Mardi 15 août
Mardi 15 août : Dormition de notre très sainte Souveraine, la Mère de Dieu
On chante les antiennes propres à la Fête en ton occurrent, ton 2.
Antienne 1 :
Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Servez le Seigneur dans l’allégresse !
Allez à lui avec des chants de joie !
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu
sauveur !
Entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce et bénissez son Nom !
R.
Ainsi que nous l’avions entendu dire, nous avons vu la Cité de notre Dieu ! R.
Son tabernacle, c’est La Paix, en Sion, le lieu de son séjour. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans
les siècles des siècles !
Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, admirable parmi tes saints, nous qui te
chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. R.
Qui parle de toi te glorifie, Cité de Dieu ! R.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu : le Très-Haut sanctifie le lieu de son
séjour.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es
immortel…
Antienne 3 en ton 1 :
Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je veux chanter, je veux jouer
pour toi !
Refrain, le tropaire de la Fête : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité
; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers
la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort
!
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? R.
Je prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur ! R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans
les siècles des siècles ! R.
Isodikon : Venez, adorons et prosternons-nous le Christ !
Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable parmi tes saints, nous qui te
chantons : Alléluia !
Tropaire de la Fête (3 fois). Gloire… et maintenant et
toujours et dans les siècles des siècles !
Kondakion de la Fête en ton 2 : La Mère de Dieu, qui
jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait
cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau,
puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui
demeura dans son sein virginal.
Prokimenon en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !
Epître : du saint apôtre Paul aux Philippiens 2,
5-11
Frères, ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ
Jésus : Lui, étant Dieu par nature, n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu,
mais Il s’en est Lui-même dépouillé, Il a pris ma nature d’esclave et Il est
devenu semblable aux humains. Puis, revêtu de l’humanité, Il s’humilia
Lui-même, et obéit jusqu’à la mort, celle de la Croix. Aussi Dieu l’a-t-Il
exalté et lui a-t-Il conféré le Nom qui dépasse tout nom, afin qu’au Nom de
Jésus fléchisse tout genou, dans le ciel, sur la terre et aux enfers, et que
toute langue se mette à proclamer de Jésus Christ qu’Il est Seigneur à la
gloire de Dieu le Père !
Alléluia en ton 8 ( Ps 131, 8 et 11): Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »
Evangile : Luc 10, 38-42 et 11, 27-28
En ce temps-là, comme ils faisaient route, Jésus entra dans un village et une
femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie
qui s’assit aux pieds du Seigneur, et écoutait sa parole. Marthe s’affairait à
tout le service ; elle vint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma
sœur me laisse m’occuper seule du service ? Dis-lui donc de m’aider ! » Le
Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et t’agites pour
beaucoup de choses, mais il en faut peu : d’une seule, même, suffit. Marie a
choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée ». Alors qu’Il disait
cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et dit à Jésus : «
Heureuse, celle qui t’a porté et nourri ! » Mais Il dit : « Heureux,
assurément, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »
Mégalynaire en ton 4 : Lorsqu’ils virent la Dormition de la
Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge
pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
Et en ton 1 : La nature est ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge
toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le
prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante
encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô
Mère de Dieu !
Koinonikon en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//
Catéchèse : la foi orthodoxe en la Mère de Dieu,
Toujours-Vierge et Toute-Sainte Marie
- sa libre impeccabilité : élue par le Seigneur, elle s’est gardée du péché
personnel. L’héritage du péché adamique a été purifié en elle par la venue
sanctifiante de l’Esprit et l’habitation du Verbe, avec la synergie de sa
volonté humaine. Aussi ne connut-elle pas les souffrances de l’accouchement.
Elle souffrit de compassion pour son Fils et son Dieu. Elle consentit à la mort
et fut exaltée (« dormition »).
- sa virginité triple : avant la conception, pendant et après l’enfantement.
Elle ne connut pas l’union sexuelle, et eut le Verbe comme fils unique. Les «
frères » de Jésus sont ses cousins, ou des enfants de Joseph le veuf. Sur
l’icône, sont les trois étoiles de la virginité glorieuse de la
Toujours-Vierge.
- elle est la « Mère de Dieu », foi œcuménique (concile d’Ephèse 431) et
incontournable. L’enfant conçu en elle de l’Esprit du Père est la personne divine
du Verbe. En elle l’union de la divinité et de l’humanité est immédiate : elle
conçoit humainement la divinité ; « théotokos » (« déipare ») inclut non
seulement la mise au monde, mais surtout la conception. La Vierge Marie est la
Génitrice de Dieu.
- elle est la Toute-Sainte (Panaghia), première créature transfigurée et
déifiée et, pour cette raison, au-dessus des chérubins et des séraphins. Elle
demeure une créature, et ne prend jamais la place de Dieu.
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