Samedi 31 mars

Samedi 31 mars 2007 : Réveil de Lazare ; clôture du saint Carême

Divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Tropaire de la Fête, t. 1 : Affirmant la résurrection universelle,+ avant ta Passion, ô Christ Dieu,/ Tu réveilles Lazare des morts.// Et nous, comme des adolescents,+ portant l’insigne de la victoire,/ nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort:// « Hosanna dans les lieux très hauts !/ Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »//  Gloire… et maintenant…

Kondakion de la Fête, t. 2 : Le Christ, l’universelle Joie, la Vérité, la Lumière et la Vie du monde, sa résurrection,+ sur notre terre est apparu, dans sa bonté,/ devenant le signe de la Résurrection pour accorder à tous la divine rémission.//

Au lieu du Trisagion: Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, t.3 : Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? V/ Le Seigneur est le protecteur de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Epître : Hébreux 12, 28 à 13, 8 :
Frères, puisque nous recevons en héritage un royaume inébranlable, conservons cette grâce et par elle rendons à Dieu un culte agréable, avec crainte et respect, car « notre Dieu est un feu dévorant ». Persévérez dans l’amour fraternel, et n’oubliez pas l’hospitalité : c’est par elle que certains, à leur insu, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des captifs, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et de ceux que l’on maltraite, en pensant que vous aussi, vous avez un corps. Que le mariage soit honoré de tous et que sans souillure demeure le lit nuptial, car Dieu jugera fornicateurs et adultères. Chassez l’avarice de votre vie et contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu Lui-même a dit : « Je ne te laisserai ni ne t’abandonnerai » ; de sorte que nous puissions dire avec confiance : « Le Seigneur est mon secours, je ne craindrai pas ce qu’un homme peut me faire. » Souvenez-vous de vos chefs spirituels, qui vous ont fait entendre la parole de Dieu ; et, considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et dans les siècles !

Alléluia en ton 5 (Ps. 92, 1 et 2, Septante): Le Seigneur règne, Il s’est revêtu de beauté ! V : Car Il a affermi l’univers, et il ne sera ébranlé ! Ton trône est préparé depuis l’origine !

Evangile : Jean 11, 1-45 (n. trad.)
En ce temps-là, il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. C’était cette Marie qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux, dont le frère était malade. Les sœurs envoyèrent donc lui dire : « Seigneur, voilà : celui qui est ton ami est malade. » Jésus entendit et dit : « Cette maladie n’est pas en vue de la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, soit glorifié le Fils de Dieu. » Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. Lorsqu’ Il entendit que celui-ci était malade, Il resta alors deux jours à l’endroit où Il était. Il dit ensuite aux disciples : « Retournons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, Maître, tout récemment les Judéens cherchaient à te lapider, et Tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans la journée ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde ; mais, si quelqu’un marche de nuit, il trébuche, car la lumière n’est pas en lui. » Il leur dit cela, après quoi Il leur dit : « Lazare notre ami repose, mais Je vais aller le réveiller. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il repose, il sera sauvé. » Or Jésus avait parlé de sa mort, mais eux crurent qu’Il parlait du repos du sommeil. Jésus leur dit alors ouvertement : « Lazare, notre ami, est mort et Je rends grâce pour vous, afin que vous croyiez, de n’avoir pas été là ; mais, allons vers lui. » Thomas, appelé le Jumeau, dit alors à ses condisciples : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui. » Arrivé donc à Béthanie, Jésus le trouva depuis quatre jours déjà au tombeau. Béthanie était proche de Jérusalem, à quinze stades environ. Beaucoup d’entre les Judéens étaient venus vers Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. Or Marthe, lorsqu’elle entendit que Jésus arrivait, alla à sa rencontre ; mais Marie était assise à la maison. Marthe dit alors à Jésus : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais, dès maintenant, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe lui dit : « Je sais qu’il ressuscitera, lors de la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, Je suis la Résurrection et la Vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra, et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais ; crois-tu cela? » Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; je crois fermement que Tu es, Toi, le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. » Elle dit cela, partit, appela Marie sa sœur et lui dit en secret : « Le Maître est là, et Il t’appelle. » Celle-ci, dès qu’elle entendit, se leva rapidement et vint vers lui. Or Jésus n’était pas encore arrivé au village, mais Il était encore à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. Alors les Judéens qui étaient avec elle dans la maison à la consoler, voyant Marie se lever rapidement et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Marie donc, quand elle arriva où était Jésus, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Alors Jésus, quand Il la vit se lamenter et les Judéens qui l’accompagnaient se lamenter, frémit dans l’Esprit et fut bouleversé ; et Il dit : « Où l’avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » Jésus pleura. Les Judéens dirent alors : « Voyez comme Il était son ami ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Ne pouvait-Il pas, Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? » Alors, Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, vint au tombeau ; c’était une grotte, et une pierre était placée par-dessus. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du défunt, Marthe, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car c’est le quatrième jour. » Jésus lui dit : « Ne t’ai-Je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre d’où le mort reposait. Jésus leva alors les yeux En Haut et dit : « Père, Je te rends grâces de ce que Tu m’as entendu ; Moi, Je savais que Tu m’entends toujours, mais c’est pour la foule qui m’entoure que J’ai parlé, afin qu’ils croient que c’est Toi qui m’as envoyé. » Et, après avoir dit cela, Il cria d’une voix forte : « Lazare, ici ! Sors ! » Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le partir. » Alors, beaucoup des Judéens qui étaient venus vers Marie et avaient contemplé ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Mégalynaire en ton 8 (au lieu de « Il est digne… »): Venez, tous les peuples, glorifions la sainte Mère de Dieu, qui sans être consumée fit naître de son sein le feu de la divinité : par des hymnes incessantes, nous la magnifions !

Koinonikon, ton 2 : Dans la bouche des enfants, des nourrissons, Tu as mis une louange ! Alléluia !

Catéchèse : sanctification de la condition humaine par le Christ ; épanouissement de la personne
1. La maladie et la mort reçoivent un contenu et un sens nouveaux : lieux de rencontre avec le Christ ; occasion de manifestation de l’amour de Dieu. Elles ont changé de signe : au lieu d’être « pour la mort », la maladie devient « pour la vie » - « pour la gloire de Dieu » signifie que la souffrance et la mort sont devenues voies de la connaissance de Dieu, sacrements de la présence du Christ, accès au Père. Dieu le Verbe est « devenu chair » et « devenu Homme » pour cela. 2. Nous jouissons de ce statut nouveau de la souffrance et de la mort par la foi dans le Seigneur Jésus, par les sacrements qu’Il préside invisiblement (p.ex. l’onction des malades), surtout la communion eucharistique (antidote de la mort). 3. Ne soyons plus, ni nous ni nos enfants, fascinés, angoissés ou affligés par la mort et la souffrance : apprenons à les expérimenter dans leur nouveauté ! Elles sont désormais investies par la puissance de la Résurrection.

Lundi 25 décembre

Lundi 25 décembre 2006, naissance humaine de Jésus Christ le Fils unique de Dieu

Début habituel, litanie de paix, et ce qui suit. Divine liturgie selon saint Basile de Césarée

Antienne 1 en ton occurrent : Seigneur, je te rends grâce de tout mon cœur, dans le cercle des justes et dans l’assemblée ! Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Grandes sont les œuvres du Seigneur : elles sont dignes d’étude et d’amour ! R
Faste et splendeur, son ouvrage ! Sa justice demeure pour toujours ! R
Il déclare pour toujours son alliance, saint et redoutable est son Nom ! R
Gloire… et maintenant… R

Antienne 2 en ton occurrent : Bienheureux qui craint le Seigneur, qui se plaît à ses préceptes !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Opulence et bien-être en sa maison, sa justice demeure à jamais. R
Il se lève en la ténèbre, Lumière des cœurs droits ! R
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 4 : Oracle du Seigneur mon Maître : Siège à ma droite, de tes ennemis Je ferai l’escabeau de tes pieds. Refrain : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi !
De Sion le Seigneur étendra ton sceptre de puissance : domine au cœur de l’ennemi ! Refrain.
A toi la royauté au jour de ta naissance, dans la splendeur, la sainteté ! Refrain.
Gloire… et maintenant… Refrain.

Isodikon (chant d’entrée) : Avant l’aurore, Je t’ai fait naître de mon sein. Le Seigneur l’a juré et Il ne se dédiera pas : Tu es pontife à jamais selon l’ordre de Melchisédech ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !

Tropaire en ton 4 : Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi ! (trois fois)

Gloire… et maintenant…

Kondakion en ton 3 : La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible! Les anges et les pasteurs le louent, et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous, Enfant nouvelet, Dieu pré éternel !

Au lieu du trisagion : Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ : Alléluia !

Prokimenon en ton 8 (Ps. 65, 4 et 1) :
Toute la terre se prosternera devant toi : elle te chantera des psaumes ! Elle chantera des psaumes pour ton Nom, Très-Haut ! V : Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Chantez un psaume pour son Nom ! Célébrez la louange de sa gloire !

Epître : Galates 4, 4-7
Frères, lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sous la Loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la Loi et pour que nous recevions la filiation divine. Vous êtes donc des fils : Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils ; Il crie : Abba ! Père ! Aussi es-tu, non plus esclave, mais fils ; et, si tu es fils, tu es également héritier par l’œuvre de Dieu.

Alléluia en ton 1 (Ps. 18, 2 et 3) :
Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ! V : Le jour au jour proclame la Parole, et la nuit à la nuit en transmet la connaissance.

Evangile : Matthieu 2, 1-12 (n.trad.)
En ce temps-là, comme Jésus était né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient d’être mis au monde ? Car nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus l’adorer ». A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Christ, le Messie, devait naître. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car ainsi est-il écrit par le prophète : « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petits des chefs lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple ». Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’étoile apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille l’adorer ». Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’étoile, qu’ils avaient vu à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’elle vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l’adorèrent ; ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

Mégalynaire en ton 1 : Magnifie, ô mon âme, celle qui est plus glorieuse et plus vénérable que toutes les puissances des cieux ! Je vois un mystère étonnant qui dépasse l’entendement : une grotte est devenue le ciel et la Vierge remplace le trône des chérubins ; la crèche est la demeure où repose le Christ, notre Dieu infini que nous chantons et magnifions !

Koinonikon (Ps.110) en ton occurrent : Il a envoyé la rédemption à son peuple ; Il a établi pour l’éternité son testament : Alléluia !

Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.

Catéchèse : portée universelle et cosmique de la naissance humaine de Dieu et manifestation du Père dans le Fils.
Les anges, les humains (bergers, Mages, Hérode), les animaux, la nature (astres, terre et maison/grotte) sont impliqués. Les offrandes se rapportent à la dignité universelle de l’Homme parfait qu’est Jésus : royauté (or), sacerdoce (encens) et prophétisme (la myrrhe annonce la Résurrection). La « prosternation » et l’ « adoration» sont pour le Dieu parfait. Ces gestes se retrouvent dans notre vie liturgique. Jésus est Dieu et Homme ; le Seigneur n’a pas seulement envoyé un Messie humain à son peuple ; Il s’est fait Lui-même l’Envoyé, et, parce qu’Il est le Créateur du ciel et de la terre, Il est le Messie universel, et l’Espérance des nations. On soulignera également que le mystère de Noël, naissance du Fils, comme celui de la Théophanie (Epiphanie, Baptême), est la révélation du Père par le saint Esprit, but de l’Incarnation du Verbe.

Jeudi 14 septembre

Jeudi 14 septembre 2006, Exaltation de la sainte et vivifiante Croix.
Dormition de saint Jean Chrysostome. Jour d’abstinence rigoureuse.

Antienne 1 : Seigneur mon Dieu, écoute-moi : pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous!
Pourquoi t’éloignes-Tu sans me sauver, sans écouter mes gémissements ? Refrain
Et pourtant Tu habites le sanctuaire, ô Gloire d’Israël ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Antienne 2 : Pourquoi, Seigneur, nous rejeter jusqu’à la fin, t’irriter contre les brebis de ton bercail ?
Refrain en t. occ. : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Souviens-Toi de ton peuple que Tu acquis dès l’origine, que Tu rachetas comme la tribu de ton héritage. Refrain
Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut. Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples ! Il siège sur les chérubins, que chancelle la terre !
Refrain : Tropaire de la fête, ton 1
En Sion le Seigneur est grand, exalté par-dessus tous les peuples. Refrain
Que les peuples célèbrent ton Nom de majesté, car il est saint et redoutable ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon (chant d’entrée) : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent ! Gloire et maintenant…

Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !

Au lieu du trisagion : Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maitre, et ta sainte résurrection, nous la chantons !

Prokiménon en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !

Epître : 1 Co 1, 18-24
Frères, la prédication de la mort du Christ sur la Croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est la puissance de Dieu. Voici ce que l’Ecriture déclare : Je détruirai la sagesse des sages ; Je rejetterai le savoir des gens intelligents (Ez 29, 14). Alors, que peut encore dire le sage ? ou l’homme instruit ? ou le discuteur de ce monde ? Dieu a démontré que la sagesse de ce monde est folie !
En effet, le monde a été incapable, au moyen de la sagesse humaine, de reconnaître Dieu là où se manifestait la sagesse divine. C’est pourquoi, Dieu a décidé de sauver ceux qui croient en utilisant ce message apparemment fou que nous prêchons. Les Juifs demandent des miracles comme preuve et les Grecs cherchent la sagesse. Quant à nous, nous annonçons le Christ cloué sur la Croix : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs. Mais, pour ceux que Dieu a appelés, aussi bien Juifs que non-Juifs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.

Alléluia en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.

Evangile : Jean 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35
En ce temps-là, lorsque les chefs des prêtres et les gardes virent Jésus, ils crièrent : « Cloue-le sur une croix ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le et clouez-le vous-mêmes sur une croix, car, moi, je ne trouve pas de raison de le condamner. » Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir, car il a déclaré qu’il était le Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu venu ? »
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu ne veux pas me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai aussi le pouvoir de te faire clouer sur une croix ? »
Jésus lui répondit : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi à part celui que Dieu t’a accordé d’en haut. C’est pourquoi, l’homme qui m’a livré à toi est plus coupable que toi. »
Quand Pilate entendit ces mots, il fit amener Jésus dehors ; il s’assit sur le siège du juge à l’endroit appelé « Place pavée » (qu’on nomme Gabbatha en hébreu). C’était le jour qui précédait la fête de Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! Mais ils se mirent à crier : A mort ! A mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Faut-il que je cloue votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le cloue sur une croix.
Ils se saisirent donc de Jésus. Jésus sortit de la ville, en portant lui-même sa croix, pour aller à un endroit appelé le Lieu du Crâne (qu’on nomme Golgotha en hébreu). Là, les soldats clouèrent Jésus sur la croix. En même temps, ils mirent aussi deux autres hommes sur des croix, de chaque côté de Jésus qui se trouvait au milieu. Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléopas, et Marie de la ville de Magdala. Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’Il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, femme ! » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère ! » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, Il dit pour accomplir le texte de l’Ecriture : « J’ai soif ! » Quand Il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé ! » Puis Il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était un vendredi et les chefs juifs ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, car ce sabbat-là était une journée importante. Ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps. Alors les soldats vinrent et brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qu’on avait mis en croix en même temps que Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort ; c’est pourquoi ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et du sang et de l’eau en sortirent aussitôt. L’homme qui rapporte ces faits les a vus, et ce qu’il rapporte est vrai. Il sait, lui, qu’il dit la vérité, afin que vous aussi vous croyiez.

Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.

Koinonikon (chant de communion) : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face, tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !
A la place de : Nous avons la lumière véritable, on chante, selon l’usage grec, le tropaire de la fête.

Mardi 15 août

Mardi 15 août : Dormition de notre très sainte Souveraine, la Mère de Dieu

On chante les antiennes propres à la Fête

Antienne 1 :
Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Servez le Seigneur dans l’allégresse ! Allez à lui avec des chants de joie !
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Entrez dans ses parvis avec des hymnes, rendez-lui grâce et bénissez son Nom ! R.
Ainsi que nous l’avions entendu dire, nous avons vu la Cité de notre Dieu ! R.
Son tabernacle, c’est La Paix, en Sion, le lieu de son séjour. R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Antienne 2 :
Le Seigneur aime la ville qu’Il a fondée sur les saintes montagnes.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !
Il préfère les portes de Sion à tous les tabernacles de Jacob. R.
Qui parle de toi te glorifie, Cité de Dieu ! R.
Ses flots réjouissent la ville de Dieu : le Très-Haut sanctifie le lieu de son séjour.
Gloire au Père… Et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…

Antienne 3 en ton 1 :
Mon cœur est prêt, ô Dieu ! Mon cœur est prêt : je veux chanter, je veux jouer pour toi !
Refrain, le tropaire de la Fête : Dans ton enfantement tu as gardé la virginité ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu ! Tu vas vers la Vie, étant Mère de la Vie, et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’Il m’a fait ? R.
Je prendrai le Calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur ! R.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! R.

Isodikon : Venez, adorons et prosternons-nous le Christ ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es admirable parmi tes saints, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Fête (3 fois). Gloire… et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !

Kondakion de la Fête en ton 2 : La Mère de Dieu, qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance, ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, puisqu’elle la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la Vie, Celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimenon en ton 3 : Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur ! V/Il s’est penché sur son humble esclave : désormais tous les âges me diront Bienheureuse !

Epître : du saint apôtre Paul aux Philippiens 2, 5-11
Frères, ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux qui furent dans le Christ Jésus : Lui, étant Dieu par nature, n’a pas revendiqué son égalité avec Dieu, mais Il s’en est Lui-même dépouillé, Il a pris ma nature d’esclave et Il est devenu semblable aux humains. Puis, revêtu de l’humanité, Il s’humilia Lui-même, et obéit jusqu’à la mort, celle de la Croix. Aussi Dieu l’a-t-Il exalté et lui a-t-Il conféré le Nom qui dépasse tout nom, afin qu’au Nom de Jésus fléchisse tout genou, dans le ciel, sur la terre et aux enfers, et que toute langue se mette à proclamer de Jésus Christ qu’Il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père !

Alléluia en ton 8 (  Ps 131, 8 et 11): Lève-Toi, Seigneur, pour entrer dans ton repos, Toi et l’Arche de ta sainteté ! V/ Le Seigneur l’a juré à David en vérité, et Il ne se dédira point : « J’établirai sur ton trône le Fruit de ton sein. »

Evangile : Luc 10, 38-42 et 11, 27-28
En ce temps-là, comme ils faisaient route, Jésus entra dans un village et une femme nommée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur appelée Marie qui s’assit aux pieds du Seigneur, et écoutait sa parole. Marthe s’affairait à tout le service ; elle vint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse m’occuper seule du service ? Dis-lui donc de m’aider ! » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe ! Tu t’inquiètes et t’agites pour beaucoup de choses, mais il en faut peu : d’une seule, même, suffit. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas retirée ». Alors qu’Il disait cela, une femme éleva la voix du milieu de la foule et dit à Jésus : « Heureuse, celle qui t’a porté et nourri ! » Mais Il dit : « Heureux, assurément, ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent ! »

Mégalynaire en ton 4 : Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux.
Et en ton 1 : La nature est ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Koinonikon en ton 8 : Je prendrai le Calice du salut,/ et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !//

Catéchèse : la foi orthodoxe en la Mère de Dieu, Toujours-Vierge et Toute-Sainte Marie
- sa libre impeccabilité : élue par le Seigneur, elle s’est gardée du péché personnel. L’héritage du péché adamique a été purifié en elle par la venue sanctifiante de l’Esprit et l’habitation du Verbe, avec la synergie de sa volonté humaine. Aussi ne connut-elle pas les souffrances de l’accouchement. Elle souffrit de compassion pour son Fils et son Dieu. Elle consentit à la mort et fut exaltée (« dormition »).
- sa virginité triple : avant la conception, pendant et après l’enfantement. Elle ne connut pas l’union sexuelle, et eut le Verbe comme fils unique. Les « frères » de Jésus sont ses cousins, ou des enfants de Joseph le veuf. Sur l’icône, sont les trois étoiles de la virginité glorieuse de la Toujours-Vierge.
- elle est la « Mère de Dieu », foi œcuménique (concile d’Ephèse 431) et incontournable. L’enfant conçu en elle de l’Esprit du Père est la personne divine du Verbe. En elle l’union de la divinité et de l’humanité est immédiate : elle conçoit humainement la divinité ; « théotokos » (« déipare ») inclut non seulement la mise au monde, mais surtout la conception. La Vierge Marie est la Génitrice de Dieu.
- elle est la Toute-Sainte (Panaghia), première créature transfigurée et déifiée et, pour cette raison, au-dessus des chérubins et des séraphins. Elle demeure une créature, et ne prend jamais la place de Dieu.

Jeudi 29 juin

                                              

Jeudi 29 juin 2006, Mémoire des saints, glorieux et illustres apôtres, les coryphées Pierre et Paul

Tropaire des apôtres en ton 4 : Princes des apôtres divins et docteurs de l’univers,+ intercédez auprès du Maitre universel pour qu’au monde Il fasse don de la paix/ et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//

Tropaires des saints de l’église puis kondakia des saints de l’église

Gloire… et maintenant…

Kondakion des Apôtres en ton 2 : Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu,+ les coryphées de tes apôtres, Seigneur,/ auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, dans la jouissance de tes biens ;// car Tu as accueilli leurs souffrances et leur mort+ mieux que toute offrande des prémices de la terre,/ Toi qui seul peux lire dans le coeur des humains.//

Prokimenon (graduel) en ton 8 : Par toute la terre a retenti leur message,/ leur parole jusqu’aux limites du monde.// V : Les cieux racontent la gloie de Dieu ; l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

Epître : 2 Corinthiens 11,21-33 ; 12, 1-9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné, j’ai reçu bien plus de coups, plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et si souvent je me suis exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains. Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité. Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia en ton 1 : Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur ! V : Dieu est glorifié dans l’assemblée des saints !

Evangile : Matthieu 16, 13-19
En ce temps-là, arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est aux cieux ! Et moi, Je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux. »

Koinonikon (chant de communion) en ton occurrent:
Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu’aux limites du monde, Alléluia !

Catéchèse : la vraie foi, le pouvoir de délier, et le martyre pour le Christ, fondent l’Eglise de Dieu
La Foi dépend de la révélation du saint Esprit (Paul et Pierre) ; la théologie est inspirée : la « chair et le sang » sont les capacités créées (culture, qualifications selon le monde). Pierre n’avait pas d’instruction ; Paul était un rabbin très instruit; pour l’un et pour l’autre, c’est l’Esprit qui initie à la connaissance de la vérité. Pierre, comme Paul, ont été, non évêques mais apôtres (le 1er évêque de Rome est saint Lin) : mais ils représentent le type de tout évêque et de tout fidèle qui confesse la vraie foi, reconnaissant Jésus comme Fils de Dieu et témoignant de la présence de l’Esprit saint dans sa propre conscience.
L’Eglise repose également sur le pouvoir souverain de lier et délier : tout évêque (et tout prêtre par mission épiscopale) mais aussi, peut-on dire, tout baptisé, dispose du pouvoir charismatique de délier : de pardonner les offenses. La « succession apostolique » est la transmission ininterrompue de cette grâce des apôtres aux évêques, par la chirotonie (imposition des mains, ordination) et par le baptême, et d’évêque en évêque jusqu’à notre 21° siècle.
Cette « succession » est également la transmission de la Foi. Le saint baptême et tous les sacrements  nécessitent rigoureusement la Foi en Jésus Christ Fils de Dieu ainsi que le lien ou le déliement apostolique.
La grâce du saint martyre – témoigner du Christ quoi qu’il arrive, (ex. des souffrances endurées par saint Paul pour la Foi, dans l’épître de ce jour) – est transmise également par l’Eglise à travers les siècles.
La primauté dans l’Eglise a plusieurs formes : le Christ, l’Esprit, le Père, la Mère de Dieu, Pierre, Paul, Jean, André, Marie-Madeleine, Parole, Icône – l’évêque, le prêtre, le chef de famille, l’épouse – réfléchissons !