Dimanche 17 août 2008, 9ème de Pentecôte : après-fête de la Dormition ; ton 8.
Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ;+ trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ;/ notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//
Tropar, glasul 8: Dintru înălţime Te-ai pogorât, Milostive; îngropare ai luat de trei zile, ca să ne slobozeşti pe noi din patimi. Cela ce eşti Viaţa şi Învierea noastră, Doamne, slavă Ţie!
Tropaire de la Dormition en ton 1 : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !
Tropaire (s) de l’église ou du monastère. Gloire…
Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;+ Eve danse de joie en ta Résurrection/ et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !//
Condacul, glasul al 8-lea : Înviind din mormânt, pe cei morti i-ai ridicat si pe Adam l-ai înviat ; Eva dàntuieste întru Învierea Ta, si marginile lumii pràznuiesc întru scularea Ta cea din morti, mult-Milostive ! Et maintenant…
Kondakion de la Dormition en ton 2 : La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.
Prokiménon du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;/ vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand ! et de la Fête en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !
Epître : 1 Corinthiens 3, 9-17
Frères, nous sommes, nous les apôtres, des compagnons de travail au service de Dieu ; et vous êtes le champ cultivé par lui, l’édifice de Dieu. Selon la grâce que Dieu m’a donnée, j’ai posé, en bon architecte, les fondations, et sur cette base un autre édifie : mais que chacun prenne garde à la manière dont il construit. Car personne ne peut poser une autre base que celle qui s’y trouve : Jésus Christ. Sur cette base, on pourra construire avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, de la paille ; mais, au jour du jugement, Dieu révélera ce que vaut l’œuvre de chacun. Elle sera soumise à l’épreuve du feu, qui en établira la qualité. Qui bâtit une œuvre qui résiste à ce feu recevra sa récompense ; mais, si l’œuvre est consumée, on aura perdu sa peine, bien que sauvé personnellement, comme à travers un incendie. N’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un détruit ce temple divin, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.
Alléluia du ton 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes ! et de la Fête : en ton 8 : Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »
Evangile : Matthieu 14, 22-34
En ce temps-là, Jésus ordonna à ses disciples de remonter dans la barque et de le précéder sur l’autre rive, pendant qu’Il renverrait la foule. Quand Il l’eut renvoyée, Il gravit la montagne pour prier à l’écart ; et là, Il était seul, à la tombée de la nuit. La barque se trouvait déjà au milieu de la mer, harcelée par les vagues, sous un vent contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus vint les disciples, marchant sur la mer. Ceux-ci, le voyant marcher sur la mer, prirent peur et dirent : « C’est un fantôme ! » et ils crièrent d’effroi. Mais Jésus leur dit aussitôt : « Rassurez-vous, c’est Moi, n’ayez pas peur ! » Pierre lui répondit : « Seigneur, si c’est bien Toi, ordonne que j’aille près de toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Et Pierre sortit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais devant la violence du vent il prit peur et, sur le point de couler, il s’écria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus, tendant la main, le saisit en lui disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant Jésus en disant : « Tu es vraiment le Fils de Dieu ! » Et lorsqu’ils eurent achevé la traversée, ils touchèrent à Génésareth.
În vremea aceea, îndatà Iisus a silit pe ucenici sà intre în corabie si sà treacà înaintea Lui, pe tàrmul celàlalt, pânà ce El va da drumul multimilor. Iar dând drumul multimilor, S-a suit în munte, ca sà se roage singur. Si, fàcându-se searà, era singur acolo. Iar corabia era acum la multe stadii departe de pàmânt, fiind învàluità de valuri, càci vântul era împotrivà. Iar la a patra strajà din noapte, a venit la ei Iisus, umblând pe mare. Vàzându-L umblând pe mare, ucenicii s-au înspàimântat, zicând cà e nàlucà si de fricà au strigat. Dar El le-a vorbit îndatà, zicându-le : « Îndràzniti, Eu sunt ; nu và temeti ! » Iar Petru, ràspunzând, a zis : « Doamne, dacà esti Tu, porunceste sà vin la Tine pe apà. » El i-a zis : « Vino ! » Iar Petru, coborându-se din corabie, a mers pe apà si a venit càtre Iisus. Dar vàzând vântul, s-a temut si, începând sà se scufunde, a strigat, zicând : « Doamne, scapà-me ! Iar Iisus, întinzând îndatà mâna, l-a apucat si a zis : « Putin credinciosule, pentru ce te-ai îndoit ? » Si suindu-se ei în corabie, s-a potolit vântul. Iar cei din corabie I s-au închinat, zicând : « Cu adevàrat Tu esti Fiul lui Dumnezeu ! » Si, trecând dincolo, au venit în pàmântul Ghenizaretului.
Mégalynaire de la Fête en ton 4 : Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !
Koinonikon du dimanche (« Louez le Seigneur…) et de la Fête en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//
Catéchèse : le rapport entre les textes de ce dimanche et l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu.
1. La confession de la foi véritable « Tu es en vérité le Fils de Dieu ! » (évangile du jour) a pu être dite en tout premier par la Mère de Dieu, la mieux placée, dès l’Annonciation, pour connaître Jésus. Primauté de la Mère de Dieu, au-dessus des apôtres et des disciples, des chérubins et des séraphins.
2. A la Mère de Dieu s’applique en tout premier la phrase de saint Paul (épître du jour) : « le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous ». Aussi est-elle appelée « l’Arche de la sainteté de Dieu » (alléluia).
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