Dimanche 15 février 2009, deuxième du Triode. Dimanche du Fils Prodigue. Ton 2.
Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Troparul Învierii, Glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!
Tropaire de l’église ou du monastère. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !
Kondakion de l’église ou du monastère. Et maintenant et toujours…
Kondakion du Triode, ton 3 (nouvelle trad.) : De la gloire paternelle je me suis arraché dans ma folie ; + dans les maux j’ai dilapidé la richesse que Tu m’avais donnée. // Aussi vers toi je crie de la voix du débauché: « J’ai péché contre toi, ô Père miséricordieux !/ Accueille-moi dans ma conversion et traite-moi comme l’un de tes salariés ! »//
Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut. // V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Epître dominical (nouvelle trad.) : 1Co. 6, 12-20.
Frères, j’ai toute liberté, mais tout n’est pas utile. J’ai toute liberté, mais, moi, je ne laisserai rien de avoir pouvoir sur moi ! La nourriture est pour le ventre, le ventre pour la nourriture, et Dieu abolira l’un et l’autre. Mais le corps n’est pas pour la débauche : il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps. Et Dieu qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera nous aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une débauchée ? En aucun cas ! Ou bien ne savez-vous pas que celui s’unit à la débauchée ne fait avec elle qu’un seul corps ? Car il est dit : « Les deux ne feront qu’une seule chair. » Mais celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche ! Tous les péchés que l’être humain peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais le débauché pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l’Esprit saint, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Vous ne vous appartenez pas, car vous avez été rachetés très cher : glorifiez donc Dieu dans votre corps !
Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Evangile dominical (n. trad.) : Luc 15, 11-32.
En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout dépensé, une cruelle famine toucha ce pays et il commença à être dans le dénuement. Il alla donc s’engager auprès d’un des habitants de ce pays qui l’envoya garder les porcs dans ses champs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les porcs, et personne ne lui en donnait. Entrant en lui-même, il dit : « Tant de salariés de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon père et je lui dirai : ‘ Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme un de tes salariés.’ » Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut saisi de miséricorde ; il courut se jeter au cou de son fils et l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses esclaves : « Vite, apportez le vêtement le plus beau, et revêtez-l’en ; mettez-lui un anneau à la main et des chaussures aux pieds ! Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous ! Mon fils que voici était mort, et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé !» Et ils se mirent à se réjouir. Son fils aîné était aux champs : comme il approchait de la maison, il entendit jouer des danses ; il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Celui-ci lui dit : « Ton frère est là, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. » Le fils aîné se mit en colère et ne voulait pas entrer. Mais, son père sortit pour l’en prier. Il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers comme un esclave sans jamais transgresser un seul de tes commandements, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis ; et quand ton fils que voilà revient, après avoir dévoré tes ressources avec des débauchées, tu tues pour lui le veau gras ! » Son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi, mais il fallait se réjouir et rendre grâce, car ton frère que voici était mort et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé ! »
În vremea aceea a zis Domnul : Un om avea doi fii. Si a zis cel mai tînàr dintre ei tatàlui sàu : Tatà, dà-mi partea ce mi se cuvine din avere. Si el le-a împàrtit averea. Si nu dupà multe zile, adunând toate, fiul cel mai tînàr s-a dus într-o tarà depàrtatà si acolo si-a risipit averea, tràind în desfrânàri. Si dupà ce a cheltuit totul, s-a fàcut foamete mare în tara aceea, si el a început sà ducà lipsà. Si ducându-se, s-a alipit el de unul din locuitorii acelei tàri, si acesta l-a trimis la tarinile sale sà pàzeascà porcii. Si dorea sà-si sature pântecele din roscovele pe care le mâncau porcii, însà nimeni nu-i dàdea. Dar, venindu-si în sine a zis : Cîti argati ai tatàlui meu sînt îndestulati de pâîne, iar eu pier aici de foame ! Sculându-mà, mà voi duce la tatàl meu si-i voi spune : Tatà, am gresit la cer si înaintea ta ; nu mai sînt vrednic sà mà numesc fiul tàu. Fà-mà ca pe unul din argatii tài. Si, sculându-se, a venit la tatàl sàu. Si, încà departe fiind el, l-a vàzut tatàl sàu si i s-a fàcut milà si, alergând, a càzut pe grumasul lui si l-a sàrutat. Si i-a zis fiul : Tatà, am gresit la cer si înaintea ta si nu mai sînt vrednic sà mà numesc fiul tàu. Si a zis tatàl càtre slugile sale : Aduceti degrabà haina lui cea dintâi si-l îmbràcati si dati inel în mâna lui si încàltàminte în piciorele lui ; si aduceti vitelul cel îngràsat si-l junghiati si, mâncând, sà ne veselim ! Càci acest fiu al meu mort era si a înviat, pierdut era si s-a aflat. Si au început sà se veseleascà. Iar fiul cel mare era la tarinà. Si când a venit i s-a apropiat de casà, a auzit cântece si jocuri. Si, chemând la sine pe una dintre slugi, a întrebat ce înseamnà acestea. Iar ea i-a spus : Fratele tàu a venit, si tatàl tàu a junghiat vitelul cel îngràsat, pentru cà l-a primit sànàtos. Si el s-a mâniat si nu voia sà intre ; dar tatàl lui, iesind, îl ruga. Însà el, ràspunzând, a zis tatàlui sàu : Iatà de atîtia ani îti slujesc si niciodatà n-am càlcat porunca ta. Si mie niciodatà nu mi-ai dat un ied, ca sà mà veselesc cu prieteni mei. Dar când a venit acest fiu al tàu, care ti-a mâncat averea cu desfrânatele, ai junghiat pentru el vitelul cel îngràsat. Tatàl însà i-a zis : Fiule, tu totdeauna esti cu mine si toate ale mele tale sînt. Trebuia însà sà ne veselim si sà ne bucuràm, càci fratele tàu acesta mort era si a înviat, pierdut era si s-a aflat !
Catéchèse. Ep. : état consacré (corps et âme) des baptisés. Ev., le Fils « débauché » () : a) typologie des relations familiales (adolescents…) ; se réconcilier avec les anciens (parents, ancêtres : d’où la prière pour les défunts pendant le Carême) ; b) la passion de jalousie (le fils aîné) : par elle Satan pervertit le bien. S’exercer à rendre grâce pour autrui, à s’associer au bonheur des autres ; c) type du repentir : conversion (du besoin de plaisir), retour, restauration de la relation inter personnelle avec le Père (sa dégradation entraîne la maladie et la mort) ; le Christ, Fils unique de Dieu, rend à l’humain la capacité d’être fils du Père – thérapeutique et guérison de l’âme et du corps en Carême.
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