DImanche 5 septembre

Dimanche 5 octobre 2008, 3ème après la Croix, 16ème après Pentecôte, ton 7.
Sainte et victorieuse martyre Charitine et saint Placide

Tropaire de la Résurrection, t. 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : // « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //

Troparul Învierii, glas 7: S
tricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul; plângerea mironosiţelor o ai schimbat şi Apostolilor a propovădui ai poruncit că ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dăruind lumii mare milă.

Tropaires et kondakia de l’église. G
loire…

Kondakion de la Résurrection en ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//

Condacul Învierii, glasul 7 : Nu va mai putea încà stàpânia mortii cu puterea sà tinà pe oameni, cà Hristos S-a pogorât, sfàrâmând si tricând puterile ei. Legat este iadul. Proorocii cu un glas se bucurà, zicând celor ce erau pin credintà : Sosit-a Mântuitorul ! Iesiti, credinciosilor, la înviere.
   Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //

Prokimenon de la Résurrection, t. 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !

Epître du jour :
2 Corinthiens 11, 31-12, 9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia du jour, t. 7 : I
l est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile du jour : Luc 6, 31-36 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »

În vremea aceea, Iisus spunea : « Precum voiti sà và facà vouà oamenii, faceti-le si voi asemenea. Si dacà iubiti pe cei ce và iubesc, ce ràsplatà puteti avea ? Càci si pàcàtosii iubesc pe cei ce îi iubesc pe ei. Si dacà faceti bine celor ce và fac vouà bine, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii acelasi lucru fac. Si dacà dati împrumut celor de la care nàdàjduiti sà luati înapoi, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii dau cu împrumut pàcàtosilor, ca sà primeascà înapoi întocmai. Ci iubiti pe vràjmasii vostri si faceti bine si dati cu împrumut, fàrà sà nàdàjduiti nimic în chimb, si ràsplata voastrà va fi multà si veti fi fii Celui Preaînalt, cà El este bun cu cei nemultumitori si rài. Fiti milostivi, precum si Tatàl vostru este milostiv ».

Catéchèse/homélie : l’enseignement de saint Silouane l’Hagiorite sur l’amour des ennemis.
« Le saint Esprit est amour et Il donne à l’âme la force d’aimer même les ennemis. Celui qui n’a pas cet amour n’a pas encore connu Dieu » (Starets Silouane, moine du Mont-Athos, Paris, 1973, p.101). « Le Seigneur est le Créateur miséricordieux et Il a compassion de tous. Le Seigneur a pitié de tous les pécheurs, comme une mère a pitié de ses enfants, même s’ils suivent un mauvais chemin. Là où il n’y a pas d’amour pour les ennemis et les pécheurs, l’Esprit du Seigneur est absent » (p. 101). « Ce commandement du Christ ‘Aimez vos ennemis’ est le reflet, dans le monde, du parfait amour de Dieu Trinité et constitue la pierre angulaire de tout notre enseignement » (P. Sophrony, p.224).

Dimanche 28 septembre

Dimanche 28 septembre 2008, 2ème après la Croix, 15ème après Pentecôte, ton 6.

Saint Chariton le Confesseur et saint Exupère de Toulouse

Tropaire de la Résurrection, t. 6 : Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, / furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; + Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar Învierii, glasul 6: Puterile îngereşti la mormântul Tău şi străjerii au amorţit şi sta Maria la mormânt, căutând preacurat Trupul Tău. Prădat-ai iadul, nefiind ispitit de dânsul; întâmpinat-ai pe Fecioara, dăruind viaţă. Cela ce ai înviat din morţi, Doamne, slavă Ţie!

Tropaires et kondakia de l’église. Gloire…

Kondakion de la Résurrection, t. 6: De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !//

Condacul Învierii, glasul 6 : Cu palma cea începàtoare de viatà, pe cei morti din adâncurile cele întunecoase înviindu-le pe toti, Dàtàtorul de viatà, Hristos Dumnezeu, înviere a dàruit neamului omenesc ; cà este Mântuitorul tuturor, învierea si viata si Dumnezeu a toate.  Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //

Prokimenon du dimanche, t. 6 : Seigneur, Sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !// Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : 2 Corinthiens 9, 6-11

Frères, rappelez-vous ceci : celui qui sème peu récoltera peu ; celui qui sème beaucoup récoltera beaucoup. Il faut donc que chacun donne comme il a décidé de le faire, ni à regret ni par obligation ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu a le pouvoir de vous accorder en abondance toutes sortes de biens, afin que vous ayez toujours tout ce qui vous est nécessaire et qu’il vous reste encore bien assez pour toutes les œuvres bonnes. Comme l’Ecriture le déclare : « Il donne largement aux pauvres ; sa générosité dure pour toujours » (psaume 112, 9). Dieu qui fournit de la semence au semeur et du pain pour se nourrir, vous fournira toute la semence dont vous avez besoin et la fera croître, pour que votre générosité produise beaucoup de fruits. Il vous rendra suffisamment riches en tout temps pour que vous puissiez sans cesse vous montrer généreux, de sorte que beaucoup remercieront Dieu pour les dons que vous nous ferez et que nous leur transmettrons.

Alléluia du dimanche, t. 6 : Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. - Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile : Luc 5, 1-11

En ce temps-là Jésus se tenait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Jésus vit deux barques sur la rive : les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans l’une des barques, qui appartenait à Simon, et pria celui-ci de s’éloigner un peu du bord. Jésus s’assit dans la barque et se mit à enseigner la foule. Quand Jésus eut fini de parler, Il dit à Simon : « Avance la barque à un endroit où l’eau est profonde, puis, toi et tes compagnons, jetez vos filets pour pêcher ». Simon lui répondit : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais puisque Tu me dis de le faire, je jetterai les filets ».

Simon et ses compagnons jetèrent donc leurs filets et prirent une si grande quantité de poissons que les filets commençaient à se rompre. Ils firent alors signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent et ils remplirent les deux barques de tant de poissons qu’elles enfonçaient dans l’eau. Quand Simon Pierre vit cela, il se mit à genoux devant Jésus et il dit : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »

Simon, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, étaient en effet saisis de stupeur, à cause de la grande quantité de poissons qu’ils avaient prise. Il en était de même des compagnons de Simon, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Mais Jésus dit à Simon : « N’aie pas peur ; dès maintenant, ce sont des êtres humains que tu prendras. » Ils poussèrent alors leurs barques à terre, laissèrent tout et suivirent Jésus.

În vremea aceea, pe când multimea Îi îmbulzea, ca sà asculte cuvântul lui Dumnezeu, si El sedea lângà lacul Ghenizaret, Iisus a vàzut douà coràbii oprite lângà tàrm, iar pescarii, coborând din ele, spàlau mrejele. Si urcându-Se într-una din coràbii care era a lui Simon, l-a rugat s-o depàrteze putin de la uscat. Si, sezând în corabie, învàta, din ea, multimile. Iar când a încetat de a vorbi, i-a zis lui Simon : « Mânà la adânc si làsati în jos mrejele voastre, ca sà pescuiti ». Si, ràspunzând, Simon a zis : « Învàtàtorule, toatà noaptea ne-am trudit si nimic nu am prins, dar, dupà cuvântul Tàu, voi arunca mrejele ». Si fàcând ei aceasta, au prins multime mare de peste, cà îi se rupeau mrejele. Si au fàcut semn celor care erau în cealaltà corabie, sà vinà sà le ajute. Si au venit si au umplut amândouà coràbiile, încât erau gata sà se afunde. Iar Simon Petru, vàzând aceasta, a càzut la genunchii lui Iisus, zicând : « Iesi de la mine, Doamne, cà sînt om pàcàtos ! » Càci spaima îl cuprinsese pe el si pe toti cei ce erau cu el, pentru pescuitul pestilor pe care îi prinseserà. Tot asa si pe Iacov si pe Ioan, fiii lui Zevedeu, care erau împreunà cu Simon. Si a zis Iisus càtre Simon : « Nu te teme ! De acum înainte vei fi pescar de oameni. » Si tràgând coràbiile la tàrm, au làsat totul si au mers dupà Iisus.

Homélie/catéchèse : nous magnifions la générosité de Dieu et la manifestons par l’aumône et toute œuvre de bien.

- la divine liturgie glorifie la générosité divine : « Mon âme bénit le Seigneur et n’oublie aucun de ses bienfaits ! Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, longanime et plein de miséricorde ! » (Ps 102) ; « le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’elle renferme… Il fait justice aux opprimés, Il donne du pain aux affamés … protège l’étranger… » (Ps 145) ; « Tu nous as appelés du non être à l’être, Tu nous as relevés, nous qui étions tombés, et Tu n’as pas cessé d’agir jusqu’à ce que Tu nous aies élevés au ciel et nous aies fait don de ton Royaume à venir… nous te rendons grâce… pour tous les bienfaits connus ou ignorés de nous,…répandus sur nous… » (Anaphore de saint Jean Chrysostome).

- comment le Seigneur distribue-t-Il ses bienfaits ? Par l’intermédiaire de ses serviteurs, surtout ceux qui sont, par la Foi, unis à son Corps, l’Eglise, mais également par toute personne généreuse qui fait la volonté de Dieu sans même le connaître encore. Dieu agit dans son monde par les anges, par les saints, par les personnes humaines, les artisans de paix, tous ceux qui distribuent aux autres les biens qu’ils ont reçus de lui. Par exemple, l’argent dont nous disposons nous vient de Dieu : et nous le distribuons à notre tour par l’aumône (lire le livre de Tobie dans la Bible) ; ou bien, le Seigneur Père, Fils et saint Esprit soigne et guérit par la main des médecins ; Il fait lever la graine par le travail du laboureur, Il protège l’étranger par le biais des associations caritatives, etc. Le bien, le beau et le bon que l’être humain accomplit ont leur source dans le Père céleste, incompréhensiblement bon et généreux : dans la divine liturgie, les Béatitudes répondent ainsi aux psaumes des antiennes. L’aumône consiste à reconnaître que l’on n’est pas propriétaire des biens, qu’ils appartiennent à Dieu qui nous les a confiés afin que nous les distribuions eucharistiquement autour de nous.

Dimanche 21 septembre

Dimanche 21 septembre 2008. Dimanche après la Croix. Ton 5. Saint apôtre Codrat

Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, + Toi qui es né de la Vierge pour notre salut, / nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ; // car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

Tropaire de la Croix, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !// Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, / et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent !//

Troparul Crucii, glas 1 : Mântuieste, Doamne, poporul Tàu si binecuvânteazà mostenirea Ta. Biruintà binecredinciosilor crestini asupra celui potrivnic dàruieste, si cu Crucea Ta pàzeste pe poporul Tàu !

Gloire…  Kondakion de la Résurrection ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//   Et maintenant…

Kondakion de la Croix, ton 4 : T
oi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, + au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, / ô Christ notre Dieu !// Donne force à tes fidèles serviteurs, + les protégeant de toute adversité:/ que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !//

Prokimenon du ton 5 et de la Croix en ton 7 : E
xaltez le Seigneur notre Dieu, / prosternez-vous devant son trône, car il est saint !// V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !

Epître du dimanche après la Croix : Galates 2, 16-20 (n. trad.) et du jour : 2 Co. 1, 21 à 2, 4.
Frères, nous savons qu’une personne est reconnue juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ et non parce qu’elle accomplit ce qu’ordonne la loi de Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi.

Alléluia du ton 5 de la Croix en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.

Evangile du dimanche après la Croix : Marc 8, 34-9, 1 (n. trad.) et du jour : Marc 8, 34 à 9, 1.
En ce temps-là Jésus appela la foule et ses disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à soi, qu’il porte sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Evangile la sauvera. A quoi sert-il à quelqu’un de gagner le monde entier, s’il perd sa vie ? Que peut-on donner en échange de sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des gens d’aujourd’hui, infidèles et pécheurs, le Fils de l’Homme également aura honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Jésus leur dit encore : « Amen, en vérité, Je vous le déclare, quelques uns de ceux qui sont ici ne goûteront pas la mort avant de voir le Royaume de Dieu venu avec puissance. »

In vremea aceea, chemând la Sine multimea, împreunà cu ucenicii Sài, le-a zis : « Oricine voieste sà vinà dupà Mine sà se lepede de sine, sà-si ia crucea si sà-Mi urmeze Mie. Càci cine va vois à-si scape sufletul îl va pierde, iar cine va pierde sufletul sàu pentru Mine si pentru Evanghelie, acela îl va scapà. Càci ce-i foloseste omului sà câstige lumea întreagà, dacà-si pierde sufletul ? Sau ce ar putea sà dea omul, în schimb, pentru sufletul sàu ? Càci de cel ce se va rusina de Mine si de cuvântele Mele, în neamul acesta desfrânat si pàcàtos, si Fiul Omului se va rusina de el, când va veni întru slava Tatàlui Sàu cu sfintii îngeri ». Si Iisus le zicea lor : « Adevàrat gràiesc vouà cà sînt unii, din cei ce stau aici, care nu vor gusta moartea, pânà ce nu vor vedea împàràtia lui Dumnezeu, venând întru putere ».

Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions !

Koinonikon du dimanche (« Louez … ») et de la Croix: Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face ; /Tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !//

Catéchèse
: l’icône de la sainte et vivifiante Croix, « Arbre de Vie ».
Saint Ephrem rapproche l’Epiphanie de la Croix-Echelle : « Comme l’Echelle que vit Jacob atteignant la porte des hauteurs ; sur elle la lumière descendit au baptême… » (Hymne XI, 11) et Jacques de Saroug : « Le Christ en croix, se tenait sur la terre, comme sur une échelle riche en échelons » (Homélie sur la vision de Jacob à Béthel, n.95). La Croix est « l’arbre de vie planté au Calvaire » (Office de l’Exaltation de la Croix), lieu du grand « combat cosmique » (Pseudo-Hyppolite). L’icône de la Crucifixion fait voir dans la branche verticale de la Croix le descensus et l’ascensus du Verbe. Les Actes d’André précisent : « Une partie est plantée dans la terre afin de réunir les choses sur la terre et dans les enfers aux choses célestes ». C’est pourquoi sur les icônes, le pied de la Croix s’enfonce dans une caverne noire où gît la tête d’Adam, et c’est l’enfer. Aussi sur la Croix orthodoxe, la troisième planche transversale sous les pieds du Seigneur est-elle légèrement inclinée. Le scabellum pedum (escabeau des pieds) incliné en bas, figure le destin du larron de gauche et, incliné en haut, le destin du larron de droite. « Balance de justice » et brèche d’éternité, la Croix est au milieu comme le trait d’union entre le Royaume et l’Enfer. (Paul Evdokimov, Les âges de la vie spirituelle, Paris, 1964, p. 87-88).
Le monde n’est sauvé qu’en Christ, « seul Nom au cœur désirable », « il n’a pas été donné d’autre nom pour le salut des hommes » (Ac.4,12). C’est pourquoi, « celui qui a connu le mystère de la Croix et du Tombeau, connaît les raisons essentielles de toutes choses» (s. Maxime). « En étendant ses deux saintes mains sur le bois, le Christ a déployé deux ailes, la droite et la gauche, appelant à lui tous les croyants et les recouvrant comme la mère protège ses petits » (s. Grégoire de Nazianze) – P. Evdokimov, L’Orthodoxie, Neuchâtel, 1965, p.333)

Dimanche 14 septembre

Dimanche 14 sept. 2008, 13ème ap. la Pentecôte, t.4. Exaltation de la sainte et vivifiante Croix.
Dormition de saint Jean Chrysostome. Jour d’abstinence rigoureuse.

Antienne 1 : Seigneur mon Dieu, écoute-moi : pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous!
Pourquoi t’éloignes-Tu sans me sauver, sans écouter mes gémissements ? Refrain
Et pourtant Tu habites le sanctuaire, ô Gloire d’Israël ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Antienne 2 : Pourquoi, Seigneur, nous rejeter jusqu’à la fin, t’irriter contre les brebis de ton bercail ?
Refrain en t. occ. : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Souviens-Toi de ton peuple que Tu acquis dès l’origine, que Tu rachetas comme la tribu de ton héritage. Refrain
Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut. Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples ! Il siège sur les chérubins, que chancelle la terre !
Refrain : Tropaire de la fête, ton 1
En Sion le Seigneur est grand, exalté par-dessus tous les peuples. Refrain
Que les peuples célèbrent ton Nom de majesté, car il est saint et redoutable ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon (chant d’entrée) : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent ! Gloire et maintenant…

Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !

Au lieu du trisagion : Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte résurrection, nous la chantons !

Prokimenon en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !

Epître : 1 Co 1, 18-24
Frères, la prédication de la mort du Christ sur la Croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est la puissance de Dieu. Voici ce que l’Ecriture déclare : Je détruirai la sagesse des sages ; Je rejetterai le savoir des gens intelligents (Ez 29, 14). Alors, que peut encore dire le sage ? ou l’homme instruit ? ou le discuteur de ce monde ? Dieu a démontré que la sagesse de ce monde est folie !
En effet, le monde a été incapable, au moyen de la sagesse humaine, de reconnaître Dieu là où se manifestait la sagesse divine. C’est pourquoi, Dieu a décidé de sauver ceux qui croient en utilisant ce message apparemment fou que nous prêchons. Les Juifs demandent des miracles comme preuve et les Grecs cherchent la sagesse. Quant à nous, nous annonçons le Christ cloué sur la Croix : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs. Mais, pour ceux que Dieu a appelés, aussi bien Juifs que non-Juifs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.
Alléluia en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.

Evangile : Jean 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35
En ce temps-là, lorsque les chefs des prêtres et les gardes virent Jésus, ils crièrent : « Cloue-le sur une croix ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le et clouez-le vous-mêmes sur une croix, car, moi, je ne trouve pas de raison de le condamner. » Les Judéens lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir, car il a déclaré qu’il était le Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu venu ? »
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu ne veux pas me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai aussi le pouvoir de te faire clouer sur une croix ? »
Jésus lui répondit : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi à part celui que Dieu t’a accordé d’en haut. C’est pourquoi, la personne qui m’a livré à toi est plus coupable que toi. »
Quand Pilate entendit ces mots, il fit amener Jésus dehors ; il s’assit sur le siège du juge à l’endroit appelé « Place pavée » (qu’on nomme Gabbatha en hébreu). C’était le jour qui précédait la fête de Pâque, vers midi. Pilate dit aux Judéens : « Voilà votre roi ! » Mais ils se mirent à crier : « A mort ! A mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Faut-il que je cloue votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le cloue sur une croix.
Ils se saisirent donc de Jésus. Jésus sortit de la ville, en portant lui-même sa croix, pour aller à un endroit appelé le Lieu du Crâne (qu’on nomme Golgotha en hébreu). Là, les soldats clouèrent Jésus sur la Croix. En même temps, ils mirent aussi deux autres hommes sur des croix, de chaque côté de Jésus qui se trouvait au milieu. Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : Jésus de Nazareth, le roi des Judéens. Beaucoup de Judéens lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléopas, et Marie de la ville de Magdala. Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’Il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, femme ! » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère ! » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, Il dit pour accomplir le texte de l’Ecriture : « J’ai soif ! » Quand Il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé ! » Puis Il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était un vendredi et les chefs judéens ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, car ce sabbat-là était une journée importante. Ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps. Alors les soldats vinrent et brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qu’on avait mis en croix en même temps que Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort ; c’est pourquoi ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et du sang et de l’eau en sortirent aussitôt. Celui qui rapporte ces faits les a vus, et ce qu’il rapporte est vrai. Il sait, lui, qu’il dit la vérité, afin que vous aussi vous croyiez.

Mégalynaire en ton 8 : M
agnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.

Koinonikon (chant de communion) : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face ; / Tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !

A la place de : Nous avons vu la lumière véritable, on chante, selon l’usage grec, le tropaire de la fête.

Catéchèse : « la souffrance n’aurait aucune signification si elle ne conduisait pas le monde à son salut en Dieu… Sans la Croix l’homme risquerait de considérer le monde comme la réalité ultime. » (P.D.STÀNILOÆ)

Dimanche 7 septembre

Dimanche 7 septembre 2008, 12ème après la Pentecôte ; avant la Nativité de la Mère de Dieu et la sainte Croix ; saint martyr Sozon et saint Cloud ; ton 3.

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, / terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, / accordant au monde la grâce du salut. //

Troparul Învierii, glas 3: Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă.

Tropaire de l’avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu, t. 4 : De la racine de Jessé et du flanc de David,/ Marie, la Servante de Dieu, en ce jour est enfantée pour nous.// L’univers exulte,/ renouvelé !// Ensemble se réjouissent la terre et le ciel.+ Familles des nations, louez-la !/ Joachim triomphe ; Anne en fête s’écrie : La Stérile enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie !//
Tropaire(s) de l’église ou du monastère. 

Tropaire du saint martyr Sozon, t.4 : Ton martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené,/ a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ;// animé de ta force, il a terrassé les tyrans et réduit à l’impuissance l’audace des démons:/ par ses prières, sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu !//

Kondakion de la Résurrection, t. 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour, + ô Dieu de miséricorde, / nous arrachant aux portes de la mort ; // en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, / et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.//  Gloire…

Condacul Învierii, glas 3 :
Înviat-ai astàzi din mormânt, Îndurate, si pe noi ne-ai scos din portile mortii. Astàzi Adam dàntuieste si Eva se bucurà, iar proorocii împreunà cu patriarhii laudà neâncetat puterea cea dumnezeiascà a stàpânirii Tale. Màrire Tatàlui…

Kondakion du martyr Sozon, t.2 : Venez, tous ensemble, chantons en ce jour à haute voix le véridique témoin porteur de Dieu,+ l’illustre combattant de la Foi, l’initié de la grâce, Sozon,/ ce riche donateur de guérisons, car auprès du Seigneur il intercède pour nous tous.// Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu, t. 3 : En ce jour, la Mère de Dieu, la Vierge Marie,+ l’indissoluble Palais nuptial du céleste Epoux,/ par divine décision naît de la Stérile pour devenir le Char du Verbe divin.// C’est à cela qu’est promise en effet/ la divine Porte qu’est la Mère de la Vie.//

Prokimenon avant la Croix, t. 6 : Seigneur, sauve ton peuple,/ et bénis ton héritage !// V/ : Vers toi, Seigneur, je crie : mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître du dimanche avant la Croix
, Galates 6, 11-18
« Frères, voyez ces grosses lettres : je vous écris de ma propre main ! Des gens désireux de se faire remarquer dans l’ordre de la chair, voilà les gens qui vous imposent la circoncision. Leur seul but est de ne pas être persécutés à cause de la Croix du Christ ; car, ceux-là même qui se font circoncire n’observent pas la Loi ; ils veulent, néanmoins que vous soyez circoncis, pour avoir, en votre chair un titre de gloire. Pour moi, non, jamais d’autre titre de gloire que la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ ; par elle, le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde. Car, ce qui importe, ce n’est ni la circoncision, ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. Sur ceux qui se conduisent selon cette règle, paix et miséricorde ainsi que sur l’Israël de Dieu. Dès lors, que personne ne me cause de tourments ; car moi, je porte en mon corps les marques de Jésus. Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec votre esprit, frères. Amen !

Alléluia du dimanche avant la Croix, t. 6 : J
’ai exalté mon élu d’entre mon peuple ; J’ai trouvé David, mon serviteur, Je lui ai donné l’onction de mon huile sainte ! - Car ma main le prendra sous sa garde, et mon bras le fortifiera !

Evangile du dimanche avant la Croix
, Jean 3, 13-17 (n. trad.)
En ce temps-là Jésus dit : « Nul n’est monté au ciel sauf Celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’Homme. Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit, ait en lui la vie éternelle. Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils, son Unique, pour que toute personne qui croit en lui, au lieu de périr, ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »

În vremea aceea, Iisus a spus : « Nimeni nu s-a suit în cer, decât Cel ce S-a coborât din cer, Fiul Omului, Care este în cer. Si dupà cum Moise a înaltat sarpele în pustie, asa trebuie sà se înalte Fiul Omului. Ca tot cel ce crede în El sà nu piarà, ci sà aibà viatà vesnicà. Càci Dumnezeu asa a iubit lumea, încât pe Fiul Sàu Cel Unul-Nàscut L-a dat ca orice crede în El sà nu piarà, ci sà aibà viatà vesnicà. Càci n-a trimis Dumnezeu pe Fiul Sàu în lume cas à judece lumea, ci cas à se mântuiascà, prin El, lumea. »

Koinonikon
du dimanche (« Louez… ») et de la Nativité: « Le juste sera en mémoire éternelle ;/ il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! »//, en ton occ. : t.3

Catéchèse : les saints de ce jour. Par leurs saintes prières, ô Christ notre Dieu, fais-nous miséricorde !
1. En premier lieu, la Mère de Dieu ! Sa glorieuse nativité le 8.9 ouvre le cycle liturgique, comme la fête de sa précieuse ceinture le clôt le 31.8. Ainsi toute notre prière de l’année est portée par la Vierge, son intercession et sa protection. Sa conception le 8.12 fut miraculeuse car Anne était stérile : ce miracle annonce celui de la conception virginale du Christ par Marie, la Mère de Dieu, le 25.3.
2. Le saint et victorieux martyr Sozon est un berger d’Asie mineure (époque de l’empereur Dioclétien, v. 304), qui eut une grande activité missionnaire. Il coupa la main d’une idole en or et en distribua la richesse aux pauvres. Puis il se livra aux persécuteurs. Quand on voulut brûler son corps supplicié, un violent orage éteignit le feu et dispersa ses bourreaux. Les fidèles recueillirent ses restes précieux.
3. Né en 522, élevé par sa grand’mère sainte Clotilde, Clodoald évita miraculeusement d’être assassiné par ses oncles Childebert de Paris et Clotaire de Soissons. Il se coupa lui-même les cheveux pour signifier qu’il renonçait à la royauté terrestre, distribua ses biens et reçut l’habit monastique de l’ermite Séverin, près de Paris. Après un séjour solitaire en Provence, saint Cloud fut ordonné prêtre par l’évêque Eusèbe de Paris, et fonda un ermitage sur les bords de la Seine à Nogent, aujourd’hui Saint-Cloud. Ses reliques sont vénérées dans l’église principale de cette ville. Sa dormition le 7.9. 560, connue à l’avance, fut suivie de plusieurs miracles.

Dimanche 31août

Dimanche 31 août 2008, 11ème de Pentecôte ; ton 2. Saint Paulin de Trèves.

Tropaire de la Résurrection, t. 2 : L
orsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Tropar Învierii, glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

Tropaire(s) de l’église ou du monastère. G
loire…

Kondakion de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//

Glasul 2: Înviat-ai din mormânt, Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veseleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea.  E
t maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Ou (usage grec) de la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), t.4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité, Adam et Eve de la mort et du tombeau, ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, et on peuple en ce jour célèbre ta nativité, libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie.

Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître : 1 Corinthiens 9, 2-12
Frères, si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis du moins pour vous ; car le sceau de mon apostolat, c’est vous qui l’êtes, dans le Seigneur. Ma défense contre mes accusateurs, la voici. N’aurions-nous pas la liberté de manger et de boire ? N’aurions-nous pas la liberté d’être accompagnés partout d’une femme, d’une sœur, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Moi seul et Barnabé n’avons-nous pas la liberté de ne pas travailler ? Qui sert jamais dans l’armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger les fruits ? Ou qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Cela n’est-il qu’un usage humain, ou la Loi ne dit-elle pas la même chose ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ». Dieu s’inquiète-t-Il des bœufs ? N’est-ce pas pour nous qu’Il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit ; car il faut de l’espoir chez celui qui laboure, et celui foule le grain doit avoir l’espoir d’en recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter vos biens matériels ? Si d’autres prennent part de cette liberté à votre égard,  pourquoi pas nous à plus forte raison ? Mais nous n’avons pas usé de cette liberté. Nous supportons tout, au contraire, pour ne créer aucun obstacle à l’Evangile du Christ.

Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Matthieu 18, 23-25 (n. trad.)
En ce temps-là, (après avoir dit de pardonner soixante-dix-sept fois sept fois), Jésus dit cette parabole.
« Aussi le Royaume des cieux ressemble-t-il à un roi humain qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait ce bilan, quand on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, et de rembourser sa dette. Se jetant alors à ses pieds, le serviteur, prosterné, lui disait : « Sois patient avec moi, et je te rembourserai tout ! » Pris de miséricorde, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses coserviteurs, qui lui devait cent pièces d’argent ; il le saisit et l’étouffait, en lui disant : « Rembourse ce que tu dois ! » Son coserviteur se jeta donc à ses pieds et il le suppliait en disant : « Sois patient envers moi, et je te rembourserai ! » Mais l’autre ne voulut pas : mais il le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût remboursé ce qu’il devait. Voyant ce qui venait de se passer, ses coserviteurs furent profondément attristés et ils allèrent informer leur maître de tout ce qui était arrivé. Alors, le faisant venir, son maître lui dit : « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, faire miséricorde à ton compagnon, comme moi-même je t’avais fait miséricorde ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi, conclut Jésus, que mon Père céleste fera avec vous, si chacun ne pardonne pas à son frère du fond de son cœur. »

În vremea aceea, a spus Iisus pîldà aceasta : « De aceea, asemànatu-s-a împàràtia cerurilor omului împàrat care a voit sà se socoteascà cu slugile sale. Si, începând sà se socoteascà cu ele, i s-a adus un datornic cu zece mii de talanti. Dar neavând el cu ce sà plateascà, stàpânul sàu a poruncit sà fie vândut el si femeia si copii si pe toate câte are, ca sà se plàteascà. Deci, càzându-i în genunchi, sluga aceea i se închina, zicând : Doamne, îngàduieste-mà si-ti voi plàti tie tot ! Iar stàpânul slugii aceleia, milostivindu-se de el, i-a dat drumul si l-a iertat si datoria. Dar, iesind, sluga aceea a gàsit pe unul dintre cei ce slujeau cu el si care-i datora o sutà de dinari. Si punând mâna pe el, îl sugruma zicând : Plàteste-mi ce esti dator. Deci, càzând cel ce era slugà ca si el, îl ruga zicând : Îngàduieste-mà si îti voi plàti ! Iar el nu voia, ci, mergând, l-a aruncat în închisoare, pânà ce va plàti datoria. Iar celelalte slugi, vàzând deci cele petrecute, s-au întristat foarte si, venind, au spus stàpânului toate cele întâmplate. Atunci, chemându-l stàpânul sàu, îi zise : Slugà vicleanà, toatà datoria aceea ti-am iertat-o, fiindcà m-ai rugat. Nu se càdea, oare, ca si tu sà ai milà de cel împreunà slugà cu tine, precum si eu am avut milà de tine ? Si mâniindu-se stàpânul lui, l-a dat pe mâna chinuitorilor, pânà ce-i va plàti toatà datoria. » Tot asa, a zis Domnul, si Tatàl Meu cel ceresc và va face vouà, dacà nu veti ierta – fiecare fratelui sàu – din inimile voastre.

Catéchèse : cet évangile commente le Notre-Père, actuel pour notre temps qui ne connaît que droits et devoirs.
1. « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs » : faire pour autrui ce que Dieu fait pour nous…. Chacun exige d’autrui ce qu’il lui doit. Mais, pensons à la dette que nous avons envers Dieu – ces commandements que nous n’appliquons pas encore ! Dieu, non seulement nous a remis notre dette, mais Il a payé Lui-même sur la Croix notre grande dette d’amour et d’obéissance ; Il a  accompli Lui-même en son humanité toute la volonté divine.
2. La remise des dettes n’est pas seulement un devoir : elle est surtout un pouvoir charismatique inclus dans la grâce du saint baptême, de l’onction chrismale et de l’eucharistie. Elle est notre capacité, notre liberté royale de Peuple saint.
3. Par ce pouvoir le chrétien apporte à notre société ce qu’elle ne peut produire. Le pardon et la remise des dettes sont prophétiques. Ils sont à l’avant de l’Histoire. Ils anticipent le dernier Jour et le grand Tribunal de l’amour miséricordieux.

Dimanche 24 août

Dimanche 24 août 2008, 10ème de Pentecôte ; ton 1.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé, + Tu es ressuscité le troisième jour, / donnant la vie au monde, Dieu sauveur ; // et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ, + gloire à ta royauté, / gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

Troparul Învierii, glasul 1: P
iatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

Tropaires (s) de l’église ou du monastère ; kondakion (a) de l’église ou du monastère ; G
loire…

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//

Condacul Învierii, glasul 1 : Î
nviat-ai ca un Dumnezeu din mormânt întru màrire si lumea împreunà o ai înviat si firea oamenilor Te laudà, ca pe Cel ce esti Dumnezeu. Moartea a pierit si Adam dànduieste, Stàpâne, iar Eva acum, izbàvità fiind din legàturi, se bucurà, strigând : « Tu esti, Hristoase, Cel ce dai tuturor învierea ! » Si acum si pururea…
Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 t. 6 : P
rotectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Ou (usage grec) de la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), t.4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité, Adam et Eve de la mort et du tombeau, ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, et on peuple en ce jour célèbre ta nativité, libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie.

Prokiménon dominical en ton 1 : V
ienne sur nous ta miséricorde, Seigneur, / comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

Epître
: 1 Corinthiens 4, 9-16
Frères, je pense que Dieu nous a exposés, nous les apôtres, à la dernière place, comme des condamnés à mort ; nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux humains. Nous sommes fous à cause du Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ ; nous sommes faibles, vous êtes forts ; vous êtes à l’honneur, nous sommes méprisés. A cette heure encore, nous avons faim, nous avons soif, nous sommes nus, maltraités, vagabonds, et nous peinons en travaillant de nos mains. On nous insulte, nous bénissons ; on nous persécute, nous endurons ; on nous calomnie, nous consolons. Nous sommes jusqu’à présent, pour ainsi dire, les ordures du monde, le déchet de l’univers.
Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous avertir, comme mes enfants bien-aimés. En effet, quand vous auriez dix mille pédagogues en Christ, vous n’avez pas plusieurs pères. C’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés en Jésus Christ. Je vous exhorte donc : soyez mes imitateurs.

Alléluia dominical en ton 1 : D
ieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile : Matthieu 17, 14-23 (n. trad.)
En ce temps-là, comme Jésus et ses disciples arrivaient près de la foule, un homme s’approcha de lui et lui dit en tombant à genoux : « Seigneur, fais miséricorde à mon fils ! Il est lunatique et souffre beaucoup ; il tombe souvent dans le feu ou dans l’eau. Je l’ai bien amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et perverse, jusqu’à quand serai-Je avec vous ? Jusqu’à quand vous supporterai-Je à ? Portez-le-moi ici. » Jésus menaça le démon, qui sortit de l’enfant, et celui-ci fut guéri dès cette heure-là. Alors les disciples, s’approchant de Jésus, lui dirent en particulier : « Et nous, pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? » Jésus leur dit : « A cause de la pauvreté de votre foi. Amen ! Je vous le déclare en effet : si un jour vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : « Passe d’ici là-bas », et elle y passera. Rien ne vous sera impossible. Et puis ce genre de démon ne peut s’en aller, sinon par la prière et le jeûne. »

În vremea aceea, mergând ei spre multime, s-a apropiat de El un om, càzându-I în genunchi, si zicând : « Doamne, milueste pe fiul meu cà este lunatic si pàtimeste ràu, càci adesea cade în foc si adesea în apà. Si l-am dus la ucenici Tài si n-au putut sà-l vindece ». Iar Iisus, ràspunzând, a zis : « O, neam necredincios si îndàràtnic, pânà când voi fi cu voi ? Pânç când và voi suferi pe voi ? Aduceti-l aici la Mine ! » Si Iisus l-a certat si demonul a iesit din el si copilul s-a vindecat din ceasul acela. Atunci, apropiindu-se ucenicii de Iisus, I-au zis de o parte : « De ce noi n-am putut sà-l scoatem ? » Iar Iisus le-a ràspuns : « Pentru putina voastrà credintà. Càci adevàrat gràiesc vouà : Dacà veti avea credintà cât un gràunte de mustar, veti zice muntelui acestuia : Mutà-te de aici dincolo, si se va muta ; si nimic nu va fi vouà cu neputintà. Dar acest neam de demoni nu iese decât numai cu rugàciune si cu post ».

Mégalynaire habituel. Koinonikon dominical : Louez le Seigneur des cieux !

Catéchèse
: le grand pouvoir des baptisés
1. Tous les disciples de Jésus ont le pouvoir de faire des miracles (guérison, résurrection, conversion…), par la foi, surtout, ainsi que le jeûne et la prière, qui sont indispensables mais n’agissent pas magiquement !
2. Les obstacles à ce pouvoir normal : a) « incroyance » ; b) « peu de foi » ; c) « perversité » : détournement de la vraie voie de la vérité et de la vie ; le péché empêche le miracle, le ministère normal du chrétien dans l’Eglise.
3. Le Seigneur nous avertit : Il pourrait ne pas être là ; Il pourrait ne plus vous assumer…  Il s’est fait Homme pour tout supporter par amour, mais librement, sans obligation, par amour. Il pourrait cesser de tout supporter, nous retirer son Esprit, nous livrer à nous-mêmes. Un aspect de la colère de Dieu : Il peut nous abandonner à la perversité de notre cœur et à notre incroyance. Nous serons alors incapables d’exercer le pouvoir miraculeux issu du saint baptême, et en plus notre propre salut serait compromis. Il n’est pas sûr que nous soyons sauvés ! On ne peut pas jouer avec la miséricorde de Dieu. Cet évangile contient donc un appel à la conversion.
4. « Lunatique » : l’être humain déchu, soumis aux lois cosmiques (influence lunaire), au lieu de les gérer (Grég.de Nysse). Condition d’Adam, suite à la désobéissance, et de nous, quand nous péchons. Le Dieu Homme en libère ceux qui mettent leur foi en lui, s’unissent à lui (sacrements, prière, obéissance aux commandements). Par le baptême, la chrismation et l’eucharistie, le Christ communique à l’être humain son pouvoir divin et créateur, notamment la souveraineté sur le cosmos (déplacer les montagnes). Actualité de ces thèmes pour notre temps !

Dimanche 17 août

Dimanche 17 août 2008, 9ème de Pentecôte : après-fête de la Dormition ; ton 8.

Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar, glasul 8: Dintru înălţime Te-ai pogorât, Milostive; îngropare ai luat de trei zile, ca să ne slobozeşti pe noi din patimi. Cela ce eşti Viaţa şi Învierea noastră, Doamne, slavă Ţie!

Tropaire de la Dormition en ton 1 : D
ans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !

Tropaire (s) de l’église ou du monastère. Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;+ Eve danse de joie en ta Résurrection/ et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//

Condacul, glasul al 8-lea : Înviind din mormânt, pe cei morti i-ai ridicat si pe Adam l-ai înviat ; Eva dàntuieste întru Învierea Ta, si marginile lumii pràznuiesc întru scularea Ta cea din morti, mult-Milostive !  Et maintenant…

Kondakion de la Dormition en ton 2 : La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokiménon du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand ! et de la Fête en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !

Epître : 1 Corinthiens 3, 9-17
Frères, nous sommes, nous les apôtres, des compagnons de travail au service de Dieu ; et vous êtes le champ cultivé par lui, l’édifice de Dieu. Selon la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé, en bon architecte, les fondations, et sur cette base un autre édifie : mais que chacun prenne garde à la manière dont il construit. Car personne ne peut poser une autre base que celle qui s’y trouve : Jésus Christ. Sur cette base, on pourra construire avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille ; mais, au jour du jugement, Dieu révélera ce que vaut l’œuvre de chacun. Elle sera soumise à l’épreuve du feu, qui en établira la qualité. Qui bâtit une œuvre qui résiste à ce feu recevra sa récompense ; mais, si l’œuvre est consumée, on aura perdu sa peine, bien que sauvé personnellement, comme à travers un incendie. N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit ce temple divin, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.

Alléluia du ton 8 : V
enez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !  et de la Fête : en ton 8 : Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »

Evangile : Matthieu 14, 22-34
En ce temps-là, Jésus ordonna à ses disciples de remonter dans la barque et de le précéder sur l’autre rive, pendant qu’Il renverrait la foule. Quand Il l’eut renvoyée, Il gravit la montagne pour prier à l’écart ; et là, Il était seul, à la tombée de la nuit. La barque se trouvait déjà au milieu de la mer, harcelée par les vagues, sous un vent contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus vint les disciples, marchant sur la mer. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, prirent peur et dirent : « C’est un fantôme ! » et ils crièrent d’effroi. Mais Jésus leur dit aussitôt : « Rassurez-vous, c’est Moi, n’ayez pas peur ! » Pierre lui répondit : « Seigneur, si c’est bien Toi, ordonne que j’aille près de toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Et Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais devant la violence du vent il prit peur et, sur le point de couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! »  Aussitôt, Jésus, tendant la main, le saisit en lui disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant Jésus en disant : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! » Et lorsqu’ils eurent achevé la traversée, ils touchèrent à Génésareth.

În vremea aceea, îndatà Iisus a silit pe ucenici sà intre în corabie si sà treacà înaintea Lui, pe tàrmul celàlalt, pânà ce El va da drumul multimilor. Iar dând drumul multimilor, S-a suit în munte, ca sà se roage singur. Si, fàcându-se searà, era singur acolo. Iar corabia era acum la multe stadii departe de pàmânt, fiind învàluità de valuri, càci vântul era împotrivà. Iar la a patra strajà din noapte, a venit la ei Iisus, umblând pe mare. Vàzându-L umblând pe mare, ucenicii s-au înspàimântat, zicând cà e nàlucà si de fricà au strigat. Dar El le-a vorbit îndatà, zicându-le : « Îndràzniti, Eu sunt ; nu và temeti ! » Iar Petru, ràspunzând, a zis : « Doamne, dacà esti Tu, porunceste sà vin la Tine pe apà. » El i-a zis : « Vino ! » Iar Petru, coborându-se din corabie, a mers pe apà si a venit càtre Iisus. Dar vàzând vântul, s-a temut si, începând sà se scufunde, a strigat, zicând : « Doamne, scapà-me ! Iar Iisus, întinzând îndatà mâna, l-a apucat si a zis : « Putin credinciosule, pentru ce te-ai îndoit ? » Si suindu-se ei în corabie, s-a potolit vântul. Iar cei din corabie I s-au închinat, zicând : « Cu adevàrat Tu esti Fiul lui Dumnezeu ! » Si, trecând dincolo, au venit în pàmântul Ghenizaretului.

Mégalynaire de la Fête en ton 4 : Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et de la Fête en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//

Catéchèse : le rapport entre les textes de ce dimanche et l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu.
1. La confession de la foi véritable « Tu es en vérité le Fils de Dieu ! » (évangile du jour) a pu être dite en tout premier par la Mère de Dieu, la mieux placée, dès l’Annonciation, pour connaître Jésus. Primauté de la Mère de Dieu, au-dessus des apôtres et des disciples, des chérubins et des séraphins.
2. A la Mère de Dieu s’applique en tout premier la phrase de saint Paul (épître du jour) : « le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous ». Aussi est-elle appelée « l’Arche de la sainteté de Dieu » (alléluia).

Dimanche 10 août

Dimanche 10 août 2008, 8ème après la Pentecôte, après-fête de la Transfiguration,
saint et victorieux martyr l’archidiacre Laurent, ton 7


Tropaire de la Résurrection, t. 7 : T
u as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher :// « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //

Troparul Învierii, glas 7: Stricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul; plângerea mironosiţelor o ai schimbat şi Apostolilor a propovădui ai poruncit că ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dăruind lumii mare milă.

Tropaire de la Transfiguration, t.7 : Ô Christ Dieu, Tu t’es transfiguré sur la montagne !/ Tu as montré à tes disciples ta gloire autant qu’ils pouvaient la supporter.// Que ta lumière éternelle resplendisse aussi pour nous, pécheurs, par les prières de ta Mère,/ ô Donateur de lumière, gloire à toi !

Troparul, glas 7 : Schimbatu-Te-ai la fatà, în munte, Hristoase Dumnezeule, aràtând ucenicilor Tài slava Ta, pe cât li se putea. Stràluceascà si nouà, pàcàtosilor, lumina Ta cea pururea fiitoare, pentru rugàciunile Nàscàtoarei de Dumnezeu, Dàtàtorule de luminà, slava Tie !

Tropaire(s) de l’église

Tropaire du saint martyr et archidiacre Laurent, t.3 : A
llumé par l’Esprit divin, comme braise tu consumas les ronces de l’erreur, archidiacre du Christ, victorieux martyr Laurent ; et comme encens de spirituelle suavité, tu brûlas pour celui qui t’a glorifié, atteignant par le feu l’ultime perfection ; de tout dommage garde les fidèles vénérant ton souvenir !  Gloire…

Kondakion du saint martyr et archidiacre Laurent, t.2 : Ton cœur au feu divin se consumant, tu as réduit en cendres le brasier des passions, soutien des athlètes victorieux, Laurent, saint martyr porteur-de-Dieu. Au combat tu t’écriais, plein de foi : Nul ne pourra me séparer de l’amour du Seigneur !

Et maintenant…

Kondakion de la Transfiguration, t. 7 (n. trad.): Sur la montagne Tu t’es transfiguré+ et tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu,/ pour autant qu’ils le pouvaient ;// afin qu’en te voyant crucifié+ ils voient que ta Passion était voulue/ et proclament à la face du monde que Tu es en vérité du Père le resplendissement!//

Prokimenon de la Résurrection, t. 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur ! et de la Tranfiguration, t. 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur ! Tu as fait toutes choses dans ta sagesse ! V/ Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur, mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître : 1 Corinthiens 1, 10-17 (n. trad.)
Je vous en prie, Frères, au Nom de notre Seigneur Jésus Christ : vivez en bonne intelligence, et qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous ; soyez bien unis dans un même esprit et dans une même pensée. En effet, mes Frères, les gens de Chloé m’ont appris qu’il y a des discordes parmi vous. Je m’explique ; chacun de vous parle ainsi : « Moi, j’appartiens à Paul. – Moi à Apollos. – Moi à Céphas. – Moi au Christ. » Le Christ est-Il divisé ? Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? Dieu merci, je n’ai baptisé aucun de vous, excepté Crispus et Gaïus ; ainsi, nul ne peut dire que vous avez été baptisés en mon nom. Ah si ! J’ai encore baptisé la famille de Stéphanas. Pour le reste, je n’ai baptisé personne d’autre, que je sache. Car le Christ m’a envoyé, non pas baptiser, mais annoncer l’Evangile, et non dans la sagesse du raisonnement, afin de ne pas rendre vaine la croix du Christ.

Alléluia du jour, t. 7 : I
l est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! et de la Transfiguration, t. 8 : A toi sont les cieux, et à toi la terre : c’est Toi qui as fondé l’univers et sa plénitude. V/ Bienheureux le peuple qui connaît la jubilation : Seigneur, ils marcheront à la lumière de ta Face !

Evangile : Matthieu 14, 14-22 (n. trad.)
En ce temps-là, (s’étant retiré dans un lieu désert), Jésus vit une foule nombreuse. Ses entrailles s’émurent de compassion pour eux et Il guérit leurs infirmes. Le soir venu, les disciples s’approchèrent de lui et lui dirent : « L’endroit est désert et déjà l’heure est avancée ; renvoie donc les foules, qu’elles aillent dans les villages s’acheter des vivres. » Mais Jésus leur dit : « Elles n’ont pas besoin d’y aller : donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. – Apportez-les-moi ici », dit-Il. Et, Il donna l’ordre aux foules de s’installer sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, leva son regard vers le ciel, et Il bénit. Puis, Il rompit les pains, les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés ; et l’on emporta ce qui restait des morceaux : douze paniers pleins ! Or ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants.

În vremea aceea, iesind, Iisus a vàzut multime mare si I s-a fàcut milà de ei si a vindecat pe bolnavii lor. Iar când s-a fàcut searà, ucenicii au venit la El si I-au zis : locul este pustiu si vremea iatà a trecut ; deci, dà drumul multimilor cas à se ducà în sate, sà-si cumpere mâncare. Iisus însà le-a ràspuns : N-au trebuintà sà se ducà ; dati-le vois à mànânce. Iar ei I-au zis : Nu avem aici decât cinci pâini si doi pesti. Si El a zis : Aduceti-Mi-le aici. Si poruncind sà se aseze multimile pe iarbà si lând cele cinci pâini su ceu doi pesti si privind la cer, a binecuvântat si, frângând, a dat ucenicilor pâinile, iar ucenicii multimilor. Si au mâncat toti si s-au sàturat si au strâns ràmàsitele de fàrâmituri, douàsprezece cosuri pline.

Mégalynaire de la Transfiguration, t. 4 : Magnifie, ô mon âme, magnifie le Christ notre Dieu glorieusement transfiguré sur la montagne du Thabor. Immortel s’est révélé Celui que tu as mis au monde, et Dieu Lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, Il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions !

Koinonikon du jour et de la Transfiguration, t.7 : A la lumière de ta Face, Seigneur, nous marcherons,/ en ton Nom jubilant tout le jour : Alléluia !//

Catéchèse : Rappel de la méthode patristique d’interprétation de la Parole.
1. Sens historique : il s’agit d’un fait, attesté par des témoins oculaires venus en foule.
2. Sens dogmatique : Jésus Christ manifeste la puissance de sa divinité, Lui qui, avec le Père et l’Esprit créa dans le principe le ciel et la terre et toutes les êtres visibles et invisibles, dont l’Homme.
3. Sens allégorique : les 5 pains figurent les 5 sens, les 2 poissons, les 2 dimensions (corporelle/ spirituelle) de l’être humain – l’œuvre de JC concerne l’Homme dans sa totalité.
4. Sens moral : l’action sociale et caritative manifeste dans le monde la miséricorde divine.

DImanche 3 août

Dimanche 3 août 2008 : 7ème après la Pentecôte. Ton 6.
Saints martyrs Isaac et Faust ; saint Euphrone d’Autun

Tropaire de la Résurrection en ton 6 : Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, / furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; + Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar Învierii, glasul 6: Puterile îngereşti la mormântul Tău şi străjerii au amorţit şi sta Maria la mormânt, căutând preacurat Trupul Tău. Prădat-ai iadul, nefiind ispitit de dânsul; întâmpinat-ai pe Fecioara, dăruind viaţă. Cela ce ai înviat din morţi, Doamne, slavă Ţie!

Tropaires et kondakia de l’église : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde, / Seigneur, gloire à toi !// Gloire…

Kondakion de la Résurrection en ton 6:  D
e sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !//

Condacul Învierii, glasul 6 : Cu palma cea începàtoare de viatà, pe cei morti din adâncurile cele întunecoase înviindu-le pe toti, Dàtàtorul de viatà, Hristos Dumnezeu, înviere a dàruit neamului omenesc ; cà este Mântuitorul tuturor, învierea si viata si Dumnezeu a toate. 
Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : P
rotectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Ou (usage grec) kondakion de la Transfiguration, t.7 : Sur la montagne Tu t’es transfiguré+ et tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu,/ pour autant qu’ils le pouvaient ;// afin qu’en te voyant crucifié+ ils voient que ta Passion était voulue/ et proclament à la face du monde que Tu es en vérité du Père le resplendissement!// (n. trad.)

Prokimenon du dimanche en ton 6 : S
eigneur, Sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !// Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : Romains 15, 1-7 (n. trad.)
Frères, nous avons l’obligation, nous les forts, de porter les infirmités des faibles et de ne pas nous faire plaisir à nous-mêmes. Que chacun de nous fasse plaisir au prochain, en vue du bien, pour l’édification. Car le Christ ne s’est pas fait plaisir à lui-même ; mais, il est écrit : « Les outrages de ceux qui t’outragent sont retombés sur moi. » Or tout ce qui fut écrit dans le passé a été écrit pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation tirées des Ecritures, nous possédions l’objet de l’espérance.
Que le Dieu de patience et de consolation vous donne d’avoir les uns à l’égard des autres les mêmes dispositions, selon le Christ Jésus, afin que d’un même cœur et d’une seule bouche vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi, soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ fut accueillant pour vous, à la gloire de Dieu.

Alléluia du dimanche en ton 6 : Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. - Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile : Matthieu 9, 27-35 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus était en chemin ; deux aveugles se mirent à le suivre en criant : « Fais-nous miséricorde, Fils de David ! » Jésus arrivé à la maison, les aveugles vinrent à sa rencontre ; Il leur dit : « Avez-vous foi que Je puisse faire cela ? » Ils lui disent : « Oui, Seigneur ! » Alors Il leur toucha les yeux en disant : « Qu’il vous advienne selon votre foi ! » Et leurs yeux s’ouvrirent. Alors Jésus les avertit : « Veillez à ce que personne ne le sache! » Mais à peine sortis, ils en répandirent la nouvelle dans toute cette terre. Tandis que Jésus et ses disciples sortaient (du village), on lui présenta un muet possédé: une fois le démon expulsé, le muet se mit à parler ; et les foules étaient émerveillées et disaient : « Jamais il n’y a eu pareille manifestation en Israël ! » Mais les Pharisiens disaient : « C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons ! » Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant l’évangile du Royaume et soignant dans le peuple toute maladie et de toute infirmité.

În vremea aceea, plecând Iisus de acolo, doi orbi se tineau dupà El strigând si zicând : Miluieste-ne pe noi, Fiule al lui David ! Dupà ce a intrat în casà, au venit la el orbii si Iisus i-a întrebat : Credeti cà pot sà fac Eu aceasta ? Zis-au Lui : Da, Doamne ! Atunci S-a atins de ochii lor, zicând : Dupà credinta voastrà, fie vouà ! Si s-au deschis ochii lor. Iar Iisus le-a poruncit cu asprime, zicând : Vedeti, nimeni sà nu stie ! Iar ei, iesind, L-au vestit în tot tinutul acela. Si plecând Iisus si ucenicii, iatà au adus la El un om mut, având demon. Si fiind scos demonul, mutul a gràit. Iar multimile se minunau zicând : Niciodatà nu s-a aràtat asa în Israel ! Dar fariseii ziceau : Cu domnul demonilor scoate pe demoni. Si Iisus stràbàtea toate cetàtile si satele, propovàduind Evanghelia împàràtiei si vindecând toatà boala si toatà neputinta în popor.

Catéchèse :
Le jeûne de la Mère de Dieu, 15 jours en sa compagnie et, par elle, plus proches du Christ !
- 1er - 15 août, l’Eglise suit un temps de préparation à la célébration de la Dormition de la Mère de Dieu (célébrée avant le IVème s. et fixée au 15.8 dès le VIIème), sur le modèle de la préparation à la Pâques du Fils de Dieu : rien d’animal, ni huile ni vin (sauf samedis et dimanches ; le 6, Transfiguration de JC : poisson, huile et vin) ; prière plus intense à la Vierge tous les jours : office de la Paraclisis (« supplication »), acathistes variés (Buisson ardent, Protection de la Mère de Dieu, etc.), chapelet avec la prière « très sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! » ou « sauve Untel… ». Cela souligne la place unique de la Vierge dans la foi et la prière chrétienne : le mercredi et le vendredi de chaque semaine lui sont déjà consacrés toute l’année ; et tout office comporte une prière adressée à elle, notamment « Il est digne en vérité… », après la consécration des saints Dons (divine liturgie) ; son icône est dans toute église et toute demeure chrétienne (et sur le lieu de travail !). La Mère de Dieu est omniprésente, non seulement dans le culte chrétien, mais dans la Création tout entière. Elle est vénérée comme première personne humaine affranchie de l’esclavage du péché, la première sainte et  « déifiée » ou « divinisée » : elle l’est par son union intime à Dieu, le Verbe fait chair et Homme au moment de la conception virginale. Elle instaure également le nouveau statut de la femme dans l’Histoire : autonomie par rapport à l’homme, relation privilégiée avec Dieu, vision prophétique de l’Histoire, compassion pour tous, souveraineté de sa personne par rapport à la souffrance et la mort. Ignorer la Mère de Dieu serait ignorer l’Incarnation de Dieu et ses conséquences pour la vie ecclésiale et sociale. Elle montre le Christ, conduit à lui (cf. l’Icône), et dit : « faites tout ce qu’Il vous dira » (Jean 2, 5).
- la Croix est au milieu de l’église à partir du 1er août (ancien usage constantinopolitain), ce qui ouvre une quarantaine de préparation à la glorification de la sainte et vivifiante Croix le 14 septembre.