Dimanche 11 mai
Dimanche 11 mai 2008 : dimanche des Myrrhophores et des justes Joseph d’Arimathie et Nicodème
Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple
Antiennes de Pâques (comme dimanche dernier et jusqu’à la clôture de Pâques)
Isodikon de Pâques : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !
Tropaire de la Résurrection en ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort,+ immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,+ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter:/ Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Tropaire des Myrophores en ton 2 : Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé,/ l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ;// et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ;/ mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !// Gloire
Kondakion des Myrophores en ton 2 : Ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule,/ par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu.// Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer:/ « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »// Et maintenant…
Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//
Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.
V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Epître : Actes de apôtres 6, 1-7
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.
Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Evangile : Marc 15, 43 à 16, 8
En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.
Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.
În vremea aceea, venind Iosif cel din Arimateea, sfetnic ales, care astepta si el împàràtia lui Dumnezeu, si, îndràznind, a intrat la Pilat si a cerut trupul lui Iisus. Iar Pilat s-a mirat cà a si-murit si, chemând pe sutas, i-a întrebat dacà a murit de mult. Si aflând de la sutas, a dàruit lui Iosif trupul. Si Iosif, cumpàrind giulgiu si coborându-L de pe cruce, L-a înfàsurat în giulgiu si L-a pus într-un mormânt care era sàpat în stincà, si a pràvàlit o piatrà la usa mormântului. Iar Maria Magdalena si Maria, mama lui Iosi, priveau unde L-au pus. Si dupà ce a trecut ziua sâmbetei, Maria Magdalena, Maria, mama lui Iacov, si Salomea au cumpàrat miresme, ca sà vinà sà-L ungà. Si dis-de-dimineatà, în prima zi a sàptàmânii, pe când ràsàrea soarele, au venit la mormânt. Si ziceau între ele : Cine ne va pràvàli nouà piatra de la usa mormântului ? Dar, ridicându-si ochii, au vàzut un tânàr sezind în partea dreaptà, îmbràcat în vesmânt alb, si s-au spàimântat. Iar el le-a zis : Nu và înspàimântati ! Càutati pe Iisus Nazarineanul, Cel ràstignit ? A înviat ! Nu este aici. Iatà locul unde L-au pus. Dar mergeti si spuneti ucenicilor Lui si lui Petru cà merge în Galilea, mai înainte de voi ; acolo Îl veti vedea, dupà cum v-a spus. Si iesind, au fugit de la mormânt, cà erau cuprinse de fricà si de uimire, si nimànui nimic n-au spus, càci se temeau.
Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…
Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)
Tropaire pascal au lieu de Nous avons vu la lu mière… et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…
Idées de catéchèse et d’homélie : 1) dimensions historiques du texte : temps absolu (« méta temps », et non éternité : « en ce temps-là », temps actualisé par la Liturgie), temps du mystère (l’ange présent au tombeau) ; temps chronologique (« veille du sabbat », « le sabbat étant passé ») ; personnages (Pilate, Joseph d’Arimathie + précision « membre du conseil », Marie de Magdala, Marie mère de Joseph, Marie mère de Jacques, Salomé) ; vérité psychologique (peur, terreur, stupéfaction) ; précisions concernant les lieux : le tombeau « creusé dans le roc », « une pierre roulée au-devant », « très grande », on peut s’y tenir debout ; les pratiques funéraires des Hébreux (le liceul, ensevelissement du corps, embaumement) . 2) annonce de la Résurrection faite par l’ange ; les femmes, par peur, ne la transmettent pas d’abord, elles l’annoncent plus tard (16, 10) ; la fonction de l’ange est d’être le messager (sens étymologique) des pensées et des actions divines. Après cette vision, viendra la vue corporelle. 3) Eglise : témoignage vivant apporté à l’événement historique de la Résurrection de Jésus Christ : anges, femmes, apôtres, peuple. Cette série se retrouve dans la structure de l’office pascal : « ta résurrection, ô Christ sauveur, les anges la chantent dans les cieux : accorde à nous qui sommes sur terre de te glorifier avec un cœur pur », puis vient la transmission de la lumière, et la procession à l’extérieur de l’église, c’est-à-dire l’annonce au monde. Expliquer (c’est la catéchèse mystagogique des Pères) ce que nous avons accompli à Pâques.
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