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Dimanche 29 juillet

Dimanche 29 juillet 2007, 9me après le Pentecôte ; saint Loup de Troyes

Tropaire de la Résurrection en ton 8
: Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar, glasul 8: Dintru înălţime Te-ai pogorât, Milostive; îngropare ai luat de trei zile, ca să ne slobozeşti pe noi din patimi. Cela ce eşti Viaţa şi Învierea noastră, Doamne, slavă Ţie!

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église. Gloire …

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;+ Eve danse de joie en ta Résurrection/ et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//

Condacul, glasul al 8-lea
: Înviind din mormânt, pe cei morti i-ai ridicat si pe Adam l-ai înviat ; Eva dàntuieste întru Învierea Ta, si marginile lumii pràznuiesc întru scularea Ta cea din morti, mult-Milostive ! Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ! » //

Prokiménon du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !

Epître : 1 Corinthiens 3, 9-17
Frères, nous sommes, nous les apôtres, des compagnons de travail au service de Dieu ; et vous êtes le champ cultivé par lui, l’édifice de Dieu. Selon la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé, en bon architecte, les fondations, et sur cette base un autre édifie : mais que chacun prenne garde à la manière dont il construit. Car personne ne peut poser une autre base que celle qui s’y trouve : Jésus Christ. Sur cette base, on pourra construire avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille ; mais, au jour du jugement, Dieu révélera ce que vaut l’œuvre de chacun. Elle sera soumise à l’épreuve du feu, qui en établira la qualité. Qui bâtit une œuvre qui résiste à ce feu recevra sa récompense ; mais, si l’œuvre est consumée, on aura perdu sa peine, bien que sauvé personnellement, comme à travers un incendie. N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit ce temple divin, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.

Alléluia du ton 8 :
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile : Matthieu 14, 22-34
En ce temps-là, Jésus ordonna à ses disciples de remonter dans la barque et de le précéder sur l’autre rive, pendant qu’Il renverrait la foule. Quand Il l’eut renvoyée, Il gravit la montagne pour prier à l’écart ; et là, Il était seul, à la tombée de la nuit. La barque se trouvait déjà au milieu de la mer, harcelée par les vagues, sous un vent contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus vint les disciples, marchant sur la mer. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, prirent peur et dirent : « C’est un fantôme ! » et ils crièrent d’effroi. Mais Jésus leur dit aussitôt : « Rassurez-vous, c’est Moi, n’ayez pas peur ! » Pierre lui répondit : « Seigneur, si c’est bien Toi, ordonne que j’aille près de toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Et Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais devant la violence du vent il prit peur et, sur le point de couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! »  Aussitôt, Jésus, tendant la main, le saisit en lui disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant Jésus en disant : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! » Et lorsqu’ils eurent achevé la traversée, ils touchèrent à Génésareth.

În vremea aceea, îndatà Iisus a silit pe ucenici sà intre în corabie si sà treacà înaintea Lui, pe tàrmul celàlalt, pânà ce El va da drumul multimilor. Iar dând drumul multimilor, S-a suit în munte, ca sà se roage singur. Si, fàcându-se searà, era singur acolo. Iar corabia era acum la multe stadii departe de pàmânt, fiind învàluità de valuri, càci vântul era împotrivà. Iar la a patra strajà din noapte, a venit la ei Iisus, umblând pe mare. Vàzându-L umblând pe mare, ucenicii s-au înspàimântat, zicând cà e nàlucà si de fricà au strigat. Dar El le-a vorbit îndatà, zicându-le : « Îndràzniti, Eu sunt ; nu và temeti ! » Iar Petru, ràspunzând, a zis : « Doamne, dacà esti Tu, porunceste sà vin la Tine pe apà. » El i-a zis : « Vino ! » Iar Petru, coborându-se din corabie, a mers pe apà si a venit càtre Iisus. Dar vàzând vântul, s-a temut si, începând sà se scufunde, a strigat, zicând : « Doamne, scapà-me ! Iar Iisus, întinzând îndatà mâna, l-a apucat si a zis : « Putin credinciosule, pentru ce te-ai îndoit ? » Si suindu-se ei în corabie, s-a potolit vântul. Iar cei din corabie I s-au închinat, zicând : « Cu adevàrat Tu esti Fiul lui Dumnezeu ! » Si, trecând dincolo, au venit în pàmântul Ghenizaretului.

Catéchèse : le mystère de l’Eglise est le thème central de tout le temps après Pentecôte
1. « Unique », l’Eglise n’est pas une institution humaine : elle est fondée sur la foi en Jésus Christ vrai Dieu et vrai Homme (Epître : « Jésus Christ est sa base » ; Evangile : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! »). Or le Christ est une personne divine ; et l’Esprit saint, qui inspire aux croyants de le reconnaître comme tel, est également une personne divine. De fondation divine, le Corps du Christ est divino humain. Sa « catholicité » est la plénitude de la vraie foi et de la vraie vie en Dieu.
2. « Apostolique », elle est desservie par les apôtres (Epître : « les apôtres sont des compagnons de travail au service de Dieu » ; Evangile : dans la barque, figure de l’Eglise, se trouve le collège des apôtres, guidés par Pierre ; mais tous confessent unanimement la Foi).
3. Elle assume la faiblesse humaine : « le peu de foi » de saint Pierre, peur devant les éléments (mer, vent), doute ; le Christ « tend aussitôt la main ». Il est l’icône de la miséricorde du Père.
4. Elle est le lieu de la glorification du Christ Dieu (« se prosternèrent », « Fils de Dieu ! ») et de la supplication (« Seigneur, sauve-moi ! »), formes de prière qui se retrouvent dans notre prière liturgique et solitaire. Les mots et les gestes de notre prière sont « d’origine » !
5. Elle est appelée (Epître) « Temple de Dieu habité par l’Esprit de Dieu ». Aussi est-elle « sainte ». L’assemblée (évêques, prêtres, diacres et Peuple) a pour fonction principale de célébrer ; elle forme un peuple sacerdotal. C’est pourquoi la participation au culte ecclésial, surtout la divine liturgie, est une obligation du chrétien. Le baptisé est un célébrant : il offre, en Christ, le sacrifice pour le salut de la création tout entière et pour tous les humains.
6. Sa relation avec le monde est illustrée par le rapport barque/éléments déchaînés. Mais l’Eglise flotte ! Secouée par les tourments de la création, loin d’être engloutie, elle perdure, et accomplit sa mission d’intercession, par la foi dans le Christ, visiblement présent par l’Evangile, par l’Icône, les sacrements, par la communauté de ses membres, par le jeûne et la prière de louange et de supplication.

Dimanche 22 juillet

Dimanche 22 juillet 2007, 8ème après le Pentecôte ; sainte Marie-Madeleine, Egale-aux-Apôtres.

Tropaire de la Résurrection en ton 7
: Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher.// Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! //

Tropaire de sainte Marie-Madeleine en ton 1 : Le Christ qui de la Vierge est né pour nous, Marie Madeleine, tu l’as suivi, / gardant ses préceptes et ses lois ; // et nous qui célébrons ta mémoire sacrée,/ avec lui nous t’acclamons et te glorifions avec amour.//

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église

Kondakion de sainte Marie-Madeleine en ton 4 : Le Dieu suprême en ce monde venu, sainte Myrophore, dans la chair, + en vraie disciple tu l’as aimé, / portant sur lui tous les désirs de ton cœur ;// c’est pourquoi tu accomplis de nombreuses guérisons + et, passant de terre vers les cieux, / tu intercèdes pour le monde en tout temps. //  Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 7
: Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//    Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ! » //

Prokimenon du jour en ton 7
: Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur ! Et de sainte Marie-Madeleine en ton 4 : Dieu est admirable dans  ses saints, Lui, le Dieu d’Israël ! – Bénissez le Seigneur dans les assemblées ! Bénissez le Seigneur, en puisant aux sources d’Israël !

Epître du jour et du saint : 1 Co 1, 10-17 et 1 Co 9, 2-12
Frères, au Nom de notre Seigneur Jésus Christ, je vous engage tous à vous mettre d’accord : qu’il n’y ait point de divisions parmi vous, mais soyez parfaitement unis, dans le même esprit et la même pensée. Car j’ai entendu parler de vous, mes Frères, par les gens de chez Chloé : on dit qu’il y a des disputes parmi vous. Je m’explique ; chacun de vous prend parti en disant : « Moi, je suis partisan de Paul, moi, d’Apollos, moi de Pierre, et moi, du Christ ! » Mais le Christ peut-Il être divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Grâce à Dieu, je n’ai baptisé aucun d’entre vous, si ce n’est Crispus et Gaïus : de la sorte, nul ne pourra dire que je l’ai baptisé en mon nom. Il est vrai que j’ai baptisé la famille de Stéphanas ; à part ceux-là, je ne sache pas avoir baptisé quelqu’un de plus. Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l’Evangile, et cela sans recourir à la logique du langage humain, ce qui viderait de son sens la mort du Christ sur la Croix.
Frères, c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat. Et ma défense contre ceux qui m’accusent la voici. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit d’amener avec nous une femme chrétienne, une sœur dans la Foi, comme les autres apôtres, comme Pierre et les frères du Seigneur ? Ou bien serais-je seul, avec Barnabé, à n’avoir pas le droit de ne pas travailler ? Quel soldat fait la guerre à ses propres frais ? Quel vigneron plante une vigne pour ne pas en manger le fruit ? Quel berger garde un troupeau pour ne pas se nourrir de son lait ? N’y a-t-il là que propos humains ? Ou bien la Loi ne le dit-elle pas aussi ? C’est bien dans la loi de Moïse qu’il est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. » Est-ce vraiment des bœufs que Dieu se soucie ? N’est-ce pas plutôt pour nous qu’Il parle en tout cela ? Oui, c’est pour nous que l’Ecriture le dit, car le laboureur doit être mû par l’espérance dans son travail et celui qui foule, par l’espérance d’avoir sa part. Si nous avons semé en vous les biens spirituels, est-ce trop exiger de vous que nous récoltions de quoi sustenter notre corps ? Si d’autres ont ce droit sur vous, nous ne l’avons pas moins. Et pourtant, nous n’avons pas usé de ce droit, acceptant de tout supporter, pour ne pas créer d’obstacle à l’Evangile du Christ.

Alléluia du jour en ton 7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et de sainte Marie-Madeleine en ton 4 : J’ai attendu ardemment le Seigneur, et Il m’a prêté attention, Il a exaucé ma supplication – Nombreuses sont les tribulations des justes, mais de toutes le Seigneur les délivrera.

Evangile du jour et de la Sainte
: Matthieu 14, 14-22 et Jean 20, 11-18.
En ce temps-là, en débarquant, Jésus vit une grande foule ; Il fut pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes. Le soir venu, les disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive ; renvoie donc les foules, qu’elles aillent dans les villages s’acheter des vivres. » Mais Jésus leur dit : « Elles n’ont pas besoin d’y aller : donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors il lui dirent : « Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. » « Apportez-les-moi ici », dit-Il. Et, ayant donné l’ordre aux foules de s’installer sur l’herbe, Il prit les cinq pains et les deux poissons et, levant son regard vers le ciel, Il prononça la bénédiction ; puis, rompant les pains, Il les donna aux disciples, et les disciples aux foules. Ils mangèrent tous et furent rassasiés ; et l’on emporta ce qui restait des morceaux : douze paniers pleins ! Or ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants. Aussitôt Jésus obligea les disciples à remonter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’Il renverrait les foules.
En ce temps-là, Marie était restée dehors, près du tombeau, et elle pleurait. Tout en pleurant elle se penche vers le tombeau et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis à l’endroit même où le corps de Jésus avait été déposé, l’un à la tête et l’autre aux pieds. « Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « On a enlevé mon Seigneur, et ne sais pas où on l’a mis. » Tout en parlant elle se retourne et elle voit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Lui. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Mais elle, croyant qu’elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le prendre. » Jésus lui dit : « Marie. » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », ce qui signifie Maître. Jésus lui dit : « Ne me retiens pas ! Car Je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. »

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et des saints : « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! »

Catéchèse : le ministère apostolique (Epître : vie matérielle des pasteurs ; Evangile : mandat des apôtres pour nourrir le Peuple ; témoignage apostolique et mission de Marie Madeleine : « va… », « dis-leur… »). Le Christ, préside son Eglise,  et agit par le ministère des apôtres et de leurs successeurs (évêques, prêtres, diacres et Peuple).

Dimanche 15 juillet

Dimanche 15 juillet 2007 : Mémoire des saints Pères du 4ème concile œcuménique (Chalcédoine)

Tropaire de la Résurrection en ton 6 : Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, / furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; + Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire des saints Pères en ton 8
: Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde, / Seigneur, gloire à toi !//

Kondakion de la Résurrection en ton 6:  De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !//
Gloire…

Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. // Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, / elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi. //    Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon du dimanche en ton 6 : Seigneur, Sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !// Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi ! et des Pères en ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité !

Epître : Romains 15, 1-7 (n. trad.) et Tite 3, 8-15
Frères, nous avons l’obligation, nous les forts, de porter les infirmités des faibles et de ne pas nous faire plaisir à nous-mêmes. Que chacun de nous fasse plaisir au prochain, en vue du bien, pour l’édification. Car le Christ ne s’est pas fait plaisir à lui-même ; mais, il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont retombés sur moi. » Or tout ce qui fut écrit dans le passé a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation tirées des Ecritures, nous possédions l’objet de l’espérance.
Que le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir les uns à l’égard des autres les mêmes dispositions, selon le Christ Jésus, afin que d’un même cœur et d’une seule bouche vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ fut accueillant pour vous, à la gloire de Dieu.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres de bien. Car cela est bon et utile aux hommes. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Arténas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la Foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous ! Amen !

Alléluia du dimanche en ton 6 : Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. - Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! » Et des saints Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il convoque la terre, du levant au couchant. - Rassemblez devant lui tous les saints qui scellèrent par des sacrifices son alliance.

Evangile : Matthieu 9, 27-35 (n. trad.) et Jean 17, 1-13
En ce temps-là, Jésus était en chemin ; deux aveugles se mirent à le suivre en criant : « Fais-nous miséricorde, Fils de David ! » Jésus arrivé à la maison, les aveugles vinrent à sa rencontre ; Il leur dit : « Avez-vous foi que Je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors Il leur toucha les yeux en disant : « Qu’il vous advienne selon votre foi ! » Et leurs yeux s’ouvrirent. Alors Jésus les avertit : « Veillez à ce que personne ne le sache! » Mais à peine sortis, ils en répandirent la nouvelle dans toute cette terre. Tandis que Jésus et ses disciples sortaient (du village), on lui présenta un muet possédé: une fois le démon expulsé, le muet se mit à parler ; et les foules étaient émerveillées et disaient : « Jamais il n’y a eu pareille manifestation en Israël ! » Mais les Pharisiens disaient : « C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons ! »Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’évangile du Royaume et soignant dans le peuple toute maladie et de toute infirmité.
En ce temps-là, Jésus, après avoir dit à ses disciples « Courage, J’ai vaincu le monde ! », leva les yeux au ciel, et dit : « Père, l’Heure est arrivée ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, et que, selon le pouvoir que Tu lui as accordé sur toute chair, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as confiés. Ceci est la vie éternelle : qu’ils te connaissent, Toi le seul véritable Dieu et celui que Tu as envoyé en ce monde, Jésus-Christ. Moi, Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Toi, Père, auprès de toi, de la gloire qu’avant que le monde ne fût, J’ai auprès de toi. J’ai manifesté ton Nom aux hommes que, du monde, Tu m’as donnés ; ils étaient à toi et Tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, car Je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçues, et ils ont connu en vérité que Je suis issu de toi et ils ont cru que c’est Toi qui m’as envoyé. Moi, Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et Je suis glorifié en eux.
Et Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; et Moi Je viens à toi. Père saint, garde-les en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Moi Je les gardais en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, et Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que s’accomplît l’Ecriture. Mais, maintenant, Je vais vers toi et Je dis cela dans le monde pour qu’ils aient en plénitude la joie qui est la mienne ! »

Chant de communion du dimanche : Louez …! et des Pères en ton 6 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse : L’Eglise s’identifie avec le Corps dont le Christ est la tête ainsi qu’avec la tradition des Apôtres et des Pères. Tous (évêques, prêtres, diacres et Peuple) suivent librement la sainte Tradition et lui soumettent leurs opinions propres. Ils sont ainsi en communion avec le Christ Dieu et les uns avec les autres. La Tradition garantit la fidélité à la Révélation divine manifestée et transmise par Jésus et maintenue toujours vivante par le saint Esprit. Elle est cohérente avec la sainte Ecriture, tout particulièrement avec l’Evangile qui seul est normatif en matière de foi, de culte et de vie. L’identité de la Communauté chrétienne orthodoxe est justement dans sa relation rigoureuse avec la tradition des saints Pères : elle en témoigne dans les rencontres avec les divers chrétiens et avec ceux qui ne croient pas en Jésus Fils de Dieu et Seigneur.

Dimanche 8 juillet

Dimanche 8 juillet 2007 : 6ème dimanche après la Pentecôte.

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

Tropaires et kondakia de l’église. Gloire… 

Kondakion de la Résurrection en ton 5
: Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//  Et maintenant… 

Condacul, glasul al 5-lea
: La iad, Mântuitorul meu, Te-ai pogorât, si portile sfàrâmând, ca un Atotputernic, pe cei morti, ca un Ziditor, împreunà i-ai înviat si boldul mortii, Hristoase, l-ai zdrobit, si Adam din blestem s-a izbàvit, Iubitorule de oameni. Pentru aceasta toti strigàm càtre Tine : « Mântuieste-ne pe noi, Doamne ! »

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokiménon du ton 5
(Ps 11, 8 et 2):
C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître : Romains 12, 6-14 (n. trad.)
Frères, selon la grâce qui nous a été donnée, nous avons des charismes divers. Si c’est la prophétie, (qu’on l’exerce) en analogie avec la foi ; si c’est un ministère, en esprit de service ; si c’est l’enseignement, en esprit d’enseignement ; si c’est l’exhortation, en esprit d’exhortation. Que l’on distribue avec simplicité ; que l’on préside avez zèle ; que l’on fasse miséricorde avec joie. Que l’amour soit sans hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun honorant l’autre de la première place. Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit, livrez-vous au Seigneur. Dans l’espérance, soyez dans la joie ; dans l’épreuve, soyez patients ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les saints qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’être hospitaliers. Bénissez ceux qui vous persécutent : bénissez : ne maudissez pas.

Fratilor, avem felurite daruri, dupà harul ce ni s-a dat. Dacà avem proorocie, sà proorocim dupà màsurà credintei ; dacà avem slujbà, sà stàruim în slujbà ; dacà unul învatà, sà se sârguiescà în învàtàturà ; dacà îndeamnà, sà fie la îndemnare ; dacà împàrte altora, sà împartà cu fireascà nevinovàtie ; dacà stà în frunte, sà fie cu tragere de inimà ; dacà miluieste, sà miluiascà cu voie bunà ! Dragostea sà fie nefàtarnicà. Urâti ràul, alipiti-và de bine. În iubire fràteascà, unii pe altii iubiti-và ; în cinste, unii altora dati-và întâietate. La sârguintà, nu pregetati ; cu duhul fiti fierbinti ; Domnului slujiti. Bucurati-và în nàdejde ; în suferintà fiti ràbdàtori ; la rugàciune stàruiti. Faceti-và pàrtasi la trebuintele sfintilor, iubirea de stràini urmând. Binecuvântati pe cei ce và prigonesc, binecuvântati-i si nu-i blestemati.

Alléluia en ton 5 (Ps 88, 2 et 3):
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité !
- Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Matthieu 9, 1-8 (n. trad.).
En ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un grabat. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés te sont remis ! » Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : « Celui-ci blasphème ! » Mais Jésus, connaissant les pensées de leur coeur, déclara : « Pourquoi méditez-vous le mal dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a sur terre la liberté de remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et rentre chez toi! » Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les foules furent saisies de crainte et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux humains une telle liberté.

În vremea aceasta, întrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa. Si iatà, I-au adus un slàbànog zàcând pe pat. Si Iisus, vàzând credinta lor, a zis slàbànogului : « Îndràzneste, fiule ! Iertate sunt pàcatele tale ! » Dar unii din càrturari ziceau în sine : « Acesta huleste». Si Iisus, stiind gândurile lor, le-a zis : « Pentru ce cugetati rele în inimile voastre ? Càci ce este mai lesne a zice : Iertate sunt pàcatele tale, sau a zice : Scoalà-te si umblà ? Dar ca sà stiti cà putere are Fiul Omului pe pàmânt a ierta pàcatele », a zis slàbànogului : « Scoalà-te, ia-ti patul si mergi la casa ta ! » Iar multimile, vàzând acestea, s-au înspàimântat si au slàvit pe Dumnezeu, Cel care dà oamenilor asemenea putere.

Catéchèse : deux mots clés dans ces textes, illustrent la théologie de l’Eglise en temps de Pentecôte….
1. « Grâce », « charisme », « joie », « gratuité » (et « ingratitude » !) sont de même racine (gr. « har », mot roumain aussi). Ce sont, non des sentiments, mais des énergies divines communiquées par le saint Esprit dans l’Eglise. Un autre nom pour la joie vient de la racine « hilar » (cf. le prénom Hilaire, l’hymne « Joyeuse Lumière » est fws ilaron ). Joie (et amour), signe auquel se reconnaissent les chrétiens : don de l’Esprit suite à la Résurrection. Cela atteste le triomphe de la vie et de l’émerveillement sur la tristesse du monde et sur la mort.
2. « Liberté » traduit l’habituel « pouvoir » : c’est exousia, état inconditionné, divin, naturel à Adam (st Maxime) ; et non libre-arbitre. Autres sens : « pouvoir pneumatique» ou charismatique, capacité, latitude, ou possibilité – ni puissance ni domination. « Je peux » = « j’ai la liberté de », « la possibilité de ». Ni caprice, ni préférence, ni choix, ni délibération, la liberté à l’image de Dieu, pur élan de l’amour vers la vie éternelle d’autrui et sa prééminence, est « donnée aux humains » qui servent le Seigneur en renonçant à eux-mêmes. Dans l’Epître, « servir » = « diakonia » (ministère) et «douleia » (le « doulos » ne s’appartient pas, il s’est « livré à son Seigneur »). A l’ « esclave » est donnée la « liberté » dans l’Esprit.
3. Suggestion : revoir le film de Benigni La vie est belle, qui montre la victoire de l’émerveillement sur la mort.

Dimanche 1er juillet

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 121

Dimanche 1er juillet 2007, 5ème après Pentecôte, mémoire des saints anargyres Cosme et Damien

Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropaire des saints Anargyres en ton 8 : Saints anargyres et thaumaturges Cosme et Damien, visitez-nous lorsque nous frappe l’infirmité : gratuitement vous avez reçu, gratuitement, donnez-nous, vous aussi !

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.// Gloire au Père…

Kondakion des saints Anargyres:en ton 2 : Ayant reçu le pouvoir des guérisons, aux indigents vous accordez la santé : illustres médecins, thaumaturges renommés, renversez aussi par votre visite l’audace des ennemis et par vos miracles sauvez le monde entier. Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon du ton 4 (Ps 103, 24 et 1, Septante):
Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître : Romains 10, 1-10 et 1 Corinthiens 12, 27à 13, 8 :
Frères, le vœu de mon cœur et la prière que j’adresse à Dieu pour les enfants d’Israël, c’est qu’ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais c’est un zèle mal éclairé. Ignorant que la justification vient de Dieu, ils ont cherché à l’établir par leurs propres moyens, sans vouloir se soumettre à la justice selon Dieu. Car la finalité de la Loi, c’est le Christ, pour la justification de tout croyant. A propos de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit en effet que « par elle vivra l’être humain qui l’accomplit », tandis que la justice née de la Foi s’exprime ainsi : « Ne dis pas dans ton cœur : Qui montera au ciel ? » c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ ; ou bien : « Qui descendra dans l’abîme ? » à savoir pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc ? « La parole est tout  près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur », et cette parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Si donc tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond du cœur devient juste, et celui dont les lèvres confessent la Foi parvient au salut.
Frères, vous êtes le corps du Christ, vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Et ces membres, Dieu les a établis dans l’Eglise d’abord comme apôtres, en second lieu comme prophètes, troisièmement comme docteurs. Ensuite vient le pouvoir des miracles, puis le don de guérir, d’assister, de gouverner, de parler diverses langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ou possèdent-ils le don de guérir ? Tous sont-ils capables de parler en langues ou d’interpréter ? Aspirez toujours aux dons supérieurs. Quand je parlerais les langues des humains et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain sonore, une cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la Foi, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux, l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal ; il n’aime pas l’injustice, mais se réjouit de la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. L’amour jamais ne passera.

Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Matthieu 8, 28 à 9, 1 et Matthieu 10, 1, 5-8
En ce temps-là, comme Jésus arrivait au pays des Gadaréniens, deux démoniaques sortant d’un cimetière vinrent à sa rencontre : ils étaient si sauvages que personne n’osait passer par ce chemin. Et voici qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-Tu, Jésus, Fils de Dieu ? Es-Tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or il y avait à quelque distance de là un grand troupeau de porcs en train de paître. Les démons implorèrent Jésus en disant : « Si Tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. » Jésus leur dit : « Allez-y ! » Ils sortirent donc et s’en allèrent dans le troupeau de porcs, et voici que du haut de l’escarpement tout le troupeau se précipita dans le lac, où il périt sous les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en furent en ville raconter toute cette affaire, ainsi que la guérison des possédés. Alors toute la ville se porta au-devant de Jésus et, dès qu’ils le virent, ils le prièrent de quitter leur pays. Et Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité.
En ce temps-là, ayant fait venir ses douze disciples, Jésus leur donna autorité sur les esprits impurs, pour qu’ils les chassent et qu’ils guérissent toute maladie et toute infirmité. Ces Douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas  le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la Maison d’Israël. En chemin, proclamez que le Règne de Dieu s’est approché. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. ».

În vremea aceea, trecând Iisus dincolo, în tinutul Gadarenilor, L-au întâmpinat doi demonizati, care ieseau din morminte, foarte cumpliti, încât nimeni nu putea sà treacà pe calea aceea. Si iatà, au început sà strige si sà zicà : « Ce ai Tu cu noi, Iisuse, Fiul lui Dumnezeu ? Ai venit aici mai înainte de vreme cas à ne chinuiesti ? » Departe de ei era o turmà mare de porci, pàscând. Iar demonii Îl rugau, zicând : « Dacà ne scoti afarà, trimite-ne în turma de porci. » Si El le-a zis : « Duceti-và. » Iar ei, iesind, s-au dus în turma de porci. Si iatà, toatà turma s-a aruncat de pe tàrm în mare si a pierit în apà. Iar pàzitorii au fugit si, ducându-se în cetate, au spus toate cele întâmplate cu demonizatii. Si iatà toatà cetatea a iesit în întâmpinarea lui Iisus si, vàzându-L, L-au rugat sà treacà din hotarele lor. Intrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa. În vremea aceea, chemând la Sine pe cei doisprezece ucenici ai Sài, le-a dat lor putere asupra duhurilor celor necurate, cas à le scoatà si sà tàmàduiascà orice boalà si orice neputintà. Pe acesti doisprezece i-a trimis Iisus, poruncindu-le lor si zicând : « În calea pàgânilor sà nu mergeti si în vreo cetate de Samarineni sà nu intrati. Ci mai degrabà mergeti càtre oile cele pierdute ale casei lui Israel. Si mergând, propovàduiti, zicând : S-a apropiat împàràtia cerurilor. Tàmàduiti pe cei neputinciosi, înviati pe cei mortii, curàtiti pe cei leprosi, pe demoni scoateti-i ; în dar ati luat, în dar sà dati».

Catéchèse. Plusieurs thèmes à développer : 1) la vraie Foi obtient le Salut ; 2) tous les dons (cf. les saints Anargyres fêtés en ce jour) sont dans l’Eglise (« corps du Christ »), le « don supérieur » est l’amour (agapè), traduit souvent par « charité » ; 3) le pouvoir divin de Jésus sur les créatures visibles et invisibles ; 4) son commandement : proclamer l’Evangile, guérir, ressusciter, purifier, exorciser, gratuitement, c’est-à-dire par amour. Son premier commandement, c’est de nous aimer les uns les autres comme Il nous aime. S’Il a donné ces préceptes, Il a donné le pouvoir de les accomplir, comme le montre la vie des saints. Nous tous, baptisés en Christ, avons ce pouvoir et cette liberté : qu’en faisons-nous ? Que faisons-nous pour activer ces charismes ? Lisons le saint Evangile et le Synaxaire tous les jours ; confessons fréquemment nos péchés, car le péché empêche de jouir des dons de Dieu. Joignons-y le jeûne et la prière avec Foi qui obtient de grands miracles. Le miracle est la norme de la vie nouvelle en Christ dans l’Eglise.

Vendredi 29 juin

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 120

Vendredi 29 juin, mémoire des saints, glorieux et illustres apôtres, les coryphées Pierre et Paul

Tropaire des apôtres en ton 4 : Princes des apôtres divins et docteurs de l’univers,+ intercédez auprès du Maître universel pour qu’au monde Il fasse don de la paix/ et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//

Tropaires des saints de l’église puis kondakia des saints de l’église

Gloire… et maintenant…

Kondakion des Apôtres en ton 2 : Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu,+ les coryphées de tes apôtres, Seigneur,/ auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, dans la jouissance de tes biens ;// car Tu as accueilli leurs souffrances et leur mort+ mieux que toute offrande des prémices de la terre,/ Toi qui seul peux lire dans le coeur des humains.//

Prokimenon (graduel) en ton 8 : Par toute la terre a retenti leur message,/ leur parole jusqu’aux limites du monde.// V : Les cieux racontent la gloire de Dieu ; l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

Epître : 2 Corinthiens 11,21-33 ; 12, 1-9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné, j’ai reçu bien plus de coups, plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et si souvent je me suis exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains. Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité. Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia en ton 1 : Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur ! V : Dieu est glorifié dans l’assemblée des saints !

Evangile : Matthieu 16, 13-19
En ce temps-là, arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est aux cieux ! Et moi, Je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux. »

În vremea aceea, venind Iisus în pàrtile Cezareii lui Filip, îi întreba pe ucenicii Sài, zicând : « Cine zic oameni cà sunt Eu, Fiul Omului ? » Iar ei au ràspuns : « Unii, Ioan Botezàtorul, altii Ilie, altii Ieremia sau unul dintre prooroci. » Si le-a zis : « Dar voi cine ziceti cà sunt ? » Ràspunzànd Simon Petru a zis : « Tu esti Hristosul, Fiul lui Dumnezeu Celui viu ! » Iar Iisus, ràspunzând, i-a zis : « Fericit esti Simone, fiul lui Iona, cà nu trup si sânge ti-au descoperit tie aceasta, ci Tatàl Meu, Cel din ceruri. Si Eu îti zic, cà tu esti Petru si pe aceastà piatrà voi zidi Biserica Mea si portile iadului nu o vor birui. Si îti voi da cheile împàràtiei cerurilor si orice vei lega pe pàmânt va fi legat si în ceruri, si orice vei dezlega pe pàmânt va fi dezlegat si în ceruri ».

Koinonikon (chant de communion) en ton occurrent:
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu’aux limites du monde, Alléluia !

Catéchèse : le mystère ou sacrement de l’Eglise, institution divine, réalité divino humaine
- l’Eglise est un motif de foi, c’est un sacrement : « je crois en une seule, sainte, catholique et apostolique Eglise » (trad. littérale du Symbole de Nicée). D’institution divine (fondée par le Christ qui est une Personne divine), elle est divino humaine dans son existence, parce que le Christ est Dieu fait Homme, et en lui il y a la plénitude de l’humanité et la plénitude de la divinité. Les deux natures du Christ se trouvent dans son Corps.
- l’Eglise est présidée par le Christ : Il est la tête de son Corps et son chef ; c’est Lui qui agit en elle et par elle, dans les sacrements. En elle est exprimé, non un enseignement humain, mais l’enseignement divin de Jésus Christ (l’Evangile) qui révèle la volonté du Père. La garde de la vérité, vigilance à l’égard de toute déviation, de tout introduction d’opinions humaines, de tout péché, est donc particulièrement importante à toutes les époques.
- l’Eglise est fondée sur le Christ connu par l’expérience mystique que chaque croyant peut faire de lui par le saint Esprit (exemple de sain Paul dans l’épître de ce jour), et par la révélation que le croyant reçoit du Père céleste par le même Esprit en ce qui concerne l’identité de Jésus (exemple de saint Pierre dans l’évangile de ce jour). A travers les siècles, il n’y a pas d’autre fondement que le Christ connu par le saint Esprit : ce n’est pas une doctrine humaine, mais la révélation divine.
- l’Eglise est ainsi fondée sur le miracle de toute personne qui confesse que Jésus est Dieu et sur la rencontre personnelle de chaque personne à qui Il se révèle dans la prière. Telle est la hiérarchie de l’Eglise : l’Evêque (héritier de saint Pierre et de saint Paul) exerce la liberté divine de lier et de délier les péchés dans la mesure où il confesse la vraie foi et où il a une expérience réelle du Seigneur. C’est pourquoi l’Eglise n’est pas une institution juridique ou autre…
- la primauté de l’apôtre Pierre, et de chaque évêque qui confesse la foi comme lui, est la présidence, par mandat divin du Christ qui en demeure la seule tête, du collège des apôtres (ou des autres évêques, dans le cas par exemple d’un synode). Tout évêque est ainsi dans la succession de Pierre et du collège apostolique, qui comporte, arrivé le dernier, l’apôtre Paul.