Vendredi 15 août
Vendredi 15 août 2008 : Dormition de notre très sainte Souveraine, la Mère de Dieu
On chante les antiennes propres à la Fête en ton occurrent, ton 7.
Antienne 1 : Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Servez le Seigneur dans l’allégresse ! Allez à lui avec des chants de joie !
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce et bénissez son Nom ! R.
Ainsi que nous l’avions entendu dire, nous avons vu la Cité de notre Dieu ! R.
Son tabernacle, c’est La Paix, en Sion, le lieu de son séjour. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !
Antienne 2 : Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. R.
Qui parle de toi te glorifie, Cité de Dieu ! R.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu : le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…
Antienne 3 : Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je veux chanter, je veux jouer pour toi !
Refrain, le tropaire de la Fête en ton 1: Dans ton enfantement tu as gardé la virginité…
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? R.
Je prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur ! R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.
Isodikon : Venez, adorons et prosternons-nous le Christ ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !
Tropaire de la Fête, t.1 (3 fois) : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ;/ dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu !// Tu vas vers la Vie,+ étant Mère de la Vie,/ et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !// Gloire… et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !
Kondakion de la Fête, t. 2 : La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous+ et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance,+ ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau,/ puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.//
Prokimenon, t. 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !
Epître : Philippiens 2, 5-11
Frères, ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ Jésus : Lui, étant Dieu par nature, n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu, mais Il s’en est Lui-même dépouillé, Il a pris ma nature d’esclave et Il est devenu semblable aux humains. Puis, revêtu de l’humanité, Il s’humilia Lui-même, et obéit jusqu’à la mort, celle de la Croix. Aussi Dieu l’a-t-Il exalté et lui a-t-Il conféré le Nom qui dépasse tout nom, afin qu’au Nom de Jésus fléchisse tout genou, dans le ciel, sur la terre et aux enfers, et que toute langue se mette à proclamer de Jésus Christ qu’Il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père !
Alléluia en ton 8 : Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »
Evangile : Luc 10, 38-42 et 11, 27-28 (n. trad.)
En ce temps-là, comme ils faisaient route, Jésus entra dans un village et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie qui s’assit aux pieds du Seigneur, et écoutait sa parole. Marthe s’affairait à tout le service ; elle vint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse m’occuper seule du service ? Dis-lui donc de m’aider ! » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et t’agites pour beaucoup de choses, mais il en faut peu : d’une seule, même, suffit. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée ». Alors qu’Il disait cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et dit à Jésus : « Heureuse, celle qui t’a porté et nourri ! » Mais Il dit : « Heureux, assurément, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »
Mégalynaire en ton 4 :
Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée,/ les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.// Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute sainte:/ tu restes vierge en ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la vie.// Toujours vierge après l’enfantement et vivante après la mort,/ garde sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !//
Koinonikon en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//
Catéchèse : la foi orthodoxe en la Mère de Dieu, dans les textes de la Fête
1. La Vierge est habitée par Dieu, comparée à une ville dont le Seigneur est le roi (antienne 1 : « Cité de notre Dieu » ; ant.2 : « la ville », « Sion », « Cité de Dieu », « ville de Dieu », « lieu de son séjour » ; alléluia : « Arche de ta sainteté »), au calice qui contient le Corps et le Sang précieux de Dieu incarné (antienne 3 et koinonikon: « Coupe du salut »).
2. Elle a connu la mort (mégalynaire : « Dormition », « ta mort » ; kondakion: « tombeau »), la résurrection anticipée (kond. : « ne fut vaincue ni par la mort ni par le tombeau », « a rejoint la Source de la vie ») et l’exaltation ou ascension (mégalynaire : « les anges admirèrent que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux ». Elle participe à la résurrection corporelle et à l’exaltation du Christ. Ceci est développé par saint Jean Damascène dans sa seconde homélie. Les saints Pères notent qu’aucune relique corporelle n’a été conservée de la Mère de Dieu (seulement de ses vêtements), à la différence de saints ses contemporains (le Baptiste Jean).
3. Sa virginité volontaire est perpétuelle : « dans ton enfantement tu as gardé la virginité » (tropaire)
4. Elle intercède constamment pour tous les humains et pour le monde entier, en vertu des points précédents (habitacle de Dieu, libre de toute passion, participante à la victoire du Christ sur la mort) : « Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur ! » (antienne 1)
5. Elle est la mère du Christ Dieu (évangile : elle l’a porté et nourri) ; cette maternité divine consiste spécialement à « entendre la parole de Dieu » et à « la garder », la faire fructifier et la mettre en pratique : cette Parole que garde la Vierge, c’est Jésus Lui-même, Parole et Sagesse du Père, devenue Homme.
Bibliographie : Alexis Kniazeff, La Mère de Dieu dans l’Eglise orthodoxe, Le Cerf, Paris, 1990
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