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Dimanche 28 octobre

Dimanche 28 octobre 2007, 22ème après Pentecôte, septième après la Croix, ton 5

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Troparul, glasul al 5-lea
: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

Tropaire(s) et kondakia de l’église. Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 5 :
Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes ! Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokiménon du dimanche en ton 5: C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître
: Ephésiens 2, 14-22.
Frères, le Christ en personne est notre paix, Lui qui a réuni en un seul peuple les Juifs et les Païens, et qui a fait tomber ce mur de haine qui les séparait. En sacrifiant sa propre chair, Il a mis fin à l’antique Loi, avec tous ses règlements et ses prohibitions. Des deux antagonistes de jadis, Il a formé en lui-même un peuple unique et une humanité nouvelle, réalisant la paix entre eux et les réconciliant avec Dieu. Les uns et les autres, Il les a unis en un seul corps, par cette croix sur laquelle Il a mis à mort l’inimitié. Il est donc venu pour annoncer à tous la bonne nouvelle, l’Evangile de la paix, à vous qui étiez loin et à ceux qui étaient proches, de sorte que par lui nous avons, les uns et les autres, libre accès auprès du Père en un seul Esprit saint. Aussi n’êtes-vous plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes la maison de Dieu. Vous faites partie d’un édifice qui a pour fondations les apôtres et les prophètes, et dont la pierre d’angle est en personne Jésus Christ. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement, pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous entrez, les uns unis aux autres, comme pierres de cette construction qui deviendra, par l’Esprit saint, la demeure de Dieu.

Alléluia du ton 5
: Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Luc 8, 41-56 (notre traduction).
En ce temps-là, voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre : il était chef de synagogue. Tombé aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir chez lui, parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules manquaient de l’étouffer. Or une femme en hémorragie depuis douze ans et qui n’avait pu être soignée par personne, s’approcha par derrière et toucha la frange du manteau de Jésus : à l’instant son hémorragie cessa. Et Jésus demanda : « Qui m’a touché ? » Comme tous s’en défendaient, Pierre et ses compagnons lui dirent : « C’est Toi qui commande, mais les foules te pressent à t’écraser ! » Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché : J’ai senti une puissance sortir de moi. » Voyant qu’elle ne pourrait rester cachée, la femme vint toute tremblante et, se jetant aux pieds de Jésus, révéla devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché et comment elle avait été guérie à l’instant. Jésus lui dit : « Fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix ! » Jésus parlait encore, quand de chez le chef de la synagogue quelqu’un vint dire à celui-ci : « Ta fille est morte, ne dérange plus le Maître ! » Mais Jésus, qui avait entendu, lui répondit : « N’aie pas peur; crois seulement, et elle sera sauvée ! » Arrivé à la maison, Jésus ne laissa personne entrer avec lui, sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de la petite fille. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais Jésus leur dit : « Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, mais elle dort ! » Et les gens riaient de lui, sachant bien qu’elle était morte. Mais Jésus lui prit souverainement la main et lui dit à haute voix : « Petite enfant, réveille-toi ! » Le souffle lui revint et, à l’instant même, elle ressuscita. Et Jésus ordonna de lui donner à manger. Ceux qui l’avaient engendrée étaient hors d’eux-mêmes, mais Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.

În vremea aceea iatà a venit un bàrbat, al càrui numele era Iair si care era mai-marele sinagogii. Si càzând la picioarele lui Iisus, Îl ruga sà intre în casa lui. Càci avea numai o fiicà, ca de doisprezece ani, si ea era pe moarte. Si, pe când se ducea El, multimile Îl împresurau. Si o femeie, care de doisprezece ani avea scurgere de sânge si cheltuise cu doctorii toatà averea ei, si de nici unul nu putuse sà fie vindecatà, apropiindu-se pe la spate, s-a atins de poala hainei Lui si îndatà s-a oprit curgerea sângelui ei. Si a zis Iisus : « Cine este cel ce s-a atins de Mine ? » Dar toti tàgàduind, Petru si ceilalti care erau cu El, au zis : « Învàtàtorule, multimile Te îmbulzesc si Te strâmtoreazà si Tu zici : Cine este cel s-a atins de Mine ? » Iar Iisus a zis : « S-a atins de Mine cineva. Càci am simtit o putere care a iesit din Mine. » Si femeia, vàzându-se vàdità, a venit tremurând si, càzând înaintea Lui, a spus de fatà cu tot poporul din ce cauzà s-a atins de El si cum s-a tàmàduit îndatà. Iar El a-zis : « Îndràzneste, fiicà, credinta ta te-a mântuit. Mergi în pace. » Si încà vorbind El, a venit cineva de la mai-marele sinagogii, zicând : « A murit fiica ta. Nu mai supàra pe Învàtàtorul. » Dar Iisus, auzind, i-a ràspuns : « Nu te teme ; crede numai si se va izbàvi ». Si venind în casa, n-a làsat pe nimeni sà intre cu El, decât numai pe Petru si pe Ioan si pe Iacov si pe tatàl copilei si pe mamà. Si totii plângeau si se tânguiau pentru ea. Iar El a zis : « Nu plângeti ; n-a murit, ci doarme ». Si râdeau de El, stiind cà a murit. Iar El, scotând pe toti afarà si apucând-o de mânà, a strigat, zicând : « Copilà, scoalà-te ! » Si duhul ei s-a întors si a înviat îndatà ; si a poruncit El sà i se dea sà mànânce. Si au ràmas uimiti pàrintii ei. Iar El le-a poruncit sà nu spunà nimànui ce s-a întâmplat.

Homélie et catéchèse :
l’Eglise n’est pas d’institution humaine. De fondation divine, elle tend à la sanctification de la personne humaine par l’Esprit, au sein de la nature humaine déjà sanctifiée par le Christ et en lui, selon son Incarnation divinisante.
1. Universalité de l’Eglise dans l’épître de saint Paul: elle unit dans l’humanité déifiée du Christ le peuple juif et tous les peuples, la tradition juive et toutes les traditions. Le Christ est l’accomplissement de toutes les voies religieuses et spirituelles. Le christianisme n’est pas une religion parmi d’autres : il est la religion universelle (« peuple unique », « humanité nouvelle ») à laquelle toutes les nations aspirent. Inutile donc de continuer de chercher ailleurs ce qui est accompli définitivement dans le mystère du Christ et transmis dans la succession « des prophètes et des apôtres » (Epître).
2. La dignité du chrétien dans l’Epître : « concitoyens des saints », « la maison de Dieu », « un édifice qui a pour fondations les apôtres et les prophètes, et dont la pierre d’angle est en personne Jésus Christ », « un temple saint dans le Seigneur », et à condition d’être « les uns unis aux autres », « la demeure de Dieu », « par l’Esprit saint ». C’est par la foi et le baptême que l’être humain accède à cette réalité nouvelle et sublime. Ce n’est pas rien d’être chrétien !
3. Le Christ est « la pierre angulaire » (Ephésiens 2, 20 ; 1 Pierre 2, 6-7) de l’édifice de son propre Corps, ce temple non fait de main humaine qu’est l’Eglise – son Eglise. Nous chantons ce répons : « Le Seigneur est Dieu et Il nous est apparu : béni est celui qui vient au Nom du Seigneur ! La pierre qu’avaient rejeté les bâtisseurs c’est elle qui est devenue la tête d’angle et elle admirable à nos yeux ! ». En tant que Fondement suprême (« hypostase » du Verbe devenue par l’Incarnation Hypostase de toute l’humanité), le Christ guérit, vivifie, ressuscite et sauve (ce dimanche, et les précédents). La Foi (« ta foi t’a sauvée », « crois seulement et elle sera sauvée ») est la reconnaissance de ce fondement divin. Elle est indispensable pour que notre religion ne soit pas une magie ou une superstition.
6. Historicité du récit de ce jour : le fait rapporté par l’évangéliste est attesté par la présence des apôtres et des parents de l’enfant que le Christ ressuscite. Ce n’est ni une belle histoire, ni même une parabole : c’est une histoire véridique. Le saint Evangile est vrai ; il est réel ; il peut être expérimenté.
7. La question du « miracle » : le miracle est l’œuvre normale de Dieu en synergie avec la foi humaine. Les miracles sont fréquents autour de nous. Dieu répond à la foi de ceux qui l’invoquent et le glorifient. Mais le miracle ne contraint pas à croire. L’Esprit saint est Celui qui nous inspire, sans l’imposer, la foi dans le Christ : que faisons-nous du miracle ? Est-ce que nous nous convertissons ? Est-ce que nous nous tournons avec foi vers le Christ ? Est-ce que, à la suite du miracle, nous changeons les pensées de notre cœur et notre mode de vie ? Est-ce que nous tirons toutes les conséquences du miracle que le Seigneur opère pour nous ? Et, ne rien changer à notre mentalité et à notre vie en réponse au miracle, n’est-ce pas l’ingratitude et la folie suprêmes ? Que dirons-nous au Christ, le Dernier jour, devant le redoutable tribunal de son amour ? Comment justifierons-nous notre ingratitude ? Et encore : comment accuser Dieu de ne pas nous exaucer quand nous le prions, alors que le miracle est l’épreuve de notre foi, et que nous ne savons pas si nous serons dignes de cet exaucement ? Si Dieu semble tarder à nous exaucer comme nous le voudrions, n’est-ce pas qu’Il redoute pour nous une chute nouvelle, un nouveau péché d’incroyance et de doute ?
8. La place de la médecine humaine : elle est bénie, et l’Eglise prie pour les médecins (fête de saint Pantalémon notamment). Mais l’évangile de ce jour nous rappelle que le Christ est le vrai Médecin, le médecin-chef ! Nos médecins soignent de leur mieux, et nous invoquons sur eux la grâce du saint Esprit pour que soit éclairée leur intelligence et guidée leur main : mais n’oublions pas – sous peine d’ingratitude et d’ignorance caractérisée – que seul le Seigneur donne la santé, comme Il donne la vie naturelle et la vie éternelle en lui qui s’appelle le Salut. Il guérit par la main de ses médecins agissant, le sachant ou l’ignorant, de sa part ; ou bien Il guérit indépendamment d’eux, toujours en réponse à la foi de quelqu’un que nous ne connaissons pas toujours, mais qui s’est, dans le jeûne et la prière de foi, immolé charismatiquement en offrande de supplication et de louange.

Conseil du 26 septembre 2007

Réunion du Conseil paroissial, mercredi 26 septembre 2007

Compte-rendu adressé au métropolite Joseph et aux conseillers paroissiaux ; affiché dans la Paroisse et publié sur le site internet http://www.orthodoxe.typepad.com.

Président de séance : archiprêtre Marc-Antoine Costa

Secrétaire de séance : diacre Claude Delangle

Présents : prêtre Yves Colin, Odile Bertrand-Hardy, Yves Coutable , Jean François (secrétaire adjoint), Gérard Langevin (trésorier), sous-diacre Bernard Villier. Pierre Lalance

Excusés : les prêtres Yves Dulac, Laurent Morlet, Jean de la Rosa, ainsi que Constance Charbonnier et Laure Chaussin.

Ordre du jour :

1. Préparation de l’AG de la Paroisse et de son association le 21.10.07.

2. Nouvelles des personnes et de l’Eglise.

3. Vie liturgique.

4. Catéchèse

5. Relations avec d’autres communautés.

6. Vie paroissiale.

  1. APPROBATION DU COMPTE RENDU DU CP DU 3      JUILLET 2007

Après invocation de l’Esprit saint, la séance est ouverte à 20H30, et le compte rendu du 3 Juillet 2007 est adopté à l’unanimité.

  1. PREPARATION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE LA      PAROISSE DU 21 OCTOBRE 2007

Rappels : 21 octobre AG de la Paroisse

17 novembre AG du Doyenné

La présence maintenant plus fréquente de Père Yves Colin dans la Paroisse et au Conseil est appréciée.

Membres du Conseil sortants : Yves Coutable, Constance Charbonnier et Pierre Lalance. Nous devrons donc élire 3 conseillers ainsi que les délégués (un clerc majeur et deux laïcs) pour les assemblées du Doyenné et de la Métropole.

Nous devrons également élire un Censeur. Yves Coutable propose de profiter de l’AG pour mettre à jour le fichier paroissial.

Le rapport  moral est préparé par Père Marc-Antoine, le rapport financier par Gérard Langevin.

Odile Bertrand-Hardy accepte de réserver la salle en coordination avec Monique Saunier.

Les convocations seront établies par Père Marc-Antoine, Laure Chaussin-Baize et Jean François.

Gérard Langevin propose un projet de rapport financier ; le Conseil paroissial apprécie particulièrement le grand professionnalisme de sa rédaction et de la tenue des comptes. Notre trésorier en est vivement remercié et félicité ! Les dons ont augmenté, rendons grâce à Dieu !

  1. NOUVELLES DES PERSONNES :

Le Conseil réfléchit à la façon de pratiquer l’entraide dans la Paroisse. Il est décidé de contribuer à l’acquisition d’une paire de lunettes pour Monique Fredal car cette paroissienne n’a pas de mutuelle. De façon générale, il semble que l’aide la plus respectueuse de la liberté est l’aide ponctuelle, au nom de la Communauté, et surtout l’aide pour remplir les documents administratifs donnant accès à des droits, ce qui favorise l’autonomie.

Certaines familles sont continuellement absentes de la Communauté. Ce qui est conseillé à leur égard est l’appel téléphonique ou électronique, mais surtout la visite et l’invitation en famille, le contact personnel, tout étant fondé sur la prière. Il est rappelé que, selon la Tradition, la participation régulière à la vie liturgique et sacramentelle est indispensable au maintien de la communion avec l’Eglise.

Certains sont absents pour des raisons familiales (un conjoint non croyant par exemple) ou géographiques (ouverture d’une paroisse orthodoxe en face de chez soi !).

Visite des malades dans les environs : P. Jean le fait déjà, P. Yves Colin propose de participer à ces visites aux orthodoxes malades dans les hôpitaux ou dans les maisons de retraite de la Région.

De nouvelles personnes viennent régulièrement ou non : nous les accueillons chaleureusement.

Pierre Lalance propose que l’été, l’église étant fermée, soient affichés les noms des prêtres qui peuvent être joints. Une de nos familles roumaines a eu en août de grandes difficultés et nous ne l’avons pas su. La discussion conduit à proposer (P. Yves) de maintenir la vie liturgique toute l’année. Il y a des fidèles présents pendant les vacances, et cette période nous trouve plus disponibles.

  1. VIE PAROISSIALE

La date de la fête paroissiale (25.05 ? 1er juin ?) devrait être fixée avec Mgr Marc

Les enfants

Laure Chaussin-Baize et le diacre Claude proposent une visite au monastère Saint-Silouane les 13 et 14 octobre (voir courrier envoyé aux familles)

Selon Père Yves cette sortie pourrait être réservée aux enfants de l’école primaire ; lui-même s’occupera ce même jour des collégiens (visite culturelle dans Paris). Il propose également de s’occuper des grands adolescents (lycée, prépa.) ; il coordonnera cette action avec le diacre Claude.

Pierre transmet la proposition d’Elisabeth que soient donnés les livres d’enfants qui n’ont pas ou plus leur place à l’église.

Il est décidé de prendre en charge le voyage de PMA qui représente à Bucarest la Paroisse et le Doyenné à l’installation du patriarche Daniel le 30.9.

PMA propose de réfléchir à l’idée d’une « retraite » du Conseil paroissial : passer du temps ensemble, prier ensemble, pendant quelques jours …

  1. VIE LITURGIQUE

Elisabeth Lalance a trié des tissus liturgiques acquis autrefois par la Paroisse et confiés à Françoise Marie Roubinet. Le Conseil paroissial décide que des vêtements (chasubles, dalmatiques, aubes pour les enfants) en soient confectionnés pour la Paroisse dont certains ornements acquis en 1993 s’usent. Odile BH et Monique Saunier devraient se mettre en relation avec le monastère de Rosier et les religieuses de Limours pour réaliser ce projet.

Cierges : notre Métropolite nous demande d’acheter désormais les cierges à la Métropole ; ces cierges viennent de Roumanie. La distribution en est organisée par Père Radu Totelecan (Nice) au prix intéressant de 10€ le kilo.

Pendant la proclamation de l’Evangile, le grand cierge doit être dans l’axe de l’autel si c’est le prêtre qui chante le saint Evangile, du côté de l’icône de la Mère de Dieu si c’est le diacre – en tout cas devant l’Evangile, icône de la présence du Christ.

Il est demandé aux prêtres de rappeler régulièrement la façon de communier sans que les lèvres touchent la cuiller (ou « pince »)

Travaux de l’iconostase : Jean-Baptiste Garrigou attend le séchage de nos nouvelles icônes; l’olifat (vernis) doit ensuite être posé ; les icônes reviendront en novembre, et en tout cas avant Noël. Une offrande a été faite pour ce travail par la Paroisse.

Le Conseil entérine la proposition d’acquérir une belle croix de procession. Suite au travail réalisé par Jean pour les chérubins, PMA propose de lui en confier la sculpture ; on se référerait pour cela à des modèles romans. Il est demandé à Jean de montrer des projets. Il est très important que la Croix donne à voir un Christ en gloire : la croix de lumière, de résurrection.

  1. CATECHESE

Adultes : nous faisons l’expérience ce trimestre (voir calendrier paroissial) de trois dimanches « catéchétiques » de 12.30 à 14.00, les dimanches 7.10, 4.11 et 2.12. Les enfants seront pris en charge dans la salle paroissiale pour leur propre catéchisme (le 2.12 par P. Yves), la catéchèse ayant lieu dans l’église. Les enfants jouiront ainsi d’un enseignement plus développé que d’habitude. La catéchèse tiendra lieu d’homélie ces jours-là.

Nous devrons coordonner un « café » un peu plus abondant qu’à l’habitude mais pouvant être pris rapidement (fruits secs, etc.) et un peu plus pour les enfants.

Nous envisageons également une catéchèse trimestrielle un dimanche, après des agapes festives, soit dans une salle extérieure, soit chez l’un d’entre nous. Il est ressenti par tous la nécessité d’une journée communautaire pour  passer du temps ensemble et développer les relations fraternelles.

  1. RELATIONS AVEC D’AUTRES COMMUNAUTES CHRETIENNES

L’Association Saint-Silouane se réunit le samedi 6 octobre à Paris (Saint-Serge)

Nous poursuivons notre relation avec la paroisse Saint-Séraphin de Sarov ; une première catéchèse aura lieu le dimanche 11 novembre à 15h00 : réflexion avec les prêtres et les laïcs de la région parisienne, afin de susciter une vie inter-orthodoxe dans la région. « Qu’est-ce qu’être prêtre aujourd’hui ? Prêtrise et sacerdoce de tous », le 11 novembre à 15h00, ave PMA et des membres des divers diocèses.

L’œcuménisme est une opportunité pour faire connaître les valeurs de l’Orthodoxie (cf. texte d’interview du Patriarche Daniel).

PMA présente une journée culturelle (exposition de livres, icônes, concert, diner) de la Mutuelle Saint-Christophe organisée en l’église de la Madeleine à Paris jeudi 27 septembre ; cette opération promotionnelle de la Mutuelle a pour but de proposer des tarifs beaucoup plus intéressants aux communautés paroissiales.

Le groupe œcuménique de la Boucle continue son activité et nous propose d’y participer ; PMA y passera une soirée le 28 novembre à 20.30 à « l’Eau Vive » (Chatou); le programme de cette année est l’étude biblique centrée sur le thème des cinq sens.

Le groupe de Marly doit continuer son travail sur le corps, chemin de Dieu.

Des rencontres interconfessionnelles sont prévues également (P. Yves) à Conflans).

Institut biblique de Versailles : voir brochure.

La paroisse Saint-Nicolas de Villennes fête son millénaire le 19 octobre à 20h30 ; nous sommes invités à participer à cette soirée de présentation des communautés chrétiennes de la région.

Après un chant à la Mère de Dieu, le conseil est clos à 22h00. La date du prochain conseil est fixée au 21 octobre à l’issue de l’Assemblée Générale. La suivante aura lieu le 28 novembre.

Le Président de séance La Secrétaire de séance

Conseil du 30 mai 2007

Réunion du Conseil paroissial, mercredi 30 mai 2007

Compte-rendu adressé au métropolite Joseph et aux conseillers paroissiaux ; affiché dans la Paroisse et publié sur le site internet http://www.orthodoxe.typepad.com.

Président de séance : archiprêtre Marc-Antoine Costa

Secrétaire de séance : Laure Chaussin-Baize

Présents : Odile Bertrand-Hardy, Yves Coutable, diacre Claude Delangle, Jean François (secrétaire adjoint), Gérard Langevin (trésorier), sous-diacre Bernard Villier.

Excusés :

Prêtre Yves Colin

Prêtre Yves Dulac

Prêtre Laurent Morlet

Prêtre Jean de la Rosa

Constance Charbonnier

Pierre Lalance

Ordre du jour :

Informations sur le conseil paroissial

Bilan de la fête paroissiale.

Nos enfants chéris

Congrès de la Métropole

Travaux

Après invocation de l’Esprit saint, la séance est ouverte à 20H30

1. APPROBATION DU COMPTE RENDU DU CP DU 25 AVRIL 2007

Après relecture, le compte rendu du 25 Mars 2007 est adopté à l’unanimité.

2. INFORMATIONS SUR LE CONSEIL PAROISSIAL

Chacun peut faire part de remarques concernant la vie paroissiale aux conseillers qui les présenteront à l’occasion du conseil mensuel. Cependant les réunions du conseil permettent avant tout de tisser des liens amicaux et de parler ensemble de la vie de la paroisse, sans formalisme.

3. BILAN DE LA FETE PAROISSIALE

La fête paroissiale a été vécue par tous dans une atmosphère très conviviale, et amicale, comme une grande fête.

Toutes les personnes ayant participé à son organisation en sont chaleureusement remerciées, et tout particulièrement Elisabeth François.

De nombreux remerciements sont également parvenus à l’église, par courrier, par téléphone, par messagerie électronique. Tous nous félicitaient et nous remerciaient vivement pour l’accueil, l’organisation et la bonne humeur qui ont régnés à lors de cette journée. Chacun s’est réjoui des échanges qui ont pu avoir lieu entre les différents évêques et les différents invités, même si certains ont trouvé la journée trop courte et auraient préféré disposer de plus de temps libre pour se retrouver et discuter plus longuement entre amis. Tout le monde est donc partant pour fêter, bientôt, les 40 ans J.

Les dons reçus à l’église ont été confiés à l’Evêque. Et les 600 € offerts à la salle des agapes serviront au remboursement des frais occasionnés, comme fond de roulement de la Paroisse ou pour de nouvelles rénovations de notre église.

Jean François est remercié pour ses très beaux séraphins en bois.

Toutes les personnes ayant participé à la réalisation des icônes du Christ, de la Mère de Dieu et des séraphins sont également remerciées. Ces nouvelles icônes seront vernies ainsi que les séraphins pendant la fin du mois de juillet et seront de retour en août comme cela était prévu dans le cadre du projet de la rénovation de l’iconostase qui s’achève dans les temps et dans les budgets prévus et convenus.

Dans la continuité de cette rénovation, il est décidé que Jean-Baptiste Garrigou rénove la fresque murale de l’église avant la fin de l’année pour un coût de 600 € afin d’en rehausser les couleurs et de combler le joint qui commence à être visible . Il est également envisagé de se renseigner pour savoir s’il serait possible de raviver les couleurs des portes saintes. Cela permettrait d’harmoniser au mieux les peintures anciennes et nouvelles.

4. ACTIVITES DES ENFANTS

De nombreuses sorties et activités sont proposées pour nos enfants.

Le Dimanche 24 juin 2007 nos enfants ont été invités à Rouen, par l’association Nepsis, pour rencontrer Père Razvan Ionescu et d’autres enfants orthodoxes. A l’issue de la divine liturgie chacun pourra partager un pique-nique dans un parc au bord de la Seine. Chaque parent devra assurer le transport de ses enfants pour être sur place à partir de 10h00 pour les petites heures ou 10h30 pour le début de la divine liturgie. Les coordonnées de la paroisse de Rouen :

Saint-Silouane-et-saint-Victrice 

Chapelle Saint-Victrice - 8 rue de l'Industrie - Ile Lacroix - 76000 Rouen

http://www.geocities.com/orthodoxerouen/

Le Samedi 30 juin, les enfants sont attendus par Père Marc Antoine et Odile Delangle à l’église à partir de 16h pour partager un petit goûter et faire un petit bilan du catéchisme de l’année.

A partir de 18h les grands jeunes sont attendus à Conflans chez le diacre Claude et Odile Delangle pour participer à une soirée entre adolescents et soit aller au cinéma soit projeter un film chez eux.

Du 3 au 17 juillet : six de nos enfants participeront au camp organisé par l’Association Nepsis à Tismana en Roumanie. Le détail du programme est disponible au dos du feuillet Saint-Jean-Cassien qui se trouve dans l’église.

Enfin il est prévu qu’Odile Delangle, Elisabeth Lalance et Laure Chaussin-Baize mettent en place, avant la fin de l’année, une nouvelle bibliothèque avec des livres adaptés, dans une église, pour les enfants.

5. CONGRES BI-ANNUEL DE LA METROPOLE

Le congrès de la Métropole a lieu en ce moment, du 29 mai au 2 juin 2007 et le programme en est affiché dans le couloir.

6. TRAVAUX

Il reste encore quelques petits travaux de plomberie à finaliser

Après un chant à la Mère de Dieu, le conseil est clos à 22h00. La date du prochain conseil est fixée au mardi 3 juillet 2007, avec les conjoints des conseillers, à partir de 19h30. Le lieu reste à fixer.

Le Président de séance La Secrétaire de séance

Dimanche 21 octobre

Dimanche 21 octobre 2007, 23ème après Pentecôte, sixième après la Croix, ton 4
Les saints martyrs pour l’Orthodoxie en Transylvanie, Bessarion et ses compagnons

Tropaire de la Résurrection en ton 4
: Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Troparul Învierii, glas 4: Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.//

Kondacul Învierii, glas 4 : Mântuitorul si Izbàvitorul meu, din mormânt, ca un Dumnezeu, a sculat din legàturi pe pàmânteni si portile iadului a zdrobit si ca un Stàpân a înviat a treia zi.

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon du ton 4
(Ps 103, 24 et 1, Septante):
Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître
: (usage roumain) Ephésiens 2, 4-10
Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.

Alléluia du ton 4
: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : (usage roumain) Luc 8, 26-39 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » - « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

În vremea aceea, au ajuns cu corabia în tinutul Gherghesenilor, care este în fata Galileii. Si iesind Domnul pe uscat, L-a întâmpinat un bàrbat din cetate, care avea demon si care de multà vreme nu mai punea hainà pe el si în casa nu mai locuia, ci prin morminte. Si vàzând pe Iisus, strigând,a càzut înaintea Lui si cu glas mare a zis : « Ce ai cu mine, Iisuse, Fiul lui Dumnezeu, Celui Preaînalt ? Rogu-Te, nu mà chinui ». Càci Iisus poruncea duhului necurat sà iasà din om, pentru cà de multi ani îl stàpânea, si era legat în lanturi si în obezi, pàzindu-l, dar el, sfàrâmând legàturile, era mânat de demon, în pustie. Si l-a întrebat Iisus, zicând : « Care-ti este numele ? » Iar el a zis : « Legiune ». Càci demoni multi intaserà în el. Si-L rugàu pe El sà nu le porunceascà sà meargà în adînc. Si era acolo o turmà mare de porci, care pàsteau pe munte. Si L-au rugat sà le îngàduie sà intre în ei ; si le-a îngàduit. Si, iesind demonii din om, au intrat în porci, iar turma s-a aruncat de pe tàrm în lac si s-a înecat. Iar pàzitorii vàzând ce s-a întâmplat, au fugit si au vestit în cetate si prin sate. Si au iesit sà vadà ce s-a întâmplat si au venit la Iisus si au gàsit pe omul din care iesiserà demonii, îmbràcat si întreg la minte, sezând jos, la picioarele lui Iisus, si s-au înfricosat. Si cei ce vàzuserà le-au spus cum a fost izbàvit demonizatul. Si L-a rugat pe El toatà multimea din tinutul Gherghesenilor sà plece de la ei, càci erau cuprinsi de fricà mare. Iar El, întrând în corabie, S-a înapoiat.Iar bàrbatul din care iesiserà demonii Îl ruga sà ràmânà cu El. Iisus însà i-a dat drumul, zicând : « Întoarce-te în casa ta si spune cât bine ti-a fàcut tie Dumnezeu. Si a plecat, vestind în toate cetatea câte îi fàcuse Iisus.

Homélie et catéchèse : une théophanie – Jésus se manifeste comme Fils de Dieu, « vrai Dieu de vrai Dieu », en exorcisant la créature.
Le « mal » n’a pas de nature. Il est une perversion du bien. Le diable est un ange déchu par orgueil. « La malignité est une perversion de la rectitude, une pensée tortueuse, une fausse complaisance, des serments trompeurs, des paroles captieuses, un cœur impénétrable, un abîme de ruse, le mensonge tourné en habitude, l’orgueil devenu naturel, un ennemi de l’humilité, une simulation de la pénitence, une répulsion pour la componction, la haine de la confession, l’attachement à son propre sens, une source de chutes, l’opposé du relèvement, un sourire railleur devant les offenses, une gravité simulée, une fausse piété, une vie diabolique. L’homme malin est un synonyme et un sympathisant du diable ; c’est pourquoi le Seigneur nous a enseigné à nommer ainsi le démon, en disant : « Délivre-nous du Malin ! » (Mat 6, 13). (Saint Jean Climaque : 24, 27 et 28). C’est ce que dit la tradition roumaine : « ne izbàveste de cel viclean ». Le Christ, en devenant Homme et en ressuscitant, vainc, non le mal, mais le péché qui asservit Adam.

Dimanche 14 octobre

Dimanche 14 octobre 2007, 20ème après Pentecôte, cinquième après la Croix, ton 3
Les saints Pères du 7ème concile œcuménique (Nicée 787). Sainte Parascève de Iassy.

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropaire des saints Pères, t. 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde,/ Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire de sainte Parascève, t.8 :
En toi, vénérable Mère,/ la divine image se reflète exactement.// Afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ,+ et par ta vie tu nous apprend à mépriser la chair, qui passe et disparaît,/ pour nous occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et par-delà ;// c’est ainsi que ton esprit se réjouit, sainte Parascève,/ avec les anges dans le ciel.//

Kondakion de la Résurrection en ton 3 :
Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//

Kondakion des saints Pères en ton 8 :
Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. // Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, / elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la Foi. //    Gloire…

Kondakion de sainte Parascève en ton 6:
La sainte protectrice de qui se trouve en péril,+ la vénérable Parascève,/ chantons-la pieusement !// Ayant quitté la vie corporelle, en effet,/ pour les siècles elle connaît l’incorruptible condition.// C’est pourquoi elle a trouvé la gloire du ciel/ et le pouvoir des miracles, par volonté de notre Dieu.// Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6
: Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon, t. 3 :
Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie ! Des Pères en ton 8 : Réjouissez-vous dans le Seigneur,+ exultez, ô justes,/ glorifiez-vous en lui, vous tous qui avez le cœur droit ! // V/ : Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et dont les péchés ont été couverts !

Epître du jour et des saints Pères
: Galates 2, 16-20 et Tite 3, 8-15
Frères, nous savons que l’être humain est reconnu juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ, non parce qu’il accomplit ce qu’ordonne la Loi donnée à Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette Loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la Loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres du bien. Car cela est bon et utile aux humains. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la Foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous : Amen !

Alléluia, t. 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut ! Des saints Pères, t. 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il a appelé la terre, de l’Orient à l’Occident. - Rassemblez devant lui ses saints, qui scellèrent son testament par des sacrifices.

Evangile du jour et des saints Pères
: Luc 8, 5-15 et Jean 17, 1-13
En ce temps-là Jésus dit la parabole suivante. « Un homme sortit pour semer du grain. Tandis qu’il répandait la semence dans son champ, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! » Les disciples de Jésus lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Jésus leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles afin qu’ils puissent regarder, mais sans voir ; qu’ils puissent entendre, mais sans comprendre. Voici ce que signifie cette parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »
En ce temps-là (ayant parlé de sa victoire sur le monde), Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que Tu lui as donné, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que J’avais auprès de toi avant que le monde ne fût.
J’ai manifesté ton Nom aux humains que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, Tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, que les paroles que Je leur ai données sont celles que Tu m’as données. Ils les ont reçues, ils ont véritablement connu que Je suis sorti de toi, et ils ont cru que Tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi, et J’ai été glorifié en eux. Désormais Je ne suis plus dans le monde ; eux restent dans le monde, tandis que Moi Je vais à toi. Père saint, garde-les en ton Nom que Tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Lorsque J’étais avec eux, Je les gardais en ton Nom que Tu m’as donné ; Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, en sorte que l’Ecriture fût accomplie. Maintenant Je vais à toi et Je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude ! »

Chant de communion du dimanche :
Louez… ! et des Pères en ton 1 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Dimanche 7 octobre

Dimanche 7 octobre 2007, 19ème après Pentecôte, quatrième après la Croix, ton 2

Tropaire de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Troparul Învierii, Glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église
. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection, ton 2 :
Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//  Et maintenant…

Condacul Învierii, glas 2 : Înviat-ai din mormânt , Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea !

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : Galates 1, 11-19 – usage roumain, n. trad.
Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.
Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.
Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.

Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Luc 7, 11-16 – n. trad.
En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

În vremea aceea, (dupà vindecàri fiului ostasului), Iisus S-a dus într-o cetate numità Nain si cu El împreunà mergeau ucenicii Lui si multà multime. Iar când S-a apropiat de poarta cetàtii, iatà scoteau un mort, singurul copil al mamei sale, si ea era vàduvà, si multime mare din cetate era cu ea. Si, vàzând-o, Domnul, I s-a fàcut milà de ea si le-a zis : « Nu plânge ! » Si apropiindu-Se, S-a atins de sicriu, iar cei ce-l duceau s-au oprit. Si a zis : « Tinere, tie îti zic, scoalà-te ! » Si s-a ridicat mortul si a început sà vorbeascà, si l-a dat mamei lui. Si fricà i-a cuprins pe toti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : « Prooroc mare s-a ridicat între noi si Dumnezeu a cercetat pe poporul Sàu ! »

Homélie et catéchèse : la puissance miséricordieuse du Fils de Dieu
1. Les niveaux d’interprétation : plan historique toujours (un événement qui a eu lieu devant une multitude de témoins), sens théologique (la divinité de Jésus Seigneur, Maître de la vie et de la mort), registre mystique (l’être intérieur mort à cause du péché n’est pas anéanti, il entend la voix de son Créateur et s’il répond à son appel, il connaît la Vie, en relation personnelle avec le Christ).
2. Le rapport entre évangile, tropaires de la Résurrection, prokimenon et versets de l’Alléluia.
3. Le rapport de l’évangile et de l’épître : les expressions la foi « révélée par Jésus-Christ », et Celui qui « m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce », sont à rapprocher de « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! ».
4. La miséricorde divine : Jésus entend la voix des sans-voix (la mère du mort n’a rien dit) et également les gémissements secrets de ses serviteurs - « Dieu a pris en considération son peuple ! ».
5. Les mots-clé de cet évangile: Naïm (Cité de la Joie), « mort » et « cadavre » (réalité concrète), « ému dans ses entrailles » (miséricorde divine, humanité réelle du Christ Dieu icône de l’amour de Dieu), « toucha » (cf. fréquence du contact physique du Christ et des personnes dans l’Evangile), « saisi de crainte », « louaient Dieu » (le sentiment religieux, de la crainte à la louange, base de la prière biblique et chrétienne, en particulier de l’expérience liturgique, ici naissance d’une hymne liturgique improvisée à la façon sémitique, cf. l’improvisation de la Mère de Dieu dans le « mon âme magnifie le Seigneur », ou le cantique de Zacharie. Evangile et Liturgie, un thème à développer).
6. Se pose souvent la question : pourquoi l’exauce-t-Il et ne m’exauce-t-Il pas ? Renoncer à juger (à faire le procès de) Dieu… Dieu exauce selon ce qu’Il sait mieux que nous être notre bien, souvent de façon différente de ce qu’on attendait. Le laissons-nous toujours exaucer ? En tout cas, la réalité divino humaine (La réalité) n’est pas de caractère magique ; elle n’est gouvernée par aucune loi ; Dieu est Souverain (mieux que « tout-puissant », tropaire t.2). La souveraineté du Dieu d’amour est également sa liberté et son omniscience. Il ne nous doit rien et Il sait tout de nous et de nos pensées secrètes.
7. Le chrétien vit selon la gratuité de l’amour de Dieu, et il remercie continuellement le Seigneur de bien vouloir se révéler à lui – ce que fait ici Jésus.  « Donne à ceux qui te servent en tout temps avec crainte et amour de louer ton ineffable bonté ! » (prière 1 de matines). Mais le sommet de la connaissance humaine et angélique est de glorifier Dieu pour lui-même et pour rien d’autre, de façon totalement désintéressée et allègre !

Dimanche 30 septembre

                                                                                                   

Dimanche 30 septembre 2007, 18ème après Pentecôte, 3ème après la Croix, ton 1.
Mémoire de saint Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

Tropaire(s) et kondakion(a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant et toujours…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 :
Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon du ton 1 : Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, /  comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !

Epître du jour : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia du ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile du jour : Luc 6, 31-36
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »

În vremea aceea, Iisus spunea : « Precum voiti sà và facà vouà oamenii, faceti-le si voi asemenea. Si dacà iubiti pe cei ce và iubesc, ce ràsplatà puteti avea ? Càci si pàcàtosii iubesc pe cei ce îi iubesc pe ei. Si dacà faceti bine celor ce và fac vouà bine, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii acelasi lucru fac. Si dacà dati împrumut celor de la care nàdàjduiti sà luati înapoi, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii dau cu împrumut pàcàtosilor, ca sà primeascà înapoi întocmai. Ci iubiti pe vràjmasii vostri si faceti bine si dati cu împrumut, fàrà sà nàdàjduiti nimic în chimb, si ràsplata voastrà va fi multà si veti fi fii Celui Preaînalt, cà El este bun cu cei nemultumitori si rài. Fiti milostivi, precum si Tatàl vostru este milostiv ».

Homélie et catéchèse : L’amour des ennemis. Starets Silouane, moine du Mont-Athos (Paris, 1973).
« Celui qui n’aime pas ses ennemis, ne peut connaître le Seigneur ni la douceur de l’Esprit saint. Le saint Esprit apprend à tant aimer les ennemis que l’on aura compassion d’eux comme de ses propres enfants… Celui qui n’aime pas ses ennemis, n’a pas la grâce de Dieu…Seigneur, apprends-nous par ton Esprit saint à aimer nos ennemis et à prier pour eux avec des larmes… Si nous aimons nos ennemis, l’orgueil n’aura pas de place dans notre âme, car l’amour du Christ ne cherche pas à dominer… Dès que quelqu’un t’a blessé, prie Dieu pour lui, et tu garderas la paix et la grâce divine. » (p. 160, 189…)
Archimandrite Sophrony : « L’amour pour les ennemis est le seul critère certain de la vérité » (p. 222).