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Dimanche 24 juin

Dimanche 24 juin 2007, 4ème après la Pentecôte, nativité du saint Baptiste Jean.

Typiques et Béatitudes avec 4 tropaires du ton et 4 de l’ode 6 du deuxième canon du Précurseur

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropaire du Précurseur en ton 4 : Prophète et Précurseur de la venue du Christ,+ nous ne pouvons te luer dignement,/ nous qui t’honorons avec amour.// Par ta glorieuse et divine nativité, la stérilité d’une mère et le mutisme d’un père ont cessé,/ tandis qu’au monde est annoncée l’incarnation du Fils de Dieu.//

Kondakion de la Résurrection en ton 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//  Gloire au Père et et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion du Précurseur en ton 3 : La Stérile de jadis enfante en ce jour le Précurseur du Christ,/ le dernier de tous les prophètes et le plus grand.// Car à celui que tous ils avaient annoncé il imposa la main dans les flots du Jourdain+ et du Verbe divin s’est de la sorte montré Prophète,/ Prédicateur en même temps que Précurseur.// Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon du dimanche, t. 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie !

et du Précurseur, t. 7: Le juste se réjouira dans le Seigneur, il mettra en lui son espérance. V/ : Exauce ma prière, Seigneur, quand je te supplie !

Epître du dimanche et du Précurseur: Romains 6, 18-23 et Ro 13, 11-14 et 15, 1-4
Frères, une fois affranchis du péché, vous êtes entrés au service du bien. Et (j’emploie pour vous une comparaison humaine, adaptée à la faiblesse de la chair) de même qu’on a jadis livré ses membres au service de l’impureté et de la licence pour faire le mal, il faut maintenant les mettre au service du bien pour être sanctifiés. Lorsque vous étiez esclaves du péché, vous n’étiez pas au service du bien. Quel fruit, cependant, recueilliez-vous alors d’actions dont aujourd’hui vous rougissez ? Car leur aboutissement, c’est la mort. Mais à présent qu’affranchis du péché vous êtes entrés au service de Dieu, vous recueillez un fruit qui vous mène à la sainteté et, pour finir, à l’éternelle vie. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. Frères, le salut est désormais plus près de nous qu’au temps où nous avons cru. La nuit s’avance, le jour est proche. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises. Envers celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants, sans vouloir discuter des opinions. Tel croit pouvoir manger de tout, tel autre n’a pas cette force et poursuit sa diète de végétarien. Que celui qui mange de tout ne méprise pas l’abstinent, et que l’abstinent ne juge pas celui qui mange de tout, puisque Dieu l’a reçu.Toi, qui es-tu pour juger le serviteur d’autrui ? Qu’il demeure ferme ou qu’il tombe, cela ne regarde que son maître. D’ailleurs, il restera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.

Alléluia du dimanche, t. 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut ! et du Précurseur, t. 1: Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël : car Il a visité et racheté son peuple. – Et toi, petit enfant, on t’appellera Prophète du Très Haut.

Evangile du dimanche et du Précurseur: Matthieu 8, 5-13 (n.trad.) et Luc 1, 5-25, 57-68, 76, 80
En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion vint à sa rencontre, l’appela à l’aide et lui dit : « Seigneur, mon domestique est couché à la maison ; il est paralysé et souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Moi, Je vais aller le soigner. » Mais le centurion répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit. Mais parle seulement d’une parole et mon domestique sera guéri. Je suis moi-même un être humain soumis à un pouvoir, et j’ai des soldats sous moi. Je dis à celui-ci : « Va ! » et il va ; à l’autre : « Viens ! » et il vient ; et à mon esclave : « Fais ceci ! » et il le fait. » Quand Jésus l’entendit, Il fut dans l’admiration et Il dit à ceux qui le suivaient : « Amen ! Je vous le dis : chez personne en Israël Je n’ai trouvé une telle foi. Je vous le dis : beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux. Mais les fils du Royaume seront jetés dans l’obscurité extérieure : il y aura là des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et à cette heure-là, le domestique fut guéri. Aux jours d’Hérode roi de Judée, il y eut un sacrificateur du nom de Zacharie, de la classe d’Abia, et sa femme était des filles d’Aaron et son nom était Elisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu et ils suivaient, irréprochables, tous les commandements et les observances du Seigneur. Ils n’avaient point d’enfant, parce qu’Elisabthe était stérile, et ils étaient tous deux avancés en âge. Or il advint que, tandis qu’il sacrifiait devant Dieu selon le tour de sa classe, ce fut à lui, d’après l’usage sacerdotal, d’entrer dans le sanctuaire du Seigneur offir l’encens. Et la foule du peuple se tenait dehors, en prière, à l’heure de l’encens. Lui apparut alors un ange du Seigneur se tenant à droite de l’autel de l’encens. A sa vue, Zacharie fut bouleversé et la crainte vint sur lui. Mais l’ange lui dit : « N’aie pas peur, Zacharie, car ta prière a été entendue ; ta femme Elisabeth t’engendrera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. Il sera pour toi joie et allégresse, et de sa conception beaucoup se réjouiront. Car il sera grand face au Seigneur ; il ne boira ni vin ni liqueur fermentée ; dès le sein de sa mère il sera comblé de l’Esprit saint et il retournera de nombreux fils d’Israël vers le Seigneur, leur Dieu. Lui-même, il le précédera, avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour retourner le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles vers la sagesse des justes, préparant pour le Seigneur un peuple bien disposé. » Et Zacharie dit à l’ange : «A quoi connaîtrai-je cela ? Car je suis un vieillard, et mon épouse est avancée en son âge. » L’ange lui répondit et dit : « Je suis Gabriel, qui me tiens face à Dieu, j’ai été envoyé te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. Voici, pour n’avoir pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps, tu seras réduit au silence et ne pourras parler jusqu’au jour où cela adviendra. » Cependant le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attardât dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait leur parler, et ils connurent qu’il avait vu une vision dans le sanctuaire ; il leur faisait signe de la tête et demeurait muet. Et il advint que les jours de son service s’accomplissant, il retourna dans sa maison. Après ces jours, son épouse Elisabeth fut enceinte et se tint cachée cinq mois. « Voilà, disait-elle, ce qu’a fait pour moi le Seigneur, au temps où, pour ôter mon opprobre parmi les humains, Il a posé sur moi son regard ! » Lorsqu’arriva pour Elisabeth le temps d’enfanter, elle fit naître un fils. Ses voisins et ses proches entendirent que le Seigneur avait magnifié sa miséricorde avec elle et partagèrent sa joie. Et il advint que le huitième jour on vint circoncir l’enfant ; on voulut l’appeler du nom de son père, Zacharie et sa mère, prenant la parole, déclara : «Non ! Il s’appellera Jean. » On lui objecta : « Personne dans ta famille ne porte ce nom ! » Alors on fit des signes à son père pour savoir comment il voulait qu’on l’appelât. Il demanda une tablette et inscrivit : « Jean est son nom ! » et tous s’étonnèrent. A l’instant même sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia, il se mit à parler, bénissant Dieu. Et la crainte vint sur tous les voisins et partout, dans les montagnes de Judée, on racontait l’événement. Et tous ceux qui en entendirent parler le gardèrent dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » Car la main du Seigneur était avec lui. Et Zacharie son père, rempli de l’Esprit saint, se mit à prophétiser : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car Il a visité et racheté son peuple ! Et toi, petit enfant, on t’appellera Prophète du Très Haut, car tu iras devant la face du Seigneur pour préparer ses voies. » Et l’enfant grandissait et se fortifiait en Esprit ; et il était dans les déserts, jusqu’aux jours de sa manifestation devant Israël.

Koinonikon habituel du dimanche : « Louez… ! » et du Précurseur : En mémoire éternelle sera le juste, il ne craindra pas l’annonce du malheur : Alléluia ! en ton occurrent.

Catéchèse : nouveauté de l’Esprit dans l’Eglise de Dieu. Le péché est du passé. La vie en Christ est devant nous. Elle est à l’avant du monde. Nos contemporains, et les chrétiens eux-mêmes, sont souvent, par leurs actes et leurs pensées, loin derrière, en retard !

Prière pour les victimes et leurs bourreaux

Prière pour les victimes de la torture et leurs bourreaux

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi le seul innocent, Tu acceptas de monter librement sur la Croix, dans ta miséricorde et ta compassion pour tous les humains. Tu supportas avec patience, et en priant pour le pardon de ceux qui te tourmentaient, la torture de l’âme et du corps. Ta Mère toute pure et tes saints martyrs de tous les âges et de tout lieu portèrent à leur tour chacun sa croix et te glorifièrent en elle.

Nous t’invoquons pour ceux qui en notre temps subissent selon leur conscience les supplices de toutes sortes : arrête la main de ceux qui les frappent ; mets Toi-même un terme à l’injustice qu’ils subissent ; ne permet pas qu’ils soient éprouvés au-delà de leurs forces ; garde-les dans la fidélité et la dignité ; épargne-leur la souffrance supplémentaire d’éprouver la haine et le ressentiment à l’égard de leurs tortionnaires ; révèle-toi à eux, ô Torturé et Ressuscité ; inspire-leur ton amour compatissant pour les humains humiliés, Toi qui veux sauver encore ceux à qui leurs actes barbares et inhumains promettent l’enfer. Car ce qui fut infligé au plus petit des torturés, c’est à toi, ô Dieu-Homme, qu’on l’infligeait ! Et les tortionnaires crucifient en eux-mêmes le sceau de ton image sainte : ô Verbe et Fils unique de Dieu, convertis-les, pardonne-leur et sauve-les !

En nous enfin qui osons malgré nos propres péchés te prier, renouvelle la grâce de ton Esprit très saint et très bon, l’esprit d’humilité, l’esprit de non jugement, l’esprit d’audace et de force, l’esprit de repentir et de pardon. Donne-nous de glorifier ta divine présence en tout humain défiguré, et, de l’abîme de l’agonie, ta sainte Résurrection ; au jour de l’épreuve, soumis à notre tour, et pour la vraie foi, aux supplices de l’âme et du corps, donne-nous de ne pas défaillir et de ne jamais te renier, ô Dieu de tendresse et de consolation, Père et Fils et saint Esprit, Dieu unique glorifié dans les siècles des siècles : Amen !

Dimanche 17 juin

Dimanche 17 juin 2007 : 3° après la Pentecôte. Ton 2.

Tropaire de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : « Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Glasul 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

Tropaires et kondakia de l’église.

Gloire… Kondakion de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//

Glasul 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

Et maintenant… Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : Romains 5, 1-10
Frères, justifiés que nous sommes par la Foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, Qui nous a donné d’avoir accès par la Foi au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre fierté, c’est l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : nous mettons aussi notre fierté dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, la patience une fidélité à toute épreuve, qui à son tour produit l’espérance. Or l’espérance ne déçoit pas, puisque, par l’Esprit saint qu’Il nous a donné, Dieu a répandu son amour dans nos cœurs. En effet, alors que nous étions encore sans cette force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. A peine voudrait-on mourir pour un juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie !

Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Matthieu 6, 22-33 (n.trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « La lampe du corps c’est l’œil ; si ton œil est sans malice, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera obscur. Si la lumière qui est en toi est obscure, quelle obscurité !
Nul ne peut être l’esclave de deux seigneurs : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il restera attaché à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être l’esclave de Dieu et de la richesse.
C’est pourquoi Je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps de ce que vous revêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne récoltent, ni n’entassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas plus importants qu’eux ? Qui de vous, dans son inquiétude, peut allonger sa taille d’une seule coudée ?
Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Regardez les lys des champs, comme ils poussent ; ils ne peinent ni ne filent. Je vous dis que jamais, dans toute sa splendeur, Salomon ne fut vêtu comme un seul d’entre eux. Si donc Dieu vêt ainsi la plante des champs qui se dresse aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-Il pas plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous faites donc pas de soucis en disant : Que mangerons-nous, que boirons-nous, que mettrons-nous ? De tout cela s’inquiètent les nations. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez tout d’abord son royaume et sa justice, et tout cela vous sera accordé. »

În vremea aceastà a zis Domnul : « Luminàtorul trupului este ochiul ; de va fi ochiul tàu curat, tot trupul tàu va fi luminat. Iar de va fi ochiul tàu ràu, tot trupul tàu va fi întunecat. Deci, dacà lumina care e în tine este întuneric, dar întunericul cu cât mai mult !
Nimeni nu poate sà slujeascà la doi domni, càci sau pe unul îl va urâ si pe celàlalt îl va iubi, sau de unul se va lipi si pe celàlalt îl va dispretui ; nu puteti sà slujiti lui Dumnezeu si lui mamona.
De aceea zic vouà : Nu và îngrijiti pentru sufletul vostru ce veti mânca, nici pentru trupul vostru cu ce và veti îmbràca ; sau nu este sufletul mai mult decât îmbràcàmintea ? Priviti la pàsàrile cerului, cà nu seamànà, nici nu secerà, nici nu adunà în jitnite, si Tatàl vostru Cel ceresc le hràneste. Oare nu sunteti voi cu mai mult mai presus decât ele ? Si cine dintre voi, îngrijindu-se, poate sà adauge staturii sale un cot ?
Iar de îmbràcàminte de ce và îngrijiti ? Luati seama la crinii câmpului cum cresc : nu se ostenesc, nici nu torc. Si và spun vouà cà nici Solomon, în toatà màrirea lui, nu s-a îmbràcat ca unul dintre acestia. Iar dacà iarbà câmpului, care astàzi este si mâine se aruncà în cuptor, Dumnezeu astfel o îmbracà, oare nu cu mult mai mult pe voi, putin credinciosilor ? Deci, nu duceti grijà, spunând : Ce vom mânca, ori ce vom bea, ori cu ce ne vom îmbràca ? Cà dupà toate acestea se stràduiesc pàgânii ; stie doar Tatàl vostru Cel ceresc cà aveti nevoie de ele. Càutati mai întâi împàràtia lui Dumnezeu si dreptatea Lui si toate acestea se vor adaugà vouà. »

Catéchèse : « Les évangiles des deux dimanches précédents nous ont montré que pour suivre Jésus il faut abandonner les péoccupations terrestres. Nous nous demandons alors : Mais de quoi vivrons-nous ? » (…) Les paroles de Jésus doivent être comprises avec discernement. Il y a des hommes que notre Seigneur appelle à le suivre dans la pauvreté absolue. La majorité des hommes, ayant des responsabilités familiales et sociales, doit y faire face par le travail. Notre Seigneur ne condamne pas, en ce qui concerne les biens terrestres, une prudence commandée à la fois par la justice et par la charité. Mais Il condamne l’avarice et une anxiété qui indique un manque de foi. (…) Que celui dont la vocation spéciale est de se dépouiller de tout, et celui dont le devoir est d’assurer la vie matérielle des siens, aient tous deux confiance : le Père ne les abandonnera pas, mais ils doivent, l’un et l’autre, chercher le royaume de Dieu et sa justice, dans leur propre conscience et autour d’eux » (Un moine de l’Eglise d’Orient, L’an de grâce du Seigneur, p. 253)

Dimanche 10 juin

Dimanche 10 juin 2007 : 2° après la Pentecôte. Mémoire de tous les saints de la terre roumaine.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

Glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

Tropaire de tous les saints de Roumanie en ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles,+ la terre de Roumanie t’offre, Seigneur,/ tous les saints qui sur elle ont resplendi.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde les fidèles de son Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//

Glasul 3 : Cuvântul dumnezeiesc pe pàmântul românesc a odràsit si Berica stràbunà cu sfinti s-a împodobit. Vrednici lucràtori s-au aràtat Mucenicii si Martirii care, pentru Hristos, viata s-au jertfit, iar Cuviosii si Pustnicii întru nevointe urmând calea Domnului, chipul îngeresti au dobândit. Arhierii si Preotii neâncetat, vestind Cuvântul Evangheliei au màrturisit, iar binecredinciosii Voievozi biserici au înaltat si cu dreptmàritorii crestini, cu râvanà si jertfelnicie credinta ortodoxà si tara au apàrat. Toate cetele sfintilor, împreunà, rugati pe Milostivul Dumnezeu, sà mântuiascà sufletele moastre !

Tropaires de l’église… et kondakia de l’église…  Gloire…

Kondakion de tous les saints de Roumanie en ton 3 : En ce jour, le chœur des saints qui sur la terre de Roumanie furent agréables à Dieu/ se tient parmi nous invisiblement, et prie pour nous.// Avec eux, les anges glorifient le Seigneur ;+ et pour cette fête exultent les autres saints de l’Eglise du Christ,/ intercédant tous ensemble auprès du Dieu antérieur aux siècles.//

Glasul 8 : Sfintilor preaslàviti care pe pàmântul românesc ati vietuit si pretutindeni credinta ortodoxà ati màrturisit, rugàciunile si cântarile dreptcredinciosilor crestini càtre Hristos Domnul nostru purtati, pomenirea voastrà, cu laude, astàzi, cinstind, înàltàm neîncetatà cintare si zicem : Bucurati-và, toate sfintilor români împreunà cu totii sfintii, podoaba de mult prêt a Bisericii lui Hristos, cea una dreptmàritoare.

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent.//

Prokimenon en ton 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur,/ comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

Epître : Romains 2, 10-16
Frères, gloire, honneur et paix pour toute personne qui fait le bien, pour le Juif d’abord, ensuite pour le Grec. Car les considérations de personnes n’existent par auprès de Dieu. En effet, quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé. Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. Car si les païens, qui n’ont pas la Loi de Moïse, en accomplissent par nature les prescriptions, cela veut dire que, sans la posséder, ils l’incarnent pour eux-mêmes, eux qui montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, comme il résulte du témoignage de leur conscience, ainsi que des jugements de blâme ou d’éloge qui s’affrontent en eux tour à tour. C’est ce qui apparaîtra au jour où, selon l’Evangile que je vous annonce, Dieu jugera tous les secrets des êtres humains, par le Christ Jésus.

Alléluia en ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : Matthieu 4, 18-23
En ce temps-là, comme Il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient leurs filets dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite et Je vous ferai pêcheurs d’humains ». Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets, et suivirent Jésus. Comme Il continuait à avancer, Jésus vit deux autres frères, Jacques fils de Zébédée et Jean son frère, dans leur barque avec Zébédée leur père, en train d’arranger leurs filets. Il les appela ; laissant aussitôt leur barque et leur père, ils suivirent Jésus.
Puis, Jésus parcourait toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, Il proclamait l’Evangile, la bonne Nouvelle du Royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

În vremea aceea, când umbla pe lângà Marea Galilei, a vàzut doi frati, pe Simon ce se numeste Petru si pe Andrei, fratele lui, care aruncau mreaja în mare, càci erau pescari. Si le-a zis : Veniti dupà Mine si và voi face pescari de oameni. Iar ei, îndatà làsând mrejele, au mers dupà El. Si de acolo, mergând mai departe, a vàzut alti doi frati, pe Iacov al lui Zevedeu si pe Ioan fratele lui, în corabie cu Zevedeu, tatàl lor, dregându-si mrejele si i-a chemat. Iar ei îndatà, làsând corabia si pe tatàl lor, au mers dupà El. Si a stràbàtut Iisus toatà Galileea, învàtând în sinagogile lor si propovàduind Evanghelia împàràtiei si tàmàduind toatà boala si toatà neputinta în popor.

Catéchèse : le jeûne des saints apôtres débute (et varie donc suivant la date de Pentecôte)  le lundi de tous les saints (cette année 4 juin), et se conclut par les festivités du 29 et du 30 juin. Enjeu : gérer les dons de l’Esprit (l’esprit apostolique, le sens de l’Eglise, la charité fraternelle, la connaissance) ; évoluer de l’individualisme spirituel (ruineux parce qu’il fragmente la nature humaine) à un mode de vie ecclésial (le sceau de l’image trinaire en nous s’accomplit par l’expérience communautaire du jeûne) ; du culte de notre propre personnalité (qualités ou défauts naturels, caprices, volonté propre) à l’émergence de notre personne (hypostase, sceau de l’image divine) qui transcende la nature. La « personne » intègre selon le tout (elle est « catholique »), par l’Esprit reçu à la Pentecôte, la réalité de l’humanité déifiée du Sauveur. Expérience de ce jeûne : ni viande, ni œufs ni laitages ; lundi, mercredi et vendredi : ni huile, ni vin ; samedi et dimanche et, s’il y a une fête, lundi, mardi ou jeudi, on prend du poisson. Contenu : faire croître la vie chrétienne dans sa structure pascale ; le renoncement est liberté (Dieu est souverainement libre de l’amour de soi !); la finalité du jeûne est toujours, sur le modèle de Pâques, la célébration, jouissance de la dignité sacerdotale, royale et prophétique du Christ, et de son amour désintéressé. L’amour divin est glorification de la personne d’autrui : Toi ! Lui ! Elle ! Il est communion : Nous ! Vous ! Le jeûne des saints apôtres nous fait entrer (c’est toujours une initiation) dans le mode de vie nouveau, la civilisation ecclésiale issue de la Résurrection et de la Pentecôte, mise en application dans le temps liturgique le plus long de l’année, où germent et fructifient (feuillages, fleurs, fruits et graines) les dons du Paraclet.

Congrès de la Métropole

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
1, boulevard du Général-Leclerc 91470 Limours
tél : 01 64 91 59 24 ; fax : 01 64 91 26 83 ; courrier-él : mitropolia@wanadoo.fr
Association enregistrée en Sous-Préfecture sous le numéro 0913012611

CONGRES DE LA METROPOLE 2007

Résidence métropolitaine de Limours :
29, 30 et 31 mai ainsi que 1er et 2 juin 2007

Organisation de ces journées.

I. Mardi 29 mai après-midi : accueil des participants

II. Mercredi 30 mai :

7 h 00 : divine liturgie
9 h 00 : café
9 h 45 : ouverture du Congrès par S.E. le métropolite JOSEPH
10 h 00 : première conférence sur le thème général : L’identité orthodoxe dans le contexte contemporain / titre proposé par le conférencier ( invité : P. Icà)
10  h 45 : pause
11 h 00 : questions et discussion
12 h 00 : pause
12 h 30 : repas

14 h 00 : premier exposé sur un sujet pratique : Comment faire avancer le témoignage de l’unité orthodoxe dans les différents pays d’Europe et quel est le rôle de notre Métropole dans ce contexte (invité : P. Ionita)
14 h 45 : ateliers (titres à déterminer)
15 h 45 : pause
16 h 15 : séance plénière ; compte-rendu des ateliers
17 h 15 : pause
17 h 30 : vêpres   /  Visite de Paris… (guide ?)

20 h 00 ; réunion du Conseil métropolitain

III. Jeudi 31 mai :

7 h 00 : divine liturgie
9 h 00 : café
10 h 00 : deuxième conférence sur le thème général : L’identité orthodoxe dans le contexte contemporain / titre proposé par le conférencier / titre proposé par le conférencier ( invité : P. Ephrem)
10  h 45 : pause
11 h 00 : questions et discussion
12 h 00 : pause
12 h 30 : repas

14 h 00 : deuxième exposé sur un sujet pratique : La confrontation à la sécularisation, opportunité et défi pour notre mission et notre identité chrétienne (invité : J.-F. Colosimo)
14 h 45 : ateliers (titres à déterminer)
15 h 45 : pause
16 h 15 : séance plénière ; compte-rendu des ateliers
17 h 15 : pause
17 h 30 : vêpres

20 h 00 : concert de musique classique

IV. Vendredi 1er juin :

7 h 00 : divine liturgie
8 h 30 : café
9 h 30 : assemblée générale de l’association cultuelle de la Métropole ; réunion du Conseil de l’Association et du Conseil métropolitain
11 h 00 : questions d’organisation canonique ; réunion plénière de l’assemblée métropolitaine.
12 h 30 : repas

14 h 00 : réunion avec les épouses des clercs majeurs

17 h 00 : conclusions tirées du Congrès ; décisions ; projets…

IV. Samedi 2 juin :

7 h 30 : divine liturgie
9 h 00 : café – rencontres avec les évêques et avec les conseillers

12 h 30 : déjeuner. Congé. Départs.

Sont attendus tous les membres de la Métropole. Les membres de l’association cultuelle recevront une convocation statutaire. Une convocation est adressée à toutes les communautés : elles enverront trois délégués, 1 clerc majeur et 2 laïcs. Les monastères enverront 3 délégués, dont l’higoumène.

Dimanche 3 juin

Dimanche 3 juin 2007 : Mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux.

Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Du ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de tous les saints en ton 1 : Chantons l’innombrable multitude de tous les saints :+ les apôtres, les prophètes, les pontifes et les martyrs ;/ le chœur des vénérables, les justes de tous les temps, l’assemblée des saintes femmes, les anonymes avec ceux que nous connaissons.// Et, célébrant leur mémoire, disons-leur : « Gloire à celui qui vous a couronnés !+ Gloire à celui qui fit des merveilles pour vous !/ Gloire à celui qui sur l’Eglise vous a fait luire d’un tel éclat ! »//

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;/ Eve danse de joie en ta Résurrection, et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//    Gloire…

Kondakion de tous les saints en ton 4 : Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur,/ l’univers te présente, Seigneur, les saints martyrs porteurs-de-Dieu.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde ton Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//   Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi://  « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ! »//

Prokimenon de tous les saints en ton 4 : Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël ! V : Dans vos assemblées, Bénissez Dieu dans les assemblées, bénissez le Seigneur, en puisant aux sources d’Israël !

Epître : Hébreux 11, 33-40 ; 12, 1-2 (n. trad.)
Frères, c’est par la Foi que tous les saints conquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent leur vaillance au combat, mirent en fuite des armées d’étrangers. Par la Foi, certains ont ressuscité pour des femmes leur enfant mort ; d’autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres encore ont subi la dérision, les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison. On les a lapidés, sciés, torturés, livrés par le glaive à la mort. Ou bien, ils durent aller çà et là, sous des toisons de chèvre ou des peaux de mouton, dénués, opprimés, maltraités. Eux que le monde n’était pas digne d’accueillir, ils ont erré dans les déserts et sur les monts, habitant les cavernes, les trous de la terre. Néanmoins, tous ceux-là, tous ces martyrs de la Foi, n’ont pas bénéficié de ce que Dieu avait promis : Il avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection. Voilà donc pourquoi nous aussi, entourés que nous sommes d’une si grande foule de témoins, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave ; alors, nous pourrons courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

Alléluia en ton 4 : Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés, et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations. V : Nombreuses sont les tribulations des justes, mais de toutes le Seigneur les délivre.

Evangile : Matthieu 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30. (n. trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « Toute personne qui me reconnaîtra devant les gens, Je la reconnaîtrai devant mon Père qui est dans les cieux. Toute personne qui me reniera devant les gens, Je la renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Qui aime son père ou sa mère plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » Pierre répondit alors et dit au Seigneur : « Voici que nous avons tout laissé et que nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? » Jésus lui répondit : « En vérité, Je vous le dis, vous qui m’avez suivi, lors de la régénération de tout, lorsque le Fils de l’Homme trônera dans sa gloire, vous siégerez également sur douze trônes et jugerez les douze tribus d’Israël, et toute personne qui aura quitté maisons, frères ou sœurs, père ou mère, enfants ou champs à cause de mon Nom, recevra le centuple et héritera la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers premiers. » 

În vremea aceea a spus Domnul : « Oricine va màrturisi pentru Mine înaintea oamenilor, màrturisi-voi si Eu pentru el înaintea Tatàlui Meu, Care este în ceruri. Iar de cel ce se va lepàda de Mine înaintea oamenilor si Eu Mà voi lepàda de el înaintea Tatàlui Meu, Care este în ceruri. Cel ce iubeste pe tatà ori pe mamà mai mult decât pe Mine nu este vrednic de Mine ; cel ce iubeste pe fiu ori pe fiicà mai mult decât pe Mine nu este vrednic de Mine. Si cel ce nu-si ia crucea si nu-Mi urmeazà Mie nu este vrednic de Mine. » Atunci Petru, ràspunzând, I-a zis : « Iatà noi am làsat toate si Ti-am urmat Tie. Cu noi oare ce va fi ? » Iar Iisus le-a zis : « Adevàrat zic vouà cà voi cei ce Mi-ati urmat Mie, la înnoirea lumii, când Fiul Omului va sedea pe tronul slavei Sale, veti sedea si voi pe douàsprezece tronuri, judecând cele douàsprezece semintii ale lui Israel. Si oricine a làsat case sau frati, sau surori, sau tatà, sau mamà, sau femeie, sau copii, sau tarine, penrtu numele Meu, înmultit va lua înapoi si va mosteni viata vesnicà. Si multi dintâi vor fi pe urmà, si cei de pe urmà vor fi întâi. »

Mégalynaire habituel : Il est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu…

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et des saints (Ps.32) « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : I) la fête de tous les martyrs au 1er dimanche après Pentecôte était ancienne à Antioche au temps de st Jean Chrysostome (+407). Elle se généralisa en mémoire de tous les saints dans toute l’Eglise au 7ème siècle. Dans la seule Eglise de Rome, elle fut (9ème s.) déplacée au 1er novembre. Sa place, 8 jours après la Descente du Paraclet, indique l’œuvre de l’Esprit : le Christ, en devenant Homme, sanctifie et déifie la nature humaine ; l’Esprit sanctifie la personne humaine qui met sa foi dans le Christ et adhère ainsi au salut. Cette célébration manifeste également l’unité de l’Eglise : ni autorité, ni organisation administrative, ni culture, elle est l’unité dans l’Esprit et dans la Vérité, unité de vie et de foi, exprimée par la tradition des Apôtres et des Pères, dont nous sommes à notre tour porteurs et « transmetteurs », en tant que saint Peuple de Dieu. II) le carême des Apôtres en découle immédiatement (cette année : 4-29.06). Son contenu : actualisation des dons du saint Esprit, car la grâce se cultive par la veille, la sobriété, la prière et le repentir ; union à l’expérience des saints et des martyrs, expérience d’unité ecclésiale ; adoption du style de vie chrétien et ecclésial, différent de celui du monde, libre et prophétique ; mise en place de la civilisation nouvelle de l’Esprit par la sobriété, la mesure et l’autonomie du baptisé (gestion des énergies créées et incréées); approfondissement du mystère de l’Eglise, guidée et accompagnée par les saints apôtres, non seulement Pierre et Paul fêtés le 29, mais les Douze, le Collège apostolique, fêté le 30 juin : l’Eglise une (et « unique » : mia) est sainte, catholique (= « totale » ou « plénière », pleine de la grâce du saint Esprit, ou encore « collégiale », ou « accomplie »), et apostolique (fondée sur l’héritage des Apôtres, et missionnaire) : cela est à la fois déjà là dans le mystère de l’Eglise, et (cf.erreurs et péché) à venir et prophétique. L’Eglise est l’avenir du monde