Dimanche 16 décembre
Dimanche 16 décembre 2007, 29ème après Pentecôte, quatorzième après la Croix, ton 4
Les ancêtres du Seigneur selon la Foi
Tropaire de la Résurrection en ton 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//
Troparul Învierii, glas 4: Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.
Tropaire des saints ancêtres en ton 2 : Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, + par eux Tu épousas d’avance / l’Eglise des nations. // Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté + à cause de l’illustre fruit de leur lignée, / qui sans semence t’enfanta. // Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, / fais que nos âmes reçoivent le salut. // Gloire…
Kondakion des saints ancêtres en ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, + vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, + mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, / dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. // Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, + vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, + en ta miséricorde et ton amour, / car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »// Et maintenant…
Kondakion de l’avant-fête de Noël en ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//
Prokimenon du ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères ! A ton Nom louange et gloire éternellement ! V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.
Epître : Colossiens 1, 12-18
Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a, Lui, arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour.
En celui-ci nous avons, par son sang, la délivrance, le pardon de nos péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, pour devenir Lui-même prééminent en tout.
Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.
Evangile : Luc 14, 16-24 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.
În vremea aceea Iisus a zis : « Un om oarecare a fàcut cinà mare si a chemat pe multi ; si a trimis la ceasul cinei pe sluga sa ca sà spunà celor chemati : Veniti, cà iatà toate sunt gata. Si au început toti, câte unul, sà-si cearà iertare. Cel dintâi i-a zis : Tarinà am cumpàrat si am nevoie sà ies ca s-o vàd ; te rog iartà-mà. Si altul a zis : Cinci perechi de boi am cumpàrat si mà duc sà-i încerc ; te rog iartà-mà. Al treilea a zis : Femeie mi-am luat si de aceea nu pot veni. Si întorcându-se, sluga a spus stàpânului sàu acestea. Atunci, mâniindu-se, stàpânul casei a zis : Iesi îndatà în pietele si ulitele cetàtii, si pe sàraci, si pe neputinciosi, si pe orbi, si pe schiopi adu-i aici. Si a zis sluga : Doamne, s-a fàcut precum ai poruncit si tot mai este loc. Si a zis stàpânul càtre sluga : Iesi la drumuri si la garduri si sileste sà intre, ca sà mi umple casa. Càci zic vouà : Nici unul din bàrbati aceia care au fost chemati nu va gusta din cina mea. Càci, a zis Domnul, multi sunt poftiti dar putin sunt alesi.
Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 4.
Catéchèse et homélie : le commentaire de cet évangile par saint Ambroise de Milan (VII, 200-202)
« Les invités donc s’excusent, parce que la Royaume n’est fermé à personne qui ne se soit exclu par le témoignage de sa parole ; le Seigneur dans sa clémence invite tout le monde, mais c’est notre lâcheté ou notre égarement qui nous écarte. Donc celui qui achète une ferme est étranger au Royaume : car au temps de Noé, vous l’avez lu, acheteur et vendeur ont été engloutis par le déluge (cf. Mat. 21, 21) ; de même celui qui préfère le joug de la Loi au bienfait de la grâce, et celui qui s’excuse parce qu’il prend femme. Car il est écrit : « Si l’on vient à moi sans haïr son père et sa mère et son épouse, on ne peut être mon disciple » (cf. Lc 14, 26 et 18, 29). Alors en effet que le Seigneur à cause de nous renonce à sa mère quand Il dit : « Qui est ma mère, ou qui sont mes frères ? » (Mat. 12, 48), pourquoi voudriez-vous préférer ces biens à votre Maître ? Mais le Seigneur ne commande ni de méconnaître la nature ni d’en être esclave : simplement de condescendre à la nature tout en vénérant son Auteur, et sans manquer à Dieu par amour des parents. Ainsi, après le dédain orgueilleux des riches, Il s’est tourné vers les Nations ; Il a fait entrer bons et mauvais, afin de changer en bien les dispositions des mauvais, pour réaliser ce qui a dit par le prophète : ‘Alors loups et agneaux auront commun pâturage’ (Is. 65, 25). Il invite les pauvres, les infirmes, les aveugles : ce qui montre que l’infirmité corporelle n’exclut personne du Royaume, et que les péchés sont plus rares quand fait défaut l’invite au péché ; ou bien que l’infirmité des péchés est remise par la miséricorde du Seigneur, si bien qu’étant racheté de sa faute non par les oeuvres mais par la Foi, si l’on se glorifie ce sera dans le Seigneur (cf. Rom. 9, 32 et 1Co. 1, 31».
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