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Samedi 19 avril

Samedi 19 avril 2008 : Réveil de Lazare ; clôture du saint Carême. Divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Tropaire de la Fête, t. 1 : Affirmant la résurrection universelle,+ avant ta Passion, ô Christ Dieu,/ Tu réveilles Lazare des morts.// Et nous, comme des adolescents,+ portant l’insigne de la victoire,/ nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort:// « Hosanna dans les lieux très hauts !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »//  Gloire… et maintenant…

Kondakion de la Fête, t. 2 : L
e Christ, l’universelle Joie, la Vérité, la Lumière et la Vie du monde, sa résurrection,+ sur notre terre est apparu, dans sa bonté,/ devenant le signe de la Résurrection pour accorder à tous la divine rémission.//

Au lieu du Trisagion: V
ous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, t.3 : Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? V/ Le Seigneur est le protecteur de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Epître :
Hébreux 12, 28 à 13, 8 : Frères, puisque nous recevons en héritage un royaume inébranlable, conservons cette grâce et par elle rendons à Dieu un culte agréable, avec crainte et respect, car « notre Dieu est un feu dévorant ». Persévérez dans l’amour fraternel, et n’oubliez pas l’hospitalité : c’est par elle que certains, à leur insu, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des captifs, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et de ceux que l’on maltraite, en pensant que vous aussi, vous avez un corps. Que le mariage soit honoré de tous et que sans souillure demeure le lit nuptial, car Dieu jugera fornicateurs et adultères. Chassez l’avarice de votre vie et contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu Lui-même a dit : « Je ne te laisserai ni ne t’abandonnerai » ; de sorte que nous puissions dire avec confiance : « Le Seigneur est mon secours, je ne craindrai pas ce qu’un homme peut me faire. » Souvenez-vous de vos chefs spirituels, qui vous ont fait entendre la parole de Dieu ; et, considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et dans les siècles !

Alléluia, t. 5: L
e Seigneur règne, Il s’est revêtu de beauté ! V : Car Il a affermi l’univers, et il ne sera ébranlé ! Ton trône est préparé depuis l’origine !

Evangile :
Jean 11, 1-45 (n. trad.)
En ce temps-là, il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. C’était cette Marie qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux, dont le frère était malade. Les sœurs envoyèrent donc lui dire : « Seigneur, voilà : celui qui est ton ami est malade. » Jésus entendit et dit : « Cette maladie n’est pas en vue de la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, soit glorifié le Fils de Dieu. » Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Lorsqu’ Il entendit que celui-ci était malade, Il resta alors deux jours à l’endroit où Il était. Il dit ensuite aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, Maître, tout récemment les Judéens cherchaient à te lapider, et Tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans la journée ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde ; mais, si quelqu’un marche de nuit, il trébuche, car la lumière n’est pas en lui. » Il leur dit cela, après quoi Il leur dit : « Lazare notre ami repose, mais Je vais aller le réveiller. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il repose, il sera sauvé. » Or Jésus avait parlé de sa mort, mais eux crurent qu’Il parlait du repos du sommeil. Jésus leur dit alors ouvertement : « Lazare, notre ami, est mort et Je rends grâce pour vous, afin que vous croyiez, de n’avoir pas été là ; mais, allons vers lui. » Thomas, appelé le Jumeau, dit alors à ses condisciples : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui. » Arrivé donc à Béthanie, Jésus le trouva depuis quatre jours déjà au tombeau. Béthanie était proche de Jérusalem, à quinze stades environ. Beaucoup d’entre les Judéens étaient venus vers Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. Or Marthe, lorsqu’elle entendit que Jésus arrivait, alla à sa rencontre ; mais Marie était assise à la maison. Marthe dit alors à Jésus : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais, dès maintenant, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu’il ressuscitera, lors de la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, Je suis la Résurrection et la Vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais ; crois-tu cela? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; je crois fermement que Tu es, Toi, le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. » Elle dit cela, partit, appela Marie sa sœur et lui dit en secret : « Le Maître est là, et Il t’appelle. » Celle-ci, dès qu’elle entendit, se leva rapidement et vint vers lui. Or Jésus n’était pas encore arrivé au village, mais Il était encore à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Alors les Judéens qui étaient avec elle dans la maison à la consoler, voyant Marie se lever rapidement et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie donc, quand elle arriva où était Jésus, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Alors Jésus, quand Il la vit se lamenter et les Judéens qui l’accompagnaient se lamenter, frémit dans l’Esprit et fut bouleversé ; et Il dit : « Où l’avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Judéens dirent alors : « Voyez comme Il était son ami ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Ne pouvait-Il pas, Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? » Alors, Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, vint au tombeau ; c’était une grotte, et une pierre était placée par-dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du défunt, Marthe, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car c’est le quatrième jour. » Jésus lui dit : « Ne t’ai-Je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre d’où le mort reposait. Jésus leva alors les yeux En Haut et dit : « Père, Je te rends grâces de ce que Tu m’as entendu ; Moi, Je savais que Tu m’entends toujours, mais c’est pour la foule qui m’entoure que J’ai parlé, afin qu’ils croient que c’est Toi qui m’as envoyé. » Et, après avoir dit cela, Il cria
d’une voix forte : « Lazare, ici ! Sors ! » Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le partir. » Alors, beaucoup des Judéens qui étaient venus vers Marie et avaient contemplé ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

În vremea aceea era bolnav un oarecare Lazàr din Betania, satul Mariei si al Martei, sora ei. Iar Maria era aceea care a uns cu mir pe Domnul si I-a sters picioarele cu pàrul capului ei, al càrei frate Lazàr era bolnav. Iar Iisus, auzind, a zis : « Aceastà boalà nu este spre moarte, ci pentru slava lui Dumnezeu, ca, prin ea, Fiul lui Dumnezeu sà se slàveascà ». Si iubea Iisus pe Maria si pe sora ei si pe Lazàr. Când a auzi, deci, cà este bolnav, atunci a ràmas douà zile în locul în care era. Apoi, dupà aceea, a zis ucenicilor : « Sà mergem iaràsi în Iudea ». Ucenicii I-au zis : « Învàtàtorule, acum càutau iudei sà te ucidà cu pietre, si iaràsi Te duci acolo ? » A ràspuns Iisus : « Nu sînt oare douàsprezece ceasuri într-o zi ? Dacà umblà cineva ziua, nu se împiedicà, pentru cà el vede lumina acestei lumi. Iar dacà umblà cineva noaptea se împiedicà, pentru cà lumina nu este în el ». A zis acestea, si dupà aceea le-a spus : « Lazàr, prietenul nostru, a adormit ; Mà duc sà-l trezesc ». Deci I-au zis ucenicii : « Doamne, dacà a adormit, se va face bine ». Dar Iisus vorbise despre moartea lui, iar ei credeau cà vorbeste despre somn ca odihnà. Deci atunci Iisus le-a spus lor pe fatà : « Lazàr a murit. Si Mà bucur pentru voi ca sà credeti cà n-am fost acolo. Dar sà mergem la el ». Deci a zis Toma, care se numeste Geamànul, celorlalti ucenici : « Sà mergem si noi si sà murim cu El ! ». Deci, venind, Iisus l-a gàsit pus de patru zile în mormânt. Iar Betania era aproape de Ierusalim, ca la cincisprezece stadii. Si multi dintre iudei veniserà la Marta si Maria ca sà le mângâie pentru fratele lor. Deci Marta, când a auzit cà  vine Iisus, a iesit în întâmpinarea Lui, iar Maria sedea în casà. Si a zis Marta càtre Iisus : « Doamne, dacà ai fi fost aici, fratele meu n-ar fi murit. Dar si acum stiu cà oricâte vei cere de la Dumnezeu, Dumnezeu Îti va da ». Iisus i-a zis : « Fratele tàu va învia ! ». Marta I-a zis : « Stiu cà va învia la înviere, în ziua cea de apoi ». Iisus i-a zis : « Eu sînt învierea si viatà ; cel ce crede în Mine, chiar dacà va muri, va trài ! Si oricine tràieste si crede în Mine nu va muri în veac. Crezi tu aceasta ? » Zis-a Lui : « Da, Doamne. Eu am crezut cà Tu esti Hristosul, Fiul lui Dumnezeu, Care a venit în lume ». Si zicând aceasta, s-a dus si a chemat pe Maria, sora ei, zicându-i în tainà : «Îïnvàtotorul este aici si te cheamà ». Când a auzit aceea, s-a sculat degrabà si a venit la El. Si Iisus nu venise încà în sat, ci era în locul unde Îl întâmpinase Marta. Iar iudeii care erau cu ea în casà si o mângâiau, vàzând pe Maria cà s-a sculat degrabà si a iesit afarà, au mers dupà ea, socotând cà a plecat la mormânt, ca sà plângà acolo. Deci Maria, când a venit unde era Iisus, vàzându-L, a càzut la picioarele Lui, zicându-I : « Doamne, dacà ai fi fost aici, fratele meu n-ar fi murit ». Deci Iisus, când a vàzut-o plângând si pe iudeii care veniserà cu ea plângând si ei, a suspinat cu duhul si S-a tulburat întru Sine. Si a zis : « Unde l-ati pus ? ». Zis-au Lui : « Doamne, vino si vezi ! ». Si a làcrimat Iisus. Deci ziceau iudeii : « Iatà cât de mult îl iubea ! ». Iar unii dintre ei ziceau : « Nu putea, oare, Acesta care a deschis ochii orbului sà facà asa ca si acesta sà nu moarà ? » Deci suspinând iaràsi Iisus întru Sine, a mers la mormânt. Si era o pesterà si o piatrà era asezatà pe ea. Iisus a zis : « Ridicati piatra ! ». Marta, sora celui ràposat, I-a zis : « Doamne, deja miroase, cà este a patra zi ». Iisus a-a zis : « Nu ti-am spus cà dacà vei crede, vei vedea slava lui Dumnezeu ? ». Au ridicat deci piatra, iar Iisus Si-a ridicat ochii în sus si a zis : « Pàrinte, Îti multumesc cà M-ai ascultat ! Eu stiam cà întotdeauna Mà asculti, dar pentru multimea care stà împrejur am zis, ca sà creadà cà Tu M-ai trimis ». Si zicând acestea, strigat cu glas mare : « Lazàre, vino afarà ! ». Si a iesit mortul, fiind legat la picioare si la mâini cu fisii de pânzà si fata lui era înfàsurata cu mahramà. Iisus le-a zis : « Dezlegati-l si làsati-l sà meargà ! ». Deci multi din iudeii care veniserà la Maria si care vàzuserà ce a fàcut Iisus, au crezut în El.

Mégalynaire en ton 8 (au lieu de « Il est digne… »): Venez, tous les peuples, glorifions la sainte Mère de Dieu, qui sans être consumée fit naître de son sein le feu de la divinité : par des hymnes incessantes, nous la magnifions !
Koinonikon, t. occ. : Dans la bouche des enfants, des nourrissons, Tu as mis une louange ! Alléluia !