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Dimanche 19 août

Dimanche 19 août 2007, 12ème de Pentecôte : après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu ;
ton 3. Mémoire des saints martyrs André et ses 2593 compagnons

Tropaire de la Résurrection en ton 3
: Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Dormition en ton 1
: Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !

Tropaire (s) de l’église ou du monastère

Tropaire des saints martyrs André et ses compagnons en ton 5 : Laissant la gloire des terrestres honneurs, tu héritas le royaume des cieux ; et sous les flots du sang que tu versas, tu as orné ton immortelle couronne de joyaux très précieux. Au Christ tu amenas une armée de martyrs ; avec les anges dans la lumière sans couchant tu as trouvé le Soleil sans déclin, le Christ. Sans cesse avec tes compagnons, saint André, supplie-le pour qu’à nos âmes Il accorde le salut !

Gloire…

Kondakion des saints martyrs en ton 2 : En prière constante devant le Seigneur, comme un astre précédant le Soleil, tu contemples, selon ton désir, le céleste trésor dans l’ineffable joie dont ton âme est comblée ; et tu chantes dans les siècles sans fin pour le Roi immortel que louent sans cesse les anges dans le Ciel. André, vénérable chef d’armée, avec eux ne cesse pas de prier pour nous tous !

Et maintenant…

Kondakion de la Dormition en ton 2 : La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimenon dominical en ton 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie ! et de la Fête en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !

Epître : 1 Corinthiens 15, 1-11
« Frères, je désire vous rappeler maintenant la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle votre foi est fermement attachée. C’est par elle que vous êtes sauvés, si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement, vous auriez cru inutilement.
Je vous ai transmis l’enseignement que j’ai reçu, celui qui est le plus important : le Christ est mort pour nos péchés, comme l’avaient annoncé les Ecritures ; Il a été enterré et Il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Ecritures ; Il est apparu à Pierre, puis au douze apôtres. Ensuite, Il est apparu à plus de cinq cents de ses disciples à la fois – la plupart d’entre eux sont encore vivants, mais quelques uns sont morts. Ensuite, Il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.
Enfin, après eux tous, Il m’est aussi apparu à moi, et pourtant je suis comme un être né prématurément. Je suis en effet le moindre des apôtres – à vrai dire, je ne mérite même pas d’être appelé apôtre, car j’ai persécuté l’Eglise de Dieu. Mais par la grâce de Dieu je suis ce que je suis, et la grâce qu’Il m’a faite n’a pas été inefficace : au contraire, j’ai travaillé plus que tous les autres apôtres – non pas moi, en réalité, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Ainsi, que cela vienne de moi ou d’eux, voilà ce que nous prêchons, voilà ce que vous avez cru »

Alléluia du dimanche en ton 3
: En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut ! et de la Fête : en ton 8 : Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »

Evangile : Matthieu 19, 16-26 (n.trad.)
En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Bon Maître, que ferai-je de bien pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Que m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon si ce n’est Dieu seul. Si tu veux entrer dans la vie, obéis aux commandements.
- Auxquels ? » dit-il. Jésus répondit : « Ne tue pas ; ne commets pas d’adultère ; ne vole pas ; ne prononce pas de faux témoignage ; respecte ton père et ta mère ; aime ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela je l’ai gardé depuis l’enfance. Que ferai-je ensuite ?
- Si tu veux être parfait, lui dit Jésus, va vendre ce que tu possèdes et donne aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens et suis-moi. »
Mais le jeune homme entendit ces paroles et s’en alla tout triste, parce qu’il avait de nombreux biens. Jésus dit alors à ses disciples : « Amen, en vérité, Je vous le déclare, un riche entre difficilement dans le Royaume des cieux. Je vous le déclare encore : il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. »
Les disciples entendirent : ils furent pleins de stupeur et de crainte, et ils dirent : « Alors, qui peut être sauvé ? » Jésus les regarda en face et leur dit : « De la part des humains, c’est impossible ; de la part de Dieu tout est possible. »

Mégalynaire de la Fête en ton 4
: Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et de la Fête en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//

Prière pour l'élection du nouveau patriarche de la sainte l'Eglise roumaine

Que l’on peut dire en conclusion de n’importe quel office ou bien au sein de la litanie instante.

Père céleste, Fils unique, Esprit vivifiant - Trinité sainte et consubstantielle ! - nous te glorifions, nous te bénissons et nous te présentons nos actions de grâce pour tous les bienfaits que Tu répands, le sachant ou à notre insu, sur ta sainte Eglise. Nous reconnaissons en celle-ci ta présence ineffable et miséricordieuse, et nos coeurs brûlent de gratitude pour un tel don.

Permets-nous, ô Dieu, de te supplier encore à genoux, nous qui ne faisons rien de bon devant ta face. Toi qui as, par ton Esprit saint, instauré des pasteurs, des prédicateurs et une multitude de serviteurs et de servantes de ton Eglise, écoute la prière que nous faisons monter vers toi comme l’encens en faveur de notre sainte Eglise roumaine qui, en ce temps, attend de toi un nouveau et saint primat.

Ne considère pas notre indignité et nos fautes si nombreuses mais accorde-nous, nous te le demandons d’un coeur sincère, un patriarche digne de toi, Père, Fils et saint Esprit, et digne du corps de ta sainte Eglise catholique, apostolique et une. Guide Toi-même la main de ceux qui doivent exprimer la voix de notre assemblée. Inspire-leur des décisions favorables à nous ton peuple. Donne-leur de faire des choix conformes à ta sainte et incompréhensible volonté. Repose comme Esprit saint et prophétique sur le Corps de tes fidèles et envoie-nous Toi-même un pontife héritier de la tradition de tes saints Apôtres et de nos Pères dans la vraie foi : qu’il nous guide dans la plénitude de la vérité et de la vie éternelle, et qu’il fasse entendre à ton coeur de Père, ô Dieu, des prières d’intercession pour nous tous et pour ton monde entier.

Purifie nos intelligences et nos coeurs, afin que nous devenions dignes d’un tel pasteur porteur de l’Esprit. Fortifie-nous pour témoigner avec lui de la vraie Foi en toi et pour apporter ta propre compassion à ton monde souffrant qui te cherche. Par les prières de ta Mère très pure, du saint et glorieux apôtre André le Premier-appelé et de tous tes saints apôtres, de saint Dimitri de Basarabov et sainte Parascève, de saint Martin le Miséricordieux, de tous les saints de la terre de Roumanie, de France et de tous les pays où des fidèles se réclament du Patriarcat roumain, et par les prières de tous tes saints, écoute-nous et sauve-nous, Toi qui es béni, Père, Fils et saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles ! Amen. (ou bien, dans la litanie instante : … par les prières de tous tes saints, nous te prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde !)

Mardi 15 août

Mardi 15 août : Dormition de notre très sainte Souveraine, la Mère de Dieu

On chante les antiennes propres à la Fête en ton occurrent, ton 2.

Antienne 1 :
Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Servez le Seigneur dans l’allégresse ! Allez à lui avec des chants de joie !
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce et bénissez son Nom ! R.
Ainsi que nous l’avions entendu dire, nous avons vu la Cité de notre Dieu ! R.
Son tabernacle, c’est La Paix, en Sion, le lieu de son séjour. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. R.
Qui parle de toi te glorifie, Cité de Dieu ! R.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu : le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 1
:
Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je veux chanter, je veux jouer pour toi !
Refrain, le tropaire de la Fête : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? R.
Je prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur ! R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.

Isodikon : Venez, adorons et prosternons-nous le Christ ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Fête (3 fois). G
loire… et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Kondakion de la Fête en ton 2
: La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimenon en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !

Epître : du saint apôtre Paul aux Philippiens 2, 5-11
Frères, ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ Jésus : Lui, étant Dieu par nature, n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu, mais Il s’en est Lui-même dépouillé, Il a pris ma nature d’esclave et Il est devenu semblable aux humains. Puis, revêtu de l’humanité, Il s’humilia Lui-même, et obéit jusqu’à la mort, celle de la Croix. Aussi Dieu l’a-t-Il exalté et lui a-t-Il conféré le Nom qui dépasse tout nom, afin qu’au Nom de Jésus fléchisse tout genou, dans le ciel, sur la terre et aux enfers, et que toute langue se mette à proclamer de Jésus Christ qu’Il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père !

Alléluia en ton 8 ( Ps 131, 8 et 11): Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »

Evangile : Luc 10, 38-42 et 11, 27-28
En ce temps-là, comme ils faisaient route, Jésus entra dans un village et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie qui s’assit aux pieds du Seigneur, et écoutait sa parole. Marthe s’affairait à tout le service ; elle vint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse m’occuper seule du service ? Dis-lui donc de m’aider ! » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et t’agites pour beaucoup de choses, mais il en faut peu : d’une seule, même, suffit. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée ». Alors qu’Il disait cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et dit à Jésus : « Heureuse, celle qui t’a porté et nourri ! » Mais Il dit : « Heureux, assurément, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Mégalynaire en ton 4 : Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
Et en ton 1 : La nature est ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Koinonikon en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//

Catéchèse : la foi orthodoxe en la Mère de Dieu, Toujours-Vierge et Toute-Sainte Marie
- sa libre impeccabilité : élue par le Seigneur, elle s’est gardée du péché personnel. L’héritage du péché adamique a été purifié en elle par la venue sanctifiante de l’Esprit et l’habitation du Verbe, avec la synergie de sa volonté humaine. Aussi ne connut-elle pas les souffrances de l’accouchement. Elle souffrit de compassion pour son Fils et son Dieu. Elle consentit à la mort et fut exaltée (« dormition »).
- sa virginité triple : avant la conception, pendant et après l’enfantement. Elle ne connut pas l’union sexuelle, et eut le Verbe comme fils unique. Les « frères » de Jésus sont ses cousins, ou des enfants de Joseph le veuf. Sur l’icône, sont les trois étoiles de la virginité glorieuse de la Toujours-Vierge.
- elle est la « Mère de Dieu », foi œcuménique (concile d’Ephèse 431) et incontournable. L’enfant conçu en elle de l’Esprit du Père est la personne divine du Verbe. En elle l’union de la divinité et de l’humanité est immédiate : elle conçoit humainement la divinité ; « théotokos » (« déipare ») inclut non seulement la mise au monde, mais surtout la conception. La Vierge Marie est la Génitrice de Dieu.
- elle est la Toute-Sainte (Panaghia), première créature transfigurée et déifiée et, pour cette raison, au-dessus des chérubins et des séraphins. Elle demeure une créature, et ne prend jamais la place de Dieu.

Dimanche 12 août

Dimanche 12 août 2007, 11ème de Pentecôte : après-fête de la Transfiguration ; ton 2.

Tropaire de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropaire de la Transfiguration en ton 7
: Ô Christ Dieu, Tu t’es transfiguré sur la montagne ! Tu as montré à tes disciples ta gloire autant qu’ils pouvaient la supporter. Que ta lumière éternelle resplendisse aussi pour nous, pécheurs, par les prières de ta Mère, ô Donateur de lumière, gloire à toi !

Tropaire(s) de l’église ou du monastère

Tropaire des saints martyrs Photius et Anicet en ton 4 : Tes martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené, ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; animés de ta force, ils ont terassé les tyrans et réduit à l’impuissance l’audace ds démons. Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu !  Gloire…

Kondakion des saints martyrs Photius et Anicet en ton 2
: Célébrons les fidèles hoplites de Dieu ! Louange à l’attelage de la gloire du Christ ! Nous tous, les amis des martyrs, chantons ces vaillants prédicateurs de la Foi, et couronnons de nos hymnes ces vrais amis du Seigneur. Et maintenant…

Kondakion de la Transfiguration en ton 7 (n. trad.): Sur la montagne Tu t’es transfiguré, + et selon leur mesure / tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ Dieu ; // afin qu’en te voyant crucifié, + ils voient que ta Passion était consentie, / et proclament au monde que Tu es en vérité le resplendissement du Père. //

Prokimenon dominical en ton 2
  : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort. et de la Fête en ton 4 (Ps 103, 24 et 1) : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse ! V/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur, mon Dieu, Tu es magnifique !

Epître : 1 Corinthiens 9, 2-12
Frères, si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis du moins pour vous ; car le sceau de mon apostolat, c’est vous qui l’êtes, dans le Seigneur. Ma défense contre mes accusateurs, la voici. N’aurions-nous pas la liberté de manger et de boire ? N’aurions-nous pas la liberté d’être accompagnés partout d’une femme, d’une sœur, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Moi seul et Barnabé n’avons-nous pas la liberté de ne pas travailler ? Qui sert jamais dans l’armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger les fruits ? Ou qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Cela n’est-il qu’un usage humain, ou la Loi ne dit-elle pas la même chose ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ». Dieu s’inquiète-t-Il des bœufs ? N’est-ce pas pour nous qu’Il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit ; car il faut de l’espoir chez celui qui laboure, et celui foule le grain doit avoir l’espoir d’en recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter vos biens matériels ? Si d’autres prennent part de cette liberté à votre égard, pourquoi pas nous à plus forte raison ? Mais nous n’avons pas usé de cette liberté. Nous supportons tout, au contraire, pour ne créer aucun obstacle à l’Evangile du Christ.

Alléluia dominical en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons ! et de la Fête en ton 8: A toi sont les cieux, et à toi la terre : c’est Toi qui as fondé l’univers et sa plénitude. V/ Bienheureux le peuple qui connaît la jubilation : Seigneur, ils marcheront à la lumière de ta Face !

Evangile : Matthieu 18, 23-25 (n. trad.)
En ce temp-là, (après avois dit de pardonner soixante-dix-sept fois sept fois), Jésus dit cette parabole.
« Aussi le Royaume des cieux ressemble-t-il à un roi humain qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commencait ce bilan, quand on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, et de rembourser sa dette. Se jetant alors à ses pieds, le serviteur, prosterné, lui disait : « Sois patient avec moi, et je te rembourserai tout ! » Pris de miséricorde, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses coserviteurs, qui lui devait cent pièces d’argent ; il le saisit et l’étouffait, en lui disant : « Rembourse ce que tu dois ! » Son coserviteur se jeta donc à ses pieds et il le suppliait en disant : « Sois patient envers moi, et je te rembourserai ! » Mais l’autre ne voulut pas : mais il le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût remboursé ce qu’il devait. Voyant ce qui venait de se passer, ses coserviteurs furent profondément attristés et ils allèrent informer leur maître de tout ce qui était arrivé. Alors, le faisant venir, son maître lui dit : « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, faire miséricorde à ton compagnon, comme moi-même je t’avais fait miséricorde ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi, conclut Jésus, que mon Père céleste fera avec vous, si chacun ne pardonne pas à son frère du fond de son cœur. »

Mégalynaire en ton 4 : Magnifie, ô mon âme, magnifie le Christ notre Dieu glorieusement transfiguré sur la montagne du Thabor. Immortel s’est révélé Celui que tu as mis au monde, et Dieu Lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, Il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions !

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur… ») et de la Fête en ton occurrent – ton 2:
A la lumière de ta Face, Seigneur, nous marcherons, en ton Nom jubilant tout le jour : Alléluia !

Catéchèse : la sanctification du temps et la pédagogie initiatique du saint Esprit dans l’Eglise.
1. Autour de la fête, nous respectons l’avant-fête et l’après-fête qui correspondent à une pédagogie et surtout à la transfiguration du temps. Le temps est créé par Dieu, investi par lui de sa sagesse et de sa grâce, et nous est donné pour l’illumination de notre entendement et de notre cœur. Le mystère de la Transfiguration rayonne sur tout en cycle et modifie le temps chronologique en temps absolu.
2. La mémoire des martyrs prescrite par l’ordo (« typikon ») est cohérente avec ce cycle : c’est par la Croix, souffrance et mort acceptées librement pour la Foi,  que l’être humain « entre dans la joie de son maître » et connaît la lumière divine. C’est pourquoi le Christ s’est Transfiguré avant sa Passion : pour en montrer le but. Le temps est transfiguré par la révélation de sa fin et de son accomplissement.

Lundi 6 août

Lundi 6 août 2007 : glorieuse Transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ

Tout est de la Fête.  On chante les antiennes propres en ton occurrent – ton 1

Antienne 1 :
Grand est le Seigneur et louable hautement, dans la cité de notre Dieu, sur sa sainte montagne !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Tu maintiens les montagnes par ta force ; Tu te ceins de puissance. Refrain.
Tu te revêts de splendeur et de majesté ; Tu te drapes de lumière comme d’un manteau. Refrain.
Que les montagnes crient de joie à la Face du Seigneur, car Il vient juger la terre ! Refrain.
Gloire… et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Refrain

Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, transfiguré sur le Thabor, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. Refrain.
Qui parle de toi te glorifie, ô Cité de Dieu ! Refrain.
Sion est notre mère, chacun peut le dire, car en elle tout homme est né. Refrain.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 :
Ta miséricorde, Seigneur, à jamais je la chante, d’âge en âge ma bouche annonce ta fidélité ;
Refrain, le tropaire en ton 7 : Ô Christ Dieu, Tu t’es transfiguré sur la montagne ! Tu as montré à tes disciples ta gloire autant qu’ils pouvaient la supporter. Que ta lumière éternelle resplendisse aussi pour nous, pécheurs, par les prières de ta Mère, ô Donateur de lumière, gloire à toi !
Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité dans l’assemblée des saints. R.
Heureux le peuple qui connaît les cris de jois : à la clarté de ton visage, Seigneur, ils marcheront en jubilant. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.

Isodikon (chant d’entrée) : En toi, Seigneur, est la source de la vie, dans ta lumière nous verrons la lumière. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, transfiguré sur le Thabor, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Fête (3 fois) Gloire… et maintenant et toujours… !

Kondakion de la Transfiguration en ton 7 (n. trad.):
Sur la montagne Tu t’es transfiguré, + et selon leur mesure / tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ Dieu ; // afin qu’en te voyant crucifié, + ils voient que ta Passion était consentie, / et proclament au monde que Tu es en vérité le resplendissement du Père. //

Prokimenon en ton 4 (Ps 103, 24 et 1) : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse ! V/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur, mon Dieu, Tu es magnifique !

Epître : 2ème du saint apôtre Pierre, 1, 10-19
Frères, appliquez-vous à affermir votre vocation et votre élection : en faisant cela, vous ne pouvez pas trébucher. Et ainsi vous sera largement ouverte l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. C’est pourquoi je ne cesserai de vous rappeler cela, bien que vous le sachiez et que vous soyez affermis dans la présente vérité. Aussi longtemps que je serai dans l’enveloppe de ce corps, j’estime juste de vous tenir en éveil par mes rappels. Je sais que j’aurai bientôt à quitter cette enveloppe, ainsi que me l’a fait comprendre notre Seigneur Jésus Christ. Mais je veux faire en sorte qu’après mon départ vous puissiez vous en souvenir en toute occasion. Car ce n’est pas d’après quelque ingénieuse fiction que nous vous avons fait connaître l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ et sa puissance, mais pour en avoir vu la majesté de nos propres yeux. En effet, Il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque du sein de la divine splendeur se fit entendre une voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute ma bienveillance ! » Cette voix, nous l’avons entendue venir du Ciel, lorsque nous étions sur la montagne sainte avec lui. Dès lors, la parole des prophètes a d’autant plus de crédit auprès de nous, et vous ferez bien de lui prêter attention : elle est comme une lampe qui brille en un lieu obscur, jusqu’à ce que vienne à poindre le jour et que l’Astre du matin se lève dans vos cœurs.

Alléluia en ton 8
(Ps 88, 12 et 16) :
A toi sont les cieux, et à toi la terre : c’est Toi qui as fondé l’univers et sa plénitude. V/ Bienheureux le peuple qui connaît la jubilation : Seigneur, ils marcheront à la lumière de ta Face !

Evangile : Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, six jours après (avoir annoncé à ses disciples sa mort et sa résurrection), Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère et les emmena à l’écart sur une montagne élevée, et Il fut transfiguré devant eux. Son visage resplendissait comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voilà que leur apparurent Moïse et Elie s’entretenant avec Jésus. Pierre lui dit : « Seigneur, nous sommes bien ici ! Si Tu le veux, je vais faire ici trois cabanes, une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie. » Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les recouvrit et voilà qu’une voix venant de la nuée dit : « Celui-ci est mon Fils, le Bien-aimé, Celui qui a ma bienveillance. Ecoutez-le ! » En entendant cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent dans un grand effroi. Jésus s’approcha, les toucha et dit : « Relevez-vous et n’ayez pas peur ! » Ils levèrent les yeux, et ne virent plus que Jésus seul. En redescendant de la montagne, Jésus leur dit : « Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts. »

Mégalynaire en ton 4 : Magnifie, ô mon âme, magnifie le Christ notre Dieu glorieusement transfiguré sur la montagne du Thabor. Immortel s’est révélé Celui que tu as mis au monde, et Dieu Lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, Il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions !

Koinonikon en ton occurrent – ton 7:
A la lumière de ta Face, Seigneur, nous marcherons, en ton Nom jubilant tout le jour : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.

Catéchèse. Le mystère de l’Eglise : 2 ou 3 réunis au Nom de Jésus le voient par l’Esprit au milieu d’eux ; en elle Jésus accomplit la promesse du Père faite par les prophètes ; son expérience liturgique de la lumière incréée qui illumine le cœur des fidèles, et les fait resplendir pour le salut du monde.

Dimanche 5 août

Dimanche 5 août 2006, 10ème de Pentecôte : avant-fête de la Transfiguration ; ton 1

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

Tropaire de l’avant-fête en ton 4 : Allons à la rencontre du Christ transfiguré, fidèles, célébrant dans la joie l’avant-fête, et disons : « De la divine allégresse voici qu’approche le jour, car le Seigneur gravit la montagne du Thabor pour rayonner de sa divine splendeur. »

Tropaire(s) de l’église ou du monastère

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//

Condacul Învierii, glasul 1 : Înviat-ai ca un Dumnezeu din mormânt întru màrire si lumea împreunà o ai înviat si firea oamenilor Te laudà, ca pe Cel ce esti Dumnezeu. Moartea a pierit si Adam dànduieste, Stàpâne, iar Eva acum, izbàvità fiind din legàturi, se bucurà, strigând : « Tu esti, Hristoase, Cel ce dai tuturor învierea ! » Màrire Tatàlui… Gloire…

Kondakion de l’église ou du monastère. Et maintenant… Si acum si pururea…

Kondakion de l’avant-fête en ton 4
: En ce jour par la divine Transfiguration le genre humain tout entier divinement resplendit, s’écriant plein de joie : « Le Christ se transfigure, sauvant le monde entier ! »

Prokimenon dominical en ton 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur,/ comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

Epître : 1 Corinthiens 4, 9-16
Frères, je pense que Dieu nous a exposés, nous les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort ; nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux humains. Nous sommes fous à cause du Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, nous sommes méprisés. A cette heure encore, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes nus, maltraités, vagabonds, et nous peinons en travaillant de nos mains. On nous insulte, nous bénissons ; on nous persécute, nous endurons ; on nous calomnie, nous consolons. Nous sommes jusqu’à présent, pour ainsi dire, les ordures du monde, le déchet de l’univers.
Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous avertir, comme mes enfants bien-aimés. En effet, quand vous auriez dix mille pédagogues en Christ, vous n’avez pas plusieurs pères. C’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés en Jésus Christ. Je vous exhorte donc : soyez mes imitateurs.

Alléluia du dimanche en ton 1
: Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles

Evangile : Matthieu 17, 14-23
En ce temps-là, comme Jésus et ses disciples arrivaient près de la foule, un homme s’approcha de lui et lui dit en tombant à genoux : « Seigneur, fais miséricorde à mon fils ! Il est lunatique et souffre beaucoup ; il tombe souvent dans le feu ou dans l’eau. Je l’ai bien amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incoyante et perverse, jusqu’à quand serai-Je avec vous ? Jusqu’à quand aurai-Je à vous supporter ? Amenez-le-moi ici. » Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut guéri dès cette heure-là. Alors les disciples, s’approchant de Jésus, lui dirent en particulier : « Et nous, pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? » Jésus leur dit : « A cause de la pauvreté de votre foi. Car, en vérité Je vous le déclare, si un jour vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : « Passe d’ici là-bas », et elle y passera. Rien ne vous sera impossible. Et puis ce genre de démon ne peut s’en aller, sinon par la prière et le jeûne. »

În vremea aceea, mergând ei spre multime, s-a apropiat de El un om, càzându-I în genunchi, si zicând : « Doamne, milueste pe fiul meu cà este lunatic si pàtimeste ràu, càci adesea cade în foc si adesea în apà. Si l-am dus la ucenici Tài si n-au putut sà-l vindece ». Iar Iisus, ràspunzând, a zis : « O, neam necredincios si îndàràtnic, pânà când voi fi cu voi ? Pânç când và voi suferi pe voi ? Aduceti-l aici la Mine ! » Si Iisus l-a certat si demonul a iesit din el si copilul s-a vindecat din ceasul acela. Atunci, apropiindu-se ucenicii de Iisus, I-au zis de o parte : « De ce noi n-am putut sà-l scoatem ? » Iar Iisus le-a ràspuns : « Pentru putina voastrà credintà. Càci adevàrat gràiesc vouà : Dacà veti avea credintà cât un gràunte de mustar, veti zice muntelui acestuia : Mutà-te de aici dincolo, si se va muta ; si nimic nu va fi vouà cu neputintà. Dar acest neam de demoni nu iese decât numai cu rugàciune si cu post ».

Catéchèse : L’Eglise est le lieu du salut.
1. Le ministère de l’Eglise (apôtres, évêques, prêtres, diacres, Peuple) a entre autres fonctions celle d’exorciser, de guérir, de ressusciter les morts (cf.Luc 10, 9).
2. Mais, le Christ est le seul Sauveur, agissant dans son Eglise et, par elle, dans le monde.
3. Le miracle, norme du monde nouveau issu de la Résurrection et de la Pentecôte, n’est pas une magie. Il requiert absolument la Foi. Il résulte de la synergie de la volonté divine et de la volonté humaine, laquelle s’exprime notamment par « le jeûne et la prière », véritables actes de foi.
4. Ceci est vrai de tous les sacrements ou mystères (baptême, chrismation, eucharistie, mariage, ordination, onction des malades…) : c’est pourquoi n’y sont admises que les personnes qui confessent la vraie foi. C’est pourquoi notamment l’Eglise ne pratique pas d’« intercommunion », et n’admet le mariage d’un Orthodoxe et d’un non-Orthodoxe que par économie et avec la bénédiction expresse de l’Evêque.
5. Le jeûne (ou l’abstinence) et la prière permettent la purification de la nature humaine et sa communion personnelle à l’humanité divinisée du Christ, le Dieu Homme, le Verbe devenu chair. En carême (par exemple actuellement celui de la Dormition), le jeûne peut être le renoncement à tout aliment le mercredi et le vendredi ; l’abstinence, le renoncement à tout aliment animal, au vin et à l’huile. Samedi et dimanche, on prendra du vin et de l’huile, pour sanctifier la Résurrection, toujours célébrée ces jours-là ; on prendra du poisson le seul jour de la Transfiguration, en l’honneur de la Fête, le poisson étant la nourriture que prépara pour ses disciples après la Résurrection.