Paroisse Orthodoxe Saint Germain et Saint Cloud

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Dimanche 19 avril

Dimanche 19 avril 2009 : saint et grand dimanche de Pâques

Après la bénédiction initiale : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 f., par le prêtre, et 3 f.  par le chœur et le Peuple)
1 : Que Dieu se lève et ses ennemis seront dispersés ! (tropaire 1 f.)
2 : Comme se dissipe la fumée ils se dispersent ; comme fond la cire devant le feu ! (tropaire 1 f.)
3 : Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! (tropaire 1 f.)
4 : Voici le jour que le Seigneur a fait, soyons dans la joie et l’allégresse ! (tropaire 1 f.)
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit ! (tropaire 1 f.)
Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen ! (tropaire 1 f.)
Le prêtre chante à nouveau le tropaire jusqu’à « a vaincu la mort ! » et le chœur achève.
 
Antienne 1, t.2 : A
cclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, / sauve-nous, Dieu sauveur !//
Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain. Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain. Gloire au Père… et maintenant… Refrain.
Antienne 2, t.2 : Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, + Toi qui es ressuscité des morts, / nous qui te chantons : Alléluia !//
Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.
Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.
Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.
Gloire au Père… et maintenant… Refrain. Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face ! Refrain : Christ est ressuscité des morts…
Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain
Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain. Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !  Tropaire : Christ est ressuscité des morts…

Hypakoï, en t.4 : Devançant l’aurore et trouvant la pierre roulée près du tombeau, + Marie et ses compagnes entendirent l’ange qui leur demandait:/ « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui vit dans l’éternelle clarté ?// Voici les bandelettes : allez vite annoncer à tous+ que le Seigneur est ressuscité, triomphant de la mort, / car Il est le Fils de Dieu qui sauve le genre humain ». // Gloire… et maintenant…

Kondakion en t.8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, + Tu as brisé la puissance de l’enfer. / Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir, + visitant tes apôtres et leur donnant la paix, / Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

Au lieu du Trisagion: Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, en t.8 : Ce jour, le Seigneur l’a fait:/ soyez dans la joie et dans l’allégresse !// V : Rendez grâce au Seigneur, car Il est bon, car éternel est son amour !
Epître : Actes de apôtres, 1, 1-8 : Mon premier livre, Théophile, je l’ai consacré à tout ce que Jésus s’est mis à faire et à enseigner jusqu’au jour où, dans l’Esprit saint, ayant donné ses instructions aux apôtres qu’Il avait choisis, Il fut enlevé au ciel. C’est à eux qu’après sa passion Il s’est montré vivant : Il leur en donna mainte preuve pendant quarante jours, leur apparaissant et leur parlant du Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’Il prenait avec eux, Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre ce que le Père avait promis, « ce que, dit-Il, vous m’avez entendu vous dire : Jean a baptisé dans l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit saint que vous serez baptisés, sous peu de jours. » Etant donc réunis, ils lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que Tu vas rétablir le Royaume d’Israël ? » Il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître les temps et les moments que le Père a fixés, en son pouvoir souverain. Mais vous allez recevoir une force, par la descente sur vous de l’Esprit saint, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, jusqu’aux extrémités de la terre ».

Alléluia, t.4 : Tu te lèveras, Tu auras pitié de Sion ! – Du ciel le Seigneur regarde la terre.

Evangile : Jean  1, 1-17 (n. trad.) -  éventuellement lu en plusieurs langues…
Dans le principe est le Verbe, et le Verbe est vers Dieu, et le Verbe est Dieu. Lui, Il est dans le principe vers Dieu. Tout par lui est advenu, et sans lui rien de ce qui est n’est advenu. En lui est la Vie et la Vie est la Lumière des humains. Et la Lumière se manifeste dans la ténèbre ; et la ténèbre ne l’a pas comprise. Advint un être humain, envoyé d’auprès de Dieu ; son nom : Jean. Celui-ci vint pour le témoignage, pour témoigner au sujet de la Lumière, afin que tous aient confiance par lui. Il n’était pas lui-même la Lumière, mais il avait à témoigner au sujet de la Lumière. Le Verbe est la Lumière véritable, qui illumine tout être humain, venant dans le monde. Il est dans le monde, et le monde par lui est advenu, et le monde ne le connaît pas. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli. Mais tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné la liberté de devenir enfants de Dieu, à eux qui ont confiance en son Nom, qui ont été engendrés, non du sang ou d’un vouloir de chair, ou d’un vouloir d’homme, mais de Dieu. Et le Verbe est devenu chair et Il a dressé sa tente parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, gloire de Fils unique du Père, comblé de grâce et de vérité. Jean témoigne à son sujet et s’écrie en disant : « C’est Lui dont j’ai dit : Il s’avance devant moi, Il est advenu avant moi, car Il est avant moi ! » Car de sa plénitude, tous nous avons reçu, et grâce pour grâce. C’est que la Loi a été donnée par l’intermédiaire de Moïse, la grâce et la vérité sont advenues par l’intermédiaire de Jésus Christ.

La început era Cuvântul si Cuvântul era la Dumnezeu si Dumnezeu era Cuvântul. Acesta era întru început la Dumnezeu. Toate prin El s-au fàcut ; si fàrà El nimic nu s-a fàcut din ce s-a fàcut. Întru El era viatà si viata era lumina oamenilor. Si lumina lumineazà în întuneric si întunericul nu a cuprins-o. Fost-a om trimis de la Dumnezeu, numele lui era Ioan. Acesta a venit spre màrturie, ca sà màrturiseascà despre Luminà, ca toti sà creadà prin el. Nu era el Lumina, ci ca sà màrturiseascà despre Luminà. Cuvântul era Lumina cea adevàratà care lumineazà pe tot omul, car vine în lume. În lume era si lumea prin El s-a fàcut, dar lumea nu L-a cunoscut. Întru ale Sale a venit, dar ai Sài nu L-au primit. Si celor câti L-au primit, care cred în numele Lui, le-a dat putere ca sà se facà fii ai lui Dumnezeu. Care nu din sânge, nici din poftà trupeascà, nici din poftà bàrbàteascà, ci de la Dumenezeu s-au nàscut. Si Cuvântul S-a fàcut trup si S-a sàlàsluit între noi si am vàzut slava Lui, slavà ca a Unuia-Nàscut din Tatàl, plin de har si de adevàr. Ioan màrturisea despre El si striga, zicând : Acesta era despre Care am zis : Cel car vine dupà mine a fost înaintea mea, pentru cà mai înainte de mine era. Si din plinàtatea Lui noi toti am luat, si har peste har. Pentru cà Legea prin Moise s-a dat, iar harul si adevàrul au venit prin Iisus Hristos.

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon : Recevez le Corps du Christ, Alléluia ! Buvez à la Source immortelle : Alléluia ! Alléluia !

Tropaire pascal 1 f. après Avec foi, crainte de Dieu et amour, approchez ! au lieu de Nous avons vu la vraie lumière…, et 3 f. au lieu de Que le Nom du Seigneur soit béni… Après la bénédiction, le prêtre en chante le début, le chœur termine : A ceux qui sont…  Après le congé le prêtre : le Christ est ressuscité ! ( 3 f.). Pain béni : le tropaire autant qu’on veut !

Catéchèse. La Résurrection : 1) un fait : structure de l’Histoire dans ses dimensions chronologique (facile à dater) et cosmique ; 2) révélation de la Personne divine : « Je suis la Résurrection » (Jean, 11, 25) ; le Christ, non un « fondateur de religion », mais le Ressuscité et Celui qui est la Vie et la donne ; 3) « théophanie » : manifestation de la Divinité ; 4) norme de la Foi : « si le Christ n’est pas ressuscité,votre foi est vaine » (1 Corinthiens, 15, 14) ; 5) avenir des défunts : « ton frère ressuscitera » (Jean, 11, 23) ; connaissance de l’après-mort ; 6) trépas = repos (« dormition ») ; la « mort » - le péché sépare de Dieu – est détruite par la Vie ; l’angoisse païenne devant la mort n’a plus lieu ; 7) l’existence est reçue du Christ comme vie pour la résurrection ; tout s’organise selon cette perspective ; ceux qui ne croient pas vivent pour la mort, leur seule certitude ; 8) croire au Ressuscité et à la Résurrection modifie totalement l’optique humaine. La Joie atteste la Foi.

28 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

DImanche 12 avril

Dimanche 12 avril 2009 : Entrée du Christ à Jérusalem, ouverture de la Semaine sainte

Antiennes spéciales au lieu des typiques et divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Antienne 1 : 1 : J’aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, / sauve-nous, Dieu sauveur !// (ton 2)
2 : Il incline son oreille vers moi, le jour où je l’appelle.
3 : Les tourments de la mort m’enserraient, les périls de l’Enfer m’environnaient.
4 : Peine et misère me tenaient, mais j’invoquais le Nom du Seigneur.
Antienne 2 : 1 : J’ai gardé ma confiance, lors même que j’ai dit : je suis trop humilié !
Ref.: Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le petit d’une ânesse, / nous qui te chantons : Alléluia!//
2 : Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu’Il m’a fait ?
3 : J’élèverai la coupe du salut en invoquant le Nom du Seigneur.
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : 1 : Confessez le Seigneur, car Il est bon ! Car éternelle est sa miséricorde !
Refrain
: le tropaire de la Fête, en ton 1 : Affirmant la résurrection universelle…
2 : Que la maison d’Israël le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
3 : Que la maison d’Aaron le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
4 : Que ceux qui craignent le Seigneur le disent : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Isodikon de la Fête : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ; nous vous avons bénis de la maison du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu. Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le poulain d’une ânesse, / nous qui te chantons : Alléluia!//

Tropaire de la Fête, t. 1 : Affirmant la résurrection universelle,+ avant ta Passion, ô Christ Dieu,/ Tu réveilles Lazare des morts.// Et nous, comme des adolescents,+ portant l’insigne de la victoire,/ nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort:// « Hosanna dans les lieux très hauts !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »//  Gloire…

Tropaire de la Fête en ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, / nous avons pu participer à la vie éternelle par ta résurrection ; // et dans nos hymnes nous te chantons : Hosanna au plus haut des cieux !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !//  Et maintenant…

Kondakion de la Fête en t.6 : Au ciel sur le trône des chérubins, ici-bas siégeant sur l’ânon, ô Christ notre Dieu, + Tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi:/ Béni, Celui qui vient pour tirer Adam du tombeau !//

Prokimenon, t.4 (Ps.117, 26-27 et 1) : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !/ Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu !// V : Confessez le Seigneur, car Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Epître : Philippiens 4, 4-9
Frères, réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je vous le répète, réjouissez-vous ! Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci, mais en toute circonstance exposez vos requêtes à Dieu, recourant à la prière et à l’oraison, dans l’action de grâces. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout esprit, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. En conclusion, mes Frères, tout ce qu’il y a de vrai et de noble, tout ce qu’il y a de juste et de pur, tout ce qui est digne d’être aimé et d’être honoré, tout ce qui s’appelle vertu et mérite des éloges, voilà ce dont il faut vous préoccuper. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Alors le Dieu de la paix sera avec vous !

Alléluia, t.1 (Ps. 97, 1 et 3) : Chantez au Seigneur un chant nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles ! V : Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Evangile : Jean 12, 1-18 (n. trad.)
En ce temps-là, six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, le cadavre que Jésus avait réveillé d’entre les morts. Là, on lui prépara un repas et Marthe servait ; or Lazare était un de ceux qui étaient attablés avec lui. Alors, Marie, prenant une livre de parfum de vrai nard, d’un grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et la maison fut pleine du parfum de la myrrhe. Mais Judas l’Iscariote, un de ses disciples, qui devait le livrer, dit : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu cette myrrhe trois cents deniers pour les donner aux pauvres ? » Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et que, comme il tenait la bourse, il détournait ce qu’on y mettait. Jésus dit alors : « Laisse-la ; elle a gardé cela pour le jour de ma sépulture, car, les pauvres, vous les avez toujours avec vous, mais, moi, vous ne m’avez pas pour toujours. » Une grande foule de Judéens sut qu’Il était là et elle vint, non seulement à cause de Jésus, mais pour voir Lazare qu’Il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de mettre aussi Lazare à mort, car, à cause de lui, beaucoup de Judéens s’éloignaient et croyaient en Jésus. Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête, entendant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre, et elle criait : « Hosanna ! Béni, celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » Trouvant un petit âne, Jésus s’assit dessus, comme il est écrit : « Ne crains pas, fille de Sion, voici que vient ton roi, assis sur le poulain d’une ânesse. » D’abord, ses disciples ne connurent pas cela ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui et que cela avait eu lieu pour lui. Et la foule qui était avec lui lorsqu’ Il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts, rendait témoignage. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre, parce qu’elle avait entendu qu’Il avait fait ce signe.

În vremea aceea, deci, cu sase zile înainte de Pasti, Iisus a venit în Betania, unde era Lazàr, pe care îl înviase din morti. Si I-au fàcut acolo cinà si Martea slujea. Iar Lazàr era unul dintre cei ce sedeau cu El la masà. Deci Maria, luând o litrà cu mir de nard curat, de mare pret, a uns picioarele lui Iisus si le-a stres cu pàrul capului ei, iar casa s-a umplut de mirosul mirului. Iar Iuda Iscariotaneanul, unul dintre ucenicii Lui, care avea sà-L vândà, a zis : « Pentru ce nu s-a vândut mirul acesta cu trei sute de dinari si sà-ai fi dat sàracilor ? ». Dar el a zis aceasta, nu pentru cà îi era grijà de sàraci, ci pentru cà era fur si, având punga, lua din ce se punea în ea. A zis deci Iisus : « Las-o, cà pentru ziua îngropàrii Mele l-a pastrat. Cà pe sàraci totdeauna îi aveti cu voi, dar pe Mine nu Mà aveti totdeauna ». Deci multime mare de iudei au aflat cà este acolo si au venit nu numai pentru Iisus, ci sà vadà si pe Lazàr, pe care-l înviase din morti. Si s-au sfàtuit arhiereii ca si pe Lazàr sà-l omoare. Càci, din cauza lui, multi dintre iudei mergeau si credeau în Iisus. A doua zi, multime multà, care venise la sàrbàtoare, auzind cà Iisus vine în Ierusalim, au luat ramuri de finic si au iesit întru întâmpinarea Lui si strigau : « Osana ! Binecuvântat este Cel ce vine întru numele Domnului, Împàratul lui Israel ! ». Si Iisus, gàsind un asin tânàr, a sezut pe el, precum este scris : « Nu te teme, fiica Sionului ! Iatà Împàratul tàu vine, sezând pe mânzul asinei ». Acestea nu le-au înteles ucenicii Lui la început, car când S-a preaslàvit Iisus, atunci si-au adus aminte cà acestea erau scrise pentru El si cà acestea I le-au fàcut Lui. Deci da màrturie multimea care era cu El, când l-a strigat pe Lazàr din mormânt si l-a înviat din morti. De aceea L-a si întâmpinat multimea, pentru cà auzise cà El a fàcut minunea aceasta.

Mégalynaire de la Fête (ode 9 du canon, t. 4) : Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, célébrez cette fête et, dans la joie, venez, magnifions le Christ avec des palmes et des rameaux ! Crions-lui joyeusement : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur !

Koinonikon de la Fête (Ps.117): Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, Alléluia !  Au lieu de « nous avons vu la vraie lumière », le tropaire en t.1 : « Affirmant… »

Thèmes. Reconnaître la royauté du Christ : 1) roi d’Israël ; 2) roi du monde : l’Evangile, norme de la vie sociale, politique ; fondement du nouvel humanisme (divino humanisme) ; 3) royauté de l’âme du chrétien : Il trône dans le cœur par une invocation continuelle et inspire nos pensées, nos paroles et nos actes. Il accomplit la prière « que ton règne arrive ! »

28 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 5 avril

Dimanche 5 avril 2009, 5ème de Carême (t.1), mémoire de ste Marie l’Egyptienne. Divine liturgie selon saint Basile.

Tropaire de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni
!

Tropaire de sainte Marie l’Egyptienne, t.8 : En toi, vénérable Mère, la divine image se reflète exactement. Afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, pour nous occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et au-delà. C’est ainsi que ton esprit se réjouit, sainte Marie, avec les anges dans le Ciel.

Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant et toujours…

Kondakion de la sainte, t.3 : Celle qui d’abord s’adonna au vice et aux passions, par la conversion devient en ce jour une épouse du Christ, émule des anges par son genre de vie, destructrice des démons par les armes de la Croix. C’est pourquoi tu apparus, ô Marie, comme une épouse glorieuse au Royaume des cieux. Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

Prokimenon dominical, t.1 : Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, /  comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange ! Et de la sainte, t. 4 : Dieu est admirable dans  ses saints, Lui, le Dieu d’Israël !

Epîtres du dimanche et de la sainte: Héb. 9, 11-14  et Galates 3, 23-29 (si deux prokimena)
Frères, le Christ a paru comme grand prêtre des biens à venir ; Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait, celui qui n’est pas fait de main d’homme, c’est-à-dire qui n’appartient pas à cette création, et ce n’est pas avec le sang des boucs et des jeunes taureaux, mais avec son propre sang, qu’Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, nous ayant acquis une éternelle rédemption. Si le sang des taureaux et des boucs, si la cendre des génisses, en effet, sanctifient par leur aspersion ceux qui sont souillés, et leur procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par l’éternel Esprit s’est Lui-même offert à Dieu comme victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience de ses œuvres de mort, pour nous permettre de rendre un culte au Dieu de vie ! Frères…

Alléluia du dimanche, t.1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles. Et de la sainte, t. 7: Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, Dieu très haut ! – Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.

Evangiles du dimanche et de la sainte : Mc.10, 32-45 et Luc 7, 36-50 (si deux alléluias…)
En ce temps-là, les disciples étaient en route montant vers Jérusalem et Jésus les conduisait, et ils étaient remplis de stupeur, et ceux qui suivaient avaient peur ; Jésus prit de nouveau à part les Douze,  et commença à leur dire ce qui allait lui arriver : « Voici que nous montons vers Jérusalem et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort et le livreront aux nations : elles se moqueront de lui, elles lui cracheront dessus, elles le feront fouetter et mettre à mort et, après trois jours, Il ressuscitera. » Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchèrent de lui et lui dirent : « Maître, nous voulons que Tu fasses pour nous ce que nous allons te demander. » Jésus leur dit : « Que voulez-vous que Je fasse, Moi, pour vous ? » Ils lui dirent : « Accorde-nous de siéger dans ta gloire, l’un à ta droite, l’autre à ta gauche. » Mais Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ; pouvez-vous boire la coupe que Je bois ou être baptisés du baptême dont Je suis baptisé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que Je bois, vous la boirez et le baptême dont Je suis baptisé, vous en serez baptisés. Mais siéger à ma droite ou à ma gauche, cela ne m’appartient pas de l’accorder ; c’est à ceux pour qui c’est préparé. » Les dix entendirent et commencèrent à s’irriter contre Jacques et Jean. Jésus les appela et leur dit : « Vous savez que ceux qui passent pour chefs des nations les tiennent sous leur pouvoir et que les puissants d’entre elles disposent d’elles. Il n’en est pas ainsi parmi vous : que celui qui veut devenir grand parmi vous soit votre serviteur, et que celui qui veut être le premier parmi vous soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’Homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. » En ce temps-là…

În vremea aceea, ucenii erau pe drum, suindu-se la Ierusalim, iar Iisus mergea înaintea lor. Si ei erau uimiti si cei ce mergeau dupà El se temeau. Si luând la Sine, iaràsi, pe cei doisprezece, a început sà le spunà cele ce aveau sà I se întâmple : «  Iatà, ne suim la Ierusalim si Fiul Omului va fi predat arhiereilor si càrturarilor si-L vor osîndi la moarte si-L vor da în mâna pàgânilor. Si-L vor batjocori si-L vor scuipa si-L vor biciui, si-L vor omorâ, dar dupà trei zile va învia ». Si au venit la El Iacov si Ioan, fiii lui Zevedeu, zicându-I : « Învàtàtorule, voim sà ne faci ceea ce vom cere de la Tine ». Iar El le-a zis : « Ce voiti sà và fac ? » Iar ei I-au zis : « Dà-ne nouà sà sedem unul de-a dreapta Ta, si altul de-a stânga Ta, întru slava Ta ». Dar Iisus le-a ràspuns : « Nu stiti ce cereti ! Puteti sà beti paharul pe care îl beau Eu sau sà và botezati cu botezul cu care Mà botez Eu ? » Iar ei I-au zis : « Putem ». Si Iisus le-a zis : « Paharul pe care Eu îl beau îl veti bea, si cu botezul cu care Mà botez và veti boteza. Dar a sedea de-a dreaptea Mea, sau de-a stânga Mea, nu este al Meu a da, ci celor pentru care s-a pregàtit ». Si auzind cei zece, au început a se mânia pe Iacov si pe Ioan. Si Iisus, chemându-i la Sine, le-a zis : « Stiti cà cei ce se socotesc cârmuitori ai neamurilor domnesc peste ele si cei mai mari ai lor le stàpânesc. Dar între voi nu trebuie sà fie asa, ci care va vrea sà fie mare între voi, sà fie slujitor ai vostru ; si care va vrea sà fie întâi între voi, sà fie tuturor slugà. Cà si Fiul Omului n-a venit ca sà I se slujeascà, ci ca El sà slujeascà si sà-Si dea sufletul ràscumpàrare pentru multi ».

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création, ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et de la sainte : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! en ton occurrent, i.-e. ton 1.

Le message du jour : 1) le Christ est ressuscité : l’ensemble du Carême constitue la Pâque et la glorification de la Résurrection ; 2) le but de la conversion et de l’ascèse : ressembler au Dieu–Homme, le Christ (trop. de ste Marie) ; 3) l’intercession continuelle du Christ grand-prêtre et son action vivifiante en son Eglise, donc en nous, par les sacrements (épître) ; 4) la coupe du Seigneur Jésus : agonie de la compassion pour les humains, et gloire de la victoire éternelle sur la souffrance et la mort – tout chrétien est invité à y communier ; son baptême : de sang (obéissance à la volonté du Père) et d’Esprit (couronnement et transfiguration par l’Esprit du Père) – nous tous sommes baptisés ainsi. La vie chrétienne est la mise en œuvre de la grâce du baptême par l’accomplissement des commandements du Seigneur Jésus.

28 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 29 mars

Dimanche 29 mars 2009, 4ème de Carême (t.8), mémoire de st Jean Climaque. Divine liturgie selon saint Basile.

Tropaire de la Résurrection, t. 8 : Tu es descendu des hauteurs,/ ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours,+ afin de nous délivrer de nos passions,/ ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//

Tropar, glasul 8: Dintru înălţime Te-ai pogorât, Milostive; îngropare ai luat de trei zile, ca să ne slobozeşti pe noi din patimi. Cela ce eşti Viaţa şi Învierea noastră, Doamne, slavă Ţie!

Tropaire de saint Jean Climaque, t. 8 : Pour les moines tu t’es montré un véritable maître, saint Jean,+ toi qui dressas la succession de tes discours comme échelle divine/ faisant monter depuis la purification de l’ascèse vers la lumineuse contemplation ;// vénérable Père,/ prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grâce du salut !

Kondakion de la Résurrection, t. 8 : Ressuscité du tombeau, / Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; // Eve danse de joie en ta Résurrection+ et les confins de la terre/ célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !// 

Condacul, glasul al 8-lea : Înviind din mormânt, pe cei morti i-ai ridicat si pe Adam l-ai înviat ; Eva dàntuieste întru Învierea Ta, si marginile lumii pràznuiesc întru scularea Ta cea din morti, mult-Milostive ! Gloire au Père et au Fils…

Kondakion du saint, t. 4 : Au plus haut degré de la tempérance+ le Seigneur t’a placé comme un astre de vérité, illuminant de ta clarté les confins de l’univers, saint Jean,/ notre Père qui nous guide vers Dieu.// Et maintenant …

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance…

Prokimenon, t. 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ; / vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand ! Et du saint, t. 7: Le Seigneur donne la force à son peuple, le Seigneur bénira son peuple dans la paix ! V/ : Les saints  se réjouiront dans la gloire ! Ils exulteront dans leur repos !

Epître : Hébreux 6, 13-20 et Ephésiens 5, 8-19 (si deux prokimena)
Frères, lorsque Dieu fit sa promesse à Abraham, comme Il n’avait personne de plus grand par qui jurer, Il jura par lui-même et dit : « Oui, Je te comblerai de bénédictions et Je te donnerai une immense expansion. » Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, vit se réaliser la promesse. Les hommes, en effet, jurent par un plus grand ; et, entre eux, la garantie du serment met un terme à toute contestation. C’est en ce sens que Dieu, voulant bien davantage montrer aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, intervint par un serment. Ainsi par un engagement doublement infaillible, puisqu’il ne peut y avoir de mensonge de la part de Dieu, nous sommes puissamment encouragés, comme y trouvant refuge, à saisir fortement l’espérance qui nous est proposée. Et nous la tenons comme l’ancre de notre âme, cette espérance sûre et solide, qui a pénétré au-delà du voile, là où pour nous, en Précurseur, est entré Jésus, devenu grand prêtre pour l’éternité « selon ordre de Melchisédech ». Frères…

Alléluia dominical, t. 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes ! Et du saint, t. 7: Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, Dieu très haut ! – Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.

Evangile : Marc 9, 17-32 (notre trad.) et Matthieu 4, 25 à 5, 12. (si deux alléluias…)
En ce temps-là, quelqu’un de la foule dit à Jésus : « Maître, je t’ai amené mon fils ; il est possédé d’un esprit muet. Où qu’il le saisisse, il le jette à terre ; mon fils écume, grince des dents et devient sec. J’ai demandé à tes disciples de l’expulser, mais ils n’en ont pas eu la force. » Jésus leur répondit : « Ô génération incroyante et pervertie, jusqu’à quand serai-Je auprès de vous ? Jusqu’à quand aurai-je à vous supporter ? Apportez-le-moi. » On le lui apporta et, dès qu’il vit Jésus, l’esprit agita l’enfant qui, tombant à terre, s’y roula en écumant. Jésus demanda au père : « Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? » « Depuis l’enfance, dit-il. Souvent il l’a jeté dans le feu ou dans l’eau pour le faire périr. Mais, si Tu as quelque pouvoir, aide-nous ! Seigneur, miséricorde ! » Jésus lui répondit : « ‘Si Tu as quelque pouvoir’, dis-tu : mais, tout est possible à celui qui croit. » Le père de l’enfant s’écria aussitôt avec larmes : « Je crois ! Aide-moi dans mon incroyance ! » Jésus, voyant s’attrouper la foule, menaça l’esprit impur en lui disant : « Esprit muet et sourd, Je te l’ordonne, sors de lui et n’y rentre plus ! » Après avoir crié et violemment secoué l’enfant, il en sortit ; celui-ci devint comme un cadavre, si bien que beaucoup disaient : « Il est mort. » Mais Jésus s’empara de sa main, le releva, et il se tenait debout. Lorsque Jésus fut rentré à la maison, ses disciples le prirent à part et lui demandèrent : « Pourquoi, nous, n’avons-nous pas pu l’expulser ? » Jésus leur dit : « Cette engeance ne peut être chassée que par la prière et le jeûne. » Puis ils partirent en traversant la Galilée et Jésus ne voulait pas que ce miracle se sût. En effet, Il enseignait ses disciples et leur disait : « Le Fils de l’Homme sera livré aux mains des gens ; ils le mettront à mort et trois jours après avoir été mis à mort Il se relèvera.» En ce temps-là…

In vremea aceea, I-a ràspuns Lui unul din multime : Învàtàtorule, am adus la Tine pe fiul meu, care are duh mut. Si oriunde-l apucà, îl aruncà la pàmânt si face spume la gurà si scrâsneste din dinti si întepeneste. Si am zis ucenicilor Tài sà-l alunge, dar ei n-au putut. Iar El, ràspunzând lor, a zis : O, neam necredincios pânà când voi fi cu voi ? Pânà când và voi ràbda pe voi ? Aduceti-l la Mine. Si l-au adus la El. Si vàzându-L pe Iisus, duhul îndatà a zguduit pe copil, si, càzând la pàmânt, se zvârcolea spumegând. Si l-a întrebat pe tatàl lui : Câtà vreme este de când i-a venit aceasta ? Iar el a ràspuns : Din pruncie. Si de multe ori l-a aruncat si în foc si în apà ca sà-l piardà. Dar de poti ceva, ajutà-ne, fiindu-Ti milà de noi ! Iar Iisus i-a zis : De poti crede, toate sînt cu putintà celui ce crede. Si îndatà strigând tatàl copilului, a zis cu lacrimi : Cred, Doamne ! Ajutà necredintei mele ! Iar Iisus, vàzând cà multimea dà nàvalà, a certat duhul cel necurat zicându-i : Duh mut si surd, Eu îti poruncesc : Iesi din el si sà nu mai intri în el ! Si ràcnind si zguduindu-l cu putere, duhul a iesit ; iar copilul a ràmas ca mort, încât multi ziceau cà a murit. Dar Iisus, apucându-l de mânà, l-a ridicat, si el s-a sculat în picioare. Iar dupà ce a intrat în casà, uncenicii Lui L-au întrebat, de o parte : Pentru ce noi n-am putut sà-l izgonim ? El le-a zis : Acest neam de demoni cu nimic nu poate iesi, decât numai cu rugàciune si cu post. Si, iesind ei de acolo, stràbàteau Galileea, dar El nu voia sà stie cineva. Càci învàta pe ucenicii Sài si le spunea cà Fiul Omului se va da în mâinile oamenilor si-L vor ucide, iar dupà ce-L vor ucide, a treia zi va învia.

Mégal. : En toi se réjouit toute la création, ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et du saint : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! » en ton occurrent.

Thèmes du jour : 1) la Résurrection : tout le Carême constitue la Pâque, « passage » de la mort à la vie dans l’union au Christ ; 2) but de l’ascèse : contemplation de la Lumière et joie en Dieu ; 3) fidélité du Seigneur dans ses promesses (réponse au scepticisme) ; 4) l’état de péché comme « possession » démoniaque (place de l’exorcisme avant le baptême), impuissance à faire la volonté de Dieu ; 5) la surdité et le mutisme comme signes de l’état de péché : sourd à la Parole, muet pour témoigner du Christ (carence apostolique et missionnaire) ; 5) la patience de Dieu : Il « supporte » volontairement tout par amour ; Il pourrait arrêter (« jusqu’à quand… ») ; 6) la faiblesse de la foi (le péché d’« incroyance ») : à notre prière Dieu la fortifiera ; 7) puissance de la prière de Foi unie au jeûne – arme des chrétiens face au mal ; 8) l’annonce de la Passion et de la Résurrection de Jésus Seigneur ; 9) la place éminente de la Mère de Dieu dans l’œuvre du Salut.

27 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 22 mars

Dimanche 22 mars 2009, 3ème de Carême, de la sainte Croix (t. 7)

Antiennes spéciales en ton occurrent, ou bien les typiques : divine liturgie selon saint Basile.

Antienne 1 : 1. Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,/ sauve-nous, Dieu sauveur !// (ton 6)
2. A ceux qui te craignent Tu as donné un étendard, pour échapper à l’atteinte de l’arc. Refrain
3. Tu es monté sur la hauteur, recevant les humains en tribut ! Refrain
4. Tu as donné un héritage à ceux qui craignent ton Nom ! Refrain

Antienne 2 : 1. Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu. Ref.: Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts,/ nous qui te chantons : Alléluia!// (t.6)  
2. Prosternons-nous devant le lieu où se posèrent ses pieds. Refrain
3. Dieu était notre Roi dès avant les siècles, Il a accompli notre salut au milieu de la terre. Refrain
4. Je serai exalté parmi les nations, exalté sur la terre. Refrain
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3 : 1. Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant l’escabeau de ses pieds, car Il est saint ! Refrain : le tropaire de la Croix, en ton 1
2. Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Refrain
3. Sois son pasteur et relève-le pour l’éternité ! Refrain
Gloire… et maintenant… Refrain

Tropaire de la Résurrection, t. 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : // « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //

Tropaire de la Croix en ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage !/ Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et, par ta Croix, sauve les nations qui t’appartiennent ! // Gloire…

Kondakion de la Croix en ton 7 : Désormais le glaive de feu ne garde plus la porte de l’Eden ;/ car le bois de la Croix l’empêche de flamboyer.//L’aiguillon de la mort est émoussé,+ la victoire échappe à l’Hadès./Dieu sauveur, Tu es venu dire aux captifs de l’Enfer : « Entrez à nouveau dans le Paradis ! »//

Et maintenant… Kondakion, t. 8 (us. gr.): Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine,+ toi qui nous sauves des périls du combat,/ Mère de Dieu, Vierge souveraine !// Vers toi montent nos louanges,/ nos chants d’action de grâce.// De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts,+ sauve-nous de tout danger,/ hâte-toi de secourir les fidèles qui te chantent : « Réjouis-toi, Epouse inépousée ! »//

Au lieu du Trisagion : Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître !…

Prokimenon de la Croix en ton 6: Seigneur, sauve ton peuple,/ et bénis ton héritage !// - Vers toi, Seigneur, je crie : mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître : Hébreux 4, 14 - 5, 6.
Frères, puisqu’en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand-prêtre par excellence, Celui qui a pénétré au-delà des cieux, tenons ferme la confession de notre foi. En effet, le Grand-prêtre que nous avons n’est pas incapable, Lui, de partager nos infirmités ; mais en toutes choses Il a connu l’épreuve, comme nous ; et Il n’a pas péché. Avançons donc, avec pleine assurance, vers le trône de sa tendresse, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Tout grand-prêtre, en effet, est pris parmi les humains ; il est chargé d’intervenir en faveur des humains dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, revêtu de faiblesse et, pour cela même, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. Nul ne s’attribue cet honneur à soi-même, on le reçoit par un appel de Dieu, comme Aaron.
De même, le Christ ne s’est pas attribué la gloire de devenir grand-prêtre ; mais Il l’a reçue de celui qui lui a dit : « Tu es mon Fils ! Aujourd’hui, Je t’ai engendré », comme Il le déclare dans un autre psaume : « Tu es grand-prêtre à jamais, selon l’ordre de Melchisédech ! »

Alléluia  de la Croix en ton 2: Souviens-Toi de ce peuple que Tu as rassemblé, que Tu as acquis à l’origine ! - Dieu était notre Roi dès avant les siècles ; Il a accompli notre salut au milieu de la terre !

Evangile : Marc 8, 34 - 9, 1 (n.trad.)
En ce temps-là, Jésus appela la foule avec ses disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à soi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive, car celui qui veut sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi et du Bon Message de l’Evangile la sauvera. En effet, que sert à quelqu’un de gagner le monde entier et de se condamner à perdre sa vie ? En effet, que peut donner quelqu’un en échange de sa vie ? Et celui qui a honte de moi et de mes paroles dans cette génération infidèle et pécheresse, le Fils de l’Homme aura également honte de lui lorsque, avec ses saints anges, Il viendra dans la gloire de son Père. » Et Jésus leur dit : « Amen ! Je vous le dis, il en est parmi ceux qui sont ici avec moi qui ne gouteront pas la mort avant d’avoir vu le Royaume de Dieu venant avec puissance ! »

In vremea aceea, chemând la Sine multimea, împreunà cu ucenicii Sài, le-a zis : « Oricine voieste sà vinà dupà Mine sà se lepede de sine, sà-si ia crucea si sà-Mi urmeze Mie. Càci cine va voi sà-si scape sufletul îl va pierde, iar cine va pierde sufletul sàu pentru Mine si pentru Evanghelie, acela îl va scàpa. Càci ce-i foloseste omului sà câstige lumea întreagà, dacà-si pierde sufletul ? Sau ce ar putea sà dea omul, în schimb, pentru sufletul sàu ? Càci de cel ce se va rusina de Mine si de cuvântele Mele, în neamul acesta desfrinat si pàcàtos, si Fiul Omului se va rusina de el, când va veni întru slava Tatàlui Sàu cu sfintii îngeri. » Si le zicea lor : « Adevàrat gràiesc vouà cà sînt unii, din cei ce stau aici, care nu vor gusta moartea, pânà ce nu vor vedea împàràtia Lui Dumnezeu, venind cu putere ! »

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la créature, ô Pleine de grâce !…

Koinonikon de la Croix : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face !/ Tu nous donnes la joie, et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !// (t.occ. ou mélodie propre).

Catéchèse/homélie : 1) l’épître : le Christ invisiblement présent dans son Eglise et à sa tête agit continuellement comme Pontife et comme Offrande. Nos rites liturgiques, comme les saintes icônes, le rendent visible - contenu réel des sacrements, l’Eucharistie surtout. Nos rites sont, non pas vides, mais pleins du Christ rempli lui-même de l’Esprit du Père. 2) l’évangile : les membres du Christ, remplis à leur tour de cette vie divino humaine, témoignent (martyre) avec Foi, et puissance charismatique et missionnaire. Nous sommes baptisés pour le salut  du monde. 3) les saints voient par le saint Esprit l’omniprésence du Christ dans son Eglise et dans son monde : sa royauté divine est accessible à la Foi, par une vraie conversion, dans la vie communautaire et liturgique des baptisés ; elle se manifeste également comme transfiguration de la culture et de la vie sociale, dans le progrès du plan divin pour la Création. Tout ce qui va dans le sens du bien, de la justice, de la beauté, de la sagesse, de la bonté, de l’ « humanisation » de l’Homme, signifie la venue du Royaume avec puissance.

27 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 15 mars

Dimanche 15 mars 2009. 2ème  de Carême, mémoire de st Grégoire Palamas. Divine liturgie selon saint Basile

Tropaire dominical, t. 6 : Devant ton sépulcre,+ les puissances des cieux autant que les soldats,/ furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ;+ Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//

Tropaire(s) de l’église, puis de saint Grégoire Palamas, t. 8 : Luminaire de l’Orthodoxie et docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, + ornement des saints moines et rempart invincible des théologiens,+ saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique, et de la grâce le héraut,/ intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes !//  Gloire…, kondakion de l’église, Et maintenant…

Kondakion du Triode et de saint Grégoire Palamas, t. 8 : C
omme l’instrument sacré de la sagesse,+ comme le brillant porte-voix de la science de Dieu,/ saint pontife Grégoire, nous te chantons !// Soumettant notre intelligence à celle du Créateur,+ conduis nos cœurs vers lui,/ pour que nous chantions : « Réjouis-toi, Prédicateur de la grâce ! »//

Prokiménon du t. 5: C’est toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras pour l’éternité !// V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !

Epître : Hébreux 1, 10-2, 3 et 7, 26-8, 2 (n. trad.)
« Dans le principe, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais Toi, Tu demeures. Tous, ils vieilliront comme un vêtement et, comme on fait d’un vêtement, Tu les enrouleras ; tel un manteau, ils seront changés ; mais Toi, Tu restes le même, et tes années ne passeront point. » Et auquel des anges Dieu a-t-Il jamais dit : « Siège à ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Les anges ne sont-ils pas tous des esprits officiants, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Car, si la parole annoncée par les anges a un effet, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous en négligeant pareil salut qui, annoncé tout d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu ? Frères, tel est précisément le pontife qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux ; un pontife qui n’ait pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car cela, Il l’a fait une fois pour toutes lorsqu’en sacrifice Lui-même Il s’est offert. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des êtres humains sujets à la faiblesse ; mais le serment de Dieu, prononcé après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, parfaitement accompli pour l’éternité. De ce qui vient d’être dit, le point capital est celui-ci : nous avons un pontife de telle nature qu’Il est assis à la droite du trône de la majesté divine, dans les cieux ; et là, Il accomplit son ministère, non plus dans le tabernacle dressé par les humains, mais dans le sanctuaire véritable érigé par le Seigneur.

Alléluia en ton 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile : Marc 2, 1-12 (le Paralytique) et Jean 10, 9-16 (saint Grégoire Palamas)
En ce temps-là, Jésus rentra à Capharnaüm quelques jours après la guérison d’un lépreux. On apprit qu’Il était chez lui, et l’on s’y rassembla en si grand nombre qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ; et Jésus leur disait la Parole. On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes ; comme ceux-ci ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l’endroit où se trouvait Jésus, firent une ouverture et descendirent le grabat où gisait le paralytique. Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. » Or il y avait là, assis, quelques scribes, et ils pensaient en leur cœur : « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui a le pouvoir de remettre les péchés, si ce n’est Dieu ? » Connaissant aussitôt en Esprit ce qu’ils disaient en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi une telle pensée dans vos coeurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile, dire au paralytique « tes péchés te sont remis » ou dire « lève-toi et marche » ? Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés, Je te le dis, dit-Il au paralytique : Lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ! » Celui-ci se leva et, aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient stupéfaits, louaient Dieu et disaient : « Jamais nous n’avons vu quelque chose de semblable ! »
En ce temps-là, Jésus dit : « Moi, Je suis la Porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il ira et viendra et trouvera pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, Je suis le bon berger ; le bon berger offre sa vie pour les brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, à qui n’appartiennent pas les brebis, dès qu’il voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit, et le loup les attrape et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est mercenaire et n’a pas souci des brebis. Moi, Je suis Le Berger, le bon, et Je connais les miens et les miens me connaissent, comme le Père me connaît et que, Moi, Je connais le Père ; et J’offre ma vie pour les brebis. Mais J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là, il faut que Je les conduise : elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger. »

In vremea aceea, intrând iaràsi în Capernaum, dupà câteva zile, s-a auzit cà este în casà. Si îndatà s-au adunat multi, încât nu mai era loc, nici înaintea usii, si le gràia lor cuvântul. Si au venit la El, aducând un slàbànog, pe care-l purtau patru insi. Si neputând ei, din pricina multimii, sà se apropie de El, au desfàcut acoperisul casei unde era Iisus si, prin spàrturà, au làsat în jos patul în care zàcea slàbànogul. Si vàzând Iisus credinta lor, i-a zis slàbànogului : Fiule, ertate îti sînt pàcatele tale ! Si erau acolo unii dintre càrturari, care sedeau si cugetau în inimile lor : Pentru ce vorbeste Acesta astfel ? El huleste. Cine poate sà ierte pàcatele, fàrà numai Dumnezeu ? Si îndatà cunoscând Iisus cu duhul Lui, cà asa cugetau ei în sine, le-a zis lor : De ce cugetati acestea în inimile voastre ? Ce este mai usor a zice slàbànogului : Iertate îti sînt pàcatele, sau a zice : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ? Dar, ca sà stiti cà putere are Fiul Omului a ierta pàcatele pe pàmânt, a zis slàbànogului : Zic tie : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si mergi la casa ta. Si s-a sculat îndatà si, luându-si patul, a iesit înaintea tuturor, încât erau toti uimiti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : Asemenea lucruri n-am vàzut niciodatà !
In vremea aceea, a zis Domnul : Eu sînt usa : de va intra cineva prin Mine, se va mântui ; si va intra si va iesi si pàsune va afla. Furul nu vine decât ca sà fure si sà junghie si sà piardà. Eu am venit ca viatà sà aibà si din belsug sà aibà. Eu sînt pàstorul cel bun. Pàstorul cel bun îsi pune sufletul pentru oile sale. Iar cel plàtit si cel care nu este pàstor, si ale càrui oi ni sînt ale lui, vede lupul venând si lasà oile si fuge ; si lupul le ràpeste si le risipeste. Dar cel plàtit fuge, pentru cà este plàtit si nu are grijà  de oi. Eu sînt pàstorul cel bun si cunosc pe ale Mele si ale Mele Mà cunosc pe Mine. Precum Mà cunoaste Tatàl si Eu cunosc pe Tatàl. Si sufletul Îmi pun pentru oi. Am si alte oi, care nu sînt din staulul acesta. Si pe acelea trebuie sà le aduc, si vor auzi glasul Meu si va fi o turmà si un pàstor. »

Mégalynaire : En toi se réjouit toute la création… (cf. dimanche dernier)

Koinonikon : du dimanche (« Louez… ») et du saint (Ps.111) : « Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! en ton occurrent.

Catéchèse/homélie : 1) un seul pouvoir divin : le miracle du Pardon, de la guérison et de la résurrection. Le Christ se manifeste comme Dieu et exerce, dans l’Eglise et à la Tête de son Corps, la même puissance divine. Il pardonne, par le ministère des évêques et des prêtres avec le Peuple. Si « je » pardonne, c’est le Christ en moi, et non pas moi, qui pardonne. 2) le ministère pastoral (2ème év.) est celui du Christ lui-même. Les évêques et les prêtres n’agissent pas à sa place : Il est toujours invisiblement présent et actif par le saint Esprit dans les membres de son Corps. Le sacrifice de soi par amour pour la volonté du Père, et pour les humains, en premier lieu les Frères que sont les baptisés, active cette grâce.

27 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 8 mars

Dimanche 8 mars 2009, 1er de Carême (l’Orthodoxie et les saintes icônes) Div. lit. selon st Basile t. 5.
Mémoire des saints prophètes Moïse, Aaron et Samuel

Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

Tropaire du Triode, t. 2 : Devant ton image très pure nous nous prosternons, ô Dieu de bonté,+ demandant le pardon de nos péchés, ô Christ Dieu,/ car Tu as daigné  monter librement sur la Croix dans ta chair afin de délivrer de la servitude de l’Ennemi ceux que Tu as créés .// C’est pourquoi nous te rendons grâces en nous écriant:/ « Tu as rempli toute chose de joie, ô notre Sauveur, venu sauver le monde ! »//

Troparul Triodului, glasul al 2-lea : Preacuratului Tàu chip ne închinàm, Bunule, cerând iertare gresealelor noastre, Hristoase Dumnezeule ! Cà de voie ai binevoit a Te sui cu trupul pe Cruce, ca sà scapi din robia vràjmasului pe cei pe care i-ai zidit. Pentru aceasta cu multumire strigàm Tie : Toate le-ai umplut de bucurie, Mântuitorul nostru, Cel ce ai venit sà mântuiesti lumea !         Gloire…

Kondakion du Triode, t. 8 : Le Verbe de Dieu, que l’univers ne peut contenir+ se laisse circonscrire en s’incarnant de toi, ô Mère de Dieu,/ et restaure l’antique image souillée par le péché en lui ajoutant sa divine beauté.// Confessant le salut en parole et en action,/ restaurons nous aussi notre ressemblance avec Dieu !//

Condacul, glasul a 8-lea : Cuvântul Tatàlui cel necuprins, din tine, Nàscàtoare de Dumnezeu, S-a cuprins, întrupându-se ; si chipul cel întinat la chipul dintâi întorcându-l, cu dumnezeiasca podoabà l-a amestecat. Deci, màrturisind mântuirea, îl închipuim cu fapta si cu cuvântul.        Et maintenant…

Kondakion de l’Annonciation, t. 8 (usage grec) : Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, toi qui nous sauves des périls du combat, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! Vers toi montent nos louanges, nos chants d’action de grâce. De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts ; sauve-nous de tout danger ; hâte-toi de sauver les fidèles qui te chantent : Réjouis-toi, Epouse inépousée !

Prokimenon, t. 4 : Béni es-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ Ton Nom est loué et exalté dans tous les siècles !// V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître : Hébreux 11, 24-26, 32-40 ; 12, 1-2.
Frères, c’est par la foi que Moïse, « devenu grand », refusa d’être fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Egypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense.
Que dire encore ? Le temps me manquerait si je voulais exposer en détail ce qui concerne Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les prophètes, eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent de la vaillance au combat, repoussèrent les invasions étrangères ; et des femmes ont recouvré, par la résurrection, leurs enfants.
Quant aux autres, ils se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent comme épreuve la dérision et les coups de fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de mouton ou des toisons de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les creux de la terre. Et, bien que leur foi leur ait valu un bon témoignage, tous ceux-là n’ont pas bénéficié de la promesse, car Dieu avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

Alléluia du ton 8 : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom. V/ : Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile : Jean 1, 43-51 (notre trad.)
En ce temps-là, le lendemain (du jour où Jésus avait nommé Simon Pierre), Il voulut se rendre en Galilée : Il trouve Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont ont écrit Moïse, dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, celui de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il être quoi que ce soit de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite : en lui il n’est pas de ruse. » Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui dit en réponse: « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es en vérité le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui dit en réponse: « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : «Amen ! Amen ! Je vous le dis, désormais vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’Homme!»

In vremea aceea, a doua zi Iisus voia sà plece în Galilea si a gàsit pe Filip. Si i-a zis : Urmeazà-Mi ! Iar Filip era din Betsaida, din cetatea lui Andrei si a lui Petru. Filip a gàsit pe Natanael si i-a zis : Am aflat pe Acela despre Care au scris Moise în Lege si proorocii, pe Iisus, fiul lui Iosif din Nazaret. Si i-a zis Natanael : Din Nazaret poate fi ceva bun ? Filip i-a zis : Vino si vezi ! Iisus a vezut pe Natanael venând càtre El si a zis despre el : Iatà, cu adevàrat, israelit în care nu este viclesug. Natanael I-a zis : De unde mà cunosti ? A ràspuns Iisus si i-a zis : Mai înainte de a te chema Filip, te-am  vàzut când erai sub smochin. Ràspunsu-I-a Natanael : Rabi, Tu esti Fiul lui Dumnezeu, Tu esti regele lui Israel ! Ràspuns-a Iisus si i-a zis : Pentru cà ti-am spus cà te-am vàzut sub smochin, crezi ? Mai mari decât acestea vei vedea. Si i-a zis : Adevàrat, adevàrat zic vouà, de acum veti vedea cerul deschizându-se si pe îngerii lui Dumnezeu suindu-se si coborându-se peste Fiul Omului !

Mégal. : En toi se réjouit toute la création, ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon : du dimanche (« Louez… ») et des justes : « Exultez, les justes, dans le Seigneur !/ Aux hommes droits convient la louange : Alléluia !» en ton occurrent.

Catéchèse : l’Icône (dont c’est la fête) atteste la relation réelle du croyant et du Seigneur (ex. des prophètes en ce jour), sur la base de l’incarnation du Seigneur : elle propose la vision charismatique que le croyant peut avoir du Christ par le saint Esprit. L’enjeu de la Pâque est la restauration de l’écoute de la Parole et de la vue de la Parole faite chair. Le péché est souvent l’ingratitude et la cécité : l’incapacité de voir en tout la présence de Dieu et sa bonté, et de le glorifier avec ferveur. Le jeûne de la vue (audio visuel, médias) contribue à libérer (« délier ») de la dépendance à l’image ou de sa banalisation : trouver un meilleur regard et une plus juste et sincère vénération des saintes icônes - dans l’image il y a la présence – regarder et se laisser regarder... On peut guérir l’hypnose de l’écran  par la lecture de la Parole, qui purifiera notre imaginaire et l’œil intérieur de notre âme. On peut regarder avec foi et amour les paysages de la Création et surtout les visages – icônes de la présence cosmique et humaine du Créateur – croiser le regard de Jésus et du prochain. On peut ainsi garder ses yeux de bien des images vaines, séductrices et polluantes. Sceau de l’image de Dieu, et appelé à lui ressembler, Frère humain, toi aussi tu es icône de Dieu, non faite de main humaine, et qui répond à l’icône peinte !

27 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 1er mars

Dimanche 1er mars 2009, l’Exil d’Adam. Dimanche du Pardon (dernier jour des laitages et des œufs) t. 4.

Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//

Tropar Învierii, glas 4: P
ropovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.

Tropaire(s) de l’église… Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit… Kondakion(a) de l’église… Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion du Triode, ton 6 (n. trad.) : Initiateur en sagesse et Guide en intelligence,+ Pédagogue des égarés,+ Protecteur des pauvres,/ fortifie et instruis mon cœur, ô Maître !/ Accorde-moi la parole, ô Parole du Père,/ car je ne puis retenir mes lèvres de te crier : « Ô Miséricordieux, fais-moi miséricorde, à moi qui me suis trompé! »//

Condacul Triodului, glasul al 6-lea : Al întelepciunii Îndreptàtorule si de stiintà Dàtàtorule, al celor neîntelepti Învàtàtorule si al sàracilor Sprijinitorul, întàreste si întelepteste inima mea, Stàpâne ! Dà-mi cuvânt, Cuvinte al Tatàlui, cà iatà buzele mele nu le opresc a striga càtre Tine : Îndurate, miluieste-mà pe mine, cel càzut !

Prokimenon du Triode, t. 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand!

Epître : Romains 13, 11-14 ; 14, 1-4 (n. trad.)
Frères, vous savez en quelle circonstance favorable nous sommes : voici l’heure de vous lever du sommeil ; en effet le salut est désormais plus près de nous que lorsque la foi nous fut donnée. La nuit s’avance, le jour est proche. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’enivrement, pas de mollesse ni de mœurs relâchées, pas de querelles ni de rivalités. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’accomplissez pas les projets de la chair pour en satisfaire les convoitises. Envers celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants, sans vouloir discuter des opinions. Tel a confiance qu’il peut manger de tout, tel autre, par faiblesse, se nourrit de légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, puisque Dieu l’a accueilli. Toi, qui es-tu, qui juge le serviteur d’autrui ? Qu’il demeure ferme ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. D’ailleurs il restera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.

Fratilor, stiti în ce timp ne gàsim, càci este chiar ceasul sà và treziti din somn ; càci acum mântuirea este mai aproape de noi, decât atunci când am crezut. Noaptea e pe sfârsite ; ziua este aproape. Sà lepàdàm dar lucrurile întunericului si sà ne îmbràcàm cu armele luminii. Sà umblàm cuviincios, ca ziua : nu în ospete si în betii, nu în desfrânàri si în fapte de rusine, nu în ceartà si în pizmà. Ci îmbràcati-và în Domnul Iisus Hristos si grija de trup sà nu o faceti spre pofte. Primiti-l pe cel slab în credintà fàrà sà-i judecati gândurile. Unul crede sà mànânce de toate ; cel slab însà mànâncà legume. Cel ce mànâncà sà nu dispretuaiscà pe cel ce nu mànâncà ; iar cel ce nu mànâncà sà nu osândeascà pe cel ce mànâncà, fiindcà Dumnezeu l-a primit. Cine esti tu, ca sà judeci pe sluga altuia ? Pentru stàpânul sàu stà sau cade. Dar va sta, càci Domnul are putere ca sà-l facà sà stea.

Alléluia du Triode, t. 4  (Ps 91, 2 et 3) : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile : Matthieu 6, 14-21 (n. trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « Si vous pardonnez leurs fautes aux humains, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux humains, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes.
Quand vous jeûnez, ne devenez pas comme les hypocrites à l’air triste : ils dissimulent leur visage pour apparaître aux humains comme jeûnant. Amen, Je vous le dis, ils ont reçu leur salaire. Toi, quand tu jeûnes, frotte-toi la tête d’huile et lave-toi le visage, pour paraître jeûner non devant les humains, mais devant ton Père qui est dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. »

Cà de veti ierta oamenilor greselile lor, ierta-va si vouà Tatàl vostru Cel ceresc ; iar de nu veti ierta oamenilor greselile lor, nici Tatàl vostru nu và va ierta greselile voastre. Când postiti, nu fiti tristi ca fàtarnici ; cà ei îsi smolesc fetele, ca sà se arate oamenilor cà postesc. Adevàrat gràiesc vouà, si-au luat plata lor. Tu însà, când postesti, unge capul tàu si fata ta o spalà, ca sà nu te aràti oamenilor cà postesti, ci Tatàl tàu care este în ascuns, si Tatàl tàu care vede în ascuns îti va ràsplàti tie. Nu và adunati comori pe pàmânt, unde molia si rugina le stricà si unde furii le sapà si le furà. Ci adunati-và comori în cer, unde nici molia, nici rugina nu le stricà, unde furii nu le sapà si nu le furà. Càci unde este comoara ta, acolo va fi si inima ta.

Homélie/catéchèse : extraits du Grand Carême de P. Alexandre Schmemann (Spiritualité Orientale n°13)
Le Dimanche du Pardon s’appelle également « l’expulsion d’Adam du Paradis de délices». « Cette appellation résume en fait toute la préparation au Carême. Nous savons maintenant que l’Homme a été créé pour le Paradis, pour connaître Dieu et être en communion avec lui. Son péché l’a privé de cette vie bienheureuse, et son existence sur la terre est désormais un exil. Le Christ, Sauveur du monde, ouvre les portes du Paradis à quiconque le suit, et l’Eglise, en nous révélant la beauté du Royaume, fait de notre vie un pèlerinage vers notre patrie céleste (…) Le Carême est notre libération de l’esclavage du péché, de la prison de ‘ce monde’. Et l’Evangile de ce dernier dimanche pose les conditions de cette libération.
La première est le jeûne. C’est le refus d’accepter comme normaux les désirs et les impulsions de notre nature déchue ; et c’est un effort pour secouer la tyrannie de la chair et de la matière sur l’esprit. Pour être effectif, cependant, notre jeûne ne doit être ni hypocrite, ni ostentatoire. Il faut que notre jeûne ‘soit connu non des hommes, mais de notre Père qui est dans les cieux’.
La deuxième condition est le pardon : ‘Si vous pardonnez…, votre Père vous pardonnera…’ La victoire du péché, la marque principale de son emprise sur le monde, c’est la division, l’opposition, la séparation, la haine. Donc, la première brèche dans la forteresse du péché est le pardon, c’est-à-dire le retour à l’unité, à la solidarité, à l’amour. Pardonner, c’est mettre entre mon ennemi et moi le radieux pardon de Dieu lui-même. Pardonner, c’est échapper à l’impasse désespérante où aboutissent nos relations humaines et les référer au Christ. Le pardon est vraiment une trouée vers le Royaume dans ce monde pécheur et déchu. » (p. 32-33)
« Le but du Carême n’est pas de nous imposer quelques obligations extérieures, mais d’attendrir notre cœur pour qu’il  puisse s’ouvrir aux réalités de l’esprit et expérimenter une faim et une soif secrètes de communion avec Dieu » (p.36-37)

27 juillet 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 22 février

Dimanche 22 février 2009, du Jugement dernier et du Carnaval (dernier jour de viande) Ton 3.
Judecata de apoi ; duminica làsatului sec de carne.

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//

Tropar Învierii, glas 3: Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă.

Tropaire(s) de l’église… Gloire … Kondakion (a) de l’église… Et maintenant …

Kondakion du Triode, ton 1 : Lorsque Tu viendras, dans la gloire, sur la terre, ô notre Dieu, + la création entière tremblera, un fleuve de feu coulera devant ton tribunal, / les livres seront ouverts et les secrets manifestés.// En ce jour délivre-moi du feu qui ne s’éteint pas/ et rends-moi digne de me tenir à ta droite, ô Juge infiniment juste !//

Prokiménon du Triode en ton 3 : Il est grand, notre Seigneur, grande est sa puissance ! Il n’y a pas de mesure à son intelligence. - Louez le Seigneur, car il est doux de chanter un psaume ; que la louange soit agréable à notre Dieu !

Epître : 1 Corinthiens 8, 8-13 ; 9, 1-2
Frères, ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’aurons rien de moins, et si nous en mangeons, nous n’aurons rien de plus. Mais prenez bien garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles une occasion de chute. Car si quelqu’un te voit, toi qui as la connaissance, attablé dans un temple d’idoles, ce spectacle ne poussera-t-il pas celui dont la conscience est faible à manger des mets offerts aux idoles ? Et ainsi, à cause de ta connaissance, ce faible périt, ce frère pour qui le Christ est mort. En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, plutôt que de scandaliser mon frère. Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat.

Fratilor, nu mâncarea ne va pune înaintea lui Dumnezeu. Cà nici dacà vom mânca, nu ne prisoseste, nici dacà nu vom mânca, nu ne lipseste. Dar vedeti ca nu cumva aceastà libertate a voastrà sà ajungà poticnire pentru cei slabi. Càci dacà cineva te-ar vedea pe tine, cel ce ai cunostintà, sezând la masà în templul idolilor, oare constiinta lui, slab fiind el, nu se va întàri sà mànânce din cele jertfite idolilor ? Si va pieri prin cunostinta ta cel slab, fratele tàu, pentru care a murit Hristos ! Si asa, pàcàtuind împotriva fratilor si lovind constiinta lor slabà, pàcàtuiti fatà de Hristos. De aceea, dacà o mâncare sminteste pe fratele meu, nu voi mânca în veac carne, ca sà nu aduc smintealà fratelui meu. Oare nu sunt eu liber ? Nu sunt eu apostol ? N-am vàzut eu pe Iisus, Domnul nostru ? Nu sunteti voi lucrul meu întru Domnul ? Dacà altora nu le sunt apostol, vouà, negresit, và sunt. Càci voi sunteti pecetea apostoliei mele în Domnul.

Alléluia du Triode en ton 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
- Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile : Matthieu 25, 31-46 (n. trad.)
En ce temps-là Jésus dit : « Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, et avec lui tous les anges, alors Il siégera sur le trône de sa gloire. Et seront rassemblées devant lui toutes les nations, et Il mettra à part les uns des autres, comme le pasteur met à part les agneaux et les chevreaux ; et Il placera les agneaux à sa droite et les chevreaux à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car J’ai eu faim et vous m’avez nourri ; J’ai eu soif et vous m’avez désaltéré ; J’étais étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; J’étais malade et vous m’avez rendu visite ; J’étais en prison et vous êtes venus me voir.’ Alors les justes lui répondront et lui diront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ou avoir soif et t’avons-nous désaltéré ? Quand t’avons-nous vu étranger et recueilli, ou nu et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous venus te voir ?’ Le roi leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors Il dira à ceux qui sont à gauche : ‘Allez loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car J’ai eu faim et vous ne m’avez pas nourri ; J’ai eu soif et vous ne m’avez pas désaltéré ; J’étais étranger et vous ne m’avez pas recueilli ; nu et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.’ Et eux aussi répondront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif, être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t’avons-nous pas assisté ?’ Alors Il leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, eux vers le châtiment éternel, mais les justes vers la vie éternelle. »

În vremea aceastà a zis Domnul : « Când va veni Fiul Omului întru slava Sa, si toti sfintii îngeri cu El, atunci va sedea pe tronul slavei Sale. Si se vor aduna înaintea Lui toate neamurile si-i va despàrti pe unii de altii, precum desparte pàstorul oile de capre. Si va pune oile de-a dreapta Sa, iar caprele de-a stânga. Atunci va zice Împàratul celor de-a dreapta Lui : Veniti, binecuvântatii Tatàlui Meu, mosteniti împàràtia cea pregàtità vouà de la întemeierea lumii. Càci flàmând am fost si Mi-ati dat sà mànânc ;  însetat am fost si Mi-ati dat sà beau ; stràin am fost si M-ati primit. Gol am fost si M-ati îmbràcat ; bolnav am fost si M-ati cercetat ; în temnità am fost si ati venit la Mine. Atunci dreptii Îi vor ràspunde, zicând : Doamne, când Te-am vàzut flàmând si Te-am hrànit ? Sau însetat si Ti-am dat sà bei ? Sau când Te-am vàzut stràin si Te-am primit, sau gol si Te-am îmbràcat ? Sau când Te-am vàzut bolnav sau în temnità si am venit la Tine ? Iar Împàratul, ràspunzând, va zice càtre ei : Adevàrat zic vouà, întrucât ati fàcut unuia dintr-acesti frati ai Mei, prea mici, Mie Mi-ati fàcut. Atunci va zice si celor de-a stânga : Duceti-và de la Mine, blestematilor, în focul cel vesnic, care este gàtit diavolului si îngerilor lui. Càci flàmând am fost si nu Mi-ati dat sà mànânc ; însetat am fost si nu Mi-ati dat sà beau ; stràin am fost si nu M-ati primit ; gol si nu M-ati îmbràcat ; bolnav si în temnità si nu M-ati cercetat. Atunci vor ràspunde si ei, zicând : Doamne, când Te-am vàzut flàmând, sau însetat, sau stràin, sau gol, sau bolnav, sau în temnità si nu Ti-am slujit ? El însà va ràspunde, zicând : Întrucât nu ati fàcut unuia dintre acesti prea mici, nici Mie nu Mi-ati fàcut. Si vor merge acestia la osândà vesnicà, iar dreptii la viatà vesnicà. »

Catéchèse : 1) mystique du témoignage social des chrétiens : vision charismatique du Christ présent en tout être humain, riche ou pauvre, sain ou malade, asservi ou libre, vivant ou défunt – principe de la transfiguration de la Société. 2) conscience de notre état personnel : le pauvre, le prisonnier, le malade, le nu, l’affamé, le prisonnier, le plus petit des frères, c’est moi-même. Le péché est un manque et une carence. En moi, c’est le Christ le pauvre, le nu, le délaissé : je délaisse mon salut et néglige de jouir de l’amour de Dieu. Je ne nourris pas de la Parole l’homme intérieur ; je ne l’habille pas de la joie de la Résurrection et je ne le visite pas, par le repentir, dans la prison de ses passions et de ses fautes. Le sceau de l’image de Dieu dans mon âme est abandonné ou tourmenté.

22 février 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

Dimanche 15 février

Dimanche 15 février 2009, deuxième du Triode. Dimanche du Fils Prodigue. Ton 2. 

Tropaire de la Résurrection, t. 2 : L
orsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

Troparul Învierii, Glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie
!

Tropaire de l’église ou du monastère. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Kondakion de l’église ou du monastère. Et maintenant et toujours…

Kondakion du Triode, ton 3
(nouvelle trad.) : De la gloire paternelle je me suis arraché dans ma folie ; + dans les maux j’ai dilapidé la richesse que Tu m’avais donnée. // Aussi vers toi je crie de la voix du débauché: « J’ai péché contre toi, ô Père miséricordieux !/ Accueille-moi dans ma conversion et traite-moi comme l’un de tes salariés ! »//      

Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut. // V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître dominical (nouvelle trad.) : 1Co. 6, 12-20.
Frères, j’ai toute liberté, mais tout n’est pas utile. J’ai toute liberté, mais, moi, je ne laisserai rien de avoir pouvoir sur moi ! La nourriture est pour le ventre, le ventre pour la nourriture, et Dieu abolira l’un et l’autre. Mais le corps n’est pas pour la débauche : il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps. Et Dieu qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera nous aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ ? Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une débauchée ? En aucun cas ! Ou bien ne savez-vous pas que celui s’unit à la débauchée ne fait avec elle qu’un seul corps ? Car il est dit : « Les deux ne feront qu’une seule chair. » Mais celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit. Fuyez la débauche ! Tous les péchés que l’être humain peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais le débauché pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de l’Esprit saint, qui est en vous et que vous tenez de Dieu ? Vous ne vous appartenez pas, car vous avez été rachetés très cher : glorifiez donc Dieu dans votre corps !

Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile dominical (n. trad.) : Luc 15, 11-32.
En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante. Un père avait deux fils et le plus jeune lui dit : « Père, donne-moi la part qui me revient de notre fortune. » Et le père partagea les ressources entre eux. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et, là, il dissipa sa fortune, menant une vie de perdition. Lorsqu’il eut tout dépensé, une cruelle famine toucha ce pays et il commença à être dans le dénuement. Il alla donc s’engager auprès d’un des habitants de ce pays qui l’envoya garder les porcs dans ses champs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les porcs, et personne ne lui en donnait. Entrant en lui-même, il dit : « Tant de salariés de mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais me lever, j’irai vers mon père et je lui dirai : ‘ Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme un de tes salariés.’ » Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut saisi de miséricorde ; il courut se jeter au cou de son fils et l’embrassa tendrement. Le fils lui dit : « Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses esclaves : « Vite, apportez le vêtement le plus beau, et revêtez-l’en ; mettez-lui un anneau à la main et des chaussures aux pieds ! Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et réjouissons-nous ! Mon fils que voici était mort, et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé !» Et ils se mirent à se réjouir. Son fils aîné était aux champs : comme il approchait de la maison, il entendit jouer des danses ; il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait. Celui-ci lui dit : « Ton frère est là, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. » Le fils aîné se mit en colère et ne voulait pas entrer. Mais, son père sortit pour l’en prier. Il répondit à son père : « Voilà tant d’années que je te sers comme un esclave sans jamais transgresser un seul de tes commandements, et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis ; et quand ton fils que voilà revient, après avoir dévoré tes ressources avec des débauchées, tu tues pour lui le veau gras ! » Son père lui dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi, mais il fallait se réjouir et rendre grâce, car ton frère que voici était mort et il est vivant ; il était perdu et il est retrouvé ! »

În vremea aceea a zis Domnul : Un om avea doi fii. Si a zis cel mai tînàr dintre ei tatàlui sàu : Tatà, dà-mi partea ce mi se cuvine din avere. Si el le-a împàrtit averea. Si nu dupà multe zile, adunând toate, fiul cel mai tînàr s-a dus într-o tarà depàrtatà si acolo si-a risipit averea, tràind în desfrânàri. Si dupà ce a cheltuit totul, s-a fàcut foamete mare în tara aceea, si el a început sà ducà lipsà. Si ducându-se, s-a alipit el de unul din locuitorii acelei tàri, si acesta l-a trimis la tarinile sale sà pàzeascà porcii. Si dorea sà-si sature pântecele din roscovele pe care le mâncau porcii, însà nimeni nu-i dàdea. Dar, venindu-si în sine a zis : Cîti argati ai tatàlui meu sînt îndestulati de pâîne, iar eu pier aici de foame ! Sculându-mà, mà voi duce la tatàl meu si-i voi spune : Tatà, am gresit la cer si înaintea ta ; nu mai sînt vrednic sà mà numesc fiul tàu. Fà-mà ca pe unul din argatii tài. Si, sculându-se, a venit la tatàl sàu. Si, încà departe fiind el, l-a vàzut tatàl sàu si i s-a fàcut milà si, alergând, a càzut pe grumasul lui si l-a sàrutat. Si i-a zis fiul : Tatà, am gresit la cer si înaintea ta si nu mai sînt vrednic sà mà numesc fiul tàu. Si a zis tatàl càtre slugile sale : Aduceti degrabà haina lui cea dintâi si-l îmbràcati si dati inel în mâna lui si încàltàminte în piciorele lui ; si aduceti vitelul cel îngràsat si-l junghiati si, mâncând, sà ne veselim ! Càci acest fiu al meu mort era si a înviat, pierdut era si s-a aflat. Si au început sà se veseleascà. Iar fiul cel mare era la tarinà. Si când a venit i s-a apropiat de casà, a auzit cântece si jocuri. Si, chemând la sine pe una dintre slugi, a întrebat ce înseamnà acestea. Iar ea i-a spus : Fratele tàu a venit, si tatàl tàu a junghiat vitelul cel îngràsat, pentru cà l-a primit sànàtos. Si el s-a mâniat si nu voia sà intre ; dar tatàl lui, iesind, îl ruga. Însà el, ràspunzând, a zis tatàlui sàu : Iatà de atîtia ani îti slujesc si niciodatà n-am càlcat porunca ta. Si mie niciodatà nu mi-ai dat un ied, ca sà mà veselesc cu prieteni mei. Dar când a venit acest fiu al tàu, care ti-a mâncat averea cu desfrânatele, ai junghiat pentru el vitelul cel îngràsat. Tatàl însà i-a zis : Fiule, tu totdeauna esti cu mine si toate ale mele tale sînt. Trebuia însà sà ne veselim si sà ne bucuràm, càci fratele tàu acesta mort era si a înviat, pierdut era si s-a aflat !

Catéchèse. Ep. : état consacré (corps et âme) des baptisés. Ev., le Fils « débauché » () : a) typologie des relations familiales (adolescents…) ; se réconcilier avec les anciens (parents, ancêtres : d’où la prière pour les défunts pendant le Carême) ; b) la passion de jalousie (le fils aîné) : par elle Satan pervertit le bien. S’exercer à rendre grâce pour autrui, à s’associer au bonheur des autres ; c) type du repentir : conversion (du besoin de plaisir), retour, restauration de la relation inter personnelle avec le Père (sa dégradation entraîne la maladie et la mort) ; le Christ, Fils unique de Dieu, rend à l’humain la capacité d’être fils du Père – thérapeutique et guérison de l’âme et du corps en Carême.

22 février 2009 dans A. Textes du dimanche | Lien permanent

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