pour la justice et pour la vérité dont elle a soif (cf. Matthieu 5, 6).

L’Eglise est la présence sacramentelle du Logos, incarné dans son monde et invisiblement présent à sa tête jusqu’à la fin des temps (Matthieu 28, 20). En elle agit l’Esprit qui vient de l’unique source paternelle, Celui qui inspire la contemplation et la recherche des « raisons » (logoi) des créatures. La rationalité créée qu’exerce par sa pensée le savant converge continuellement avec la rationalité profonde de la créature, imprégnée des « raisons » qu’imprime en elle, dès la création et de façon continuelle, le divin Logos, Unique engendré du Père. C’est pourquoi l’Eglise rend hommage au travail scientifique : elle le voit inspiré par l’Esprit, en particulier en toute activité de découverte, d’invention et d’application. Son peuple saint, auquel appartiennent ceux qui ont reçu le charisme de la divine théologie, a pour ministère d’exercer le discernement, et de reconnaître la cohérence de la recherche et de l’établissement de la vérité scientifique avec la profondeur de la sagesse divine.

Les savants, chercheurs et découvreurs des raisons des choses, sont inspirés, en cette part si fine de l’intelligence que les saints Pères appellent le « nous », faculté intuitive de l’esprit et de l’intelligence humaines, dont a parlé Blaise Pascal dans ses Pensées, souvent si proche des saints Pères. C’est par l’inspiration de l’Esprit Dieu, que les savants font les découvertes qui les honorent, et qui honorent la Raison divine incréée, sans commencement, coéternelle au Père qui la conçoit ineffablement. Dans la personne divine du Christ sauveur, la raison humaine est unie à la raison divine, à cause de l’Incarnation : le Logos, le Dieu-Homme, unit en lui tout le divin à tout l’humain. A cause de l’humanisation divinisante du Verbe, le divin et l’humain ne sont plus en conflit : ils sont unis sans aucune confusion, dans une sublime unité-distinction, qui préserve et accomplit, en la transfigurant, toute la dignité de la pensée humaine. L’intelligence humaine du Christ est divinisée ; son intelligence divine est humanisée. L’activité scientifique et l’activité théologique sont, non antagonistes, mais synergiques.

Ni sectaire, ni totalitaire, ni dominatrice, ni jalouse du bien accompli par autrui, sans monopole gnoséologique, la théologie, qui ne prétend pas avoir réponse à tout ou être compétente là où elle ne l’est pas, se réjouit de l’activité scientifique si noble et si utile, et elle rend grâces à Dieu pour elle. Le sacerdoce ecclésial élève tous les jours les mains vers le Créateur en l’invoquant et le remerciant pour tout exercice noble et désintéressé de la faculté humaine de connaître. Les saints Pères, comme saint Basile le Grand (Hexaméron), saint Grégoire de Nazianze (Discours théologiques), saint Grégoire de Nysse (Création de l’Homme), saint Maxime le Confesseur (Ambigua et Questions à Thalassios : à lire absolument en notre grand 21ème siècle !), et les théologiens de la pensée néo patristique contemporaine, comme le grand Dumitru Stàniloae (Théologie dogmatique), ont cultivé une attitude d’honnêteté intellectuelle, de sincère curiosité, de juste information, à l’égard de la pensée scientifique de leur temps. Ils ne faisaient pas de concordisme, ils étaient sans esprit de domination à l’égard du monde et de sa culture, mais ils se réjouissaient des convergences et des cohérences entre leur propre réflexion prophétique fondée sur la Révélation – auto découverte et invention de Dieu - et l’apport des chercheurs de vérité et des inventeurs.

L’Eglise est appelée, au cours de sa supplication et sa louange liturgiques, à prier sans cesse pour les savants, afin que l’Esprit les inspire toujours pour le bien ; elle intercède pour le pardon des fautes qu’ils ont pu commettre en pensée ou en actes, pour le repos et pour le salut des grands savants endormis après une vie de sacrifice et de labeur au service d’une recherche et de l’établissement d’une vérité fût-elle provisoire. Nous devons penser à intercéder fréquemment pour les chercheurs, pour les biologistes, les médecins, pour toute personne engagée loyalement dans une activité de type scientifique.

Croyants ou non, les savants sont l’objet de la faveur divine et de l’intercession ou de l’action de grâce de l’Eglise, car le Seigneur déverse sa bénédiction et son amour pour les humains sur les uns et sur les autres. Certes, un savant croyant travaillera avec l’aide consciente de Dieu, auquel sans cesse il demandera d’éclairer son intelligence et de le garder de tout faux pas dans sa méthode, sans ses investigations et dans les vérités qu’il cherche à établir. Ce n’est pas sans ascèse, sans le jeûne et sans la prière que devrait s’exercer la démarche scientifique afin de préparer le terrain intellectuel à la grâce incréée qui le fécondera et d’obtenir de Dieu la purification de l’intelligence. Mais le chercheur, le physicien, le biologiste, le mathématicien non croyants, capables toutefois d’honnêteté intellectuelle, se verront aidés et soutenus par le Seigneur : saint Maxime le Confesseur dit que les énergies incréées activent les énergies créées. C’est grâce à la synergie de l’humain et du divin que progresse et que s’accomplit l’œuvre humaine, jouissant ainsi d’un statut divino humain. La pensée humaine, dans les énergies qu’elle mobilise pour établir la vérité, est stimulée et éclairée par le Logos et par l’Esprit. Elle n’en est pas privée, car de son monde et de la communauté humaine, le Seigneur n’est pas absent : Il y est activement présent par ses énergies et ses raisons, dans un infini et divin respect pour sa créature. Le Seigneur a montré qu’Il est capable de s’étonner de la créativité de l’être humain créé à son image (Matthieu 8, 10): Il admire la foi de l’a personne humaine ; et Il s’émerveille également de son amour de la vérité et de la justesse.

A l’Eglise, nous l’avons dit, appartient également le charisme du discernement. Elle a la liberté d’évaluer le résultat du travail scientifique, en le confrontant aux données révélées par le Logos. La Révélation, dans la sainte Bible et dans la Tradition ecclésiale, se propose comme critère de discernement. Bien sûr, ce critère doit être accepté dans la foi, et le savant croyant éclaire son propre jugement à la justesse des jugements du Créateur, à la bénédiction de ses pères spirituels et notamment de l’Evêque. Le savant non croyant n’a peut-être que faire de ce que Dieu pense de lui-même, de l’Homme et du monde, et de ce qu’un dieu hypothétique pour lui peut bien penser de son travail. Mais en toute honnêteté, il est capable de s’y intéresser, de s’y ouvrir, d’en être au moins curieux, et de se rendre ainsi disponible, toujours dans la synergie, à un fructueux dialogue avec la théologie. Quand la foi n’est pas encore donnée ou reçue, la bonne foi peut déjà surabonder !

Le Logos est la Tête de son Eglise, et Il fait d’elle à jamais la conscience vivante et inspirée de son monde. Il veut susciter au sein de ses membres des chercheurs et des savants compétents. Il encourage, par l’intercession de la Mère de Dieu et de tous les saints, particulièrement de ceux qui ont déjà œuvré dans ce sens, tout travail sérieux, méthodique, original, toute nouveauté qui édifie. Toute liberté est donnée, rappelle le grand penseur qu’est l’apôtre Paul ; mais tout n’édifie pas : l’Esprit que donne le Christ à ceux qui le reconnaissent comme Seigneur, propose que la liberté de la recherche scientifique soit exercée dans le sens de ce qui édifie. Un travail constructif peut être mené par les savants croyants avec leurs collègues agnostiques, car la vérité appartient à tous, elle est proposée à tous par Celui qui est le Dieu de tous, et tous la recherchent avec une intelligence honnête. Nous parlons de cette belle vérité, la vérité divine, qui assume la vérité scientifique – la vérité du monde actuel et à venir, de la société et de la création tout entière dont saint Maxime s’est fait le chantre dans ses grandes pages cosmologiques. Les saints Pères n’opposent pas : ils discernent, et ils conduisent au Verbe toute pensée humaine et tout fruit de la démarche humaine de connaissance. Car le Logos est le Roc auquel son confrontées toute parcelle de vérité, toute théorie et toute technique, et tout produit de la culture.

Et le Logos « revient avec gloire pour juger les vivants et les morts », confesse la foi de l’Eglise théologienne et prophétique. Toute pensée humaine, et d’ailleurs toute entreprise humaine – les pensées et les actes – seront exposées à la lumière parfaite de la vérité divine. « Venez les bénis de mon Père » (Matthieu 25, 34), est la parole qu’entendront les esprits scientifiques de tout bord : les savants, croyants et non croyants, rendront compte de leurs pensées, de leurs théories, des techniques qu’ils auront élaborées, de l’usage qui en aura été fait. « Ce que vous avez fait au plus petit, c’est à moi, le Verbe Dieu, que vous l’aurez fait ». Ce que le savant aura fait pour la plus petite parcelle des créatures, pour l’atome, pour ces particules infimes que pressent la pensée physique par exemple, pour ces étoiles qu’on n’a jamais vues et qui ne sont connues que mathématiquement, c’est au Logos, à la Raison divine à jamais incarnée qu’il l’aura fait : derrière chaque particule, derrière chaque énergie créée du cosmos, siège un logos du Logos et s’active une énergie de l’Esprit. Et ce sera également l’heure de reconnaître sincèrement les erreurs scientifiques ; ce sera l’heure du feu pour ceux qui auront perverti la science ou usé d’elle pour des desseins inhumains ou hostiles à la création. Ce sera l’heure, pour les théologiens ecclésiaux et pour tous les saints, comme ils l’auront fait en ce monde, d’intercéder pour leurs frères les scientifiques – non de les accabler ! La dimension eschatologique de l’œuvre scientifique est à annoncer. Les savants non croyants seront stupéfaits quand ils découvriront quelle Intelligence ils ont, sans le savoir, servie chaque fois qu’ils ont travaillé dans un esprit de vérité, dans le grand charisme de la pensée scientifique qu’est l’honnêteté intellectuelle.

La rencontre de la science et de la théologie n’est pas un antagonisme, une compétition ou une rivalité : elle est éventuellement une émulation pour la vérité ! Elle est surtout une synergie de la pensée humaine et de la pensée divine, dans le respect méthodologique des domaines, des « ordres » dont a écrit Blaise Pascal.

L’Esprit suscite en l’Eglise du Christ une mentalité de travail et d’approfondissement continuel, non seulement de la Révélation elle-même – Tradition orale et écrite -, mais encore des êtres, du cosmos et de ses lois données par le Créateur. Du point de vue théologique, les éléments du monde ne sont pas des choses ou des objets : ce sont, à proprement parler, des « créatures » ; elles relèvent du Créateur ; elles constituent, comme l’a développé Père Stàniloae, le sacrement du dialogue de la pensée créée et de la pensée éternelle de Dieu : matière, occasion de dialogue divino-humain ; pain et vin de l’amour, échange eucharistique de l’Homme et de Dieu en la personne divine du Dieu-Homme. L’Esprit veut inspirer une théologie de la culture et de la science ; Il veut promouvoir une classe de savants théologiens, ou de théologiens savants, compétents sur le terrain de la culture et de la science de leur temps, et nourris de toute la richesse de la contemplation biblique et ecclésiale : le savant théologien est en dialogue continuel avec le Seigneur, le Christ Logos fait chair. Il présente sacerdotalement la matière de ce monde au Créateur dans une grande épiclèse : Celui-ci la bénit, la consacre en sa propre chair et en son précieux sang ; et Il la lui rend, cette matière créée, transfigurée, par la grâce de l’Esprit.

Dans sa modernité, dans son actualisation continuelle par l’Esprit, la théologie de l’Eglise est appelée d’une part à tirer toutes les conséquences de la réalité de l’Incarnation du Logos, d’autre part à saluer avec gratitude toute initiative et toute invention inspirées par l’Esprit. La communauté ecclésiale, pour cette raison, oeuvrera à former ses évêques et ses prêtres, non seulement dans l’indispensable expérience ascétique et charismatique, non seulement dans l’incontournable culture patristique, mais encore dans la connaissance des plus récentes et passionnantes découvertes scientifiques. Des évêques de culture scientifique, des prêtres et des laïcs informés et compétents, seront la joie de notre siècle et du siècle qui vient et de toute conscience loyalement inspirée qui interroge, qui s’interroge, parfois avec angoisse, sur le sens et le contenu de ce monde et de sa propre existence. Au Père des lumières soit, avec son Verbe et son Esprit, gloire et louange, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard, de la Métropole roumaine d’Europe occidentale.

Catéchèse du 29 avril donnée en la paroisse Saint-Séraphim de Sarov

Textes pour aider la réflexion

« On a coutume de distinguer dans la prière, la louange, la demande et l’action de grâces. En réalité, dans la Bible, la louange et l’action de grâces se retrouvent dans un même mouvement de l’âme, et, au plan littéraire, dans les mêmes textes. En effet, c’est par tous ses bienfaits à l’égard de l’homme que Dieu se révèle digne de louange. Celle-ci devient alors tout naturellement reconnaissance et bénédiction ; les parallèles sont nombreux (Ps 35, 18 ; 69, 31 ; 109, 30 ; Esd 3, 11). La louange et l’action de grâces suscitent les mêmes manifestations extérieures de joie, surtout dans le culte ; l’une et l’autre rendent gloire à Dieu (Is 42, 12 ; Ps 22, 24 ; 50, 23 ; 1 Ch 16, 4 ; Lc 17, 15-18 ; Ph 1, 11 ; Ep 1, 6, 12, 14), en confessant ses grandeurs.
Dans la mesure cependant où les textes et le vocabulaire invitent à une distinction, on peut dire que la louange pense plus à la personne de Dieu qu’à ses dons ; elle est plus théocentrique, plus perdue en Dieu, plus proche de l’adoration, sur la voie de l’extase. Les hymnes de louange sont généralement détachées d’un contexte précis et chantent Dieu parce qu’il est Dieu » (VTB p.680).

« Dans son mouvement essentiel, la louange reste la même de l’un à l’autre Testament. Désormais cependant elle est chrétienne, d’abord parce qu’elle est suscitée par le don du Christ, à l’occasion de la puissance rédemptrice manifestée dans le Christ. C’est le sens de la louange des anges et des bergers à Noël (Lc 2, 13s, 20), comme de la louange des foules après les miracles (Mc 7, 36s ; Lc 18, 43 ; 19, 37) ; c’est même le sens fondamental de l’Hosanna des Rameaux (cf. Mt 21, 16 = Ps 8, 2s), et aussi du Cantique de l’Agneau dans l’Apocalypse (cf. Ap 15, 3).
Quelques fragments d’hymnes primitives, conservées dans les Epîtres, renvoient l’écho de cette louange chrétienne adressée au Dieu Père qui a déjà révélé le Mystère de la Piété (1 Tm 3, 16), et fera surgir le retour du Christ (1 Tm 6, 15s) ; louange qui confesse le
mystère du Christ (Ph 2, 5… ; Col 1, 15…), ou le Mystère du Salut (2 Tm 2, 11ss), devenant ainsi parfois la véritable confession de la foi et de la vie chrétienne (Ep 5, 14).
Fondée sur le don du Christ, la louange du NT est chrétienne aussi en ce sens qu’elle monte vers Dieu avec le Christ et en lui (cf Ep 3, 21) ; louange filiale à la suite de la propre prière du Christ (cf. Mt 11, 25) ; louange adressée même directement au Christ en personne (Mt 21, 9 ; Ac 19, 17 ; He 13, 21 ; Ap 5, 9). En tous sens il est juste d’affirmer : désormais, c’est le Seigneur Jésus qui est notre Louange.
S’épanouissant ainsi à partir de l’Ecriture, la louange devait toujours rester primordiale dans le christianisme, rythmant la prière liturgique ave les Alléluia et les Gloria Patri, animant les âmes en prière jusqu’à les envahir et à les transformer en une pure « Louange de gloire » (cf. Ep 1, 12). (VTB, p. 683-684).

Le vocabulaire chrétien « hérite, à travers les LXX, de la tradition de l’AT. L’action de grâces est inséparable de la confession (gr. homologeô : Mt 11, 25 ; Lc 2,38 ; He 13,15), de la louange (gr. aineô : Lc 2,13, 20 ; Rm 15,11), de la glorification (gr. doxazô : Mt 5,16 ; 9,18) et toujours, d’une façon privilégiée, de la bénédiction (gr. eulogeô : Lc 1, 64, 68 ; 2,28 ; 1 Co 14, 16 ; Jc 3, 9). Mais un terme nouveau, pratiquement inconnu de l’AT (gr. eucharisteô, eucharistia) envahit le NT (plus de 60 fois), manifestant l’originalité et l’importance de l’action de grâces chrétienne, réponse à la grâce (charis) donnée par Dieu en Jésus-Christ. L’action de grâces chrétienne est une eucharistie, et son expression achevée est l’Eucharistie sacramentelle, l’action de grâces du Seigneur, donnée par celui-ci à son Eglise » (VTB p. 14).

Bibliographie : ar. Aimilianos, Catéchèses et discours, 3, Exultons pour le Seigneur, éd. Ormylia, 2002. Et 4, Le culte divin, attente et vision de Dieu, éd. Ormylia, 2004.

Catéchèse à Saint-Séraphim-de-Sarov le 29 avril 2007:

LA PRIERE DE LOUANGE
« Rendez grâces en tout temps et en toute circonstance ! » (Ep 5,20 et 1 Th 5, 18)
______

Pourquoi cultiver la prière de louange ? « La seule pensée des bienfaits de Dieu suffit pour faire éclater un cœur généreux » (P. Païssios, Lettres, Thessalonique, 2005, p. 115 ; cf p. 57 89 110 115 131 188 198 237)

- fondements bibliques (cf textes au dos) : psaumes 8 18 29 32 33 46 56 64 65 88 91 94 95 106 117
- fondements liturgiques : la divine liturgie, l’ouverture de chaque office, doxologies
- fondements patristiques : « bénédiction » (euloghsis) – Dieu bénit, et est béni (ses bienfaits)
- la louange comme jeûne : renoncement à nos pensées, à nos soucis, à l’amour de soi, à la jalousie - se réjouir pour autrui (ministère de l’Esprit saint, selon Père Dumitru Stàniloae), sacrifier nos idoles ; dimension ascétique : ascèse de la joie, ascèse pascale, ascèse des parfaits
- la louange comme confession : reconnaître la présence et la Seigneurie de Dieu (expression de la Foi) ; comme connaissance de Dieu qui est joie – structure prophétique de l’existence chrétienne
- la louange comme célébration : structure sacerdotale et angélique de l’existence chrétienne
- la louange dans l’épreuve : transfiguration de la souffrance et de la mort (le Christ, les martyrs)
- puissance de la louange : synergie avec l’action miséricordieuse de Dieu, royauté des chrétiens, responsabilité devant Dieu, hommage à sa souveraineté, Dieu a déjà fait et déjà donné tout ce que nous pourrions lui demander pour notre salut
- la douleur de la louange : « avec l’allégresse survient, connexe et incessante, la douleur de l’âme : « Pourquoi mon Dieu es-Tu si loin ? Pourquoi, sachant que Tu te réjouis en moi, ne puis-je t’étreindre dans mes bras ?» (ar. Aimilianos, catéchèses et discours, 2, Sous les ailes de la colombe, éd. Ormylia, 2000, p. 89).

Comment pratiquer la louange ?

- être attentif à la prière de l’Eglise et au nom (de Dieu, de la Mère de Dieu, des saints…)
- servir la prière ecclésiale : offices d’action de grâce, acathiste d’action de grâce, mémorisation des grandes hymnes de gratitude (doxologie, cantique de la Mère de Dieu, de Zacharie, de Syméon…)
- en prière du cœur, les formules brèves qui se trouvent dans les offices (« gloire à notre Dieu, gloire à toi ! », « gloire à ta sainte résurrection, ô Christ, gloire à toi ! », « gloire, Seigneur, à ta sainte résurrection ! », à ton Incarnation, etc.), sur le chapelet ou la respiration
- développer sur d’autres thèmes, par exemple : « gloire à ta miséricorde infinie, ô Christ, gloire à toi ! », à ta bonté, à ta longanimité, etc.
- louer Dieu pour les autres : pour les saints « gloire à toi pour ta Mère très pure, Seigneur, gloire à toi ! », « gloire à toi pour ton serviteur saint N…, Seigneur, gloire à toi ! » ; pour nos frères et sœurs : « gloire à toi pour ton serviteur – ou ta servante – N…, Seigneur, gloire à toi ! »
- louer Dieu pour soi-même : « gloire à toi pour moi pécheur, Seigneur, gloire à toi ! »
- louer Dieu pour les défunts : « gloire à toi pour ta servante défunte N…, Seigneur, gloire à toi ! »
- louer Dieu pour toutes ses créatures : le soleil, la mer, les forêts, les animaux, etc.
- louer Dieu « en toute circonstance », selon l’Apôtre : épreuve, souffrance, maladie…
- associer les saints à la louange, suivant le modèle ecclésial : « Réjouis-toi… » Par exemple : « Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi ! », « Réjouis-toi, saint Père N…, réjouis-toi ! », « Réjouissez-vous tous les saints, réjouissez-vous ! » - sous-entendu « car ton Fils (ou le Christ ) est ressuscité ! » ou un autre motif tiré d’une action divine
- terminer ainsi : « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi qui es loué avec le Père et l’Esprit par toutes les créatures visibles et invisibles, accepte les prières de supplication et de louange que nous t’adressons en ce jour avec tous tes saints pour ta miséricorde infinie, ton indicible compassion, ton incompréhensible sagesse et la justesse de tes jugements, Toi qui es béni dans les siècles des siècles : Amen ! »

Dimanche 6 mai

Dimanche de la Samaritaine – 6 mai 2007

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Mi-pentecôte, t. 8 : Au milieu de la fête,+ désaltère mon âme assoiffée,/ car à tous les hommes, Sauveur, Tu déclaras : « Qu’il vienne à moi et qu’il boive, celui qui a soif ! »// Source de Vie, ô Christ notre Dieu,/ gloire à toi !// 

Gloire… de la Samaritaine, t. 8 : Venue auprès du puits, la Samaritaine te contempla, Source de sagesse, avec les yeux de la foi ; en abondance elle y puisa le royaume d’en haut ; et sa mémoire est glorifiée pour l’éternité

Et maintenant… de la mi-Pentecôte, t. 4 : Au milieu de la fête prescrite par la Loi, Créateur et Seigneur de l’univers, Christ notre Dieu, Tu dis à ceux qui t’entouraient : Venez puiser aux flots de l’immortalité ! C’est pourquoi nous nous prosternons devant toi et fidèlement te crions : Accorde-nous ta compassion, car Tu es la source de notre vie !

Prokimenon en ton 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

Epître : Actes des apôtres, 11, 19-30 - En ces jours-là, les apôtres, dispersés par la persécution survenue à l’occasion de Stéphane allèrent jusqu’en Phénicie, à Chypre et Antioche, mais sans prêcher la Parole à d’autres qu’aux Juifs. Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène qui, venus à Antioche, s’adressèrent aussi aux Grecs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus. La main du Seigneur était avec eux, et grand fut le nombre de ceux qui embrassèrent la foi et se convertirent au Seigneur. La nouvelle en vint aux oreilles de l’Eglise de Jérusalem, et l’on députa Barnabé à Antioche. Lorsqu’il arriva et qu’il vit à l’œuvre la grâce de Dieu, il s’en réjouit et les encouragea tous à demeurer, d’un cœur ferme, fidèles au Seigneur ; car c’était un homme de bien, plein de foi et rempli de l’Esprit saint. Ainsi une foule considérable s’adjoignit au Seigneur. Alors Barnabé partit pour Tarse à la recherche de Saul : l’ayant trouvé, il le fit venir à Antioche. Pendant une année entière il leur fut donné de prendre part aux assemblées de l’Eglise et d’instruire une foule considérable, et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent l’appellation de chrétiens. En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à prédire qu’il y aurait une grande famine dans le monde entier ; c’est celle qui se produisit lorsque Claude fut empereur. Alors les disciples décidèrent d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée ; et ils le firent en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé et de Saul.

Alléluia, t. 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Jean 4, 5-42 - En ce temps-là, Jésus vint dans une localité de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Il y avait là la source de Jacob, et Jésus, fatigué par la route, était assis à côté de la source ; c’était vers la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau ; Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient partis à la ville pour acheter des vivres. La Samaritaine lui dit alors : « Comment, Toi qui es Judéen, me demandes-Tu à boire, à moi qui une femme samaritaine ? » (en effet, les Judéens ne fréquentent pas les Samaritains). Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne- moi à boire, c’est toi qui l’en aurait prié et Il t’aurait donné de l’eau vivante. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ; d’où as-Tu donc cette eau vivante ? Serais-Tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits et y a bu, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? » Jésus reprit et lui dit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que Moi Je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; mais l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle. » La femme dit à Jésus : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus jamais soif et n’aie plus à venir puiser ici. » Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. » La femme répondit et lui dit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as justement répondu : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; en cela tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que Tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que c’est à Jérusalem qu’est le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Judéens. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en Esprit et en vérité, car ce sont des gens qui l’adorent ainsi que recherche le Père. Dieu est Esprit et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et en Vérité qu’ils doivent l’adorer. » La femme dit à Jésus : « Je sais que le Messie va venir, celui qu’on appelle Christ ; lorsque Lui viendra, Il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, Moi qui te parle. »
Là-dessus, ses disciples arrivèrent et ils s’étonnèrent de ce que Jésus parlât à une femme ; aucun cependant ne dit : « Que recherches-Tu ou de quoi parles-Tu avec elle ? » La femme laissa alors sa cruche et alla à la ville dire aux gens : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’avais fait. Ne serait-ce pas lui, le Christ ? » Les gens sortirent de la ville et vinrent vers Jésus. Pendant ce temps, les disciples le priaient en disant : « Rabbi, mange ! » Mais Jésus leur dit : « Moi, J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Les disciples se dirent alors entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas, vous : Encore quatre mois et la moisson va arriver ? Voici que Je vous dis : Levez les yeux et regardez ; les champs de blé sont proches de la moisson. Maintenant, celui qui moissonne va recevoir un salaire et amasser du fruit pour la Vie éternelle, afin que puissent se réjouir ensemble et le semeur et le moissonneur. Moi, Je vous ai envoyés moissonner ce pour quoi vous n’avez pas peiné ; d’autres ont peiné et c’est à vous que profite leur peine. » De nombreux Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause de la parole de la femme qui avait témoigné : « Il m’a dit tout ce que j’avais fait. » Aussi, lorsqu’ils vinrent vers lui, les Samaritains le prièrent de demeurer chez eux, et Jésus demeura là deux jours. Et ils crurent, plus nombreux encore, à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; nous avons nous-mêmes entendu, et nous savons qu’Il est vraiment le Sauveur du monde, le Christ. »

În vremea aceea a venit Iisus la o cetate a Samariei, numită Sihar, aproape de locul pe care Iacov l-a dat lui Iosif, fiul său; şi era acolo fântâna lui Iacov. Iar Iisus, fiind ostenit de călătorie, S-a aşezat lângă fântână şi era ca la al şaselea ceas. Atunci a venit o femeie din Samaria să scoată apă. Iisus i-a zis: Dă-Mi să beau. Căci ucenicii Lui se duseseră în cetate, ca să cumpere merinde. Femeia samarineancă I-a zis: Cum Tu, care eşti iudeu, ceri să bei de la mine, care sunt femeie samarineancă? Pentru că iudeii nu au amestec cu samarinenii. Iisus a răspuns şi i-a zis: Dacă ai fi ştiut darul lui Dumnezeu şi Cine este Cel ce-ţi zice: Dă-Mi să beau, tu ai fi cerut de la El, şi ţi-ar fi dat apă vie. Femeia I-a zis: Doamne, nici găleată nu ai, şi fântâna e adâncă; de unde, dar, ai apa cea vie? Nu cumva eşti Tu mai mare decât părintele nostru Iacov, care ne-a dat această fântână şi el însuşi a băut din ea şi fiii lui şi turmele lui? Iisus a răspuns şi i-a zis: Oricine bea din apa aceasta va înseta iarăşi; dar cel ce va bea din apa pe care i-o voi da Eu nu va mai înseta în veac, căci apa pe care i-o voi da Eu se va face în el izvor de apă curgătoare spre viaţă veşnică. Femeia a zis către El: Doamne, dă-mi această apă ca să nu mai însetez, nici să mai vin aici să scot. Iisus i-a zis: Mergi şi cheamă pe bărbatul tău şi vino aici. Femeia a răspuns şi a zis: N-am bărbat. Iisus i-a zis: Bine ai zis că nu ai bărbat. Căci cinci bărbaţi ai avut şi cel pe care îl ai acum nu-ţi este bărbat. Aceasta adevărat ai spus. Femeia I-a zis: Doamne, văd că Tu eşti prooroc. Părinţii noştri s-au închinat pe acest munte, iar voi ziceţi că în Ierusalim este locul unde trebuie să ne închinăm. Şi Iisus i-a zis: Femeie, crede-Mă că vine ceasul când nici pe muntele acesta, nici în Ierusalim nu vă veţi închina Tatălui. Voi vă închinaţi căruia nu ştiţi; noi ne închinăm Căruia ştim, pentru că mântuirea din iudei este. Dar vine ceasul şi acum este, când adevăraţii închinători se vor închina Tatălui în duh şi în adevăr, că şi Tatăl astfel de închinători îşi doreşte. Duh este Dumnezeu şi cei ce I se închină trebuie să i se închine în duh şi în adevăr. I-a zis femeia: Ştim că va veni Mesia care se cheamă Hristos; când va veni, Acela ne va vesti nouă toate. Iisus i-a zis: Eu sunt, Cel ce vorbesc cu tine. Dar atunci au sosit ucenicii Lui. Şi se mirau că vorbea cu o femeie. Însă nimeni n-a zis: Ce o întrebi, sau: Ce vorbeşti cu ea? Iar femeia şi-a lăsat găleata şi s-a dus în cetate şi a zis oamenilor: Veniţi de vedeţi un om care mi-a spus toate câte am făcut. Nu cumva aceasta este Hristosul? Şi au ieşit din cetate şi veneau către El. Între timp, ucenicii Lui Îl rugau, zicând: Învăţătorule, mănâncă. Iar El le-a zis: Eu am de mâncat o mâncare pe care voi nu o ştiţi. Ziceau deci ucenicii între ei: Nu cumva I-a adus cineva să mănânce? Iisus le-a zis: Mâncarea Mea este să fac voia Celui ce M-a trimis pe Mine şi să săvârşesc lucrul Lui. Nu ziceţi voi că mai sunt patru luni şi vine secerişul? Iată zic vouă: Ridicaţi ochii voştri şi priviţi holdele că sunt albe pentru seceriş. Iar cel ce seceră primeşte plată şi adună roade spre viaţa veşnică, ca să se bucure împreună şi cel ce seamănă şi cel ce seceră. Căci în aceasta se adevereşte cuvântul: Că unul este semănătorul şi altul secerătorul. Eu v-am trimis să seceraţi ceea ce voi n-aţi muncit; alţii au muncit şi voi aţi intrat în munca lor. Şi mulţi samarineni din cetatea aceea au crezut în El, pentru cuvântul femeii care mărturisea: Mi-a spus toate câte am făcut. Deci, după ce au venit la El, samarinenii Îl rugau să rămână la ei. Şi a rămas acolo două zile. Şi cu mult mai mulţi au crezut pentru cuvântul Lui, iar femeii îi ziceau: Credem nu numai pentru cuvântul tău, căci noi înşine am auzit şi ştim că Acesta este cu adevărat Hristosul, Mântuitorul lumii.

Mégalynaire  : L’ange chanta…

Koinonikon pascal (« Recevez le Corps du Christ… ») et dominical (« Louez …).

Clôture pascale.