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Dimanche 16 décembre

Dimanche 16 décembre 2007, 29ème après Pentecôte, quatorzième après la Croix, ton 4
Les ancêtres du Seigneur selon la Foi

Tropaire de la Résurrection en ton 4
: Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Troparul Învierii, glas 4
: Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.

Tropaire des saints ancêtres en ton 2 : Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, + par eux Tu épousas d’avance / l’Eglise des nations. // Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté + à cause de l’illustre fruit de leur lignée, / qui sans semence t’enfanta. // Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, / fais que nos âmes reçoivent le salut. // Gloire…

Kondakion des saints ancêtres en ton 6
: Jeunes gens trois fois heureux, + vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, + mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, / dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. // Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, + vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, + en ta miséricorde et ton amour, / car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »//  Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//

Prokimenon du ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères ! A ton Nom louange et gloire éternellement ! V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Colossiens 1, 12-18
Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a, Lui, arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour.
En celui-ci nous avons, par son sang, la délivrance, le pardon de nos péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, pour devenir Lui-même prééminent en tout.

Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile : Luc 14, 16-24 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.

În vremea aceea Iisus a zis : « Un om oarecare a fàcut cinà mare si a chemat pe multi ; si a trimis la ceasul cinei pe sluga sa ca sà spunà celor chemati : Veniti, cà iatà toate sunt gata. Si au început toti, câte unul, sà-si cearà iertare. Cel dintâi i-a zis : Tarinà am cumpàrat si am nevoie sà ies ca s-o vàd ; te rog iartà-mà. Si altul a zis : Cinci perechi de boi am cumpàrat si mà duc sà-i încerc ; te rog iartà-mà. Al treilea a zis : Femeie mi-am luat si de aceea nu pot veni. Si întorcându-se, sluga a spus stàpânului sàu acestea. Atunci, mâniindu-se, stàpânul casei a zis : Iesi îndatà în pietele si ulitele cetàtii, si pe sàraci, si pe neputinciosi, si pe orbi, si pe schiopi adu-i aici. Si a zis sluga : Doamne, s-a fàcut precum ai poruncit si tot mai este loc.  Si a zis stàpânul càtre sluga : Iesi la drumuri si la garduri si sileste sà intre, ca sà mi umple casa. Càci zic vouà : Nici unul din bàrbati aceia care au fost chemati nu va gusta din cina mea. Càci, a zis Domnul, multi sunt poftiti dar putin sunt alesi.

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 4.

Catéchèse et homélie : le commentaire de cet évangile par saint Ambroise de Milan (VII, 200-202)
« Les invités donc s’excusent, parce que la Royaume n’est fermé à personne qui ne se soit exclu par le témoignage de sa parole ; le Seigneur dans sa clémence invite tout le monde, mais c’est notre lâcheté ou notre égarement qui nous écarte. Donc celui qui achète une ferme est étranger au Royaume : car au temps de Noé, vous l’avez lu, acheteur et vendeur ont été engloutis par le déluge (cf. Mat. 21, 21) ; de même celui qui préfère le joug de la Loi au bienfait de la grâce, et celui qui s’excuse parce qu’il prend femme. Car il est écrit : « Si l’on vient à moi sans haïr son père et sa mère et son épouse, on ne peut être mon disciple » (cf. Lc 14, 26 et 18, 29). Alors en effet que le Seigneur à cause de nous renonce à sa mère quand Il dit : « Qui est ma mère, ou qui sont mes frères ? » (Mat. 12, 48), pourquoi voudriez-vous préférer ces biens à votre Maître ? Mais le Seigneur ne commande ni de méconnaître la nature ni d’en être esclave : simplement de condescendre à la nature tout en vénérant son Auteur, et sans manquer à Dieu par amour des parents. Ainsi, après le dédain orgueilleux des riches, Il s’est tourné vers les Nations ; Il a fait entrer bons et mauvais, afin de changer en bien les dispositions des mauvais, pour réaliser ce qui a dit par le prophète : ‘Alors loups et agneaux auront commun pâturage’ (Is. 65, 25). Il invite les pauvres, les infirmes, les aveugles : ce qui montre que l’infirmité corporelle n’exclut personne du Royaume, et que les péchés sont plus rares quand fait défaut l’invite au péché ; ou bien que l’infirmité des péchés est remise par la miséricorde du Seigneur, si bien qu’étant racheté de sa faute non par les oeuvres mais par la Foi, si l’on se glorifie ce sera dans le Seigneur (cf. Rom. 9, 32 et 1Co. 1, 31».

Dimanche 9 décembre

Dimanche 9 décembre 2007, 28ème après Pentecôte, treizième après la Croix, ton 3
Conception de la Mère de Dieu par saint Joachim et sainte Anne

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropaire de la Conception, t. 4
: En ce jour sont brisées les chaînes de la stérilité, car Dieu exauce la prière d’Anne et de Joachim : Il leur promet clairement la naissance inespérée de la divine enfant qui doit à son tour enfanter l’Infini dans la chair des mortels, celui même qui ordonne à l’ange de lui crier : « Réjouis-toi, Plein de grâce, le Seigneur est avec toi ! »

Tropaire(s) et kondakion(a) de l’église. Gloire…

Kondakion de la Résurrection, t. 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.// Et maintenant…

Kondakion de la Conception, t.4 : L’univers célèbre en ce jour la conception d’Anne survenue par divine volonté. Elle conçoit en effet celle qui à son tour concevra de manière ineffable le Verbe de Dieu.

Prokimenon, t. 3
: Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie !; et de la Fête en ton 4 : Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël ! V : Bénissez Dieu dans les assemblées !

Epître : Ephésiens 6, 10-17 ; et de la Fête
: Galates 4, 22-31
Frères, trouvez votre puissance dans le Seigneur et dans la souveraineté de sa force ! Revêtez la panoplie de Dieu, pour pouvoir tenir devant les méthodes du Diable ; car nous n’avons pas à lutter contre le sang et la chair, mais contre les principautés, les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits de malignité répandus dans les lieux célestes. Endossez donc la panoplie de Dieu, afin que, au jour de malignité, vous puissiez résister, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme, ayant pour ceinture la vérité, pour cuirasse la justice, pour chaussures le zèle à propager l’Evangile de la paix ; par-dessus tout, saisissez le bouclier de la foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire le parler de Dieu.

Alléluia, t. 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut ! ; et de la Fête, t. 1 : Le salut des justes vient du Seigneur ; Il est leur protecteur au temps de la tribulation. V : Le Seigneur leur portera secours et les délivrera ; Il les arrache aux pécheurs ; Il les sauvera, car ils ont mis en lui leur espérance.

Evangile du jour : Luc 13, 10-17 (n. trad.) ; et de la Fête : Luc 8, 16-21
En ce temps-là, Jésus enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat. Or il y avait là une femme qui avait depuis dix-huit ans un esprit d’infirmité : elle était toute penchée vers le bas et ne pouvait pas se tourner complètement vers le haut. Jésus, la voyant, l’interpella et lui dit : « Femme, sois déliée de ton infirmité ! » Puis Il lui imposa les mains, et à l’instant même elle se redressa et rendit gloire à Dieu. Mais le chef de la synagogue, indigné parce que Jésus avait fait soigné un jour de sabbat, répondit à cela en disant à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire soigner ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. - Hypocrite, lui dit Jésus ; est-ce que chacun d’entre vous ne délie pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat pour le mener à l’abreuvoir ? Et cette fille d’Abraham que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? » Comme Jésus disait cela, tous ses adversaires étaient remplis de confusion, et la foule entière se réjouit de toutes les merveilles accomplies par lui.

În vremea aceea Iisus învàta într-una din sinagogi sâmbàta. Si iatà o femeie care avea de optsprezece ani un duh de neputintà si care era gârbova, de nu putea sà se ridice în sus nicidecum. Iar Iisus, vàzând-o, a chemat-o, si i-a zis : « Femeie, esti dezlegatà de neputinta ta ! » Si a pus mâinile asupra ei, si ea îndatà s-a îndreptat si slàvea pe Dumnezeu. Iar mai-marele sinagogii, mâniindu-se cà Iisus a vindecat-o sâmbàta, ràspunzând, zicea multimii : « Sase zile sunt în care trebuie sà se lucreze ; venind deci întru-acestea, vindecat-và, dar nu în ziua sâmbetei ! » Iar Domnul i-a ràspuns si a zis : « Fàtarnicilor ! Fiecare dintre voi nu dezleagà, oare, sâmbàta boul sàu, sau asinul de la iesle, si nu-l duce sà-l adape ? Dar aceasta, fiicà a lui Avraam fiind, pe care a legat-o satana, iatà de optsprezece ani, nu se cuvenea, oare, sà fie dezlegatà de legàtura aceasta, în ziua sâmbetei ? » Si zicând El acestea, s-au rusinat toti cei ce erau împotriva Lui, si toatà multimea se bucura de faptele stràlucite sàvârsite de El.

Koinonikon du dimanche (Louez le Seigneur…) et de la Fête, t. occ. : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Homélie et catéchèse : la Femme courbée et la préparation à Noël.
1. Historicité du miracle ; scène de rue montrant le Christ, le Dieu-Homme, confronté à ceux qui font de la Loi qu’Il leur a donnée, une prison. Lui, vient « délier » ce qui est « lié », guérir et pardonner.
2. Le Verbe a donné la Loi par amour de l’être humain : « le sabbat est fait pour l’être humain ». Dieu ne pense qu’au bien de sa créature. Quel est ce bien ? L’épanouissement de la créature de l’image de Dieu à la ressemblance avec lui, la déification : devenir saint comme Dieu est saint (Lévitique 11, 44).
3. La Femme courbée est une allégorie de la Synagogue : elle ne sait plus regarder vers le Ciel, lieu du siège de Dieu (« qui demeure aux plus haut des cieux », prière de matines) ; ses préoccupations sont terre-à-terre, elle perd de vue le Salut ; surtout, incapable de voir le Messie et Fils de Dieu debout devant elle ! Comme l’Aveugle de dimanche dernier, cette femme symbolise le péché d’Israël.
4. Cette allégorie s’applique également au Nouvel Israël, l’Eglise : ne nous contentons pas d’appliquer les règles traditionnelles ; ne nous justifions pas par une orthodoxie formelle ; préférons l’amour de l’intégralité à l’intégrisme ; n’oublions pas que le salut de l’être humain est le seul enjeu de la sainte tradition des Apôtres et des Pères ; notre religion n’est pas prison : elle est liberté dans l’Esprit.
5. Le redressement physique : le Verbe s’est incarné pour se manifester comme amour absolu et rendre sa dignité à l’être humain, debout devant Dieu, contemplant sa Face et le glorifiant ; en dialogue avec lui, dans une relation interpersonnelle divino humaine restaurée. Or, le relèvement de la tête est le thème principal de la  période de l’Avent (Isaïe 60, 1), carême de Noël. Dans sa glorieuse nativité, Il a manifesté le modèle pour rénover l’image en l’Homme et en montrer l’accomplissement. Jésus est Dieu parfait mais également Homme parfait : Il sauve en révélant l’humanité de l’homme. « La gloire de Dieu, c’est l’Homme debout », dit saint Irénée.

Dimanche 2 décembre

Dimanche 2 décembre 2007, 27ème après Pentecôte, douzième après la Croix, ton 2

Tropaire de la Résurrection, ton 2
: Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Troparul Învierii, Glas 2
: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!


Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église. G
loire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//  Et maintenant…

Condacul Învierii, glas 2 : Înviat-ai din mormânt , Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea !


Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6
: Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : 1 Timothée 1, 15-17
Timothée, mon enfant dans la Foi, sûre et digne d’approbation totale est cette parole : le Christ Jésus est venu dans le monde sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier. Mais, si Jésus Christ m’a fait miséricorde, c’est pour  montrer en moi le premier toute sa longanimité, afin de servir d’exemple à ceux qui croiront en lui pour la vie éternelle. Au Roi des siècles, donc, au Dieu invisible, immortel et unique, honneur et gloire dans les siècles des siècles : Amen !

Timotei, fiu meu în credinta, vrednic de credinta si de toatà primirea e cuvântul cà Iisus Hristos a venit în lume cas à mântuiascà pe cei pàcàtosi, dintre care cel dintâi sunt eu. Si tocmai pentru aceea am fost miluit, ca Iisus Hristos sà arate mai întâi în mine toatà îndelunga Sa ràbdare, ca pildà celor ce vor crede în El, spre viata vesnicà. Iar Împàratului veacurilor, Celui nestricàcios, nevàzut, singurului Dumnezeu fie cinste si slavà în vecii vecilor : Amin !

Alléluia en ton 2
: Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Luc 18, 35-43
En ce temps-là, comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait. Entendant marcher la foule, il demanda ce que cela signifiait. On lui annonça que Jésus de Nazareth passait par là. Alors il poussa des cris en disant : « Jésus, Fils de David, fais-moi miséricorde !»  Ceux qui marchaient en tête le menaçaient pour qu’il fasse silence ; mais lui criait encore plus fort : « Fils de David, miséricorde ! » Jésus s’arrêta donc et ordonna qu’on le lui conduise. Quand l’aveugle fut près de lui, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que Je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je recouvre la vue ! » Jésus lui dit : « Recouvre la vue ! Ta foi t’a sauvé !» A l’instant même l’aveugle recouvra la vue, et il suivait Jésus en glorifiant Dieu ; et tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu.

În vremea aceea, când S-a apropiat Iisus de Ierihon, un orb sedea lângà drum, cersind. Si, auzind el multimea care trecea, întreba ce e aceasta. Si i-au spus cà trece Iisus Nazarineanul. Si el a strigat, zicând : « Iisuse, Fiul lui David, fie-Ti milà de mine ! » Si cei care mergeau înainte îl certau cas à tacà, iar el cu mult mai mult striga : « Fiule al lui David, fis-Ti milà de mine ! » Si oprindu-Se, Iisus a poruncit sà-l aducà la El ; si apropiindu-se, l-a întrebat :  « Ce voiesti sà-ti fac ? » Iar el a zis : « Doamne, sà vàd ! » Si Iisus i-a zis : « Vezi ! Credinta ta te-a mântuit ». Si îndatà a vàzut si mergea dupà El, slàvind pe Dumnezeu. Si tot poporul, care vàzuse, a dat laudà lui Dumnezeu.


Catéchèse et homélie
: l’Avent préparation à la vision de Dieu – guérison de l’Aveugle.
Les paroles clés des textes du jour : « le Christ Jésus est venu dans le monde sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier », « Dieu est invisible » (épître) ; « L’aveugle recouvra la vue… il suivait Jésus en glorifiant Dieu… tout le peuple, voyant cela, célébra les louanges de Dieu » (évangile)

La Tradition affirme à la fois le caractère inconnaissable de Dieu et la possibilité de le connaître par le Fils. Vladimir Lossky écrit : « Les textes du Nouveau Testament sont catégoriques dans le sens négatif. Ainsi, saint Paul dit (1 Tim 6, 16) : ‘Dieu seul possède l’immortalité. Il demeure dans la lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a vu et ne peut le voir’. Ici l’idée de l’immortalité semble se rattacher à celle de l’incognoscibilité de Dieu : Il est inaccessible pour un être mortel. Saint Jean (1 Jn 4, 12) dit : ‘personne n’a jamais vu Dieu’. On retrouve presque la même expression dans l’Evangile selon saint Jean (1, 18) : ‘Dieu, personne ne l’a jamais vu’, mais ici saint Jean ajoute : ‘le Fils unique engendré, qui est dans le sein du Père, Lui la montré’ (ou plutôt expliqué, interprété). C’est le propre du Verbe que d’exprimer, de raconter, la nature du Père. Et plus loin saint Jean (6, 46) : « personne n’a vu le Père, si ce n’est Celui qui est auprès de Dieu ; Celui-ci a vu le Père’. La même idée est exprimée chez les synoptiques (Mat 11, 27 et Luc 10, 22) : ‘Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, ni le Père, personne ne le connaît si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils voudra bien le révéler’. Ces derniers textes (saint Jean et les synoptiques), tout en limitant la vision et la connaissance de Dieu aux rapports intimes entre le Père et le Fils, qui seuls se connaissent mutuellement, affirment en même temps que cette connaissance peut être conférée, communiquée aux êtres créés, selon le vouloir du Fils » (Vision de Dieu, Neuchâtel, 1962, p.22).

L’Aveugle de ce jour est celui à qui le Verbe incarné veut bien donner la vision de lui-même dans le saint Esprit et, par lui, l’accès au Père céleste. C’est ce que veut dire « le Christ est venu sauver les pécheurs » ainsi que « recouvrer la vue », la possibilité originelle de voir le Seigneur. Dans l’épître de ce jour, l’apôtre Paul affirme à la fois le caractère « invisible » de Dieu, et le fait qu’Il se rend visible par ses actions miséricordieuses, notamment en révélant sa gloire. C’est donc cette « gloire », énergies incréées irradiant de sa personne, que l’on peut voir ; ce n’est pas Dieu lui-même et encore moins sa nature. Mais, dans le siècle futur, les saints, devenus eux-mêmes lumière, pourront le voir face à face, affirme le même saint Paul (1 Co 13, 12).

Dimanche 25 novembre

Dimanche 25 novembre 2007, 30ème après Pentecôte, onzième après la Croix, ton 1
Clôture de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple ; sainte martyre Catherine d’Alexandrie

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//

Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

Tropaire de la Présentation en ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu la Vierge se montre à tous et d’avance elle annonce le Christ. Et nous, nous lui crions de toutes nos voix : « Réjouis-toi, Accomplissement de l’économie du Créateur ! »

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de sainte Catherine en ton 2 :
En ce jour, amis des martyrs, formez un chœur divin/ pour glorifier la très sage Catherine !// Sur le stade en effet elle a prêché le Christ,+ et foulé aux pieds le Serpent,/ elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.// Et maintenant…

Kondakion de la Présentation de la Mère de Dieu en ton 4
: Le très saint Temple du Sauveur,+ sa Chambre nuptiale de grand prix,+ la Vierge, Trésor sacré de la gloire de Dieu,/ en ce jour est présentée au temple du Seigneur.// Elle y apporte la grâce du saint Esprit/ et devant elle les anges de Dieu chantent : « Voici le Tabernacle des cieux ! »//

Prokimenon du ton 1
: Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, /  comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange ! Et de la Fête en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/ : Il s’est penché sur son humble servante : désormais tous les âges me diront bienheureuse !

Epître
: Colossiens 3, 12-16 (n. trad.)
Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants ! Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu !

Alléluia du ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles. Et de la Fête en ton 8 : Ecoute, ma fille, regarde et incline l’oreille ! – Les plus riches du Peuple imploreront ta face.

Evangile : Luc 18, 18-27 (notre traduction)
En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. »

În vremea aceea L-a întrebat un dregàtor zicând : « Bunule, Învàtàtor, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus i-a zis : « Pentru ce Mà numesti bun ? Nimeni nu este bun, decât unul Dumnezeu.  Stii poruncile : Sà nu sàvirsesti adulter, sà nu ucizi, sà nu furi, sà nu màrturisesti strâmb, cinsteste pe tatàl tàu si pe mama ta ». Iar el a zis : « Toate acestea le-am pàzit din tineretile mele ». Auzind, Iisus i-a zis : « Încà una îti lipseste : Vinde toate câte ai si le împarte sàracilor, si vei avea comoarà în ceruri ; si vino de urmeazà Mie ! » Iar el, auzind acestea, s-a întristat, càci era foarte bogat. Si vàzându-l întristat, Iisus a zis : « Cât de greu vor intra cei ce au averi în împàràtia lui Dumnezeu ! » Zis-au cei ce ascultau : « Si cine poate sà se mântuiascà ? » Iar El a zis : « Cele ce sunt cu neputintà la oameni sunt cu putintà la Dumnezeu ».

Mégalynaire de la Fête en ton 4
: Devant l’entrée de la Vierge au Temple, les anges s’émerveillèrent, s’étonnant de voir comme elle avançait  jusqu’au Saint des saints. Que de l’Arche vivante de Dieu aucune main profane n’ose approcher ! Mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu le salut de l’ange Gabriel et dans l’allégresse lui chantent : « Vierge pure, Dieu t’a élevée plus haut que toute créature ! »

Koinonikon du dimanche
(« Louez… ») et de la Fête : Je prendrai le calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !

Homélie et catéchèse
: ce jour associe la Résurrection, l’Avent, la fête de la Vierge et celle de sainte Catherine !  1. La puissance de Dieu (« ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu ») se manifeste par la fécondité accordée au couple désespérément stérile de Joachim et Anne, qui annonce le miracle de l’incarnation virginale, et par la Résurrection. Combien de fois ne sommes-nous pas confrontés à notre impuissance ? Cette parole est alors pour nous ! 2. La vraie question : « que puis-je faire pour être sauvé ? » N’est-ce pas le moment, en ce temps de l’Avent, de poser cette question, non à nous-mêmes, mais au Christ ? Cette question du salut et de la vie éternelle, n’est-elle pas plus sérieuse que les préoccupations concernant l’argent et le confort, et toutes les richesses dont notre époque fait, surtout en cette période de l’année, commerce ? 3. Sainte Catherine symbolise la victoire de la sagesse évangélique sur les doctrines du monde. Elle réfutait celles-ci, non seulement par le brio de ses démonstrations, mais surtout par la pureté et la sainteté d’une vie guidée par la volonté divine du Seigneur qui dit : « Suis-moi ! ». Elle représente la conscience libre de celui confesse la vraie foi.
Le carême de Noël ou temps de l’Avent :
se purifier pour le Seigneur !

Le jeûne de ce temps, uni à la prière plus intense, soutient la veille, l’attente, préparation aux épreuves inouïes que connaîtra l’humanité avant la lumineuse manifestation du Verbe.

Selon l’Eglise orthodoxe, il dure du 15.11 au 25.12. Si le 14.11 est un mercredi, on commence le jeûne le 13 au soir. On ne prend ni viande, ni œufs, ni fromage.

Le mercredi et le vendredi, nous nous abstenons d’huile et de vin ; mardi et jeudi, on peut boire du vin, ainsi que samedi et dimanche où l’on prend du poisson, jusqu’au 6.12, Saint-Nicolas, inclus.

La veille de Noël, on ne mange que le soir, et on prend seulement des céréales et des fruits.

Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt l’abstinence et le jeûne après la célébration.

Le renoncement concerne également les envies et les pensées, les paroles vaines, les formes de dépendance (télévision, ordinateur, Internet, etc.), la sexualité... Dans un monde de surconsommation, le jeûne n’est pas seulement alimentaire !

Le jeûne uni à la prière et à l’écoute de la Parole (lisons surtout le prophète Isaïe, lisons également en famille le saint Evangile !) est, non une frustration, mais le renoncement libre selon l’Esprit. Le chrétien acquiert ainsi la pureté de l’âme et du corps, et la disponibilité spirituelle en vue de l’illumination.